Glace, Serres et Miel
Posté : 08 févr. 2020, 10:49
La peste de charge des bureaucrates ! Il lui avait déjà fallu des années pour obtenir les crédits nécessaires à des équipements basiques pour ses hommes, et des mois pour des uniformes corrects ! Rien que des uniformes blancs ! Était ce trop demander ? Trop exotique dans un monde de glace ! Et que l'on chipote sur les tissus disponibles, et sur l'inutilité de camouflages les plus basiques, et sur ces vêtements d'excentriques.....
Encore heureux qu'il n'ait pas demandé de nouveaux armements ou davantage de munitions pour les quelques pétoires disponibles dans l'armurerie, à peine digne d'être nommées "mitrailleuses".... Faire s'exercer les hommes à ramper sous le feu était quelque chose de nécessaire si l'on voulait qu'un jour ils soient accoutumés au bruit des balles. Et leur sauverait la vie. A défaut d'acquérir les compétences nécessaires à la survie au combat de manière directe, l'effort et la sueur permettrait d'économiser, si cela venait à arriver, sur le sang. Ça n'était jamais arrivé, n'arriverait certainement jamais sur ce monde dépourvu d'intérêt pour quiconque étant incapable de voir plus loin que le bout de son nez, mais il était de son devoir de prévoir, d'anticiper le pire.
Non. Ce qui l'énervait c'était surtout cette chiure de mouche malade qui se contemplait dans son rôle d'"administrateur municipal" avait fait fermer l'unique dispensaire du lieu le mois dernier. Une bêtise. C'était là que les prothèses étaient fabriquées. En importer d'autres se révélerait plus coûteux que de maintenir l'atelier ouvert. C'était là un calcul court-termiste. Sans parler des soins, même si de piètre qualité, qui y étaient prodigués. En vérité les seuls disponibles.
Alors il avait fait le pieds de grue devant le siège de l'administration centrale pour que cette décision irresponsable soit revue. Ce qu'il avait obtenu. S'il réussissait à réduire d'un tiers les coûts de fonctionnement du dispensaire, il resterait ouvert et sa gestion lui reviendrait. Ce qu'il avait accepté, bien que sachant pertinemment qu'il se faisait avoir quelque part. Un marché de dupes mais néanmoins nécessaire. Il serait en effet devenu impossible pour lui de dégotter des volontaires, désignés ou non, parmi ses hommes, pour ses expéditions, si le seul lieu où on pouvait leur prodiguer des soins en cas de coup dur, ce qui arrivait certes mais était relativement rare, était supprimé. Il en allait de ses expéditions ! Il n'aurait pas pu rester sans rien faire !
Mais bref. Pour remplir sa part de marché, Furancisu Bonefoy avait dressé une liste du personnel à partir des dossiers sur place, le salaire mensuel de chacun, leur temps de travail comparé à leur temps de présence réelle sur le site... Puis il commença le tris. Hors de question de toucher aux artisans. Ceux ci fabriquaient les prothèses. Leur savoir faire était irremplaçable. Coûteux certes, mais néanmoins irremplaçable. Puis venaient quelques pharmaciens, médecins, infirmiers, agents de sécurité.... Tous avaient des feuilles de salaire misérables. Il n'eut pas été étonnant qu'ils fussent payés au lance pierre. Voilà pour la grande majorité des salariés. Puis venait le reste.... Une dizaine de personnes rangées dans la catégorie "superviseurs" et "surveillants", payés une fortune au regard du salaire de leurs collègues. Ils empochaient les 3/4 de la masse salariale.... Et avec en plus un extrêmement faible temps de travail ! C'est sur eux que pesèrent les nouvelles restrictions budgétaires. Deux jours après, il perdait une heure à écouter les jérémiades, supplications et menaces de ce petit groupe dans son bureau.
Il avait beau leur expliquer ses raisons, essayer de les calmer, les écouter patiemment.... Puis quand vinrent les menaces, il se contenta de se lever lentement, d'aller ouvrir la porte de son bureau, de les inviter à partir de la main, tout en leur disant qu'ils pouvaient lui dégager le plancher d'eux même ou bien être jetés dans le froid à grands coups de pieds au cul sur le premier krakdent venu.
L'avertissement fut rapidement compris. Ces cloportes devaient vraiment avoir une sale allergie pour être aussi effrayés par ces mignonnes petites peluches de poil rose.... Bon, il est vrai qu'il est difficile de savoir où est le derrière et le devant de ces petites bestioles, et que leur bouche -dotée d'une forte dentition- pouvait tripler de volume, leur permettant d'avaler tout et n'importe quoi, et que de nombreuses bleusailles avaient perdues un membre sur la phrase « Oh, regarde comme il est mign… ».... Mais ça n'était pas une créature si effrayante que ça. Si ?
Reste que ce fut à ce moment là que commencèrent les soucis. Un mois après cet évènement, Furancisu Bonefoy recevait la démission de ces énergumènes sur son bureau, par courrier, en même temps qu'une note du dispensaire l'informant que leur approvisionnement en plantes sous serres chauffées était coupé. Privant ainsi leur laboratoire local de matière, et les empêchant de synthétiser les substances habituelles au fonctionnement du dispensaire. Plus de médicaments ou d'anesthésiants. C'était on ne peut plus problématique.
warforum40k/wiki/index.php/Fiche_Furancisu_Bonefoy
La connaissance est nécessaire à l'espèce humaine. Sans le savoir, nous retournerions à l'état de troglodytes cannibales hurlant à la lune. Ou quelque chose comme ça.
Encore heureux qu'il n'ait pas demandé de nouveaux armements ou davantage de munitions pour les quelques pétoires disponibles dans l'armurerie, à peine digne d'être nommées "mitrailleuses".... Faire s'exercer les hommes à ramper sous le feu était quelque chose de nécessaire si l'on voulait qu'un jour ils soient accoutumés au bruit des balles. Et leur sauverait la vie. A défaut d'acquérir les compétences nécessaires à la survie au combat de manière directe, l'effort et la sueur permettrait d'économiser, si cela venait à arriver, sur le sang. Ça n'était jamais arrivé, n'arriverait certainement jamais sur ce monde dépourvu d'intérêt pour quiconque étant incapable de voir plus loin que le bout de son nez, mais il était de son devoir de prévoir, d'anticiper le pire.
Non. Ce qui l'énervait c'était surtout cette chiure de mouche malade qui se contemplait dans son rôle d'"administrateur municipal" avait fait fermer l'unique dispensaire du lieu le mois dernier. Une bêtise. C'était là que les prothèses étaient fabriquées. En importer d'autres se révélerait plus coûteux que de maintenir l'atelier ouvert. C'était là un calcul court-termiste. Sans parler des soins, même si de piètre qualité, qui y étaient prodigués. En vérité les seuls disponibles.
Alors il avait fait le pieds de grue devant le siège de l'administration centrale pour que cette décision irresponsable soit revue. Ce qu'il avait obtenu. S'il réussissait à réduire d'un tiers les coûts de fonctionnement du dispensaire, il resterait ouvert et sa gestion lui reviendrait. Ce qu'il avait accepté, bien que sachant pertinemment qu'il se faisait avoir quelque part. Un marché de dupes mais néanmoins nécessaire. Il serait en effet devenu impossible pour lui de dégotter des volontaires, désignés ou non, parmi ses hommes, pour ses expéditions, si le seul lieu où on pouvait leur prodiguer des soins en cas de coup dur, ce qui arrivait certes mais était relativement rare, était supprimé. Il en allait de ses expéditions ! Il n'aurait pas pu rester sans rien faire !
Mais bref. Pour remplir sa part de marché, Furancisu Bonefoy avait dressé une liste du personnel à partir des dossiers sur place, le salaire mensuel de chacun, leur temps de travail comparé à leur temps de présence réelle sur le site... Puis il commença le tris. Hors de question de toucher aux artisans. Ceux ci fabriquaient les prothèses. Leur savoir faire était irremplaçable. Coûteux certes, mais néanmoins irremplaçable. Puis venaient quelques pharmaciens, médecins, infirmiers, agents de sécurité.... Tous avaient des feuilles de salaire misérables. Il n'eut pas été étonnant qu'ils fussent payés au lance pierre. Voilà pour la grande majorité des salariés. Puis venait le reste.... Une dizaine de personnes rangées dans la catégorie "superviseurs" et "surveillants", payés une fortune au regard du salaire de leurs collègues. Ils empochaient les 3/4 de la masse salariale.... Et avec en plus un extrêmement faible temps de travail ! C'est sur eux que pesèrent les nouvelles restrictions budgétaires. Deux jours après, il perdait une heure à écouter les jérémiades, supplications et menaces de ce petit groupe dans son bureau.
Il avait beau leur expliquer ses raisons, essayer de les calmer, les écouter patiemment.... Puis quand vinrent les menaces, il se contenta de se lever lentement, d'aller ouvrir la porte de son bureau, de les inviter à partir de la main, tout en leur disant qu'ils pouvaient lui dégager le plancher d'eux même ou bien être jetés dans le froid à grands coups de pieds au cul sur le premier krakdent venu.
L'avertissement fut rapidement compris. Ces cloportes devaient vraiment avoir une sale allergie pour être aussi effrayés par ces mignonnes petites peluches de poil rose.... Bon, il est vrai qu'il est difficile de savoir où est le derrière et le devant de ces petites bestioles, et que leur bouche -dotée d'une forte dentition- pouvait tripler de volume, leur permettant d'avaler tout et n'importe quoi, et que de nombreuses bleusailles avaient perdues un membre sur la phrase « Oh, regarde comme il est mign… ».... Mais ça n'était pas une créature si effrayante que ça. Si ?
Reste que ce fut à ce moment là que commencèrent les soucis. Un mois après cet évènement, Furancisu Bonefoy recevait la démission de ces énergumènes sur son bureau, par courrier, en même temps qu'une note du dispensaire l'informant que leur approvisionnement en plantes sous serres chauffées était coupé. Privant ainsi leur laboratoire local de matière, et les empêchant de synthétiser les substances habituelles au fonctionnement du dispensaire. Plus de médicaments ou d'anesthésiants. C'était on ne peut plus problématique.
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La connaissance est nécessaire à l'espèce humaine. Sans le savoir, nous retournerions à l'état de troglodytes cannibales hurlant à la lune. Ou quelque chose comme ça.




