[Martin] Partie de chasse en solo... gné ?

La province du Nordland est peu peuplée et ses régiments passent l'essentiel de leur temps à patrouiller le long des côtes pour les protéger des pillards du nord. Le Comte Electeur Theodric Gausser siège à Salzenmund.

Modérateur : Equipe MJ

Avatar du membre
[MJ] The Puppet Master
Warfo Award 2017 de l'ancêtre
Warfo Award 2017 de l'ancêtre
Messages : 1147
Profil : Crème antiride! (5 utilisations, chaque utilisation procure +2 CHAR pendant 24h RP)
Lien fiche wiki : http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... pet_master
Autres comptes : Mélétê (PJ) ; Dieter Wiederwald [RP Libre]
Localisation : Dans l'ombre, tirant les ficelles...

Re: [Martin] Partie de chasse en solo... gné ?

Message par [MJ] The Puppet Master » 15 juil. 2017, 21:30

Les chiens du malheureux Ottmar étaient bien dressés ; immédiatement, celui que Martin venait de libérer partit à la suite du duc en jappant suivi de quelques-uns de ses congénères. Après s'être assuré que le maître-chien était bel et bien mort, le jeune homme prit une profonde respiration, jeta un coup d'œil inquiet en arrière et se mit en route à la suite du chien, écoutant ses aboiements pour le guider.

Après quelques minutes, il sembla à Martin que la forêt tout autour avait retrouvé la quiétude qu'il lui avait toujours connue ; les frondaisons étaient de nouveau habitées par les chants des oiseaux, le vent faisait doucement bruisser les feuilles et plus rien ne le menaçait. Les aboiements du chien après s'être faits de plus en plus lointains avaient maintenant complètement cessés. Ce fut alors qu'une angoisse monta en lui : il avait perdu du temps à progresser à pas de loup, les yeux fixés sur la moindre feuille suspecte alors que le duc avait sans doute besoin de son aide. Alors, il se mit à trottiner dans le sous-bois, tiraillé par la culpabilité d'avoir abandonné celui qu'il voulait sauver même malgré lui, redoutant à chaque pas de découvrir son cadavre pris dans une racine ou à moitié enseveli sous les feuilles mortes...

---

Finalement, après une éternité à courir et alors qu'il pensait ne plus jamais revoir le duc Borric, des aboiements parvinrent jusqu'à Martin. Entre les troncs élancés des arbres, il retrouva le limier qu'il avait lancé sur la piste de son duc. L'animal effectuait de petits bonds joyeux et jappait son aise de revoir un visage familier. Après quelques caresses bienveillantes, le jeune homme observa les alentours. Il y avait quelques ressemblances avec les abords de la mystérieuse clairière où tout avait commencé la veille mais il était difficile d'en être sûr tant un même lieu la nuit peut sembler différent de ce qu'il est le jour. Instinctivement, l'apprenti chasseur gravit la butte rocheuse au bas de laquelle il se trouvait. Il n'aurait su dire pourquoi mais il pensait trouver le duc de l'autre côté.

Et en effet, arrivé en haut, Martin se jeta au sol à côté d'un tronc couvert d'un épais manteau de mousse verte couché entre deux rochers quand il aperçut une scène étrange se dérouler en contrebas. Prudemment et aussi discrètement que possible, il dévala la butte et vint se poster dans les fourrés non loin.

Image
De là où il se trouvait, Martin ne voyait que des silhouettes mais reconnut clairement une voix :

- Je suis votre seigneur ! Je détiens l'amulette ! Regardez !

Le duc brandissait à bout de bras une chaîne arrachée à son cou et au bout de laquelle se trouvait une pendeloque en forme de poire dont les reflets, tantôt verts, tantôt dorés, illuminaient le visage du seigneur de Hagendorf. Autour de lui, la vingtaine de créatures qui l'observaient en cercle eut un léger mouvement de recul en voyant le bijou mais celle qui se tenait debout face au duc ne bougea pas ; au contraire, elle s'approcha jusqu'à lui et rugit :

- Une promesse avait été faite, Borric ! Tu devais protéger cet endroit contre les incursions maléfiques. Tu avais promis !

Cette créature, dont Martin ne distinguait que les contours noirs d'une silhouette massive, dominait les autres de toute sa hauteur bien supérieure à celle des hommes.

- Je n'étais qu'un enfant ! Je ne savais pas ce que cela impliquait ! objecta le duc en tombant assis sur ses talons.
- Nous t'avons sauvé. Nous t'avons offert cette contrée. Tu nous dois tout, Borric !
- Je suis là, désormais. Je suis venu dès que j'ai su ! Vous ne pouvez pas m'en vouloir pour ces barbares !
- La tempête du Chaos ne nous a pas épargné, non plus, Borric. Nombre de nos enfants sont morts… Nombre de nos enfants ont été dévoyés… Nous t'avons appelé à l'aide mais tu n'as pas su nous entendre. Tu nous avais oublié, Borric.


Le duc baissa la tête, son bras retomba. Il semblait contempler tristement le bijou scintillant dans sa main quand un murmure bredouillant passa ses lèvres :

- J-je suis… désolé.
- Tu as trahi ta promesse, Borric, et tu as laissé mourir le lien qui nous unissait. Tu n'es plus digne de porter l'amulette…

Le duc releva la tête doucement et répéta :

- Je suis désolé…

La forme gigantesque qui le surplombait s'avança encore jusqu'à le saisir aux épaules pour le relever tout en poursuivant ce qui ressemblait à un monologue de condamnation :

- Ta lignée doit continuer l’œuvre de tes ancêtres, Borric.
- Non !
hurla le duc en s'extrayant rageusement de l'emprise de son interlocuteur. Laissez Arutha et Lyam en dehors de tout ça ! Je vous interdis de les mêler à cette maudite histoire ! Je suis encore le seigneur de cette contrée et l'amulette vous oblige à m'obéir !
- La lignée ne s'arrête pas à ces seuls « fils », Borric. Tu le sais bien. Non. Ces deux-là ne sont pas plus dignes de nous recevoir que toi, désormais.


A cet instant, Martin sentit l'extrémité de ses membres s'engourdir comme pris par un froid aussi intense que soudain et tous les yeux dans la clairière se tournèrent vers lui. Les créatures dont il parvint enfin à discerner les traits étaient de taille et de corpulence humaines mais différaient en bien des points ; leur peau était de mousse pour certains, d'écorce pour d'autres et de poils ou de plumes pour les derniers. Leurs têtes étaient souvent surmontées de bois ou de cornes quand elles n'étaient pas ceintes d'épines ou de lierre. Quelles qu'elles furent, ces créatures sylvestres que le jeune homme comparait à l'idée qu'il s'était faite de ce que les anciennes légendes appelaient des dryades ou des nymphes, étaient baignées d'une aura innocente et fraîche comme s'il leur était impossible de faire le moindre mal.

- Nous savons que tu es là Maaaaaaaaaartin. Avance, il ne te sera fait aucun mal… tu le sais car tu nous fais confiance et tu as conscience de ce dont nous sommes capable.

Malgré lui, le jeune apprenti sortit de sa cachette et se mit à marcher jusqu'au bas de la butte puis vers le milieu de la clairière. Ses jambes ne lui obéissaient plus et il avançait comme un automate sans volonté. Sur son passage, toutes les créatures s'écartèrent matérialisant pour lui une allée jusqu'au pied de l'arbre où il s'arrêta à côté du duc Borric.

- Martin… pourquoi as-tu désobéi ? Tu n'aurais jamais dû venir à mon secours…

Le jeune homme leva les yeux vers la créature qui le dominait, la contempla longuement et, à mesure qu'elle s'adressait à lui, sa beauté lui apparut. Pas seulement la beauté de sa constitution ou des courbes presque féminines de sa silhouette mais une beauté irradiant de tout son être. Une beauté non pas liée à l'aspect des choses mais à la bonté et la justice qu'il ressentait en l'observant.
Image
- Maaaaaaaaaartin, es-tu prêt à nous servir ? Jures-tu d'être fidèle à la promesse de nous protéger et de prendre le relais de ton prédécesseur dans la ligne des Gardiens du Bois aux Daims, domaine des semi-elfes depuis Alryën, l'élémentaliste, vertueux parmi les hommes et égal des elfes de Laurelorn ?

L'apprenti chasseur n'était pas encore remis de ce qu'il venait de voir qu'on lui demandait de prendre un engagement dont il ne mesurait pas encore toute la portée et qui, vraisemblablement, allait le lier étroitement à cette forêt qu'il croyait pourtant connaître par cœur…
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

Avatar du membre
Martin
PJ
Messages : 78

Re: [Martin] Partie de chasse en solo... gné ?

Message par Martin » 17 juil. 2017, 17:20

“Mmh.... Pas de poul, son cous est gris, langue gonflée.... Il est foutu. Adieu Ottmar. Tu n'as vraiment pas joué de chance. Désolé.
Bon, au moins les chiens obéissent. Maintenant, j'ai intérêt à assurer. Si je meurt sans ramener le duc, se sera impardonnable. Bon, concentre toi. Écoute les jappements au loin et reste à l'affut de tout et n'importe quoi, quitte à mourir de peur au moindre bruit étrange. Ah ah.
Plus j'avance et plus la forêt redevient normale. Le chant des oiseaux. Le bruit des insectes. Le murmure du vent entre les feuilles. C'est calme. Trop calme. Je préférerais même presque entendre quelqu'un hurler.... Tient ? A fait, je n'entends plus les chiens. Ils auraient trouvés le duc ? Mais dans ce cas j'entendrais des éclats de voix. Ils sont morts ? Tués par.... Si c'est le cas, je suis foutu. Mieux vaudrait faire marche.... Non. Tu as prit une décision et tu t'y tiendras. Trop hésiter maintenant ne peut être que désastreux. La peur est la mort de l'esprit. C'est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. Il faut l'affronter et la faire sienne. L'utiliser pour courir plus vite, frapper plus fort, entendre mieux.
Je perds de précieuses secondes en étant si prudent. Il faut que j'accélère. La course est de mise et tant pis si j'arrive trop tard. Au moins je pourrais empêcher Lyam de tenter de sauver son père si je lui apprend qu'il est mort. Ça empêchera toujours d'autres morts."

--------------

"Des aboiements ! J'entends des aboiements ! Le chien est toujours vivant ! Ça faisait une éternité que je n'en entendait plus.
Oui, je le vois. J'espère juste que ce n'est pas un piège."

Vient là toi. Oui, tu es un brave toutou. Je suis aussi content de te revoir. Oui oui oui, tu as mérité ds caresses.... Ah, tu es gentils, je récupère ma dague à ton collier. Voiiiilà. Merci.

"Pas d’embusqués dans les branches visibles d'ici. Serait il possible qu'elle... Ou quoiqu'elle soit, puisse être aussi laxiste ? J'aime de moins en moins cette situation..... Point positif, le coin me dit quelque chose, la clairière de l'autre fois peut être. M'enfin ça ne va pas m'aider à m'en tirer facilement non plus."

Bon, maintenant arrête de me lécher le visage. Allez stop. Hum... Retourne avec les autres. Ouste ! File.

"J'espère que je n’ai pas trop haussé la voix pour m'être trahi. Hmm. Cette butte devrait m'aider à avoir un bon point de vue. J'ai ma nuque qui me démange et ça ne présage rien de bon."

Rhya, je sais que je suis pas très dévot avec toi mais, s'il te plaît, pour une fois que je te demande de l'aide.... Fait en sorte que je n'ai pas de mauvaise surprise et je doublerais mes offrandes cette année ci.

"Quelques silhouettes en contrebas.... Ils ont l'air nombreux les enfoirés. Hors de question d'attaquer de front. Peut être qu'avec une diversion comme un incendie... Mauvaise idée. Plutôt un...."

- Je suis votre seigneur ! Je détiens l'amulette ! Regardez !

Rhya. Espèce de sal**e.

"C'est encore pire. Il se prend pour qui là avec son bijou? Le prince électeur peut être ? Son brelot est plutôt lumineux mais à part ça, je vois pas ce qui pourrait les empêcher de le tailler en pièce. La mission est foutue. Va falloir que je décampe....
Minute. Elles ont vraiment reculées là ? Oui on dirait bien. Sauf la grande. Bien essayé finalement."

- Une promesse avait été faite, Borric ! Tu devais protéger cet endroit contre les incursions maléfiques. Tu avais promis !


"Je vais pas aimer la suite, c'est sur."

- Je n'étais qu'un enfant ! Je ne savais pas ce que cela impliqué ! objecta le duc en tombant assis sur ses talons.
- Nous t'avons sauvé. Nous t'avons offert cette contrée. Tu nous dois tout, Borric !
- Je suis là, désormais. Je suis venu dès que j'ai su ! Vous ne pouvez pas m'en vouloir pour ces barbares !
- La tempête du Chaos ne nous a pas épargné, non plus, Borric. Nombre de nos enfants sont morts… Nombre de nos enfants ont été dévoyés… Nous t'avons appelé à l'aide mais tu n'as pas su nous entendre. Tu nous avais oublié, Borric.


"Effectivement, j'ai pas aimé du tout. Les implications de ce qui est dit là.... C'est énorme. Il aurait pu empêcher des gens de mourir. Au moins il en mène pas une. Il a pris conscience de ce qui s'est passé."

- J-je suis… désolé.
- Tu as trahi ta promesse, Borric, et tu as laissé mourir le lien qui nous unissait. Tu n'es plus digne de porter l'amulette…
- Je suis désolé…


"C'est quoi ça ? Il.... Elle... est immense. Mais vu la tournure que prend la chose, on dirait que le duc ne passera pas la journée. Dommage. J'aurais aimé connaître ma mère. Tant pis. Quoique... En tirant une flèche d'ici je pourrais faire relâcher le duc sous le coup du choc et me tirer. Il aurait peut être une chance de s'en sortir. Mais en fait non. L'espérance ternit l'observation. Et il est clairement foutu. Je peux juste écouter pour en apprendre le maximum avant de rapporter ça à ses fils. Ça évitera d'autres malheurs."

- Ta lignée doit continuer l’œuvre de tes ancêtres, Borric.
- Non !
hurla le duc en s'extrayant rageusement de l'emprise de son interlocuteur. Laissez Arutha et Lyam en dehors de tout ça ! Je vous interdis de les mêler à cette maudite histoire ! Je suis encore le seigneur de cette contrée et l'amulette vous oblige à m'obéir !
- La lignée ne s'arrête pas à ces seuls « fils », Borric. Tu le sais bien. Non. Ces deux-là ne sont pas plus dignes de nous recevoir que toi, désormais.


"C'est bien sa..... ça parle de moi là ? Ils m'ont repérés ? Oh bon sang. Journée de merde. Bon, au moins, pour lui et moi, c'est clair."

"Iiiiiiiiiik. Je peux plus bouger ! Et.... Ils me regardent. Je suis morue salée. Ces créatures sont.... Des dryades ! Elles vont me tailler en pièce. Me couper. Me manger, euh... Non, pas me manger, juste me transformer en terreau. Rien de bien grave. Ah ah ah. J'en ris. Et puis même si elles ont cet air qui inspire la confiance.... Nop. Le serpent ondule et reflète les feux du soleil dans un spectacle qui peut paraître beau mais il n'en est pas moins qu'à la fin, il mord."

- Nous savons que tu es là Maaaaaaaaaartin. Avance, il ne te sera fait aucun mal… tu le sais car tu nous fais confiance et tu as conscience de ce dont nous sommes capable.

"Effectivement. Je le sais. Donc si je l'écoute, je ne serais pas tué car inutile de me mentir, si elle voulait ma mort, je servirais déjà d'engrais aux chênes.... Et mon corps qui bouge tout seul, sans que je ne puisse rien faire... Génial. Je me retrouve dans une situation encore pire. Mais le duc est toujours en vie."

- Martin… pourquoi as-tu désobéi ? Tu n'aurais jamais dû venir à mon secours…

Vous m'avez pris pour un reiklander ? Et puis ça aurait fait une belle chanson de gueste non ?

Sinon, voilà votre épée. Tachez de la garder cette fois. Dis je d'un ton soucieux pour lui faire comprendre que j'envisageais sérieusement le pire.

"Calme toi sinon il va voir que même ton sourire, certes contrit, et ton calme apparent son faux. Par contre on peut dire ce que l'on veut sur cet esprit des bois, mais on ne peut pas lui enlever la beauté qu'elle dégage et son espèce d'aura.... Magnifique. Si c'est la dernière chose que je vois avant de mourir, alors cette journée n'aura pas été si mauvaise que ça."

- Maaaaaaaaaartin, es-tu prêt à nous servir ? Jures-tu d'être fidèle à la promesse de nous protéger et de prendre le relais de ton prédécesseur dans la ligne des Gardiens du Bois aux Daims, domaine des semi-elfes depuis Alryën, l'élémentaliste, vertueux parmi les hommes et égal des elfes de Laurelorn ?

"Un serment ? On me demande un serment ? Et je serais tiré d'affaire ? Bien sur que j'acce... Minute ! N'accepte rien tant que les termes ne sont pas posés. Un serment prêté sur un coup de tête n'apporte rien de bon. Alors choisit bien tes mots. Et laisse tes questions pour plus tard."

Hum. Une affaire réglée à la norse n'est pas toujours viable sur la durée. Alors si cette affaire pouvait être réglée sans passer par plus de violence, j'en serais heureux. Je suis prêt à vous servir. Je pourrais jurer d'être fidèle à la promesse de vous protéger et prendre le relais de mon prédécesseur.

Mais je suis un sujet du duc Borric d'Hargendorff, à qui je dois respect, obéissance....
"Pour celui là, on repassera. Mais le serment tient toujours."
… et service d'ost en temps de guerre, ainsi que bien d'autres devoirs pour la protection et le toit qu'il m'accorde. Or, je ne peux prêter deux serments s'ils se contredisent. Or, est ce le cas ? Et quand bien même ça ne le serait, messire Borric, pour ne pas avoir respecté un serment alors enfant et inconscient des intérêts en jeux, peut il me relever de mon service auprès de lui pour me transmettre sa charge et retourner accomplir ses devoirs envers les Hargendorff ? Et en quoi consisteraient mes devoirs envers vous ?

Voilà mes interrogations. Je ne peux prêter un serment sans en connaître les tenants et aboutissants. C'est ainsi. Mais si mes futurs devoirs envers vous sont acceptable pour moi, alors soit, je n'hésiterais pas à vous prêter serment de protéger, prendre le relais de messire Borric duc d'Hargendorff, dans la ligne des Gardiens du bois aux daims, domaine des semi-elfes depuis Arl.... Alryien.....Alryën, l'élémentaliste, vertueux parmi les hommes et égal des elfes de Laurelorn.



Donc, je ramasse ma dague que j'avais attachée à la laisse du chien qui est parti sur la piste du duc, je maudit Rhya pour son sale tour, donne son épée de la manière la plus discrète possible au duc une fois que je suis à côté de lui puis j'essaie de négocier la vie du duc avec l'esprit des bois tout en essayant d'en apprendre le plus sur ce qui va m'attendre. Vu que j'ai pas le choix je vais bien sur accepter l'offre (à moins que le duc ne puisse partir en vie :P auquel cas j'essaie de trouver un argument pour lui sauver la mise, et j'ai quelques questions à lui poser alors....) et demandant au duc de me libérer de mon serment envers lui (société féodale tout ça tout ça) au passage. Désolé de ne pas pouvoir rendre honneur à ton post :( avec un truc aussi sobre. Sinon changer de style d'écriture en plein milieu d'un chapitre, c'est correct ?
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 10 août 2017, 10:43, modifié 2 fois.
Raison : +5 Xp | Total 70 Xp
Gamin, un jour ou l'autre tes plans foireux feront de nous des morues salées. Et tu sais quoi ? Je regretterais même pas car je me serais sans doute amusé comme un fou avant d'y passer.


Martin, Voie de la chasse
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 8 | Int 8 | Ini 10 | Att 9 | Par 9 | Tir 11 | NA 1 | PV 65/65
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... che_martin

Avatar du membre
[MJ] The Puppet Master
Warfo Award 2017 de l'ancêtre
Warfo Award 2017 de l'ancêtre
Messages : 1147
Profil : Crème antiride! (5 utilisations, chaque utilisation procure +2 CHAR pendant 24h RP)
Lien fiche wiki : http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... pet_master
Autres comptes : Mélétê (PJ) ; Dieter Wiederwald [RP Libre]
Localisation : Dans l'ombre, tirant les ficelles...

Re: [Martin] Partie de chasse en solo... gné ?

Message par [MJ] The Puppet Master » 02 août 2017, 14:32

Pas de problème. L'inspiration, ça va, ça vient...
Pour ce qui est du style, tu peux changer si ça te dit ; là non plus, pas de problème.
Désolé d'avoir tardé mais j'ai pris des vacances et je me suis éloigné du RP pendant ce temps.
Je voulais aussi faire un post plus long avec toute l'histoire d'Alryën mais j'ai une autre idée qui me semble bien meilleure et que tu ne devrais pas tarder à expérimenter. :siffle:
Lorsque Martin la lui ramena, le duc posa la main sur son épée mais ne fit rien de plus. Il demeura à genou à côté du jeune homme sans bouger comme un condamné attend le couperet du bourreau. Finalement, après un lourd soupir, il remercia Martin.

- Cette lame fait partie du patrimoine de la famille Hagendorf... Elle m'a été donné par mon père et je devrai la transmettre à mon tour. La perdre aurait porté un coup de plus à ma réputation, n'est-ce pas, Martin ?

L'homme affichait un sourire triste et ses yeux embués étaient bien loin de leurs habituelles dureté et détermination. Par Sigmar, que cet homme semblait soudain si vieux, comme si la sentence énoncée contre lui avait fait s'abattre sur ses épaules tombantes tout le poids de tant d'années de serment oubliées.

- Tu dois avoir une bien piètre opinion de moi désormais, après avoir assisté à tout ça. Je suis désolé, mon garçon. Désolé que tu doives endurer tout ça à ma place et par ma faute.
- Maaaaaaaaaartin, le lien que nous t'offrons transcende ceux avec lesquels des hommes comme Borric soumettent d'autres hommes. Nous t'offrons une opportunité unique ! La créature fabuleuse se pencha alors vers le jeune chasseur et poursuivit. Il y a longtemps de cela, du temps de celui que vous appelez Sigmar, Alryën l'élémentaliste n'était qu'un jeune homme à peine plus âgé que toi, Maaaaaaaaaartin, et les forêts d'alors étaient infestées de bêtes chaotiques et de peaux-vertes jusque dans les sous-bois de Laurelorn. C'était une époque bien sombre pour nos enfants… Alryën le paya de sa vie mais il parvint à faire renouer les elfes et les hommes qui étaient devenus ennemis. Et ce fut à ce titre qu'on le glorifia et qu'à sa descendance on alloua la charge de protéger cette forêt.
Mais tu « connaîtras » tout ça bientôt, jeune chasseur car nous entendons vibrer en toi « le chant de la terre ».


Délicatement et avec une infinie douceur, une créature ondulante aux atours clairement féminins…
Image
...vint prendre des mains du Duc Borric le bijou qu'il avait brandi tantôt pour attester de son rang. Elle s'approcha ensuite de Martin avec un sourire bienveillant et lui tendit le pendentif en forme de poire.

- Ce bijou renferme l'essence de ce que fut Alryën l'élémentaliste. Prends-le, Maaaaaaaaaartin et accepte ta destinée.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

Avatar du membre
Martin
PJ
Messages : 78

Re: [Martin] Partie de chasse en solo... gné ?

Message par Martin » 17 août 2017, 00:34

"Bon sang, il est vraiment certain qu'il va mourir ici... Et j'ai de moins en moins l'impression que je puisse faire quelque chose pour maintenir sa tête sur ses épaules... Perdre son épée aurait été un coup dur à sa réputation ? ça compte s'il meurt ici avec l'épée ?

Bon, un peu de positif.... Et discret "

Messire, on meurt tous un jour. Mais le votre n'est pas encore venu pas vrai ?

"Pourquoi est ce qu'il m'a l'air si vieux là ? Il y a encore un jour on aurait cru qu'il pouvait affronter des géants à mains nue de face et là.... Il paraît usé comme les gars qui sont revenus de Norsca"

"Une piètre opinion de lui ? Il plaisante ? Si on en est arrivé là, c'est à cause de multiples négligences qui me sont entièrement dues. Déjà j'ai pas assez insisté auparavant. Ensuite niveau éclaireur j'ai tout foiré. Pis s'il n'y avait que ça.... Mais j'ai encore une idée.... Peut être."

Se tournant vers la sylve, Martin afficha un air peut rassuré avant de lui répondre.

Le serment que vous me demandez de prêter semble dépasser tous les autres que je puisse faire au long de ma vie. Soit. Mais devant l'importance de ce que vous me demander, je me vois contraint de supprimer tous les autres que j'ai prêté au long de ma vie, cependant il y a un problème. Si je dois passer à votre service, ce doit être dans les règles. Pour se faire, mon nom doit être rayé du registres des serviteurs d'Hargendorff or, seul le duc ici présent peut le faire donc, je me dois de vous le demander. Laissez le partir pour que mes attaches envers les seigneurs d'Hargendorff soient rompues pour toujours et à jamais, afin que je puisse vous servir en tout état de cause jusqu'à ma mort. S'il vous plait.

Martin mis tout l’accent qu'il était possible d'accorder à cette dernière phrase, qui était plus un supplique qu'une demande, avant de mettre genoux à terre, tout en fixant dans ce qui semblaient être les yeux de la sylve. Une fois l'échange de regards terminé, l'âme en peine, il accorda un dernier regard au duc avant de prendre le médaillon qui lui était tendu.

"Allez, dit toi tout simplement que la journée aurait pu être pire. Des pillards auraient pu attaquer le duché par exemple. Ou bien.... Et c'est quoi ce "champ de la terre" dont elle parle ? De la magie ? Je suis un genre de mage ? Non. Je le saurais je pense. Ou bien mon tuteur à Schlaghügel m'en aurait touché un mot....."
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 22 oct. 2017, 15:46, modifié 1 fois.
Raison : +4 Xp | Total 74 Xp
Gamin, un jour ou l'autre tes plans foireux feront de nous des morues salées. Et tu sais quoi ? Je regretterais même pas car je me serais sans doute amusé comme un fou avant d'y passer.


Martin, Voie de la chasse
Profil: For 8 | End 8 | Hab 10 | Cha 8 | Int 8 | Ini 10 | Att 9 | Par 9 | Tir 11 | NA 1 | PV 65/65
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... che_martin

Avatar du membre
[MJ] The Puppet Master
Warfo Award 2017 de l'ancêtre
Warfo Award 2017 de l'ancêtre
Messages : 1147
Profil : Crème antiride! (5 utilisations, chaque utilisation procure +2 CHAR pendant 24h RP)
Lien fiche wiki : http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... pet_master
Autres comptes : Mélétê (PJ) ; Dieter Wiederwald [RP Libre]
Localisation : Dans l'ombre, tirant les ficelles...

Re: [Martin] Partie de chasse en solo... gné ?

Message par [MJ] The Puppet Master » 21 sept. 2017, 22:02

Une fois que le jeune homme eut récupéré le bijou, la créature ondulante retourna au milieu des autres « enfants » auxquels la voix n'avait cessé de faire mention depuis leur première rencontre. Peu à peu, les choses devenaient plus claires pour Martin et le puzzle des dernières heures se mettait doucement en place même s'il manquait encore beaucoup de pièces pour qu'il soit capable d'appréhender toute l'étendue de cette histoire.
Image- N'aie crainte, Gardien du Bois aux Daims, notre intention n'a jamais été, comme tu sembles le croire, de tuer Borric. La voix était plus calme et douce maintenant qu'elle savait que Martin ne reculerait plus. Il pourra s'en retourner près des siens vivre le reste de sa vie, s'il le souhaite. Son sort lui appartient désormais. Nous avons un nouveau gardien et protecteur.
Un frémissement d'aise sembla parcourir le feuillage et les créatures assemblées dans la clairière gloussèrent doucement. Martin sentit au plus profond de son être la bienveillance de la voix. Elle n'avait rien de menaçant, rien d'inquiétant et ce qu'elle énonçait ne faisait pas de doute dans l'esprit du jeune chasseur.
La créature majestueuse se pencha ensuite de son promontoire jusqu'au duc et, d'une main prévenante, l'aida à se remettre sur pieds avant de poursuivre :

Image- Va, Borric d'Hagendorf, quitte ce lieu et oublie-nous pour toujours car telle est notre volonté désormais. Tu n'as plus ta place parmi nous...
Comme un golem, celui qui avait été le seigneur et maître de Martin s'en fut sans volonté d'un pas trébuchant comme guidé par une force invisible. Quand le jeune homme voulut s'élancer à sa suite pour un au revoir, la voix l'arrêta dans son élan et ce qu'elle annonça lui brisa le cœur :
Image- Laisse-le partir, Gardien du Bois aux Daims. Il a déjà tout oublié… Il se sait plus rien de notre existence et ne te reconnaîtrait plus. Pour l'heure, ta destinée n'est plus liée ni à Borric, ni aux gens d'Hagendorf. Tu es l'héritier de la lignée d'Alryën, l'élémentaliste, vertueux parmi les hommes et égal des elfes de Laurelorn.
La créature se tourna alors vers l'assemblée réjouie et, levant les bras au ciel, demanda à ce qu'on acclame le jeune chasseur.
Image- Le Gardien est de retour ! Longue vie au Gardien ! Soit accueilli et reconnu en tant que tel ou que tu sois dans cette forêt, Maaaaaaaaaartin.
Immédiatement, une brise anima les frondaisons, des piaillements retentirent et le bruissement des feuilles fut pareil à un concert feutré d'applaudissements harmonieux. Le jeune homme prit alors conscience de sa nouvelle vie et en fut effrayé. Il réprima ce sentiment et tenta de garder bonne figure mais il n'était pas dupe et savait la créature capable de lire ses émotions avec autant d'aisance que lui-même.
Image- Ne sois pas effrayé, Maaaaaaaaaartin. Tu es le Gardien à présent. Va, reste à l'écoute et ton devoir ne tardera pas à t'appeler.
Aller où ? Où était sa vie désormais ? Il l'ignorait et la voix ne répondit, avant de disparaître dans la nature, que par une formule des plus mystérieuse et inutile :
Image- Tu trouveras ton chemin quand tu ne le chercheras plus, jeune Gardien.
Quelques instants plus tard, Martin se retrouva seul sans qu'il puisse dire où étaient passées toutes les créatures qui s'étaient assemblées ici tant la clairière était désespérément déserte.

La journée n'avait pas été facile mais elle aurait pu être pire… bien pire.


>>> épisode suivant
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

Répondre

Retourner vers « Nordland »