[Darn] Le monde perdu

Les Terres du Sud relient le sud et la terre des morts Khemri et sont principalement composées de marécages et de forêts tropicales. Les habitants des terres du sud sont les Hommes-lézards, les Orques sauvages et les gobelins des forets, et quelques tribus humaines qui sont appelé par les aventuriers hommes sombres, lesquelles vivent en paix avec la nature et semble protégés par les Hommes-lézards. On y retrouve également des colonies pygmées, et les légendaires Amazones.

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[MJ] Le Djinn
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Re: [Darn] Le monde perdu

Message par [MJ] Le Djinn »

Un petit test d'orientation dans la forêt pour commencer? 4! Une réussite.
Voilà, l'Enfer Vert se découpait à nouveau dans le soleil levant. Chacun vérifia sa nourriture, ses armes et pénétra dans la jungle, au hasard comme Darn l'avait voulu. Tout ça n'était tout de même pas très pratique: comment trouver un animal dont la principale caractéristique était vague et la position totalement inconnue? Comme souvent dans les Montagnes des Larmes: il fallait compter sur la chance, la bénédiction de La Gueule et un peu d'instinct, quand même. Huai-Ten, qui repoussait une souche de palmier à l'orée du bois, poussa un juron:

-"J'vous jure, dans l'Est y'avait des esclaves pour s'taper la corvée."

Un long silence suivi, un peu gêné. Des sentiers s'étaient formés naturellement les jours précédents, avec les avancées et retours des différents groupes d'expédition à travers la forêt vierge de l'île. Les humains, nains, elfes et ogres s'étaient taillés un passage à la force des bras, de l'épée et de la hache, créant autant de chemins possibles et transformant les lieux en un dédale. Au moins en se souvenant d'où il était venu la dernière fois Darn pourrait éliminer au moins quelques possibilités et ainsi limiter le champ de recherche. Une stratégie digne d'un vrai chasseur, certes, mais qui était naturelle à tout ogre ayant déjà vécu dans son pays natal. Oublef, qu'on avait peu entendu jusque là, maugréa alors que le trio s'engageait dans un chemin inconnu:

-"Pffff, j'espère qu'il y aura des trucs à tuer, je m'ennuie moi..."

Il était vrai que la situation avait de quoi en ennuyer plus d'un. De la jungle, encore de la jungle, toujours de la jungle, rien d'autre. Alors certes pour un naturaliste, un explorateur érudit ou un savant quelconque le spectacle aurait été d'importance! Des fleurs violettes aux énormes feuilles colorées, épaisses et gorgées d'eau, des baies étonnantes aux formes variées, du jaune solaire au noir charbon, en lune, en tige, en cylindre ou en grappe. Que dire de ces arbres aux essences inconnues qui dégageaient des odeurs puissantes, autant capable d'aromatiser un ragoût que de réveiller un mort. Seulement les ogres, mêmes s'ils aimaient les voyages, n'étaient en général pas très intéressés quand il ne s'agissait pas de viande exotique à manger. Alors peut-être que le boucher du campement serait intrigué par ces saveurs nouvelles, mais eux..
Deux heures de marche au hasard plus tard, à suivre un chemin choisi de la même façon, les voies se séparèrent en deux. Au centre du carrefour un cadavre d'humain en armure de mailles, similaire à celles que les Obèses avaient vus parmi les membres de l'expédition. Avec son accent pincé, Huai-Ten souffla même:


-"Tiens j'crois que j'le reconnais. C'était Andreï, il était sur le même bateau que moi."

Le spectacle n'était pas beau à voir. Le corps était percé par des lances en obsinites laissées sur place et son crâne avait été fracassé par un lourd objet contondant. Coïncidence plus amusante, quelques énormes épines perçaient ses jambes, conformément à la description donnée par Rousbif plus tôt. Les deux chemins possibles s'enfonçaient encore plus profondément dans la jungle, l'un était propre, presque harmonieux, et avait l'air d'avoir été tracé avec du temps et un peu de finesse. L'autre était moins clair, plus pressé et des flaques de sang parsemaient le sol. Darn allait devoir prendre une décision sur la suite des événements, sans quoi le trio risquait bien de rester coincé là un moment.

-"J'peux le manger dit? Juste les jambes? Il en a plus besoin..."

Et Oublef soufflait déjà des narines, bien conscient qu'on se rapprochait d'un danger qui le sortirait de sa lassitude...
Enfermé dans une lampe pendant des siècles, cloisonné dans une pièce de métal par une malédiction... Puis un jour un naïf est venu, me libérant dans sa sottise... Tant pis pour lui... Et pour tous les autres.

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Darn le Grossier
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Re: [Darn] Le monde perdu

Message par Darn le Grossier »

Les mercenaires n'avaient pas chômé depuis leur arrivée. Les nombreuses expéditions dans la jungle avaient tracé plusieurs sentiers à travers elle, créant un véritable réseau creusé à travers la végétation. Les passages étaient suffisamment larges pour permettre à un humain en armure de se déplacer sans risquer de trébucher sur une racine ou d'avoir une branche qui lui chatouillait le crâne, mais c’était différent pour les ogres. Nos trois compères étaient tellement grands et larges qu'ils étaient obligés de réduire régulièrement leur allure pour arracher les branches et les lianes qui encombraient leur vue et pour déplacer les souches et les troncs couchés qui menaçaient de les faire tomber. Ils n'avaient pas la tête à contempler les innombrables merveilles naturelles qui les entouraient, ils étaient trop occupés à saccager cet écosystème qui était resté inviolé pendant bien des siècles, tout en râlant et en maudissant toutes les divinités de la nature qui pouvait exister dans le monde, employant des propos et des noms d'oiseaux qui auraient choqué les elfes sylvains et qui auraient fait naître chez eux une envie de meurtre irrésistible, pour ça ou pour le massacre que les trois colosses commettaient à chaque mètre franchi. Mais tout changea quand Oublef, qui était jusque-là morose et grincheux à cause de l’ennui qui l’avait gagné, interrompit la déforestation pour renifler bruyamment une odeur de cadavre en décomposition qu’il fut le premier à remarquer. À peine ses nasaux s’étaient-ils gonflés qu'il se lança sur la piste olfactive, devançant ses camarades sur le sentier en ignorant royalement les obstacles qui lui barraient la route. Il stoppa sa course devant une fleur géante aux pétales rouge sang tachetés de blanc qui entouraient une sorte de bouche ronde d’où sortait la délicate fumée. Le gros, aux allures de cultiste, inspecta la plante de longues minutes, ses yeux exorbités trahissaient sa curiosité et son appétit pour les choses moisies. Il fut rejoint par ses deux camarades qui ne cessaient de râler et de l'appeler avec des petits sobriquets charmants, ils étaient prêts à lui mettre une calotte derrière la tête pour son escapade solitaire, mais ils virent à leur tour la source de cette odeur délicieuse. Ils l'analysèrent ensemble en détail cette fleur mystérieuse, allant jusqu’à risquer leurs doigts dans la bouche béante de la plante pour en ressortir des matières visqueuses et collantes recouvertes d'insectes de toutes sortes et qui avait un goût de charogne. Il était clair pour les trois gros qu'il s'agissait d'une création de la Gueule, mais devaient-ils ramasser la plante pour la ramener à leur campement ? Où devaient-ils la laisser où elle était ? Après quelques minutes de réflexion et de débats, alimentés d'argumentations douteux, de contre-arguments insultants et de supplications d'Oublef qui voulait absolument goûter à cette plante divine, la petite troupe finie par se mettre d'accord. Ils la laisseraient ici et iraient rapporter leur découverte à Kulgar pour le laisser décider. Ils s'éviteraient ainsi de commettre un blasphème qui leur attirerait les foudres de leur dieu, où pire, la colère de leur boucher autoproclamé qui avait le marteau à attendrir qui le démangeait facilement. Ils reprirent leur route, revivifier part cette apparition de leur créateur qui, malgré la distance qui les séparait de leurs montagnes natales, avait suffisamment de pouvoir pour se révéler à eux sous des formes inattendues. C’était avec le cœur léger qu'ils continuèrent à suivre le chemin qui était devant eux, arrachant, écrasant et couchant tout ce qu'ils trouvèrent sur leur passage. Darn était tellement optimiste après cette découverte qu'il se mit à chanter une vieille mélodie que toutes les mères ogres chantent à leurs petits dès le berceau. Cela lui valut des commentaires désobligeants de ses deux compères, comme « t'es un cœur-d'elfe » « tu chantes comme un barde d'bretonnie », mais il s'en fichait et rien ne pouvait perturber son chant.

L'ogresse a chapeau rouge partie en forêt
L'ogresse a chapeau rouge partie en forêt
Dans les bois, elle partie
Dans les bois, elle partie
Pour les traverser

Et elle tomba sur un loup géant
Et elle tomba sur un loup géant
Sur un loup, elle tomba
Sur un loup, elle tomba
Géant et puant

L’ogresse lui dit « bouge ! J’vais chez ma vieille mère »
L’ogresse lui dit « bouge ! J’vais chez ma vieille mère »
Au loup géant, elle dit « bouge ! »
Au loup géant, elle dit « bouge ! »
En montrant ses dents

Le loup pas apeuré souri et grogna
Le loup pas apeuré souri et grogna
« Bouge pas j’vais te dévorer »
« Bouge pas j’vais te dévorer »
« Et pis j’vais te chier »



L’ogresse à chapeau rouge fût vite déchiqu’tée
L’ogresse à chapeau rouge fût vite déchiqu’tée
Déchiqu’tée et démembrée
Déchiqu'tée et démembrée
Et vite avalée

Vieille mère appris la mort de sa petite fille
Vieille mère appris la mort de sa petite fille
Elle en fût très chagrinée
Elle en fût très chagrinée
Et très enragée

La vieille mère alla dans la grande forêt
La vieille mère alla dans la grande forêt
Pour bouffer le loup géant
Pour bouffer le loup géant
Qui, tranquille, siestait

Le loup n’pu chier son dernier casse dalle
Le loup n’pu chier son dernier casse dalle
Il fut avalé par la cinglée
Il fut avalé par la cinglée
Et pis déféqué

Leçon de l’histoire mes p’tits orgrillons
Leçon de l’histoire mes p’tits orgrillons
N’allez pas seul dans la forêt
N’allez pas seul dans la forêt
Ou vous s’rez becquetés


Cela faisait plusieurs heures que les trois gros marchaient entre les arbres, en prenant bien soin d'aplatir tout ce qui pouvait gêner leur passage, ou pas, et ils arrivèrent à un croisement où ils trouvèrent le cadavre d'un mercenaire en piteux état. Le pauvre homme avait visiblement croisé le chemin des hommes reptiliens et il n'y avait pas survécu. Des lances le transperçaient et son crâne était fendu en deux, mais le détail qui interpella notre héros fût les épines qui étaient enfoncées dans ses jambes. Darn en retira une pour la regarder de près et la renifler, mais son analyse fût interrompue par le gros en robe noire qui demandait la permission de prendre l'une des jambes du mort. Dans un premier temps, le grossier fût tenté de partager le cadavre en trois et de le dépouiller des objets qui auraient pu avoir une utilité, mais une grosse voix résonna dans sa tête, les paroles que Rousbif lui avait dites quand ils étaient encore en Tilée sonnèrent comme une alarme dans son crâne. « Si j’apprends qu’tu boulottes les copains, j’te jure que je t’arrache la tête et je t’en suce l’intérieur, vu ? » Un frisson parcourut la colonne vertébrale de Darn qui se redressa en se secouant la tête.

Non ! On n’touche pas aux potes, sauf si tu veux que l’Marsouin s’fasse un flan avec ta cervelle.

Il regarda les deux chemins qui se présentaient à lui. Le premier était trop propre, trop beau pour avoir été taillé par les humains ou les nains. Les elfes avaient dû passer par là, à moins que ce ne soit l’œuvre des lézards. La deuxième était plus « normale » et une petite traînée de sang y était visible, le dénommé Andreï devait venir de cette direction, avant de se faire rattraper et massacrer. Sa soif d'aventure l'encourageait à suivre le chemin le plus praticable pour lui et ses deux compagnons, il avait l'intuition qu'il pourrait y avoir une cité d'or, gardée par des monstres au sang-froid, mais il avait un devoir envers son chef et la raison, ainsi que la crainte que lui inspirait le tyran, le poussait à suivre la traînée de sang.

Ont va aller par là ! Mais avant ont s’prépare ! Grignotez que’que chose, buvez un coup et préparez vos armes, le filet et les cordes ! Ça va castagner dans pas longtemps.

Darn s’installa à côté du mercenaire décédé pour vérifier ça plaque ventral et ses gants, s’assurant qu’ils étaient solidement attachés. Il fut imité par Oublef qui sortit ses poignards de ses fourreaux pour les examiner et pour frotter les lames les unes contre les autres pour s’assurer qu’elles étaient bien tranchantes, alors que Huai-Ten sortait de son sac du poisson grillé qu’il jeta à ses camarades. Ils s’accordèrent quelques minutes de pause et de préparation, mais ils ne baissèrent pas leur garde pour autant. Ils étaient parfaitement conscients que n’importe quoi pourrait surgir de la végétation et profiter de leur insouciance apparente pour les attaquer, ce qui ne les aurait guère dérangés, au contraire.
Darn le Grossier, Voie du Buffle Errant
Profil: For 12 | End 12 | Hab 5 | Cha 6 | Int 6 | Ini 7 | Att 10 | Par 9 | Tir 6 | Foi | Mag | NA 2 | PV 85/135 (bonus et malus inclus)
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Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_darn_le_grossier
"Tavernier ! Apporte moi d'la graille et d'la bière ! ET PAS TA PISSE DE GOBELIN ! SINON J'CASSE TOUT DANS LA CABANE ! ET AVEC TA TÊTE ! Haha."

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