Sonnstille, le Solstice d’Été (fin le 16 août 2020)

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[MJ] Ombre de la Mort
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Sonnstille, le Solstice d’Été (fin le 16 août 2020)

Message par [MJ] Ombre de la Mort »

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Sonnstille, le Solstice d’Été.
Le jour du soleil. Tel était le nom donné communément au solstice d’été, car en ce jour le plus long de l’année, l’astre semble s’éterniser à l’horizon. C’était une date importante pour toutes les petites gens et travailleurs liés au cycle annuel du soleil et ce, dans toutes les cultures du Vieux Monde et au-delà. Les fermiers, les marins, les sorciers et les pèlerins, tous étaient concernés. Les rites de fertilité étaient également monnaie courante ce jour-là : les jeunes couples ornent leur chevelure de fleurs, dansant et chantant sur des airs honorant leurs divinités respectives. Les dieux humains Taal et Rhya, les religions paysannes locales, la divinité Elfe Isha, tous sont célébrés au Sonnstille. Les enfants nés le jour du soleil sont considérés comme bénis et sont censés donner des adultes brillants, énergiques et destinés à la grandeur.
Bienvenue au Soleil ! Célébrez Sonnstille ! Ce petit événement temporaire a pour but de fêter l'été sur Warforum JDR, le tout dans l'univers de Warhammer. C'est l'occasion pour vos personnages de célébrer l'été et le Solstice à leur façon. Humains, Elfes, Nains, Orques : qu'importe votre race, le Cirque est une zone de libre expression !

Laissez libre cours à votre expression artistique et rédactionnelle : il s'agit d'un événement purement RP. Pas de règles, pas de défis, pas de systèmes de jeu : seule votre imagination, au travers de votre plume numérique, est requise dans ce sujet saisonnier. XP à la clé, bien évidemment, à la hauteur de la qualité de vos textes.

Vous pourrez poster jusqu'à deux messages durant la période du Sonnstille. Seule condition : que vos textes aient un lien avec Sonnstille. Cela peut être du one-shot ou s'étaler sur les deux RP, une nouvelle ou un texte court (en respectant les règles de rédaction du forum, bien sûr), seul(e) ou en groupe. Faites-vous plaisir :clindoeil:

Fin de l'événement temporaire : le 16 août au soir
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Piero Orson
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Re: Sonnstille, le Solstice d’Été (fin le 16 août 2020)

Message par Piero Orson »

Le bois craquait alors que les flammes le consumaient. D'immense gerbes orangées s'élevaient vers le ciel qui l'était tout autant. Le fauve se mêlait au cinabre, à la prune et à l'ambre pour former un spectacle que l'on attendait toute l'année durant. Le plus long coucher de soleil de l'année. Le Solstice d'été.
Autour du feu et sous les cieux rougeoyants ils s'étaient tous rassemblés. Du plus âgé dont les pattes d'oie et les tempes grisonnantes donnaient un air sage à la plus jeune, trois ans déjà, dont les boucles noires tombaient sur son visage poupin. L'infante intriguée par le feu manqua de s'y brûler les doigts si un vigilant gaillard ne l'avait pas saisi pour la porter en sécurité.
« Susana ! Enfin. Par Myrmidia ces gosses ! »
La mère de l'imprudente gamine rigola en récupérant sa fille légèrement contrite.
« Tu verras un jour Fabrizzio quand tu seras père. Tu les surveilles comme le lait sur le feu.
-Je pense qu'on peut sans crainte avancer qu'il y a déjà des rejetons à lui un peu partout ! Ajouta un tiers avec raillerie.
-Occupe toi de compter tes réals Rubio ! »

Indifférents aux chamailleries, une jeune femme souriait en regardant sa comparse nouer les branches entre elles pour réaliser une couronne digne des peuples des bois.
« Tu seras une vraie fée avec ça Hélène ! Par contre ton prétendant ressemble toujours à un baudet.
-Enfin Maria. Épargne le un peu il s'est donné du mal à ramener toutes ces fleurs.
-S'il ramenait autant d'or qu'il ramène de renoncules on aurait tous un palais au lieu de dormir sous la tente. »
Hélène soupira avant d'enfiler la tiare fleurie sur sa chevelure auburn. D'un air amusé elle contourna le feu pour se perdre dans la contemplation de l'astre à l'agonie.

On attrapa les bouteilles d'alcool et les meilleurs conteurs abreuvèrent la petite bande et leur gosier. Les histoires et la gnôle coulaient à flots. C'était les mêmes anecdotes que tous connaissaient déjà. Les meilleurs prises, les plus belles pièces dorées ou les femmes les plus superbes. Des rires gras et forts résonnaient jusque dans les frondaisons des pins impassibles. Entre les plus spectaculaires truands du sud des voûtes, un jeune homme avait troqué l'éternel chapeau à plumes pour une coiffe de fleurs sur ses longs cheveux noirs.
Un visage fin, des yeux vifs, il frotta ses joues péniblement barbues avant de se diriger vers Hélène.
Point culminant de la vie de bohème, leurs mains s'entrelacèrent et dans des éclats de rire adolescents ils commencèrent à danser sous le regard bienveillant de leurs pairs tandis que le ciel prenait les teintes bleues sombres du crépuscule. L'un des birbes commença à jouer pour les amants de vingt ans. Ils étaient ivres et heureux, malicieux, deux polissons dans la tourmente de leur vie de hors-la-loi. L'alcool et la candeur de la scène invitèrent les autres membres du groupe à les rejoindre autour du feu de joie. Comme si l'on replongeait dans les vertes années. Pedro de Novosso et Rubio se trémoussaient devant les flammes. Serena et Fantini valsaient doucement comme la première fois.
Mais la dernière danse avant l'ombre serait celle d'Hélène et Piero, exaltés par l'instant magique.
On s'aimerait ce soir comme les Dieux du Nord et des forêts. Corps fertiles dans la chaleur de l'été. C'était le solstice.

Il marmonna alors que le soleil dardait ses rayons à travers les volets entrouverts. Plus âgé, l'explorateur passa sa main sur son visage. Plus jamais la gnôle d'oignon avant de dormir. Soulevant les draps pour s'extraire du lit, il regarda l'amante d'une nuit blottie dans les couvertures. Un baiser avant d'aller se pencher à la fenêtre. Dehors les jeunes gens du patelin impérial rassemblaient des lianes et des fleurs en gloussant. C'était Sonnstilles aujourd'hui. Et ils danseraient ce soir. Comme si rien d'autre n'avait d'importance. Peut-être avaient-ils raison.
Piero Orsone da Trantio, explorateur
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"Ma qué ?!"

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Snorri Sturillson
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Re: Sonnstille, le Solstice d’Été (fin le 16 août 2020)

Message par Snorri Sturillson »

Aujourd'hui, il y avait du bruit.
Beaucoup de bruit, bien plus que d'habitude. Les gens criaient, hurlaient, dansaient, couraient par paquets à travers les rues. Qu'est-ce que c'était bruyant... Mais en vérité, il n'y avait pas tant d'agitation, là où il était.
Pourquoi ? Peut-être parce qu'ici, il faisait frais. Peut-être parce qu'ici, il faisait sombre. Et peut-être parce qu'ici, on ne viendrait pas le bousculer. Père était absent, comme à chaque fois, voir même plus que les autres fois. "Des affaires en haut-lieu", comme d'habitude. Il lui avait à peine parlé d'une lettre qu'il lui présenterait une fois le soir venu, mais rien de plus. De toute façon, il n'avait vraiment cure pour ce qui se passait ici-bas en temps normal, alors un jour aussi ensoleillé qu'aujourd'hui... Mère était absente aussi, plus mentalement que physiquement cependant. Selon elle, c'était "un jour pour les mâles, pour les brutes et les militaires".

En effet, aujourd'hui, c'est le Zhomerstikul, le Sonnstille, le Solstice d'Été. Un jour de fête, et un jour de Grimnir et de Morgrim... Ou on-ne-sait-qui d'autre. Il y avait quelque chose avec les forestiers aujourd'hui, ou les charbonniers... Quoi qu'il en soit, Nuln ne comptait pas vraiment ce genre de gens en son sein - ou du moins dans ce qui était considéré comme "la véritable Nuln" -, donc cela n'aurait pas dû concerner tant de monde que cela. Et pourtant, les environs débordaient de monde. Il y avait eu moult parades, des cortèges religieux, des marches populaires, et surtout, un grand nettoyage préalable, qui paraissait bien risible depuis la fenêtre où il siégeait. C'est fou ce que l'on pouvait révéler, une fois la crasse et les ordures rejetées jusqu'aux berges. Qui aurait cru que ces pavés étaient blancs à l'origine, et non beige-brun ? En vérité, il n'y avait eu aucun intérêt à observer ces sigmarées/simagrées rocambolesques et alcoolisées.
En effet, puisqu'il n'y avait personne au domicile, il n'y avait eu aucune recommandation pour Snorri en ce jour, et c'était très bien ainsi. Mouchoir en main, flacon dans l'autre, il avait battu le pavé dès l'aube, s'abreuvant d'une main comme de l'autre pour ne pas perdre allure. Le zénith était désormais passé depuis quelque temps, mais qu'à cela ne tienne, il était au frais depuis lors. Au frais, et enfin en bonne compagnie. Nul ne l'avait arrêté après la Grande Porte, et le Neuestadt débordait d'émotions à un point tel que personne n'avait jeté un œil en direction des lourds bâtiments classiques où il se trouvait. Ah, vraiment, quel silence apaisant.

La chaleur était un moindre mal, si l'on oubliait ses conséquences malodorantes et malaisantes pour les nerfs. Le vrai problème avait été le bruit. Lorsque l'on naît dans un foyer Nain, on n'est pas vraiment élevé dans la chamaillerie et les discussions de basse-cour. Lorsque l'on naît dans un foyer Nain avec des responsabilités publiques, c'est encore pire (ou mieux, selon les avis). Ainsi, le plus grand fléau du jour avait été le bruit, l'heure sonnée aux cinquante livres étant de fait le seul réconfort auditif qui survenait aux oreilles du nabot. Imaginez maintenant la sensation ressentie par ce dernier : un lieu peu fréquenté en temps normal, pratiquement désert aujourd'hui, où il faisait toujours frais et sec quelle que soit l'heure ou la saison, où il y avait juste assez de lumière pour le confort des yeux, et où personne n'aurait l'audace de l'embêter à propos de sa parenté ou de quelque action de ses congénères plus âgés. Car oui, il y en avait, des malotrus ou des mal-appris qui le prenaient pour un porterune ou un coursier attitré : "Vous direz à votre courtard de père que... ", "Vous donnerez à Freiherr Sturill ... ", "Vous demanderez à ..." , "Vous ferez... ", "Votre Père entendra parler de cela... ", etc.

Qu'est-ce que les gens pouvaient être idiots en temps normal... Non pas qu'ils se soient présentés de manière plus intelligente aujourd'hui, évidemment. Allons, ils étaient et agissaient de manière stupide au moins 380 jours par an, ils n'allaient pas être intelligents les 20 restants. Ce n'était que des humains après tout, des "Umgis", des "Menschen", comme ils s'appelaient eux-mêmes dans les imprimeries les plus audacieuses. Et puis si l'on en croyait Père, sur un simple ordre du Mont Vert, sur un simple grognement de Karak Hirn, les barrages des Voûtes s'ouvriraient comme des paupières, et la moitié du Comté subirait crues, éboulements et glissement de terrain importants. Qu'est-ce que ces individus braillards, nasillards et actuellement bien éméchés pourraient faire, face à 50 000 livres d'eau glacée par minute ? "Rien, évidemment". La Comtesse et ses sangsues bipèdes seraient comme toujours à l'abri sur leur Colline, et n'auraient que quelques balbutiements de complainte à rejeter, alors...

Détachant les yeux de l'ouvrage entrouvert, Snorri s'éprit de quelques soupçons quant à ses divagations. Décidément, ce livre satyrique amenait bien des pensées dans son cerveau bouillonnant. L'en-tête, qui apparaissait désormais comme un Halfelin écartelé, lui semblait bien moins rigolote et beaucoup plus glauque qu'auparavant. Certes, les Halfelins étaient des voleurs et des vauriens, mais de là à faire l'amalgame avec les humains... C'était de la folie. La noblesse ne méritait pas un tel sort, ni les érudits ou les savants. Quant au reste de la populace... Bon, ils n'étaient pas vraiment à plaindre. Il fallait bien que quelques-uns accomplissent des travaux simples et grotesques, sinon le Monde n'avancerait pas. Comment serait-il possible d'apprendre ou de découvrir de nouvelles choses, si nous étions tous au même niveau, tous de la même catégorie ? Non, Père et Mère avaient été assez formels là-dessus, et les invités au domicile l'avaient été tout autant : << une vie Naine vaut bien plus que tout autre devant Sigmar ou les Ancêtres, et une vie de noble bien plus que celle du roturier. >> C'était évident. Après tout, les Karaks avaient appris aux Humains comment fondre l'acier propre, comment bâtir de vraies structures, comment compter, fondre la monnaie, différencier l'or du reste, ... Évidemment, les Karaks n'allaient pas forcer la chose au point de perdre leur avantage.

Pour éduquer un chien, il faut lui apprendre par la récompense, en l'affamant s'il se méprend, en le nourrissant s'il comprend et suit comme il faut. Et c'est cette faim, cette soif gustative et primitive, qui l'amène à s'élever, à se dresser.

En regardant son mouchoir sec d'un coté, et son flacon vide de l'autre, Snorri comprit une chose. Il avait soif. Soif de boisson, évidemment - aucun Nain ne résistait plus d'une demi-journée à l'appel d'un bon breuvage mousseux -, mais il était aussi animé d'une autre soif. Après tout, si c'est avec le savoir que l'on s'élève, si c'est la connaissance et l'information qui permet à autrui de prendre l'avantage, alors Snorri en trouverait la source. Il trouverait la source, soit la plus grande, soit la plus proche. Il faudrait obéir, suivre des conditions, etc. Il savait inconsciemment qu'un jour, il faudrait changer cela, et établir un ordre de priorité. Il savait aussi que le temps ferait son œuvre là-dessus. Et enfin, alors qu'il refermait le livre, il eut un tressaillement. Au plus profond de lui, un courant puissant venait de l'agripper tout entier.

Oui, en vérité, il avait soif.
Désormais, il se sentait comme s'il avait quelque chose à célébrer, alors...
À quoi bon se retenir ?
Snorri Sturillson
Voie de l'étude de l'ingénierie - Apprenti
Profil: For 8 | End 10 | Hab 8 | Cha 8 | Int 10 | Ini 7 | Att 9 | Par 9 | Tir 9 | Foi | Mag | NA 1 | PV 70/70

"Vous n’avez pas le droit d’avoir votre opinion. Vous avez le droit d’avoir votre opinion renseignée.
Personne n’a le droit d’être ignare.
"
Snorri dans un univers parallèle très mignon et propre :
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Fiche personnage wiki : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_snorri_sturillson

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COMPAGNIE STURILLSON

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Re: Sonnstille, le Solstice d’Été (fin le 16 août 2020)

Message par Alicia »

La musique était agréable à l'oreille, de même que le spectacle sous les yeux. Les jeux qui avaient été organisés en cette occasion avaient été d'une impressionnante qualité, leur hôte n'ayant que peu regardé à la dépense, engageant des artistes de très bonne réputation, à l'habilité tout à fait satisfaisante pour les goûts du public.
Ainsi avaient ils été très bien distraits par ces acrobates, effectuant roulades et acrobaties pendant quelques minutes, amusant et impressionnant leur patron par leur activité et jeux, l'un d'eux même assez adroit pour se permettre quelques mètres la tête en l'air, les mains à la place des pieds, à faire le pitre sur la table où se trouvait les victuailles à disposition des invités, assis, pouffant, discutant, ou juste observant le spectacle.
Une figure en bout de table, près de l'entrée des cuisines, légèrement ostracisée, observait le tout, faisant semblant de siroter sa bière, n'accordant qu'une oreille distraite aux babillages de ses voisins, préférant se concentrer sur ce qu'elle jugeait être digne d'intérêt.

Ces très bonnes saucisses qui se trouvaient à portée de bras, accompagnées de haricots, de poisson assaisonné aux épices, accompagné d'un genre de végétal de par-delà les montagnes, coloré, dur sous la dent, mais pas forcément mauvais, surtout avec une noisette de beurre... Comment ils appelaient ça déjà ? Du riz ? Un truc pour les pauvres, puisque la culture de celui ci se faisait surtout dans les marais apparemment.
Visiblement son hôte cherchait à rabaisser ses invités en bout de table, ou du moins à leur rappeler leur place, tandis qu'on se régalait de poires, pommes sautées, foi de canard et pâtisseries en bout de table.
On était bien, ici, malgré les odeurs de cuisine et le bruit de l'agitation dans celle ci, émergeant du couloir où se trouvait le tout. Il y avait de la bonne nourriture, de la musique, comme ces troubadours sur une estrade, aidant les quelques danseurs à rythmer leurs pas, au son de leurs instruments, juste après la demi-heure de blagues graveleuses et petites histoires amusantes racontées par un maître compteur.
Oh. Elle n'en prenait pas ombrage bien sûr. Pas plus que les autre représentantes de la gente féminine, pareilles blagues étant tout à fait en vogue dans cette partie de l'Empire. C'était assez plaisant, que cette balade sur "la jeune fille qui s'est sentie malade en parlant de baise", dans laquelle le nouveau domestique de ferme trouve que tant qu'il utilise des euphémismes, la jeune fille concernée est trop ravie de laisser son jeune cheval et ses deux garçons d'écurie boire dans sa mare, aussi souvent qu'ils le souhaitent. Façon de parler....
Mais voilà que quelques couples de danseurs s'élançaient pour de bon sur la piste, sous le regard des notables loyalistes, alors que l'inquisitrice, pour sa part, se contentait de piocher dans les plats et siroter le jus de pomme servit, préférant rester sobre pour le moment, garder les idées claires étant sa priorité en ce moment, surtout avec le quarteron de nobliaux et bandits aux portes de la cité. La garde s'occuperait bientôt d'aller leur régler leur compte, lui avait on assurée. Et ça tombait bien puisque ce jour où on allait enfin mettre un terme à l'existence des hérétiques suddenlandais était justement le jour où l'on fêtait le Solstice d'été. D'où l'invitation du gouverneur de Pfeildorf à tout le gratin loyaliste dans sa demeure pour fêter leur victoire prochaine, certain qu'il était de l'arrivée prochaine du Feildmarshall et ses invincibles troupes.

Ou est-ce du moins ainsi qu'il avait présenté les choses au discours d'ouverture du banquet, assurant ses participants de la victoire prochaine et immanquable des loyalistes face à la peste sécessionniste des Adeloch. Et, ne regardant pas à la dépense, c'était de la bonne chaire qu'il avait offert aux participants, parmi lesquels une jeune femme n'ayant pas vraiment eut le choix, devant accompagner l'évêque local de Sigmar, envoyée de Nuln oblige.
Alicia, indisposée, se leva, s'excusant auprès de ses "camarades" de tablée, quelques bourgeois invités pour l'occasion, et se dirigea vers la sortie.
Les célébrations la fatiguaient. Une victoire assurée ? Oh oui, certes, la cité disposait de puissant remparts, avait certainement une garnison loyale au "gouverneur", mais au-delà de ça, il oubliait de rappeler à tout ce petit beau monde que les quartiers pauvres étaient à feu et à sang. Que les greniers avaient été incendiés. Que des démagogues tiléens gueulaient sur les marchés et que les partisans du sécessionniste étaient de plus en plus écoutés. Rien qu'hier une émeute sur le marché avait fait une vingtaine de morts. La loyauté du guet était douteuse. La majeure partie de la petite noblesse était hostile aux wissenlandais.... Et qu'en était il de cet incendie sur l'autre rive ?
Un superbe Solstice d'été oui.... Encore plus avec la lumière des flammes illuminant la cité par cette nuit étoilée, où l'on y voyait comme en plein jour, même dans les jardins. La destruction causée par le feu semblait maîtrisée, mais il devait y avoir un bon pâté de maisons à être réduit en cendres. Et il espérait faire croire à l'assemblée que tout allait bien ?
C'était sans doute le pire des Solstices qu'Alicia avait eu à fêter.

S'éloignant de la fête quelque peu, préférant s'aérer dans les jardins, la musique étant moins forte, elle eut la surprise de ne pas croiser de gardes en patrouilles, alors que les entrées à la résidence du gouverneur avaient été fortement contrôlées, et que la sécurité avait été spécialement renforcée.... Et au loin cette rumeur, devenue clameur, alors couverte par la musique lorsqu'elle était dans la salle.... S'approchant d'un portail en métal.... Elle vit une colonne. D'autres participants à la fête, visiblement en retard, qui accouraient à grand pas pour procéder à leur performance artistique tant qu'il était encore temps. Quelques femmes dans le tas également. C'était rare d'en voir dans ce genre de troupe, les artistes faisant montre de leurs talents dans la salle ayant été uniquement des hommes jusqu'à présent.
Visiblement anxieux à l'idée de manquer leur rendez vous avec la fête, ces braves gens se mettaient à paniquer, s'exciter, à la vue des grilles fermées, et l'absence de gardes pour les guider vers leur patron.
Ce fut donc une Alicia pleine de bonne volonté qui essaya de les calmer, que ces braves artistes en devenir, les rassurant que le gouverneur et ses invités étaient en effet encore là, n'ayant pas vidés les lieux, occupés qu'ils étaient à fêter le Solstice. S'ils se dépêchaient, ils pourraient certainement profiter des restes du banquet sans ne rien manquer. Et sur ces plaisantes entrefaites leur ouvrit la grille, laissant ces braves gens se déverser à toute allure pour procéder à leur performance artistique, certainement incroyablement supérieure à ce qui avait été fait, vu l'entrain qu'ils avaient à se déverser dans la résidence, se ruant à toute vitesse vers la réception.

Quand à notre inquisitrice, celle ci, estimant avoir amplement remplie son rôle, s'en alla discrètement de là. Les festivités la fatiguaient. Vivement qu'elle puisse se reposer, s'en retournant au temple, alors que la clameur provoquée par les nouveaux-venus et leurs incroyables talents exposés au gratin derrière elle laissait ces bonnes gens sans voix, après leur mugissement de plaisir et leur tonnerre d'applaudissements à l'égard de ces troubadours impromptus. Il y en avait même, parmi les invités, qui avaient prévus de s'en aller, fatigués eux aussi par les festivités, mais avaient fini par se raviser, au vu des arguments et performances avancées par la nouvelle troupe.


Décidément, on passait visiblement du bon temps, en compagnie du gouverneur. Dommage qu'elle ne soit en forme. Elle se serait volontiers jointe à la fête, qui semblait tourner en une agréable sauterie. Dommage. Tant pis. Ce serait pour une autre fois...
Alicia, voie du répurgateur

L'innocence n'existe pas il n'y a que des degrés de culpabilités

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