[Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

La province du Nordland est peu peuplée et ses régiments passent l'essentiel de leur temps à patrouiller le long des côtes pour les protéger des pillards du nord. Le Comte Electeur Theodric Gausser siège à Salzenmund.

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[MJ] Kriegsherr
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[Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par [MJ] Kriegsherr » 03 sept. 2013, 22:34

Le soir tombait sur le petit village de Kreideklippe. Le Soleil était sur le point de toucher l’horizon, à l’Ouest, et de clôturer une journée tout à fait normale, enfin, presque normale. Tandis que les derniers bateaux de pêche commençaient à peine à rentrer vers le port, sur l’embarcadère, on s’activait autour des cargaisons de ceux qui avaient moins traîné. Une masse de gens s’affairaient autour de caisses pleines de poissons. Les uns déchargeaient, d’autres s’occupaient de trier et de stocker, et d’autres encore transportaient le tout à l’entrepôt où l’on mettrait les poissons dans la saumure. Autour de ce premier cercle de travailleurs en activité, les bavards discutaient, les fainéants « supervisaient », les vieux commentaient. Les chanceux se vantaient de leur bonne pêche devant les femmes venues vérifier les filets qu’elles auraient à réparer avant le lendemain matin, tandis que les moins en veine pestaient sur leur mauvaise fortune auprès de leurs femmes. Un peu plus loin dans le village, les enfants profitaient de leur dernière heure de jeu avant le dîner, sous le regard attentif de quelques mères ou grandes sœurs qui les surveillaient de loin. Dans l’auberge du village, « La sirène lascive », le patron veillait à ce que tout soit prêt pour le soir, le moment de la journée où il réalisait la quasi-totalité de son bénéfice. Trois personnes travaillaient sous ses ordres : un vieux cuisinier et deux jeunes filles qu’il utilisait à la fois comme serveuses et femmes de ménage. Il pouvait aussi compter sur le soutien de son épouse, une femme d’une quarantaine d’années, une grande blonde au corps large et au caractère très autoritaire, du nom de Grita Hulke.

Ce jour là, comme ils n’avaient pas reçus du moulin leur livraison hebdomadaire de farine alors que la soirée approchait à grand pas, elle était sortie pour aller remonter les bretelles au meunier Tim et à son apprenti Lukas. En temps normal, le jeune Lukas passait chaque angestag matin à 8 heures précises avec sa charrette remplie de sacs de la précieuse poudre pour livrer les aubergistes. Si par malheur il se trouvait qu’il ne puisse venir, parce qu’il était malade, par exemple, c’était sa petite sœur, Agathe, qui se chargeait de la livraison. Le moulin était situé dans un petit hameau sans nom à quelques kilomètres de Kreideklippe, dans les terres, et qu’on appelait seulement « le hameau », si on voulait le désigner. Il ne vivait guère là que Tim, Lukas et Agathe, ainsi que deux familles d’agriculteurs dont la rivalité était légendaire et remontait à une époque oubliée même des anciens, chacun convoitant les terres de l’autre, génération après génération. Le meunier était un brave gars costaud et travailleur, d’une bonne cinquantaine d’années, mais qui avait laissé sa main droite au travail quelques années plus tôt, broyée sous la meule. Ce jour là, il se jura de former un apprenti, puis de prendre enfin une retraite bien méritée. Quelques mois plus tard, quand deux pauvres mendiants orphelins avaient débarqués au hameau, venant de nulle part, tremblants de peur et de froid au cours d’une fraîche soirée d’automne, c’est tout naturellement que le brave homme les avait recueilli chez lui, les traitant comme les enfants qu’il n’avait jamais réussi à avoir avec feu sa femme, morte sur le tard. C’était sur ce trio que reposait la lourde responsabilité de l’approvisionnement en farine de toute la région environnante, soit quelques petits villages. Comme l’essentiel de leur production était achetée par des auberges, au nombre desquelles « la sirène lascive » figurait en bonne place, jamais ils n’avaient manqué une seule livraison, ni été en retard de plus d’une journée. Si une auberge n’était pas livrée en farine, elle ne pouvait pas nourrir ses clients, et donc perdait de la clientèle, et si elle perdait de la clientèle, la demande diminuait, ainsi que le cours de la farine, l’unique source de revenus des meuniers. Bien sûr, le moulin approvisionnait aussi tous les particuliers des environs en farine, mais la demande des autochtones, elle, restait toujours stable, et ne dégageait pas assez de bénéfices à elle seule pour assurer la survie des trois meuniers. On comprend dès lors pourquoi Grita Hulke, la femme de l’aubergiste connue pour son sang chaud, s’était emportée si rapidement et avait décidé de partir chercher elle-même la farine au moulin, en ne voyant pas la moindre charrette à l’horizon alors que le soir approchait. A ce moment de la journée que nous décrivons, elle s’était mise en route depuis plus de trois heures et rentrerait sans doute d’ici une demi-heure au plus, croyait-on à l’auberge.

A la nuit tombante, toutefois, les choses avaient peu évolué. Il n’y avait toujours aucun signe de Grita, mais à vrai dire, son absence ne manquait à personne, tout le monde étant trop heureux à la « sirène lascive » de ne plus avoir à supporter sa mauvaise humeur permanente, même en l’absence de pain. La salle commune était aux trois-quarts pleine : la pêche avait été bonne aujourd’hui, et on ne se faisait pas le moindre souci à son sujet. Au bar, on conjecturait sur les raisons de son retard :
« Bah, elle a dû rester embêter ce bon Tim plutôt que de rentrer après le coucher du Soleil. Peut-être que la charrette était juste abîmée et qu’ils ont passé la journée à la réparer. Ou alors, ils sont peut-être tous tombés malades en même temps… ». Cependant, l’essentiel des conversations portaient sur un autre sujet. Le Soleil allait disparaître totalement dans quelques minutes au plus, et nul n’avait de nouvelles du bateau des Wulf. Le matin, comme à son habitude, Karl et ses deux jeunes fils, Hans et Piter, étaient partis pêcher dès l’aube. Cela faisait deux jours qu’ils n’avaient presque rien pris, et ils avaient une famille nombreuse. « Plutôt crever que de vivre comme un mendiant ! », disait souvent le père, qui refusait catégoriquement tout aide de la part des autres villageois. Pourtant, malgré sa remarquable carrure, son expérience et la bonne force physique de ses deux garçons de 20 et 13 ans, les hommes avaient le plus grand mal à nourrir leur famille. Avec 6 sœurs, âgées de 17, 14, 11, 7 et 5 ans, plus la femme de Hans et leurs deux enfants un garçon de deux ans et une fille qui venait juste de naître. A cela, il fallait ajouter la femme de Karl, qui bien qu’arrivant à 39 ans, était de nouveau enceinte.

Un des jeunes pêcheurs, surnommé Ol, essayait de rassurer les autres à son sujet :
« A coup sûr, il a juste voulu rester plus longtemps pour pêcher. Avec cette damnée tête de mule et sa fierté de subvenir seul aux besoins de sa famille, on peut être certain qu’il a préféré rester au large après le coucher du Soleil, et qu’il y restera jusqu’à minuit s’il le faut, jusqu’à ce que ces filets soient remplis. A ce que j’ai entendu dire, ça fait deux jours que les filles ont dû se serrer la ceinture. Pourtant, il a tort de refuser de l’aide. Moi, je les aiderais bien, ses filles. Surtout la plus grande… ». Si certains semblèrent approuver ces paroles, un autre pêcheur plus vieux, du nom de Helmut, ami proche de Karl, prit la parole d’un air désapprobateur « Je le connais bien, Karl. C’est un gars bien, honnête et travailleur. Si ces filles ont dû se priver, alors je peux t’assurer que lui n’a pas du manger un seul morceau pour ne pas diminuer leurs parts. Oh oui, c’est une sacrée tête de mule, mais jamais il ne prendrait de risques inconsidérés. Il aime trop sa famille pour ça. Et ses fils sont taillés dans le même bois que lui, vous pouvez me croire. A mon avis, s’il est pas rentré avant la tombée de la nuit, c’est qu’il a dû se passer quelque chose. Il prendrait pas le risque de rentrer sans lumière : on a pas de phare, et il risquerait de se perdre ou de s’échouer… Et il sait très bien que si lui et ses fils meurent bêtement, sa famille aura tout perdu. Non, croyez-moi, c’est pas normal. S’il faisait pas aussi noir, cette nuit, je prendrais mon bateau et j’retournerai l’chercher dans la zone de pêche... ».

Assis à une table non loin, deux hommes, l’un vieux et l’autre relativement jeune, avaient suivis la discussion et l’ensemble des péripéties de la journée. Le vieux n’était autre que le prêtre sigmarite du village, qui répondait au nom de Ludwig. L’autre, que le clerc avait réussi à arracher à sa mère pour parler avec lui autour d’un repas, se nommait Wolfgang Schaeffer. Le prêtre soupira en s’apercevant que le maigre potage de légumes et de poissons qu’il venait d’avaler constituait tout le dîner à lui seul. Normalement, il y avait du pain pour redonner des forces aux travailleurs, mais pas aujourd’hui, puisque exceptionnellement, la livraison n’avait pas été faite. Le religieux restait visiblement sur sa faim et ne put s’empêcher d’en faire la remarque à son jeune compagnon :

-Etrange journée, Wolfgang. Je prêche ici depuis 30 ans, et c’est bien la première fois que la charrette de Tim n’arrive pas un angestag. Il y a bien eu des retards de plusieurs heures, quelques rares fois, mais jamais plus d’une journée. Enfin bon, là n’est pas la question… Comme je te le disais donc, Wolfgang, ta vie est ici. Tu dois arrêter de te comporter comme un enfant ou un aventurier, arrêter de chercher la bagarre à la taverne. Pense à ta mère. Elle a besoin de toi, et tu es responsable d’elle. Un jour, qui viendra plus tôt que tu ne le penses, elle ne pourra plus gagner sa vie, et ce sera à toi de subvenir entièrement à ses besoins, et cela implique surtout un comportement plus responsable de ta part. Elle t’a élevé seule, et ce n’était pas facile. A toi maintenant de lui rendre ce qu’elle t’a donné, en t’impliquant plus dans le travail de la communauté. Tiens, d’ailleurs, si tu pouvais aller au temple chercher une miche de pain dans mes réserves, ce serait un bon début…

Le jeune homme dut donc sortir pour aller chercher le pain chez le vieux prêtre, qui lui avait prêté sa clef. Si personne ne lui avait cherché de noises en présence de l’ecclésiastique, en règle générale, Wolfgang avait la réputation de trop boire et de trop souvent se battre à l’auberge. Certes, il parvenait à se nourrir, ainsi que sa mère, mais le reste de son argent était dilapidé dans l’alcool. De plus, il était visible que la vie de pêcheur ne lui plaisait guère : il avait toujours l’air de quelqu’un qui s’ennuie ferme, qui aspire à une autre vie. Tandis qu’il se rendait au temple, il constata que, en effet, comme l’avait dit Helmut, la nuit promettait d’être sombre. Le Soleil avait maintenant complètement disparu sous la ligne d’horizon, Mannslieb ne se montrerait pas aujourd’hui, et d’épais nuages lourds de pluie recouvraient entièrement le ciel. D’ici peu, il se mettrait à pleuvoir, ça ne faisait aucun doute.
Test de perception de Wolfgang (sous INI) : 7. Réussite.
Soudain, alors qu’il se rendait au temple, il crut apercevoir un scintillement au loin, sur la colline au Sud-Est de la ville, dans la direction du hameau. Cela ne dura que quelques secondes, mais il était presque sûr d’avoir vu deux points très rapprochés d’un vert brillant étrangement dans la nuit noire, comme des yeux étranges, à peut-être six cent ou sept cent mètres des premières maisons. Il n’avait jamais vu une chose pareille, et il se pouvait simplement que son esprit lui joue des tours, cependant. Et même s’il avait vu juste, rien n’indiquait que ces lueurs puissent être hostiles. Il était le seul dehors, et nul ne pouvait donc confirmer ou infirmer ce qu’il avait vu. Les autres étaient soit en train de dîner chez eux, soit à l’auberge. D’un autre côté, il devait aussi apporter son pain à Ludwig, pour montrer sa bonne volonté sur une tâche simple. Qu’allait-il faire ?
Le Q.G. de Kriegsherr se trouve ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 493#p70493

Et vous pouvez donner un grade au Kriegsherr ici:
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Re: [Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par Wolfgang Schaeffer » 04 sept. 2013, 23:39

Le soleil se dirigeait vers lentement vers l'ouest, annonçant la fin d'une journée on ne pouvait plus banale pour le jeune Wolfgang Schaeffer. Ayant eu une journée plutôt prolifique en poissons, il était déjà rentré depuis un moment et terminait de débarquer ses prises du jour avec l'aide de quelques gamins trop jeunes pour aider leur père en mer mais suffisamment âgés pour porter des caisses de poissons. Seul le travail détournait le jeune homme de ses pensées moroses et de son ennui permanent : en effet il rêvait depuis toujours d'une vie faite de péripéties exaltantes ce que n'était assurément pas la vie d'un pêcheur dans un village insignifiant du Nordland. Les seuls événements un temps soit peu marquants de la semaine étaient la venue du meunier du coin pour livrer l'auberge chaque angestag et les quelques marchands venant chercher les poissons dans leurs tonneaux de saumure contre un peu d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Néanmoins bien que la journée s'était déroulée sans accrocs pour le jeune villageois, les conversations des anciens dans le vieil entrepôt en bois avaient quelque chose de différent par rapport à l'accoutumé : des voix aux intonations indiquant l'inquiétude, certains parlaient entre eux en chuchotant tandis que d'autres y mettaient de la voix si bien que l'on devait les entendre de l'extérieur. Ayant enfin terminé de ranger le fruit de son labeur, Wolfgang commença à sortir passant devant les différents groupes de vénérables pêcheurs qui lui avaient appris tout ce qu'il savait afin de voir ce qui les tracassait autant. De nature peu causante, le jeune Nordlander ne s’immisça pas dans les conversations mais en nota tout de même le sujet principal : le rendez-vous manqué de Lukas, l'apprenti du meunier, ou de sa jeune sœur Agathe pour la livraison de la farine. Depuis sa naissance il y avait de cela vingt six ans le meunier n'avait jamais loupé ne serait-ce qu'une livraison, de quoi faire jaser tout le village vu le peu de choses véritablement marquantes d'ordinaire. Le jeune pêcheur était un peu de mauvaise fois lorsqu'il disait qu'il ne se passait jamais rien dans les environs : les marchands faisaient rapport d'attaques d'homme-bêtes et de mutants tout aussi horribles et les vaisseaux maudits des elfes noirs n'étaient jamais très loin non plus même si le village en lui-même avait été relativement épargné jusque là.

*Et Grita qu'est partie et qui n'est toujours pas r'venue... Quoi qu'il est encore trop tôt pour s'inquiéter.*

Cela Wolfgang le tenait d'un des gamins l'ayant aidé en fin d'après midi pour débarquer ses prises et ce fut en se dirigeant vers l'auberge de la-dite Grita que son esprit épris d'aventures lui souffla que ceci n'était vraiment pas normal. Néanmoins peu enclin à encore être la cible de moqueries à cause de son côté aventureux, il ne pipa mot de ces inquiétudes une fois arrivé à la "Sirène lascive". Pour le moment tout le monde semblait heureux de l'absence de la tenancière qui était réputée pour son sang chaud et sa mauvaise humeur et le jeune nordlander lui-même en n'était pas fâché. Buvant pinte sur pinte il lui arrivait souvent de se battre avec quelque habitant à peine plus sobre que lui-même et que cela finisse par de la casse matérielle et des blessures fort heureusement plus impressionnante que grave. La femme de l'aubergiste retournait donc souvent sa colère sur le pauvre pêcheur qui voulait du coup profiter de l'absence de la mégère pour dîner et boire en paix.

N'ayant pas envie pour cette soirée étrange de s'embrouiller avec qui que ce fut, Wolfgang se décida à s'installer avec le vieux Ludwig. Ce dernier officiait en tant que prêtre de Sigmar depuis si longtemps que ce dernier connaissait parfaitement chaque habitant de Kreideklippe avec ses qualités, ses défauts et les éléments important de sa vie. Le nordlander lui souhaita le bonsoir et s'installa avant de commander un repas accompagné d'une pinte de bière qui une fois arrivé sur sa table s'avéra plus frugale que d'ordinaire. Il était étonnant de constater comme quoi un morceau de pain faisait la différence entre un plat léger et un qui tient suffisamment au corps. Le vieux prêtre et le pêcheur discutèrent de tout et de rien pendant un temps si bien que la soirée avança et que Grita ne fit toujours pas mine de rentrer.

Les derniers retardataires étant rentrés, la salle commune était beaucoup plus bondée et si la femme de l'aubergiste commençait à inquiéter certains, le sort des Wulf déchaînait les passions et chacun y allait de son commentaire. Bien que Wolfgang ne pipait mot, il n'en pensait pas moins et s'inquiétait pas mal de Karl et ses deux aînés qui faisaient le maximum pour leur nombreuse famille. Le jeune homme proposait son aide de temps à autre lorsqu'il avait plus qu'il ne le fallait pour lui-même mais le père était intraitable et rejetait toute main tendue. Cependant cela faisait quelques jours que le bateau des Wulf ne ramenait pas grand chose et toute la communauté s’inquiétait réellement de la tournure des événements que l'obstination et le manque de chance de Karl pouvaient faire prendre.

-Etrange journée, Wolfgang. Je prêche ici depuis 30 ans, et c’est bien la première fois que la charrette de Tim n’arrive pas un angestag. Il y a bien eu des retards de plusieurs heures, quelques rares fois, mais jamais plus d’une journée. Enfin bon, là n’est pas la question… Comme je te le disais donc, Wolfgang, ta vie est ici. Tu dois arrêter de te comporter comme un enfant ou un aventurier, arrêter de chercher la bagarre à la taverne. Pense à ta mère. Elle a besoin de toi, et tu es responsable d’elle. Un jour, qui viendra plus tôt que tu ne le penses, elle ne pourra plus gagner sa vie, et ce sera à toi de subvenir entièrement à ses besoins, et cela implique surtout un comportement plus responsable de ta part. Elle t’a élevé seule, et ce n’était pas facile. A toi maintenant de lui rendre ce qu’elle t’a donné, en t’impliquant plus dans le travail de la communauté. Tiens, d’ailleurs, si tu pouvais aller au temple chercher une miche de pain dans mes réserves, ce serait un bon début…

Le nordlander soupira suite à cette longue diatribe teintée de remontrances, le fait que sa mère fut dans la conversation l'ennuyait considérablement. Le prêtre ne pouvait pas le savoir mais seule cette dernière empêchait réellement le jeune homme épris d'aventure de partir. En effet Klara avait eu Wolfgang d'un homme dont personne connaissait l'identité et celle-ci semblait vouloir emporter son secret dans la tombe. Le pêcheur se demandait d'ailleurs bien pourquoi étant donné qu'il l'avait abandonnée et oubliée visiblement très vite. L'apprenti aventurier ne voulait surtout pas ressembler à son paternel quel qu'il fut et cela seul l'empêchait de partir. Néanmoins il marmonna son assentiment au prêtre qui était la bonté même et à qui l'on ne pouvait pas refuser quelque chose et sorti de la taverne désormais relativement bondée.

En se dirigeant vers le temple de Sigmar, le pêcheur jeta un coup d’œil au ciel et ce qu'il y vit ne lui plut guère : le soleil était complètement hors du monde, Mannslieb ne semblait pas vouloir se montrer et des nuages menaçant indiquaient visiblement une averse dans un futur proche. Wolfgang repensa au bateau des Wulf qui n'était toujours pas rentré et pria Manann de bien vouloir veiller sur Karl, Hans et Piter durant la nuit à venir, ils en auraient besoin.

*Tiens, qu'est-ce donc que c'la?*

Baladant son regard au hasard et sans but précis, il crut voir quelque chose sur la colline sud-est de la ville : deux lumières vertes et rapprochées comme les yeux d'une quelconque créature. Il s'arrêta sur place et se frotta les yeux comme pour être sûr qu'il ne délirait pas mais une fois cela fait, la nuit avait englouti la lumière. Le fait que la direction sud-est menait vers le hameau l'inquiéta un moment, une coïncidence pareil était troublante pour un esprit aussi aventureux que le sien. Mais néanmoins, il ne voulait pas décevoir le prêtre pour quelque chose qu'il n'était même pas sûr d'avoir vraiment vu si bien qu'il continua son chemin vers le temple tout en jetant des coups d’œil réguliers vers l'endroit où il avait vu les yeux étranges.

*Rien m'empêch'ra d'en parler au vieux Ludwig, il m'écout'ra j'en suis certain.*
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Re: [Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par [MJ] Kriegsherr » 07 sept. 2013, 23:22

Le trajet qui menait de l’auberge « la Sirène Lascive » au temple de Sigmar de Kreideklippe était assez court. Tout au plus y avait-il à parcourir deux cent mètres vers l’Ouest, sur la route principale qui traversait le petit village. Il ne fallut à Wolfgang Schaeffer qu’une petite minute pour parcourir ce chemin, sans se presser afin de ne pas buter sur la chaussée de terre assez mal entretenue à cause du manque de luminosité. Arrivé devant le bâtiment le plus imposant des environs, il poussa un lourd panneau de bois massif et se retrouva à l’intérieur du lieu de culte, qui était relativement modeste, mais d’où se dégageait une impression de sainteté due à sa simplicité même. La porte principale du temple de Sigmar restait toujours ouverte, pour permettre aux nécessiteux, aux pèlerins et aux éventuels visiteurs ecclésiastiques d’y trouver refuge. On ne trouvait cependant rien de précieux dans la nef, la pièce principale du temple. Toutefois, cachée dans l’angle gauche, derrière l’autel, on apercevait une porte intérieure de bois clair, qui elle donnait sur la sacristie, et était généralement fermée lorsque le prêtre n’était pas chez lui. Depuis la sacristie, on pouvait accéder à la cure (les appartements du prêtre), situés à l’arrière du temple, ainsi qu’aux caves du temple.

Nous l’avons vu, Kreideklippe était un village en bordure de mer, et rares étaient donc les bâtiments à disposer de sous-sols. Cependant, le temple de Sigmar était bâti à l’extrême Ouest du village, près d’un petit bois de conifères assez loin à l’intérieur des terres et sur une légère élévation de terrain. La particularité de ce lieu avait justifié la présence de caves, qui de mémoire d’homme n’avaient jamais été inondées, même par les temps de fortes pluies et de fortes marées conjuguées. Le temple en lui-même avait une autre particularité architecturale notable. Ceux qui avaient construit cet endroit lui avaient donné des fondations de pierre, puis, comme s’ils avaient changé d’avis au milieu de leur travail, ils avaient terminé le bâtiment par des murs et une charpente de bois. On avait donc un sous-sol et un sol de pierre, ainsi que les premiers 50 centimètres des murs, le reste de la structure (le haut des murs et le toit) étant fabriquée intégralement en bois.

Wolfgang, lui, était habitué des mêmes paysages, des mêmes gens et des mêmes bâtiments depuis qu’il était né. Il ne s’attarda donc pas à contempler ce lieu qu’il connaissait depuis toujours. Sans jeter un œil à l’intérieur de la nef faiblement éclairée par les bougies de cire qui brûlaient lentement, il traversa le temple et ouvrit directement la sacristie avec la clef donnée par le père Ludwig. Ce n’était pas la première fois qu’il entrait dans cette petite pièce annexe, où l’on préparait les offices. C’était également la seule voie pour accéder aux réserves ou aux appartements du vieux religieux. Toute en longueur car elle s’étirait d’un mur extérieur à l’autre, la pièce n’avait guère que trois mètres de large. Le capharnaüm qui y régnait en permanence accentuait encore l’impression d’étouffement et de sur-chargement de cette annexe exigüe. Une porte au fond donnait sur le presbytère. Notre héros l’ignora, car il savait où aller. Evitant une pile de chaises paillées placée peu judicieusement en plein milieu du peu d’espace libre qu’il restait pour circuler, il se dirigea droit vers la droite par rapport à l’entrée du temple, non sans se saisir d’une bougie allumée au passage. Là, dans un espace laissé volontairement dégagé, on apercevait sur le sol une large trappe. Wolfgang Schaeffer l’ouvrit et descendit à l’escalier de pierre qui menait aux réserves. La première pièce de la cave était une sorte de cellier que le vieux Ludwig utilisait pour entreposer sa nourriture. Une porte lourdement renforcée menait à la cave à vins, mais seul le prêtre pouvait l’ouvrir, et il ne confiait jamais cette clef à personne.

Toutes sortes de rumeurs folles courraient d’ailleurs en ville depuis des décennies sur ce que Ludwig pouvait y cacher. Beaucoup s’en tenaient à la version du clerc : il ne s’agissait que de sa cave à vins personnelle, où il laissait vieillir des bouteilles de grands crus qu’il aurait pour certains ramenés des régions du Sud de l’Empire où il avait étudié, étant plus jeune. Cela paraissait le plus probable, mais ne satisfaisait pas tout le monde. D’autres, à l’esprit plus fantasque, imaginaient qu’il cachait là un trésor d’une nature incertaine (certains disaient qu’il s’agissait d’or ou de pierres précieuses, bien que le sigmarite ne vive pas réellement dans le luxe, mais plutôt dans un confort raisonnable). De rares individus avaient même avancé l’hypothèse de rituels ou d’autres secrets cachés.

Quoi qu’il en fût, Wolfgang n’avait aucun moyen de percer le mystère ce soir-là, n’ayant pas la si mystérieuse clef. De toute manière, il n’avait pas pour mission de pénétrer cette cave close, mais bien de rapporter la grosse miche de pain qu’il aperçut sur un meuble du cellier. Il s’en était saisi et s’apprêtait à remonter quand un bruit étrange et sourd résonna dans le sous-sol, venant du sol et des murs. C’était pour le moins étrange, cependant, car derrière ces murs, il ne devait y avoir que de la terre et de la roche. Mais pourtant, le bruit ne s’arrêtait pas : il s’agissait de sons de percussion réguliers, comme si quelqu’un cognait dans un grand mur très épais. Une chose était certaine : les sons ne provenaient pas de la « cave à vins ». C’était bizarre, mais comme il ne pouvait rien y faire du tout, le nordlandais décida de repartir, après avoir encore attendu quelques instants. Dès qu’il eut refermé la trappe, il n’entendit plus les bruits. Peut-être ces derniers continuaient-ils, mais apparemment, on ne pouvait les entendre que depuis les caves.

Test de perception : 2. Réussite.
Quand il sortit du temple, non sans avoir refermé à clef la sacristie, Wolfgang s’arrêta net. Soudain, à cinq-cents mètres des premières maisons au Sud-Est de Kreideklippe, il vit de nouveau les deux lueurs vertes. Comme deux grands yeux verts brillants très distinctement dans la nuit. De nouveau, l’humain prit le temps de se concentrer pour vérifier s’il ne s’agissait pas que d’un reflet ou d’un effet d’optique. Mais les deux lumières étaient toujours là. Elles semblèrent même se déplacer en direction du village, avant de s’éteindre tout à coup, après quelques secondes. Cette fois, le doute n’était plus permis. Il était certain de ce qu’il avait vu, à moins d’être devenu fou. Certes, il ignorait totalement ce que ces lumières pouvaient être, mais dans le monde dangereux dans lequel Schaeffer vivait, quelque chose de brillant s’approchant discrètement d’habitations en pleine nuit était une raison suffisante pour s’inquiéter et donner l’alerte. Mieux valait s’apercevoir après coup qu’il ne s’agissait que des gamins de la famille Jinger qui s’amusaient avec des lampes vertes plutôt que de ne pas vérifier et risquer une attaque surprise de peaux vertes, de bandits, de raideurs nordiques ou d’elfes noirs. La discrétion n’était pas le fort des nordiques, c’était vrai, mais n’importe lequel des autres ennemis cités étaient tout à fait à même d’agir de la sorte contre la petite communauté isolée de Kreideklippe.

Il n’empêchait que l’ennemi, si c’en était un, était maintenant tout proche. Serait-il possible de donner l’alerte à temps ? Valait-il mieux pour Wolfgang vérifier seul sa découverte, rentrer à l’auberge avertir discrètement les autres clients pour ne pas que les éventuels agresseurs se sachent repérés et n’agissent tout de suite, ou encore hurler pour donner l’alarme au risque de semer la panique et de déclencher l’attaque adverse ?
Le Q.G. de Kriegsherr se trouve ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 493#p70493

Et vous pouvez donner un grade au Kriegsherr ici:
http://warforum-jdr.com/phpBB3/viewtopi ... 764#p70764

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Re: [Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par Wolfgang Schaeffer » 10 sept. 2013, 22:32

Après un dernier coup d’œil perplexe vers la direction de son inquiétante vision le jeune nordlander reprit son chemin d'un pas un peu plus rapide. La distance étant relativement courte entre l'auberge et le lieu de culte, il ne lui fallut qu'un moment pour atteindre la porte du temple de Sigmar malgré le manque de luminosité et l'état relativement déplorable de la route. Bien que cette dernière fut la voie principale du village, Wolfgang l'avait toujours connue défoncée et couverte de nids de poule. La taille du bâtiment était somme toute impressionnante pour le villageois moyen car ce dernier dépassait toutes les autres constructions par sa hauteur mais aussi par sa surface. Si bien que pour quiconque n'avait pas quitté le village le lieu de culte était le plus grand ouvrage d'architecture qu'il n'avait jamais vu. Poussant la lourde porte de bois solide, la pêcheur entra dans la salle de prière qui, si elle était la simplicité même, dégageait tout de même assez de sainteté pour faire ressentir la puissance de Sigmar au jeune homme.

Wolfgang ne s’attarda cependant pas et continua vers une porte situé derrière l'autel qui, contrairement à l'entrée principale, était verrouillée. Cet accès menait vers le lieu de vie du vieux Ludwig ainsi qu'à une réserve dont personne n'avait jamais vu le contenu ce qui avait amené les plus fantasques à subodorer un peu près n'importe quoi : des richesses cachées à un lieu de culte consacré au chaos. Le pauvre villageois en frissonna rien que de penser à ces hommes et femmes qui abandonnaient la lumière de Sigmar pour des êtres aussi maléfiques. Le pêcheur fit une courte prière à Sigmar pour oublier tout cela et entra dans la sacristie, antichambre des lieux précédemment cités. Un joyeux capharnaüm régnait dans cette pièce servant de débarras où l'on pouvait trouver un peu près tout et n'importe quoi.

Hormis sa taille imposante, deux autres particularités différenciaient le temple des bâtiments du village. Tout d'abord on l'avait construit sur une genre de petite colline près d'un bois à la frontière ouest du village. Son positionnement surélevé avait permis aux bâtisseurs de construire une cave sous le lieu de culte qui servait aussi de lieu de dernier refuge en cas de très forte marée ou d'inondation. En effet on n'avais jamais vu, de mémoire d'homme, le sous-sol du temple inondé. La dernière particularité, sans doute liée à l'étanchéité extraordinaire de la construction, était que l'on avait fait les fondations en bonne pierre ainsi que le sol et le premier demi mètre mais le reste était construit en bois.

Le nordlander attrapa un bougie allumée parmi l'amoncellement hétéroclite de choses et d'autres de la sacristie avant d'enjamber tant bien que mal en grommelant des chaises en paille afin d'atteindre sa destination. Après avoir manqué quelques fois de se prendre les pieds dans des objets divers Wolfgang arriva enfin à sa destination non sans laisser partir un soupir de soulagement. Un espace vide de tout bibelot accueillait une trappe que le jeune homme s'empressa d'ouvrir afin de finir sa tâche pour retourner au plus vite vers l'auberge. Un escalier de pierre le mena aux réserves, le pêcheur ignora la mystérieuse porte qui menait à la tout aussi mystérieuse pièce et chercha plutôt du regard la miche de pain qu'il était censé ramener.

*Ça doit être du sacré bon vin pour en faire tout un mystère comme ça.*

Alors qu'il atteignait l'escalier afin de remonter dans la sacristie, Wolfgang entendit un bruit anormal venant à la fois du sol et des murs, un peu comme si des nains s'étaient décidés à creuser un long tunnel depuis leurs forteresses antiques. Le pire c'était que les sons étaient réguliers et ressemblaient vraiment à des coups que l'on pouvait donner dans un mur. Cela plus les lumières précédentes, beaucoup de coïncidences qui commençaient réellement à paniquer le pauvre villageois qui demandait plus maintenant autant d'aventures qu’auparavant. Ne pouvant rien faire contre les bruits il remonta aussi vite que possible à la surface et une fois la trappe refermée, le silence régnait de nouveau et seule s'entendait la respiration rapide du pêcheur. Ce dernier se dépêcha de sortir du temple sans oublier de fermer à clef la porte qu'il avait ouverte peu de temps avant.

*C'n'est rien, c'n'est rien, c'n'est... Par la barbe d'Ulric!*

Aussitôt à l’extérieur, alors que le jeune homme essayait de se convaincre qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, il vit de nouveau les sinistres lueurs vertes à peu près dans la même directions que la fois précédente. Cela en était trop pour le jeune homme qui se força tant bien que mal à se calmer afin de se concentrer sur ce qu'il voyait. Ce coup-ci il fut à peu près sûr que c'était bien un pair d'yeux et que de plus, elle se déplaçait vers le village. Wolfgang était sûr de deux choses : celui à qui appartenait ce regard sinistre n'était pas totalement humain et il n'était surement pas amical non plus. Prenant son courage à deux mains et se forçant au calme, le pêcheur se rendit vers l'auberge en tentant de passer pour quelqu'un de pressé mais non paniqué afin de prévenir les habitants au plus vite d'une attaque surement imminente.
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Re: [Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par [MJ] Kriegsherr » 14 sept. 2013, 21:05

Wolfgang Schaeffer choisit donc de se rendre jusqu’à l’auberge en faisant semblant de n’avoir rien vu, afin de ne pas alerter les présumés ennemis. Il ignorait si cette option se révèlerait ou non payante, mais au moins, il ne fut pas attaqué sur le chemin de retour jusqu’à la « sirène lascive ». Une fois à l’intérieur de l’établissement, il donna enfin l’alarme en mettant au courant tout les villageois présents qu’ils étaient peut-être sur le point de subir une attaque d’un ennemi inconnu.
Test de charisme : 15. Raté.
Un court instant de silence suivit cette annonce. Comme Wolfgang n’était pas connu pour plaisanter avec des sujets sérieux comme celui-là, et qu’il n’avait encore jamais crié au loup sans raison, le contenu de son message ne fut pas remis en cause. Mais il n’était pas non plus une figure charismatique ou d’autorité, et il venait peut-être de lancer un début de panique ou de bazar incontrôlable... Face à la possibilité d’une attaque imminente par des forces ennemies dont ils ignoraient tout, les réactions furent diverses. Tout le monde se mit à parler ou à agir en même temps. Les uns l’assaillaient de questions sur ce qu’il avait vu, les autres vociféraient entre eux qu’il fallait vite prévenir tout le monde et prendre les armes, d’autres, enfin, paniquaient et hurlaient qu’il fallait fuir. De partout dans l’auberge, les cris fusaient, et les hommes s’agitaient en tout sens, certains pour fuir, d’autres pour rentrer dans leurs maisons, d’autres encore pour alerter le reste des habitants de Kreideklippe. Quelques uns tentaient au contraire de retenir tout ce monde dans l’auberge, en hurlant qu’il fallait rester groupés et élaborer une réponse collective. Si quelqu’un ne parvenait pas très vite à rétablir l’ordre, nul doute que chacun ferrait ce qui lui semblerait le mieux, et que le chaos s’emparerait de la petite localité.

Wolfgang savait également que les villageois n’avaient plus beaucoup de temps avant que les présumés ennemis ne lancent l’offensive. Il fallait donc qu’il agisse très vite. Mais pour faire quoi ? Partir chercher sa mère ? Aller chercher des armes pour se battre ? Trouver le salut dans la fuite seul ? Essayer d’organiser une défense ou une autre action organisée ?
Dans tout les cas, il devait agir vite, et il n’était pas sûr de réussir.
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Re: [Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par Wolfgang Schaeffer » 15 sept. 2013, 14:12

Regardant derrière lui toute les dix secondes et guettant le moindre bruit suspect indiquant le début d'une attaque, Wolfgang se rendit avec précipitation vers "La sirène lascive". Bien que la distance ne fut que d'une petite centaine de mètre, la peur lui donnait l'impression que chaque pas durait une éternité et qu'il n'arriverait jamais à temps pour prévenir tout le monde. Mais finalement, au bout d'un temps assez court, le jeune pêcheur se précipita dans l'auberge en manquant d'envoyer la porte dans la figure d'un malheureux qui se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. La salle commune était bondée à cette heure tardive et le bruit que venait de faire la porte en cognant contre le mur avait fait se retourner la majorité des personnes. Le jeune homme se demandait l'air qu'il devait avoir avec sa miche de pain dans les mains et son air effaré mais il y avait plus urgent à faire.

"On s'ra attaqué sous peu! Ils viennent du hameau j'en suis presqu'sûr. C'pour ça que l'meunier n'est pas v'nu et que la Grita elle est toujours pas rentrée!"

Le nordlander avait presque crié son avertissement et comme il avait du mal à contenir sa peur, cela avait du se sentir dans son discours si bien que l'auberge tomba dans un silence mortel pendant une dizaine de seconde. Chacun regarda son voisin comme si il tentait de voir la vérité ou la solution pour s'en sortir dans ses yeux, son expression ou autre chose mais rien ne s'affichait à part la surprise et la terreur qui montait telle une marée maléfique sur une plage insouciante. Puis ce fut le chaos, certains se levèrent et le bombardèrent de questions.

"Combien ils sont?"

"C'est quoi qui nous attaque?"

"Qu'est c'que t'as vu exactement?"

Et d'autres variations des mêmes questions suivirent si vite que Wolfgang n'eut même pas la volonté de commencer à répondre, chacun voulant sa réponse avant l'autre si bien qu'il n'entendit plus bientôt qu'une cacophonie de voix incompréhensibles. D'autres parlaient entre eux bien que le terme de crier était plus exact étant donné le volume sonore ambiant qui allait crescendo du fait que tout le monde tentait de rajouter du volume pour se faire personnellement comprendre. Enfin certains sortirent tout simplement de l'auberge afin de s'enfuir, prévenir d'autres villageois ou autres choses de moins censées tandis que quelques fous tentaient tant bien que mal de retenir tout le monde.

"Mère!"

Wolfgang rejoignit ceux qui s'échappaient du bâtiment afin d'aller retrouver sa mère chez eux pour ensuite s'enfuir car rien ne le retenait véritablement dans ce village et le sort de ses habitants lui importait bien moins que sa propre vie et celle de sa génitrice. Les premiers sortis faisant fi de toute discrétion comme il avait réussit à faire auparavant, le pêcheur ne se préoccupa que de courir le plus vite possible en espérant du fond du cœur qu'il n'était pas déjà trop tard.
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Re: [Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par [MJ] Kriegsherr » 20 sept. 2013, 00:25

A tout au plus trois cent mètres du petit village nordlander de Kreideklippe, cette nuit-là, une paire d’yeux scrutateurs fixait la porte de l’auberge où venait d’entrer le seul homme qui fut dehors à cette heure-ci. Puis ils se relevèrent légèrement, se tournant vers un point diamétralement opposé à celui où il se trouvait, par rapport aux habitations. Soudain, une flamme verte jaillit de l’endroit exact où s’étaient posés les yeux de l’observateur, s’envola dans les cieux et retomba lentement dans la mer...
***
Il sentait la puanteur des choses-hommes toutes proches. Ces idiots-imbéciles se prélassaient dans leurs huttes-masures, se croyant à l’abri. Le plan du chef s’était révélé bon-payant, et bientôt, ils ramèneraient des esclaves par dizaines pour le clan. Avec un peu de chance, la chose-homme qui était sortie ne les avait même pas vu, et ils pourraient les prendre-cueillir par surprise. Et de toute façon, pensa-t-il, même s’il les avait aperçus-vus, à présent, il était déjà trop tard pour qu’ils puissent réagir. De l’autre côté des bâtiments-constructions, déjà, il apercevait le signal. Le moment-instant était venu, et cette pensée l’emplit d’une joie cruelle…
***
En sortant de l’auberge, Wolfgang Schaeffer sut tout de suite qu’il ne s’était pas trompé. Des cris de guerre inhumains fusaient, venants du Sud-Est. Un bref coup d’œil dans cette direction lui indiqua qu’un grand nombre de formes sombres humanoïdes, mais de petite taille, chargeaient à grande vitesse vers eux, deux yeux verts brillant à l’avant de la masse des assaillants. La nuit était noire, et seul éclairait le village les quelques lueurs des fenêtres et des torches des pêcheurs qui avaient fui l’auberge quelques secondes avant Wolfgang. Il était donc totalement impossible pour ce dernier d’identifier avec précision la nature et le nombre de ces mystérieux ennemis, à moins bien sûr de rester sur place ou de foncer vers eux, ce qui aurait été plutôt stupide. Une chose était certaine : il y avait là au moins une centaine d’assaillant armés, peut-être plus. Face à un tel nombre, le village prit par surprise ne pouvait pas espérer l’emporter au combat. Une seule option restait viable : la fuite. Heureusement, l’offensive provenait exclusivement du Sud-Est, et la route vers l’Ouest, ainsi que la lande au Sud, semblaient dégagés.

Wolfgang ne pouvait ignorer, au vu de la rapidité de l’ennemi, qu’il était probable qu’une bonne partie des habitants du village –notamment ceux qui n’étaient pas à l’auberge quand il les avait prévenus- ne soit surprise et ne tombe entre les mains des assaillants. Il savait aussi qu’il s’agirait pour la plupart des femmes, des vieillards et des enfants, qui étaient chez eux et commençaient seulement à se demander ce qui se passait, et qui seraient en plus les plus lents à fuir. Le nordlander arriva rapidement à sa maison, située à une bonne cinquantaine de mètres à l’Ouest de l’auberge. Il avait couru comme si sa vie en dépendait (ce qui était peut-être d’ailleurs le cas), et avait avalé la distance en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. En ouvrant la porte à la volée, il faillit de nouveau frapper quelqu’un, car sa mère était déjà sur le point d’ouvrir la porte pour regarder ce qui se passait : en effet, les hommes de l’auberge qui fuyaient hurlaient dans le même temps, alertant ainsi le reste des villageois.
Il ne fallut que quelques instants pour que la mère de Wolfgang Schaeffer comprenne plus ou moins ce qui était en train de se passer, et ne se décide à suivre son fils, courant sur la route en direction de l’Ouest. Devant eux, quelques hommes alertés à l’auberge et qui ne s’étaient pas arrêtés pour prendre leur famille avec eux avaient déjà cent ou deux cent mètres d’avance. Un groupe de trois fuyards dont une petite silhouette, était à leur hauteur et fuyait avec eux, mais peu importait leur identité. Personne ne prit le temps de regarder en arrière, d’où provenait maintenant des bruits de combat et des cris terrifiés et terrifiants. Chacun ne pensait plus qu’à sauver sa vie, et éventuellement celle de sa famille pour les plus altruistes. Comme ils étaient parmi les premiers, Wolfgang et sa mère avaient bon espoir de s’en tirer, car s’ils parvenaient à atteindre la petite forêt que traversait la route vers l’Ouest, ils pourraient s’y cacher, avant de continuer vers la ville la plus proche à l’occident. Derrière eux, les ennemis seraient retardés par les villageois encore présent dans Kreideklippe. Le sacrifice (involontaire) des uns allait peut-être finalement servir à sauver les autres, les plus rapides et les plus chanceux.

Pour les Schaeffer, le plus dur semblait fait. Ils n’avaient plus que trois cent mètres à faire pour atteindre l’orée des bois salvateurs, quand soudain, les premiers fuyards, qui avaient atteint cette limite, poussèrent des cris et firent volte face, tandis qu’une seconde vague, d’une bonne centaine d’ennemis au moins, déferlait sur eux depuis les sous-bois. Ils étaient pris en tenaille, tombés dans un piège. Mais tout n’était pas encore perdu. A quelques mètres derrière eux, l’un des membres du trio hurla : « Vers la lande ! » Et la course effrénée reprit, cette fois en direction du Sud et de la lande, leur dernier espoir de salut. Très peu de gens pourraient sans doute échapper à la tenaille, mais Wolfgang et sa génitrice (ainsi que le trio), étaient déjà très avancés. En fait, ils ne voyaient personne devant eux, tandis qu’ils s’enfonçaient dans la plaine rocailleuse aussi vite que possible, ce qui signifiait qu’ils étaient les premiers. Nul ne sait par quel miracle aucun d’eux ne se foula une cheville, en courant à perdre haleine dans le noir le plus complet et sur ce sol très inégal, d’ordinaire traître même en plein jour.

Le vacarme derrière eux s’éloignait maintenant un peu. Ils devaient avoir mis au moins une centaine de mètres entre eux et le reste du village. L’espoir était de nouveau permis. Malheureusement, la mère de Wolfgang s’arrêta soudain net en poussant un cri d’effroi. Une étrange lueur verte était apparue à quinze mètres devant eux, laissant entrevoir une créature tout droit sortie d’un cauchemar. Un sorte de rat géant bipède, armé jusqu’aux dents, et qui les fixait comme s’ils étaient de la nourriture avec des petits yeux noirs et cruels. D’une voix froide fortement marquée par un accent inhumain, la chose leur parla calmement, se délectant visiblement de la terreur de ses proies :

-Allons, choses-hommes, pourquoi être si pressés-pressés ?

Des dizaines de petits rires bestiaux fusèrent de derrière lui, tandis qu’une troisième vague d’assaut se lançait vers le groupe de fuyards. Il y a des moments ou l’instinct de survie prend le dessus sur la raison. Même s’ils se savaient cernés, même s’ils n’avaient aucune chance de semer les rapides hommes-rats avec seulement quinze mètres d’avance, rien n’aurait pu empêcher les cinq humains de prendre la fuite devant l’attaque d’une horde de telles monstruosités. Ils n’allèrent pas bien loin. Le trio, toujours légèrement en retrait de Wolfgang et de sa mère qui couraient plus vite, fut le premier à être rattrapé, en quelques secondes seulement. Le pied de la fillette avait glissé sur une roche instable et elle s’était effondrée par terre, en hurlant de terreur. Aussitôt, ses parents s’étaient arrêtés et avaient tenté dans un reflexe naturel de la protéger de leurs corps. Wolfgang et sa mère ne s’arrêtèrent pas pour savoir ce qui leur était arrivé. Ils furent de toute façon bientôt rattrapés eux aussi. Une dizaine de secondes après le début de leur troisième sprint, un bras, une queue ou une jambe vint heurter le dos de chaque membre du duo et le pousser par terre. Le fils Schaeffer, déséquilibré en pleine foulée, fit un vol plané de deux mètres. Sa tête heurta une pierre et il perdit immédiatement connaissance.

***
Au loin sur la mer agitée, des yeux expérimentés observaient un gigantesque incendie dévorer ce qui fut le petit village de Kreideklippe...

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Re: [Wolfgang Schaeffer] La fin d'un monde

Message par Wolfgang Schaeffer » 05 janv. 2014, 01:13

Si Wolfgang aimait bien avoir raison quand il disait quelque chose, ce coup-ci il s'en serait largement bien passé. Des cris incompréhensibles fusaient vers la direction du Hameau et le jeune homme sut deux choses : les attaquants n'étaient pas humains et ils étaient nombreux. Son impression se confirma lorsqu'il jeta un rapide coup d’œil vers les vociférations au sud-est et qu'il découvrit une quantité effroyable de petites silhouettes avancer à toute vitesse vers le village menées par une pair d'yeux verts lumineux. Son lieu de vie n'étant qu'un petit bourg, le pêcheur ne put discerner la nature exact des assaillants à cause du manque de luminosité. Le peu de lumière filtrant des fenêtres des habitations ne lui servait qu'à se diriger sans trébucher vers l'ouest et sa maison.

*Que Sigmar, Ulric et Manann nous viennent en aide*

A moins d'un miracle le village était perdu et seule la fuite lui permettrait de survivre ce en quoi il était parfaitement conscient. Bien que n'ayant pas beaucoup de sentiments pour les habitants de Kreideklippe, il n'était pas un mauvais bougre et la probable mort d'une grande majorité des villageois le rendait malade. Seule l'envie implacable de sauver sa mère le portait dans sa course folle et le jeune homme arriva bien vite chez lui. Ouvrant la porte sans ménagement il faillit renverser sa génitrice qui visiblement allait sortir. Il fallait admettre que les hurlements de certains villageois avaient bien fait leur office et alerté les pauvres gens encore dans leur masure. Wolfgang ne se donna même pas la peine de parler tellement il était essoufflé par sa course et intima à sa mère de le suivre d'un geste du bras. Les différents bruits et cris apeurés venant de l’extérieur poussèrent la guérisseuse à suivre son fils sans trop poser de questions. Wolfgang cala sa vitesse de course sur celle de sa mère, plus lente, et remarqua avec une certaine amertume que quelques personnes avaient une centaine de mètre d'avance. Ceux-là n'avait pas du prévenir leur famille et pour quelqu'un qui portait la famille presque au-dessus de tout c'était un sacrilège tout à fait détestable. A l'inverse de ces égoïstes deux silhouettes encadrant une plus petite courraient au niveau du pêcheur et sa génitrice. Le jeune homme ne prit pas le temps de regarder qui étaient ces fuyards, concentré sur sa course pour ne pas chuter et sur sa propre famille afin de ne pas la perdre.

"La forêt! On y est presque mère!"

La femme entre deux âges hocha de la tête pour économiser son souffle puis s'arrêta net provoquant l'arrêt quasiment instantané de son fils qui porta son regard vers les cris s'entendant devant eux et la direction vers laquelle regardait sa mère avec un air terrifié. Des centaines de nouveaux assaillants étaient sortis du sous-bois provoquant la débandade des premiers fuyards qui, du coup, étaient bien puni de leur égoïsme selon le jeune nordlander.

"Vers la lande!"

Il ne fallut pas de temps pour que la famille Schaeffer se mettent en route vers la direction suggérée par une des personnes du trio les accompagnant. Les trois personnes plus le duo étaient les premiers sur le chemin vers la salvation et en jetant un rapide coup d’œil en arrière Wolfgang remarqua que vraiment très peu de personnes pourraient s'échapper du piège des envahisseurs. Le jeune pêcheur s'inquiétait pour sa mère mais celle-ci courrait sans soucis et elle ne chut pas pas plus qu'aucun des cinq fuyards.

"On y est presque!"

Moins de bruit se faisait entendre derrière le petit groupe de villageois car ils avaient mis une distance raisonnable avec l'épicentre de l'attaque. Malheureusement l'espoir ne devait pas durer et la guérisseuse s'arrêta d'un coup en laissant échapper un cri de terreur. Son fils freina des quatre fers et regarda dans la même direction que sa mère et découvrit une lueur verte révélant enfin leurs attaquants dans toute leur horreur.

"Que Sigmar nous préserve!"

"Allons, choses-hommes, pourquoi être si pressés-pressés ?"

La chose ressemblait à un rat mais faisant quasiment la taille d'un homme et se tenant sur deux jambes dans une parodie d'humanité. La créature s’exprimait avec un horrible accent et c'était plus cela qui terrifiait Wolfgang que l'allure de l'ennemi qui pouvait être assimilé à un homme-bête. Ces petits yeux étaient sournois et respiraient la cruauté comme les terribles armes dont il était bardé. Des rires suivirent ces paroles, des dizaines de rires inhumains sonnant la fin de la fuite mais cela n'empêcha pas les fuyards de repartir à toute vitesse mais s'ils avaient absolument aucune chance. Instinct ou espoir futile, quoi qu'il en fut tout le monde se mit à courir mais les premiers, le trio se retrouva attrapé ou pire le pêcheur ne put le dire et ce n'était pas vraiment sa préoccupation principale à l'instant présent. A peine quelques secondes plus tard ils se firent rattraper eux-même et un coup de queue dans le dos du pêcheur le fit tomber. Sa tête heurta une pierre et il sombra dans l'inconscience.
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