Table des matières

Informations générales sur le personnage :

Nom et Prénom: Patrizio Fucilioni
Age: 45 ans
Sexe: Masculin
Race: Humain
Carrière: Hors-la-loi
Lieu/ville de départ: Reikland
Fréquence de jeu: 7/7 sauf exception
MJ: [MJ] Grizzly


FOR END HAB CHAR INT INI ATT PAR PV
10 9 12 8 9 8 10 8 45/45


XP disponible: 95
PC dépensés: 5
PC disponibles: 0




Description physique :

L'ambiance était très joviale dans la taverne du petit village de Karrenburg, deux heures à peine après l'ouverture il ne restait plus aucune table ni aucune chaise libre et ceci pour le plus grand plaisir de l'aubergiste. Les danseuses pratiquaient leur art sur les tables au milieu des bières et des repas, fixées par des clients qui en délaissaient leurs pintes et par des ivrognes qui n'étaient plus assez conscients pour savourer pleinement ce spectable.

C'est dans cette atmosphère très festive que fit irruption un inconnu, et bien que les musiciens continuaient à jouer et que les femmes poursuivaient leurs mouvements sensuels des regards se détournèrent vers la porte d'entrée devant laquelle le nouveau venu campait, dévisageant tout le monde présent dans la salle. C'était un homme d'environ un mètre quatre-vingt-dix dont les épaules larges, qui passaient tout juste dans l'embouchure de l'entrée de l'auberge, étaient prolongées par des bras longs et musclés s'achevant eux-même par des mains assez grandes et assez puissantes pour étrangler un veau. Il tenait dans sa main droite une arquebuse usagée, et dans sa ceinture tous les observateurs pouvaient deviner la présence d'un pistolet dont la crosse dépassait légèrement. Il était vêtu d'un épais manteau de laine brune couvrant une chemise en tissu blanc salie par quelques traces de poussières et de terre et d'un pantalon marron recousut à quelques endroits. De ses cheveux bruns mi-longs et mouillés, recouverts par grand chapeau de cuir marron, dégoulinait une armée de gouttes. Ses traits étaient durs et sévères et des rides profondes parsemaient son visage comme des sillons tracés dans un champs labouré. Il portait également une barbe brune taillée proprement qui descendait à peine plus bas que son menton et dans sa bouche tenait un petit cigare consommé de moitié, rendant l'allure de l'homme encore plus impressionante.

Arrêtant de défier du regarde les villageois, l'individu marcha en direction du maître des lieux, faisant claquer ses bottes sales recouvertes de boue sur le parquet de la pièce à chaque pas. Arrivé à un mètre de l'aubergiste, l'étranger pointa son arquebuse vers celui-ci et tout relevant le chien avec son pouce il lui dit d'une voix froide et dans un dialecte apparement originaire de la mer Tiléenne : “ Ecco per tè o canaccio … ” ponctuant sa phrase en pressant sur la gâchette, réduisant ainsi le crâne de son interlocuteur de moitié. Un silence glacial s'installa dans l'auberge après la détonation, mettant fin aux danses, aux chants et aux chansons. Sans même un murmure, tout le monde regarda le fugitif Patrizio Fucilioni se retourner calmement en direction de la sortie, laissant derrière lui le cadavre de Karl Vanggerter qui avait eu l'imprudence de le dénoncer aux autorités locales la veille malgré les avertissements du bandit.

Description psychologique :

La lumière peinait à investir les geôles et la salle d'entrée du poste de garde de Karrenburg, l'air était lourd et humide et les rats semblaient aimer ça. Ce n'était pas le cas du garde Harren, ni même celui du sergent Tancleef, les deux soldats soufflant encore plus qu'un forgeron qui tenterait de raviver les braises de sa forge. Voilà maintenant dix heures qu'ils étaient là à surveiller l'étranger, ce Patrizio Fucilioni, l'homme qui avait abbattu de sang froid le pauvre Karl. D'après les témoignages, le hors-la-loi n'avait pas hésité à exécuter Karl Vanggerter devant tout le monde ayant pour mobile le fait que l'aubergiste était allez prévenir le sergent Tancleef de sa présence au village le soir précédent.

D'ailleurs, d'après le rapport que le sergent était en train de lire, ce “ bandit d'honneur assez âgé qui ne tue que pour se protéger ou pour se venger et sans aucun état d'âme ” comme le signalent les fichiers, originaire d'une petite île au large de la Tilée n'en était pas à son premier meutre et avait le profil d'un homme assez suceptible qui réglait ses comptes avec son arquebuse. Les dossiers impériaux rassemblés sur lui faisaient également état d'un homme têtu, refusant de répondre aux questions qui lui avaient été posées durant un séjour qu'il avait passé aux arrêt à la caserne de Ganderhort avant de s'évader, parlant bien la langue du Reik mais lui préférant sa langue maternelle, même si cela empêchait ses interlocuteurs de le comprendre parfaitement certaines fois. Une note en bas de page soulignait qu'il était d'un calme à tout épreuve et qu'il est psycologiquement inapte à recevoir des ordres de qui que ce soit, ceci tenant certainement à ses idées révolutionnaires et anti-impériales qu'il ne cache pas. Enfin, une dernier ligne au dos de la feuille stipulait clairement : “ À ne laisser sans surveillance sous aucun prétexte ”. D'instinct, Tancleed regarda en direction de la geôle de Fucilioni qui, à sa grande stupeur, était vide…

Alignement : Neutre

Historique du personnage :

Stratti delle mimorie scritte del bandito Patrizio Fucilioni

Je m'apelle Patrizio Fucilioni, je suis née il y a quarante cinque ans sur une petite île de la mer Tiléenne nommée Curzina. Mon père, Don Giuseppe Fucilioni, berger de son état, et ma mère Ingrid Keller, activiste républicaine originaire de Nuln, se sont rencontrés pendant les périodes révolutionnaires qu'a connut mon île pendant près de trentre ans. En effet, Curzina était et, malgré l'effort de beaucoup de combattants, est toujours dirigée par les princes de Tilée qui se mènent une guerre pour sa possession et dans le but d'exploiter le peuple et les ressources de Curzina à leurs fins.

C'est dans ce climat que j'ai grandit, mes parents ayant tout deux été de farouches réformistes et des révolutionnaires engagés, j'ai assimilé leurs idées tout naturellement. Après les révoltes successives et la répression qui a suivit, ma famille s'est éxilée pour échapper à l'exécution lorsque j'avais quatorze ans et nous nous sommes installés en Tilée continentale dans un village tout près de Luccini, Garilletto. Mon père y travailla comme ouvrier agricole, ma mère proposa ses services comme femme de chambre à l'auberge du village. Moi, on me mit sous la responsabilité du capo de la ville, et j'y appris à tirer à l'arquebuse et au pistolet, à manier l'épée et le stylet. Ma mère mourrut d'une fièvre un an plus tard, et la chagrin ne tarda pas à emporter mon père.

C'est ainsi que Sgiò Don Marco Garibaldi, le docteur de Garilletto, me pris sous son aile. Il m'enseigna les bases de l'écriture, m'enseigna les rudiments de la langue que parlait ma mère et une grande partie de l'histoire de Curzina dont il était lui aussi originaire. Deux ans plus tard, à dix-sept ans, la Principauté de Luccini fût attaquée sur terre par un raid d'Arabie. Mon village essuya enormément de pertes, et la Principauté leva une milice pour organiser une défense assez nombreuse afin contenir les forces arabes au sol suffisament de temps pour que notre flotte puisse couper leurs voies de retraite. C'est alors que j'engagea mes modestes forces dans la milice locale, quittant ainsi mon mentor, Don Marco, et rejoignant le métier des armes. J'y passit six longues années pendant lesquels nous affrontâmes, nous la milice, des incursions arabes incessantes, des attaques Estaliennes rares mais meurtrières ainsi qu'une hiérarchie peu soucieuse de notre sort et sans considération pour nos exploits. C'est après avoir fait ce constat que je déserta, et c'est donc à vingt-trois ans que j'entrais dans la clandestinité, pourchassé depuis par les autorités de Lucchini, puis ensuite de Sartosa, Miragliano et Venezzo.

À vingt-six ans, je pris la décision de rentrer chez moi, à Curzina dans mon village natal de Palanecca. Arrivé sur place, je ne constata que désolations et atrocités, depuis mon départ rien n'avait changé, au contraire tout était affreusement pareil. Les “ Sgiò ”, li signori, comme nous les appelions, les propriétaires terriens, les bourgeois, les lieutenants des princes, ceux-là dirigeaient toujours mon peuple et mon pays. Je repris contacts avec les réseaux révolutionnaires, les extrêmistes de la plaine d'Ampogninto. J'incorporais leur organisation à vingt-huits ans, pendant trois années nous menâme une guerre de guerrilla contre les seigneurs de notre île, assassinant, sabotant, pillant. À trente et un ans je fûs incarcéré au Fort de Riolaccino. Je fis connaissance avec les plus grands tortionnaires de Curzina, mais si je suis toujours apte à écrire ces mémoires aujourd'hui, ce n'est pas grâce à ma résistance sur-humaine présumée comme le dirent à une époque certains de mes amis politiques, c'est grâce à une attaque de nuit sur le Fort dans le but de nous libérer, moi et ma section qui mit fin à deux longues semaines de supplices. Libération sans laquelle j'aurais certainement parlé…

Une fois libre, je pris part à la réorganisation des cercles de la Révolution à Curzina, mais quelques mois plus tard nous étions démantelés une fois de plus. L'argent et la corruption détruirent notre mouvement, les espions étaient partout, nous n'étions plus capables d'organiser une quelconque action sans que nos ennemis n'en soient prévenus. Un soir, alors que les troupes de la répression cheminaient vers la cache de ma section qu'un informateur leur avait signalée, j'ordonnait notre dispersion à travers le maquis montagnard, le lendemain, dix de nos vingts hommes étaient abbatus dans une embuscade pendant que nous redescendions vers le village le plus proche de l'autre côté des monts. Encerclés quelques heures plus tard, nous fûmes forcés de nous retirés en direction de la mer, trois centaines de miliciens à la solde des princes-marchands Tiléens nous traquant. Acculés, épuisés, nous embarcâmes à dix sur une petite barque de pêche en direction du sud pour regagner la côte plus bas et contourner nos attaquants. Malgré des échanges de tirs, et le risque des pirates qui pullulent dans cette région, nous parvinrent à destination dans le village de pêche d'Acquilanza.

Une fois débarqué, la population s'occupa bien de nous, j'en garde un très beau souvenir et les plus beaux moments de fraternité que j'ai connu dans ma vie, je les ai vécu à ce moment précis. Deux jours plus tard, nous repartîmes vers les montagnes afin de se rallier aux derniers révolutionnaires qui résistaient encore mais en chemin une brigade ennemie nous intercepta et toute ma section fût décimée. Moi même et un jeune camarade du nom de Stefanu Maracconi étions les seuls survivants et bien que la honte de laisser les cadavres de nos frères derrière nous nous rongeait, nous n'eûmes pas d'autre choix que de partir se mettre à l'abri. Deux semaines plus tard, le mouvement révolutionnaire fût décimé et la lutte armée pris fin, vaincue et démantelée. C'est à cette période, à trente et un ans que je partis de Curzina, que je ne reverrais jamais plus, en direction de l'Empire.

C'est vers Miragliano que je fit escale, faisant attention à la police locale par laquelle j'étais poursuivit pour avoir dépouillé sept ans plus tôt un riche marchand, afin de pourvoir à mes besoins pendant les quelques années que j'ai passé dans la province. Ensuite, je remonta vers la Bretonnie, je traversa celle-ci et après de multiples altercations avec les nobles de ce pays d'esclavagistes je gagnais Marienburg. Arrivé à Marienburg, je me mis à la recherche d'un travail et c'est avec amertume que je constatais l'impossibilité pour moi de prospérer dans cette société. Les seuls qui m'accueillirent et qui me proposèrent du travail furent une bande de brigands Tiléens, la plupart originaires de Venezzo. C'est en me mettant à leur service que je débuta ma carrière de bandit, bien que j'eût l'occasion auparavant de braver la loi, je ne le faisais jamais que pour survivre ou alors pour des idées politiques évidemment. Mais cette fois-ci, la survie n'était plus une excuse. Je bravais la loi pour de multiples raisons certes, pour prendre ma revanche sur ce système aristocratique, sur cette société injuste certainement, mais surtout pour m'enrichir. J'ai passé trois moi à piller les grands hommes de Marienburg afin de me remplir les poches, et je le regrette encore aujourd'hui… Ce n'est pas le fait d'avoir briser des vies qui me rend si honteux aujourd'hui, car tous ces gens, ces aristocrates, ces bourgeois, le méritaient amplement, c'est simplement les raisons qui m'ont poussé à le faire dont j'ai honte, j'agissait comme eux, à l'affût de n'importe quel gain, prêt à commettre n'importe quel crime pour l'obtenir.

Après cette prise de conscience je pris le chemin d'Altdorf, quittant Marienburg et mon ancienne bande… Aujourd'hui encore, je ère sur les chemins de cet Empire, à la poursuite de n'importe quel “ sgiò ” à ruiner, de n'importe quel voleur à voler. Cette vie me convient, je la mène depuis tellement longtemps, je suis habitué au froid, à la faim, à la traque, à être le paria, celui qu'on évite, celui qu'on veut tuer. Aujourd'hui, à quarante cinq ans, je constate que j'ai passé la moitié de ma vie à vouloir changer les sociétés, à changer les nations, et je me résigne à présent à vivre simplement hors de leurs règles à défaut de ne pouvoir les modifier. Comme on le disait chez moi “ A libertà non hà prezzo ”, la Liberté n'a pas de prix et c'est pour cette raison que je me suis résolu à être un Hors-la-loi.




Compétences :

Crochetage des serrures - niveau 1 :

Sang Froid - niveau 1 :

Langue étrangère : Dialecte très proche du Tyléen. - niveau 1 :

Esquive - niveau 1 :




Inventaires et biens du personnage:

Bourse: 179 Pistoles Autres : 20 Jetons de Nowel (pour event Nowel)


Inventaire (Encombrement: 5 )
Arquebuse
Rapière
Veste de cuir
Cigares
Briquet
Corde
Poudre noire
Balles en plomb
Molaire en or
Fiole du docteur fou
Poésies Tiléennes


Grimoire


Parcours

Quêtes accomplies

Nom + lien + récompenses obtenues

Classes acquises

Voie et Classe en cours d'apprentissage

Voie :
Classe actuelle : Hors-la-loi

Dévotion religieuse

Dieu Points de dévotions disponibles Points de dévotions dépensés
Tzeentch 3 0

Autres

Cheval de selle: FOR 8 / END 8 / SAU 9 / RAP 9 / INT 7 / DOC 9 / ATT 6


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