Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Viola Schutten
Age: 19 ans
Sexe: Féminin
Race: Humaine
Carrière: Voie du Serviteur de Khorne
Lieu/ville de départ: Nuln
Fréquence de jeu: Variable, plutot lente (1 fois par semaine)
MJ: [MJ] Loec


Nom de la ligne FOR END HAB CHAR INT INI ATT PAR TIR NA PV
Profil de départ (+4 PC initiaux) 9 9 8 8 8 8 10 8 8 1 60/60
Profil actuel 9+1 9 8 8 8-1 8 11 8 8 1 60/60
Améliorations restantes à acquérir pour level up (déjà acquis/à acquérir) +1FOR +1END +1ATT +2PAR +5PVs


XP disponible: 63
PC dépensés: 5




Description physique :

Viola n'a pas grand chose à voir avec l'image de la femme que la populace semble avoir. Elle ne semble aucunement douce, fragile, et si beauté il y a, celle-ci semble bien cachée derrière un visage dur et des vêtements plus pratiques qu'esthétiques. S'approchant du mètre soixante-dix pour un peu plus de cent-cinquante livres, nombreux seraient tentés de dire que la jeune femme tient plus du travailleur que de la demoiselle prête à se marier. Son corps, en effet, semble bien entretenu, et n'a rien à envier à celui d'un homme : des muscles dessinés par le travail, tout comme ses épaules, devenues solides par le maniement du couperet à longueur de journée. Ses jambes ne furent pas non plus laissées de côté, les livraisons et vagabondages dans les rues de la ville l'ayant fait battre le pavé de nombreuses années. Il serait cependant grossier de la confondre avec un homme, car ses traits féminins restent cependant visibles. Ses hanches trop larges par rapport à son tour de taille, ses fesses loin d'être inexistantes, et sa poitrine, sans être disproportionnée, néanmoins présente et visible malgré le lourd tablier de cuir que Viola porte à longueur de journée. Et surtout, ce qui ne laisse pas trompeur, son visage, bien que durcit par son mode de vie, n'a rien de masculin. Ses joues ciselées, un nez fin mais légèrement asymétrique, et une bouche on ne peut plus commune, si ce n'est un léger sourire dessiné. Ses cheveux châtains couvrent l'intégralité de son front, et continuent leur descente à hauteur de cou. Enfin, son regard, associé à son sourire en coin permanent, donne l'impression d'un air moqueur venant de la jeune femme. Sur le plan vestimentaire, guère de fanfaronneries : bien souvent une tunique à culotte, souvent recouvert de son inséparable tablier. La tenue de la profession, se vante d'ailleurs souvent Viola, quand on lui fait remarquer qu'elle ne porte jamais de robe. Ce n'est pas qu'elle n'aime pas ça, mais il s'agirait d'une dépense inutile que d'investir dans une tenue que l'on ne peut mettre que les jours de repos, si rares pour la plèbe.

Description psychologique :

Viola est pragmatique, terre à terre, et particulièrement franche. Si quelque chose ne va pas, vous le saurez. Si quelque chose lui plaît, également, mais elle ne s'épanchera pas dessus longtemps. Pas de messes basses, de piques dans le dos, la jeune femme n'a rien en commun avec un monde purement féminin où ces pratiques sont monnaies courante. Elle n'hésite pas à se faire entendre, et celui qui l'insulte doit être prêt à en découdre à main nue. Mais ce n'est pas non plus une brute sans cervelle. D'habitude, elle est plutôt amicale et travailleuse, concentrée dans son travail afin de ne pas se trancher un doigt par mégarde. Son fonctionnement est simple et méthodique, et ses employeurs n'ont jamais eu à lui reprocher son attitude au travail.

Cependant, à l'intérieur d'elle même, elle garde des rancunes tenaces. A la fois contre elle-même, incapable de se forger un destin digne de ce nom, contre son père qui à provoquer la destruction de sa famille, et surtout contre les répurgnateurs et l'église sigmarite : il était facile de critiquer les mauvaises conduites des hommes, mais ces hypocrites n'avait certainement jamais du lutter pour vivre de façon décente. Elle a rancune de tous ceux qui jugent les autres sans connaître les raisons derrière leurs agissements. Elle à aussi perdu tout espoir en la vie : il faut survivre, de façon convenable, mais il n'existe pas de beau prince charmant qui viendra la sauver de sa vie miteuse, et le seuls bouleversements majeurs qu'elle arrive a imaginer sont tous négatifs. Ainsi, elle tente de profiter de tous les petits plaisirs de la vie qu'elle peut grappiller à droite et a gauche.

Mais depuis quelques semaines, l'humeur de Viola change. Elle est plus lunatique, parfois à des réactions violentes, et des sentiments inavouables qui lui prennent les entrailles, comme d'envisager d'étriper son collègue qui sifflote constamment, avant de le débiter comme le veau qui l'aura précédé. Ces sautes d'humeur l'effraie, mais la fascine également : comme si elle reprenait goûts à la vie, et qu'elle avait découvert quelque chose qui lui tenait à cœur…

Alignement : Neutre mauvais

Historique du personnage :

-Une longue année-

Il y a de ça dix-neuf années, une jeune fille comme toutes les autres naquit dans les faubourgs de Nuln. Née de deux parents issus de la plèbe, avec comme père un boucher populaire du quartier, et une mère aidant le commerce familial lorsque les enfants le permettaient. Le reste de la famille comprenait un grand-frère, de cinq ans plus âgé, et une soeur n'ayant qu'un an de moins que lui. Le commerce de leur père, déjà à l'époque, parvenait tout juste à satisfaire les besoins de la famille, aussi une autre bouche à nourrir n'était pas au programme. C'est ainsi qu'à la naissance de la benjamine, le couple espéra en secret être parent d'un mort né, ou au pire d'un mutant, afin d'avoir droit de s'en séparer. Le raisonnement était cruel, mais la réalité de la vie l'était tout autant. Ce n'est donc pas avec un cri de joie que les parents apprirent que l'enfant était bien portant. Et qu'il s'agissait d'une fille. Encore un garçon aurait pu aider le foyer et rapporter de l'argent, mais une fille ? Dans la majorité des cas, il s'agissait plus d'un poids, du moins jusqu'au mariage où la dote permettait parfois de rembourser cet investissement sur le long terme. Mais tiendrait-il jusqu'à ses quinze ans pour la marier ? Et serait-elle assez belle pour plaire à un riche marchand ? Non, le jeu n'en valait pas la chandelle. Mais Gunnar, le chef de famille, savait qu'il ne pouvait pas mettre un terme à la vie de sa progéniture, si celle-ci était saine de corps. Il pria alors les dieux de décider du destin de sa famille, et de juger si la fille pouvait y rester ou non. Il décida de ne nommer sa fille qu'à partir de son premier anniversaire, pratique commune quand on sait que la moitié des nourrissons n'atteignent jamais leur premier anniversaire.

Pendant une année complète, la fillette fut soumise à la grâce des dieux. Ne recevant qu'un peu d'attention de la part de la famille, principalement de sa mère et de son grand-frère, elle tînt bon, malgré une alimentation peu riche et une hygiène contestable. Lorsque l'hiver vînt, en revanche, ce fut une autre histoire : le bambin, carencé, s'affaiblît rapidement, et il ne fallu pas longtemps pour que la fièvre se déclara. Le couple, qui commença petit à petit à s'attacher au petit bout de chair, décida qu'il ne dépenserait pas un sous pour un médecin, ne voulant mettre en danger le foyer pour le plus faible de ses membres. Cependant, il fut également décidé d'améliorer un peu le mode de vie de l'enfant, et que si celui-ci venait à survivre à dette épreuve, alors il tiendrait certainement bon jusqu'à sa première année. Les jours furent longs. Le sort du nourrisson n'était pas certain. Le foyer reçu même une étrange visite durant cette épreuve. Un homme, certainement un mendiant, devinable à l'odeur nauséabonde qu'il dégageait, et expliqua que son groupe pouvait guérir les maladies sans réclamer un sou, à condition d'un petit sacrifice. Gunnar refusa la proposition aussi prestement que possible, ne voulant avoir affaire avec un charlatan. « Si vous changez d'avis, venez voir mon Grand-Père, au sept rue de la lèpre. » avait-il dit avant de partir. Moins d'une semaine après, l'état de l'enfant se stabilisa, et s'améliora lors des semaines qui suivirent.

La petite atteint alors son premier anniversaire. « Nous l'appellerons Viola » décida Gunnar « le même nom que ma tante que personne ne supportait et qui a survécu à tout, si on fait exception d'un os de poulet ! ». Et c'est ainsi que la benjamine obtint une véritable identité.

-Un premier malheur-

De nombreux mois plus tard, ce fut au tour du garçon de tomber malade. Mais ce coup-ci, ce fut plus grave. Une infection pulmonaire sévère à souhaits. L'état de l'enfant empira rapidement, et la fortune familiale ne permettait pas l'accès aux docteurs diplômés. Il fallut prendre alors une décision, et Gunnar n'hésita pas : essayer de voir le charlatan dont il avait entendu parler des mois plus tôt. Mais cette décision marqua l'entrée de la famille sur le chemin du Chaos. En effet, après avoir retrouvé l'établissement en question, une vielle masure faite de bois moisi, dans une ruelle en même état, remplie de détritus, et divers mendiants, certains plus sales et étranges que d'autres, certains se cachant même sous des capes faites de guenilles cousues entre elles. Le père du garçon frappa à la porte, et un étrange homme, dont seul la tête pustuleuse dépassait de ses longs habits noirs, leur ouvrit et les invita à entrer. L'intérieur de la maison ressemblait à une vraie cour des miracles : mendiants, infirmes, et… mutants patientaient silencieusement dans la pièce centrale. Quelques minutes passèrent, le père et le fils dévisageant les différents membres de l'assemblée. Puis une voix grondante, provenant de la pièce du haut, brisa le silence « Au suivaaant ! Aaamenez moi le garçon. ». L'enfant fut alors invité à monter les escaliers, seul. Gunnar fit les cent pas, se sentant observé par tous, mais ne pouvant rien dire. La vie de son fils était entre leurs mains. Une demi-heure passa. Et soudain, un grincement de porte se fit entendre, puis des bruits de pas dans l'escalier. Puis l'enfant réapparu, et couru se jeter dans les bras de son père. « Il devra revenir, toute cette semaine au moins, et certainement encore après. » Gunnar salua bien bas ses hôtes, et repartit au plus vite de cette étrange maison. Sur le chemin du retour, il interrogea son fils sur le mystérieux médecin. « Cétait un gros monsieur qui sentait pas bon, mais il était gentil. Il y avait plein de ronds partout, et il parlait toujours de Grand-père, qui allait me soigner ! » Les jours qui suivirent, faute de pouvoir faire autrement, ils y retournèrent, le père ou la mère accompagnant le fils. La toux du garçon continua cependant, mais celui-ci ne semblait plus en souffrir. Même quand il crachait du sang, il n'avait pas mal. Et cela dura jusqu'au jour fatidique où les parents comprirent leur erreur. Un matin comme les autres, la mère se leva, et réveilla ses deux ainés. Un cri de terreur retentit dans la petite pièce. Le jeune garçon se trouvait dans un lit taché de sang, avec un oeil totalement infecté, putréfié, mais surtout avec trois énormes bubons formant un triangle sur sa joue gauche. Suite à cette découverte, le couple eu une longue discussion, mêlant rage et pleurs. La discussion s'acheva sur une décision douloureuse. La nuit tombée, le père emmena son fils, alors âgé de six ans et demi, faire un tour à l'extérieur. Il revint quelques heures plus tard, les yeux rougis par ce qui avait dû être des larmes. On ne revit plus jamais le garçon.

-Une enfance détruite-

Pendant plus de dix ans, tout se passa bien. Le revenu de la famille était à la hausse suite au départ de l'un de ses membres, et également grâce à une idée lumineuse de Gunnar, qui avait trouvé une solution infaillible pour récupérer plus de viande, et plus fraîche, pour le même prix. Idée dont il gardait d'ailleurs jalousement le secret. Viola grandit doucement, aidant son père à la boucherie familiale, principalement en faisant la découpe de « précision », et aidait à la vente à l'étal ou à la crié. Katherine, sa grande sœur, était devenue une belle jeune fille pour qui se profilait un avenir radieux, après avoir su capturer le cœur d'un jeune marchand . Les parents parlaient déjà de mariage, en précisant bien qu'à quinze ans, on était bien assez vieux pour se marier. Gunnar profita du peu d'argent qu'il avait de côté pour inscrire ses filles à l'école populaire. Les lieux étaient miteux, mais on y apprenait les bases du Reikspiel et du calcul. Les deux filles y restèrent suffisamment longtemps pour savoir lire, écrire -et ce malgré de nombreuses fautes d'orthographe-, additionner et soustraire les nombres. Deux jeunes filles, belles et instruites, voilà la fierté de Gunnar. Il aurait tant voulu que ses parents soient à Nuln, pour qu'ils puissent voir ce qu'il était devenu, lui, fils de paysan qui avait quitté sa campagne pour faire fortune en ville. Il était fier de son travail de père, mais la blessure laissée par le départ de son unique fils était toujours présente, au fond de son cœur. Un matin comme les autres, lors de la vente à l'étal du matin, des clients étranges se présentèrent. Ce fut Viola qui les accueillit. Il y avait quatre hommes, trois ressemblaient à une sorte de milice, et les quatrième portait un grand chapeau et une longue veste noire. Celui-ci s'avança de l'enfant, et lui parla avec douceur. « Ton père est-il là, ma chérie ? Peux-tu lui dire de venir me voir ? ». Viola acquiesça, se retourna et cria « Papa, ya des messieurs qui veulent te voir ! ». Gunnar posa alors sa caisse de gigots au sol, et se retourna vers les clients. Il pâlit rapidement et commença à trembler. L'homme habillé de noir s'avança alors, et pour la première fois, Viola vit son père reculer de terreur. « Monsieur Schutten, comme vous l'avez sûrement compris, je suis un Répurgnateur sous les ordres du puissant Sigmar en personne. Et si mes soupçons sont fondés, et je suis sûr qu'ils le sont, je vais vous demander de nous accompagner, moi et mes hommes. Vous allez être jugé pour Hérésie et pour les actes abjectes que vous avez commis ! » Sans même se retourner, il lança un ordre « Saisissez le, lui et toute sa marchandise. Amenez aussi sa femme et ses enfants ! ». Deux hommes saisir l'homme sans lui laisser la possibilité de s'expliquer, un autre soldat prenant la jeune fille par les épaules et l'emmenant à la suite de son père. Elle ne pu jeter un œil sur ceux qui restèrent pour saccager les lieux et saisir de grand cageots de viande.

Les heures passèrent. Viola attendait sagement sur une chaise dans une salle sans fenêtres. Un tabouret vide lui faisait face. Elle s'ennuyait. « Quand est-ce que Papa viens me chercher ? » se disait-elle. Le bruit de la clenche de la porte se fit entendre, puis s'ouvrit. L'homme au chapeau s'avança par l'ouverture, suivit de gardes. « Alors ma petite, on a posé des questions à ton père, et il a fini par y répondre. Je vais donc juste te poser deux ou trois questions à toi aussi, d'accord ? ». La jeune fille acquiesça de la tête. L'homme continua donc sa phrase. « tu aides ton père à la boutique, n'est-ce pas ? » un nouveau hochement de tête fut la réponse. « Tu aidais à préparer quels viandes ? » La jeune fille réfléchit rapidement, puis d'une voix hésitante répondit : « Je m'occupe de la volaille et des lapins. » « Pas d'autres viandes ? » « Non, monsieur, papa disait que le reste était réservé aux grandes personnes. » L'homme ôta son chapeau, le posa sur la table et s’assit sur le tabouret. Il fixa la jeune fille dans les yeux. « Et as-tu goûté l'autre viande qu'il préparait ? » « Non monsieur, papa disait qu'il n'était pas d'assez bonne qualité pour nous, et qu'il préférait de toute façon la volaille. » L'homme se massa le visage. « Il nous aurait donc dit la vérité, sa famille n'est pas au courant. » s'exclama un garde derrière lui. L'homme se retourna et le fusilla du regard « Je suis le seul à parler ici. Et oui, je pense qu'il nous a dit la vérité, je ne vois pas comment il aurait pu nous mentir de toute façon. Préparer le jugement pour l'homme et la femme, que le bois soit prêt pour dans une heure. » « La femme aussi ? » se risqua le garde. L'homme répondit avec véhémence. « Oui, c'était son devoir d'épouse de connaître les agissements de son mari, et de voir ce qu'il était devenu. Elle prétend être innocente, mais elle n'a fait que se voiler la face en tournant le dos à la vérité. Elle n'a pas accompli son devoir et doit être punie pour ça. Maintenant, fichez le temps et aller préparer moi tout ça ! » Viola ne comprenait pas. Les questions n'avaient pas de sens avec la discussion actuelle. Une fois le garde hors de la pièce, l'homme en noir se retourna vers la jeune fille. « Ton père à fait une grave faute, et il va être puni pour ça. Mais il semble avoir été suffisamment sage pour ne pas te damner avec lui, de même que ta sœur. D'ailleurs, si j'ai bien compris, elle va vivre dans la famille de son fiancé à partir d'aujourd'hui. Trouve toi aussi un nouveau foyer où vivre. » « Je retourne à la maison, moi ! » « ta maison à été purifiée par les flammes tout à l'heure. Je vais te faire conduire à un orphelinat, tu es un peu vieille pour y vivre, mais ils pourront t'héberger le temps de trouver un endroit où vivre. » « Mais je ne suis pas orpheline ! » « Pas encore, petite, pas encore… ». Sur ces mots, il se leva, sortit dans le couloir et interpella un garde. Viola ne fit pas attention au reste de la discussion. Elle y pensait, mais ne comprenait rien aux paroles de l'homme au chapeau. Un garde entra. Elle chercha rapidement la fillette des yeux, et lui jeta un regard noir. Il la saisi sans délicatesse par le bras et l'emmena hors de la pièce, parcourant les longs couloirs du bâtiment. Ils étaient donc dans la caserne. Mais l'homme ne s’arrêtait pas, et continua son chemin dans la rue. Ils continuèrent à marcher jusque dans une rue parallèle, où l'homme la relâchât sans douceur. « Je n'ai pas de temps à perdre à emmener une fille d’hérétique souillée par le Chaos jusqu'à l'orphelinat. Débrouille toi, et meurs, ça arrangerait tout le monde ! ». Il rebroussa chemin sans laisser le temps à Viola de placer un mot.

Elle erra pendant plus d'une heure, dans cette partie de la ville qui lui était inconnue. Elle finit par retrouver son chemin à l'aide de mouvement de foules : un événement se déroulait, d'après ce qu'elle avait entendu, sur la place proche de chez elle. Une douce odeur de feu de bois, puis, en se rapprochant, l'odeur du cochon grillé arrivait à ses narines. Une fête ! Peut-être sont père pourrait l'accompagner une fois de retour ? La foule se massait, et Viola fut entraînée avec, incapable d'avancer ou de reculer. Elle ne put qu'entendre les discussions inquiètes. Pourquoi les gens semblaient si nerveux à l'annonce d'une fête ? « Ils ont fait quoi ? » demanda une femme à sa voisine. « D'après la garde, il découpait des mutants et vendait la viande à ses clients… » répondit-elle à voix basse. La première eu un hoquet de surprise. « Il paraît que c'est à cause de lui qu'il y a plus de mutants. Le répurgnateur l'a trouvé, et il à avoué il paraît. Elle était dans la combine aussi. Il paraît même qu'ils étaient au courant pour l'existence d'un culte de damnés dans le quartier des lépreux. Les flammes sont trop douces pour eux à mon avis ! ». La première femme déglutit difficilement. « Ils s'appelaient comment déjà ? » « schören ? Non, attend, je sais plus. » Elle se retourna vers une troisième femme, qui était légèrement derrière elle. « Tu te souviens ud nom de ce boucher ? Tu sais, celui qui avait deux filles. » « Schutten » répondit la dernière. « Et ils avaient un fils, aussi, qui a disparu il y a pas mal de temps. J'espère qu'il ne l'a pas servit à ses clients, ce salaud . » Le monde de viola s'écroula. Elle comprenait enfin. Il n'y avait pas que la boutique seule qui fut purifiée par les flammes. Elle s’effondra en pleurant, et la foule, sans lui prêter la moindre importance, fixait le bûcher du regard, qui crépitait non loin d'ici.

-une nouvelle existence, toujours sous le joug du chaos-

Le sang coulait sur le sol, imprégnant toujours plus les bottes de cuir de Viola. Décidément, la décapitation était un procédé sale. Comment un petit corps de poulet pouvait contenir autant de sang ? Elle décrocha la dernière volaille du crochet, et commença à la vider. Cela faisait désormais de nombreuses années qu'elle travaillait là le jour, reprenant le seul métier qu'elle connaissait. Elle était reconnaissante au patron, d'avoir accepté de prendre chez lui une fillette mendiant dans la rue, surtout pour un travail à majorité masculine. Mais elle avait fait ses preuves, et était désormais une équarrisseuse réputée d'un des plus gros abattoir de la ville, fournissant la viande aux cuisines des différentes universités. Elle passait ses journées à piétiner dans le sang, et restait dans cette odeur le soir, ayant son lit et son coffre dans un coin de la pièce. On la logeait ici gratuitement, et en échange elle devait garder la pièce, pour éviter les vols, ou que des sans abris viennent s'y réfugier. Elle avait beau être une femme, rares étaient ceux qui risquaient de s'exposer à un hachoir manié par des mains expertes. Sa vie semblait se limiter à ces quatre murs, aussi chaque occasion de sortir, que ce soit pour voir des bêtes, livrer exceptionnellement un paquet, ou d'aller abattre une bête sur pied pour diverses raisons, elle n'hésitait pas. C'était une vie simple, de dur labeur, mais honnête. Mais elle ressentait l'ennui. Elle se sentait vide.

Cependant, un soir, à la fin de sa journée de travail, un de ses collègue lui proposa de sortir. Il était jeune, assez beau et costaud, et fraîchement arrivé à l'abattoir. Il avait montré des signes d’intéressement à son égard, ce qu'elle avait interprété comme tentative d'intégration auprès d'employés plus anciens. Peut-être s'était-elle trompée ? Elle accepta sa proposition, et ils allèrent se balader dans les rues de la ville. Ils se baladèrent, bavardèrent un peu, de tout et de rien. Viola n'était pas forcément sous le charme, mais il était mieux que la majorité des hommes qu'elle côtoyait et qui pourraient s’intéresser à elle. Reste à savoir ce qu'il attendait d'elle. Comme d'habitude, elle allait être franche. On ne change pas une équipe qui gagne. « Et sinon, qu'est-ce que tu attends de moi ? ». Le jeune homme écarquilla les yeux. Puis il se reprit, et se lança. « A vrai dire, je voulais t'emmener dans un endroit un peu particulier. C'est payant normalement, mais si on amène un nouveau, on entre gratuitement, alors j'ai pensé que tu voudrais bien venir avec moi… Mais je te préviens, c'est un peu particulier. ». C'était donc ça. Il n'était nullement intéressé par elle, sinon l'avantage qu'il en tirerait de sa présence. Mais bon, quitte à être venu jusqu'ici, pourquoi refuser ? Autant passer la soirée en mauvaise compagnie que seule dans une grande pièce sombre à l'odeur de fer et de carcasse. Peut-être que l'endroit dont il parlait n'était pas si mal ? Ils descendirent dans les bas-fonds de la ville. Ils quittèrent ensuite la rue pour aller dans ce qui semblait être une impasse. Où l'emmenait-il ? Elle ramena son tablier contre elle. La présence de son hachoir la rassurait, finalement. Ils arrivèrent devant une palissade en bois, où l'on pouvait apercevoir une porte. De l'autre coté, des grognements, des cris d'encouragement digne d'un stade de Blood Bowl. Il frappa à la porte, qui s'ouvrit, laissant apparaître deux grands gaillards couturés de cicatrices. « Encore toi ? Tu as de quoi payer pour entrer ce coup-ci ? » « J'amène une amie, on vient ensemble. On peut entrer gratuitement du coup ? » répondit le jeune homme au tac-o-tac. Le balafré dévisagea Viola de la tête aux pieds. « Je n'avais pas remarqué que vous étiez une femme. C'est bien votre partenaire? ». Viola hésita, puis risqua un « oui ». « Alors entrez, la prochaine fois c'est deux pièces d'argent l'entrée si vous venez seuls. ». C'était cher. A quels genres de services pouvait-on prétendre, dans ce coin de la ville, pour une entrée à ce prix ? La réponse ne se fit pas attendre. Dans une fosse centrale, des chiens s'entre-déchiraient. Viola n'avait jamais vu des combats d'une telle violence, le sang imprégnant les murs, parfois atteignant les spectateurs. Mais le plus spectaculaire était la combativité des animaux. Même une patte arrachées, et les entrailles frottant sur le sol n’empêchait pas les animaux de se battre, comme prient d'une folie sanguinaire où l'état de leur corps ne les importait plus. Viola était captivée. Elle qui tuait des animaux toute la journée, ce spectacle n'avait rien à voir. Il y avait des sentiments dans ce combat, la haine, la volonté de tuer et de gagner. Un sentiment nouveau naissait dans sa poitrine. Toutes ces années, n'était-elle pas devenu une machine, un outil faisant son devoir sans ressentir quelconque sentiment ? Les combats s’enchaînèrent, sous les cris des parieurs et spectateurs enfiévrés, et Viola se surprit à faire de même. Elle vivant cette expérience par procuration, et s'imaginait sans difficulté dans la fosse, elle et son hachoir contre un molosse, chacun cherchant à prendre la vie de l'autre. Puis le dernier match prit fin. Les parieurs s'en allèrent, certains plus riches, d'autres ruinés. Alors qu'elle leur emboîtait le pas, Kurt la retint. « Attend, le spectacle n'est pas fini », dit-il d'une voix presque démente. Ce n'était pas sérieux, mais elle voulait voir ce qui le mettait dans cet état. Le spectacle précédent l'avait subjuguée, alors, pouvait-elle voir mieux ? Quand les portes se refermèrent, la jeune femme remarqua que l'atmosphère avait changé. Les gens « normaux » étaient partis, et il ne restait que les plus étranges des spectateurs. Dans quoi s'était-elle fourrée ? Et les combats reprirent dans la fosse. Non pas entre molosses, mais les spectateurs, deux par deux, quand on les appelaient, descendaient pour s’entre-tuer. Viola était à la fois effrayée et captivée : ces hommes s’ôtaient la vie avec une telle aisance et une telle fureur. Si elle pouvait descendre elle aussi, serait-elle capable de se battre ainsi ? Quatre hommes avaient péri, leur tête tranchée et déposée au pied de la tribune du présentateur. Celui-ci allait annoncer le prochain combat. « Maintenant que les anciens ont réglés leurs comptes, de la chair fraîche. Je vois que Kurt est prêt pour son 3ième combat ! Et il est venu accompagné pour cette mise à mort ! C'est partit ! » Viola était abasourdie. Elle vit Kurt descendre dans la fosse et la regarder avec un regard digne d'un détraqué. Alors qu'elle se préparait à se retourner pour s'enfuir, on la poussa dans le dos, et elle tomba sur le sable de l'arène rougit par les combats précédents. Kurt s'empara d'une hache de bûcheron. Par réflexe, l’équarrisseuse se saisi de son hachoir. Elle était effrayée d'être dans cette arène, sous le regard de meurtrier qui n'attendait que de la voir se faire découper en morceau par ce salopard de Kurt. Si elle le pouvait, elle lui ferait s'étouffer dans son propre sang. Un simple entaille le long du cou pour le saigner comme un poulet, un œil arraché comme pour les lapins, elle savait le faire. Les deux protagonistes s'avancèrent dans l'arène, ne désirant que de tuer l'autre. Tout se passa en un éclair. Kurt fit un mouvement ample pour fendre la jeune fille en deux dans le sens de la hauteur. Viola trancha simplement d'un coup sec son bras au dessus du coude. Alors que la hache échappait à la seule main valide de Kurt, celui-ci avança sa mâchoire pour arracher le coup de son adversaire. La morsure du hachoir à la base du cou , et la tête se sépara du corps comme un bouchon de champagne, couvrant la jeune femme d'humeurs tièdes. Elle saisit son trophée par les cheveux et le brandit au ciel, en laissant s'échapper un cri de victoire. Alors que tous avaient approuvé son combat et accepté sa victoire, elle s'échappa rapidement de la salle. Elle ne savait plus où elle en était. Elle avait tué un homme, un collègue qui plus est. Mais elle vouait continuer, et elle du se retenir de ne pas agresser les passants ivres qui l’interpellaient. Elle était couverte de sang. Sans profession pouvait lui trouver une excuse, mais a cette heure-ci ?

Le chemin jusqu'à l'abattoir fut interminable, et Viola cru qu'elle aurait explosé de colère avant d'arriver à destination, voir de tuer un des cochons de la porcherie voisine. Elle entra dans la grande pièce sombre, et souffla. Mais la pièce n'était pas si sombre. Un mendiant se faisait cuir des abats volés sur l'établit proche… et avait brisé son tabouret pour faire du bois de chauffage. C'était trop, elle s'avança vers l'homme miteux. « C'est ma bouffe, trouve toi en si tu en veux » déclara-d’il. Il n’eut pas le temps d'en rajouter plus quand la femme se saisit d'un couteau de précision et planta à de nombreuse reprise l'homme, qui n'exprima que des gargouillis sinistres. Le sang coulant dans le feu se mit à crépiter doucement, et les abats, laissés sans surveillance, laissèrent s'échapper une fumée désagréable. Viola sépara ensuite la tête du corps, et pour sa calmer, commença à enlever les chairs pour ne laisser apparent que la blancheur de l'os. Elle mit prêt d'une heure pour reprendre ses esprits. Qu'avait-elle fait ? Elle jeta le corps du mendiant aux porcs. On lui avait raconté que ces bêtes pouvaient manger l'intégralité d'un corps, et ceux là devaient avoir faims, vu comment les traitait leur propriétaire. Elle eu la confirmation de la véracité de ces dires quand elle entendit l'une des bêtes broyer des os. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle conserva la crâne, dans sa malle. Quelque chose l’empêchait de s'en séparer. Le remord peut-être ?

-Une nouvelle aube-

« Réveille toi, Viola » Elle senti un coup sur son bras. Elle se réveilla en sursaut. Un cauchemar. Elle avait fait un cauchemar. « Tu peux me dire ce qui c'est passé ? Pourquoi avoir fait un feu ici ? Le prix du tabouret va être retenu sur ta paye, hein ! » s'exclama le patron. Ce n'était pas un rêve, en fin de compte… « Désolé chef » murmura-t'elle. « Décidément… la prochaine fois que tu sors boire, modère toi, crasseuse comme tu es, tu as du ramper dans le sang pas encore sec, mais de là a faire un feu à l'intérieur des locaux… Que ça ne recommence pas, sinon tu vas devoir te trouver un autre logement ! » puis il s'en alla sans même la regarder. « et Kurt n'est toujours pas arrivé ? Il fait quoi, ce co* ?! » vociféra-t'il à travers la salle. Kurt ne viendra pas aujourd'hui, ni les jours suivants. Viola le savait. Elle avait changé, grâce à lui. Mais ça, elle devrait le garder pour elle.




Compétences :

Alphabetisation (E) : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde (Reiks)

Coup précis 1 (B) : Votre personnage peut localiser avec précision la partie du corps qu'il désire frapper et se voit attribuer un bonus lors de son attaque précise. Le malus pour viser une partie précise du corps est diminué de 1 si on prend une fois cette compétence.

Coup puissant (B) [carrière] : Votre personnage développe une puissance hors du commun lors des combats et augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 points de dégâts.

Cuisine (B) : Votre personnage sait préparer une quantité de plats, juger de la qualité des ingrédients et de la finition du produit. Il a également un bonus de +1 pour déceler de la drogue ou du poison dans de la nourriture sans toutefois pouvoir identifier leur nature

Réflexes éclair (B) : Votre personnage est très réactif, il possède des réflexes développés. Il bénéficie d'un bonus de +1 à ses tests d'INI en réaction aux situations de surprise.

Resistance accrue (B) [carrière] : Votre personnage est particulièrement résistant et robuste. Il peut ajouter un bonus de +1 sur tous ses tests d'endurance.

Violence forcenée (B) : Votre personnage est mentalement instable et est enclin à des accès de violence aveugle quand il est en situation de combat, ce qui le rend sujet à la frénésie : Il ajoute un bonus de +1D10 points de dégâts supplémentaires lorsqu'il touche son adversaire, mais en contrepartie, ivre de fureur il ne prend plus la peine de se protéger (Il ne peut plus faire de parade!)




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 1.3 Couronnes d'or


Inventaire
Hachoir (hache d'arme) 16+1D8 dégâts, parade 10 percutante
Gants de cuir usés protection 3 (mains) leger
Tenue en lin protection 1 (corps complet sauf tête) leger
tablier de cuir
bourse
outils de boucher
marmite en fer
matelas en laine
seau en bois
malle (petite)
gobelet
couverts en métal
couverture
savon
pierre à aiguiser



Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Carrière et classe en cours d'apprentissage

Carrière : Voie du Serviteur de Khorne
Classe actuelle : Disciple de Khorne

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Khorne 3 25

Autres

Haine de la couleur violette.
Marque de Khorne (sous le sein droit)


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