[RP Libre] Les Crocs du Père

Kislev, pays de sombres forêts de conifères, d'étendues neigeuses et de steppes balayées par les vents, se trouve l'est de l'Empire. Pendant des siècles, il a été un rempart face aux incursions dévastatrices du Chaos venues du nord. Kislev est un allié fidèle et puissant de l'Empire, toujours prêt à envoyer ses troupes à son secours

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Alekzan Gievlevitch
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Précédemment, au Kislev...

Et maintenant ...


----------------------------------- Partie 1 : Faire ses dents -----------------------------------


Enfin Erengrad ! Enfin ! disait-il, aussi affamé et agacé par le vide en son sein. Pour Alekzan, la faim n'était pas une sensation étrange ou inconnue, mais plutôt quelque chose de commun. À son réveil près de la source chaude, il n'avait eu qu'un simple голодный, rien de bien inquiétant. Le vent ne passait pas entre les cimes des saules, et il n'avait aucune idée du temps futur. Il avait alors suivi avec ardeur le sentier partiellement creusé, comme si de rien n'était. Mais au bout d'une journée de plus, et avec les soucis provoqués par tout ce sang ingurgité avec les dernières rations, le голодный était devenu une большой голод, un gouffre infernal qui le tiraillait juste sous les côtes.

Mais enfin, enfin, le calvaire touchait à sa fin. Le froid avait été presque inexistant en comparaison, et honnêtement, c'était un avis assez juste de la part du lutteur. L'étrange Grovod avait été traversée sans jamais rencontrer le moindre духи, ni une seule mère медведь rôdant autour de sa tanière... Ah, quelle superbe sensation que celle du retour chez soi. Très vite, les pensées virevoltent et se tournent vers l'imagination : retrouver le Port, retrouver le Grand Marché, et...


Du poisson. Tch, Черt & Ебена мать, il faut que je me dépêche. Tch, tch, tch. Combien de jours ont passé depuis mon départ de la porte Nord ? Tch, j'espère vraiment ne pas avoir manqué le poisson. Il faut vite que je passe les portes, sans quoi je suis fichu. Et il faut aussi que je rapporte la nouvelle à Frère Ours. Tch, tch, tch. Si seulement j'avais un лошадь avec moi. Même une bourrique ou une tête-folle de почта, ça suffirait à avancer plus vite... Tch, pourquoi est-ce que la Lynsk ne peut pas dégeler une petite heure, afin que je puisse me rassasier ?

...

Ouais, si je dois me rassasier, c'est pas une petite heure qu'il me faut. J'suis pas un gars de la Capitainerie ou des baraques à flots.

Eh merde. C'est le rempart Nord ou Sud, ça ? Tch, la Lynsk est... Là. C'est donc le Rempart Sud.
Черt. C'est pas prêt d'en finir.


Et en effet, il restait encore quelques étapes à franchir avant de retrouver les confins bouillonnants de la Cité portuaire. Comme toutes les grandes villes du Kislev et alentours - c'est-à-dire pas grand-monde vu l'état de la région et des domaines voisins -, les dirigeants d'Erengrad avaient vite eu l'idée de parer leur beau foyer avec moult tours et murailles, afin de maintenir les richesses du bon coté, et si possible les ennuis de l'autre. Évidemment, comme n'importe quel individu ayant déjà mis le pied à Erengrad vous le dira, les deux "catégories" se sont réfugiées du même coté des remparts. Et malgré tous les soucis journaliers et saisonniers que cela apporte, rares sont ceux qui s'en plaignent vraiment et continuellement. Après tout, certains locaux s'accordent à dire "l'argent, ça va comme le vent". Oseriez-vous vous plaindre du vent ? Le Knyaz, l'ancien dirigeant de la Cité, le faisait, lui. Il en a semé partout, du vent. Regardez où ça l'a mené...

***
Se concentrer sur autre chose. Les murs, les toits, l'odeur, la neige. Les murs, les toits, l'od-

- " Следующий ! Следующий ! En avant !"

Tch, c'est quoi cette affaire ?

- " Toi, le grand cabot ! Avance ! C'est quoi t-

- Qu'est-ce qu'il y a que tu hurles ?

- Ton nom, fils de chien, ou je t'apprendrai à m'interrompre. C'est quoi ton nom, пустая голова ?

- Alekzan. Gievlevitch.

- Et pourquoi je devrais laisser entrer un sauvage comme toi dans ma ville ? Qu'est-ce que tu viens y faire de bon ? T-t.

- Je reviens à Erengrad, j'y suis déjà entré. Je reviens d'une demande d'Ursun, d'un des Frères Ou-

- Tu reviens d'où exactement, avec une telle face ? Tu t'estimes capable d'en répondre au Père, c'est ça ? Tu te paye ma tête, avec ton crâne de païen, ah ?"

Il émit un bruit sec avec sa langue, sans ouvrir la bouche.

- " Aujourd'hui n'est pas un jour pour le богохульство, mon gaillard ! "

L'interrogateur laissa un instant de répit au lutteur, pendant qu'il crachait par terre en resserrant sa ceinture. L'individu braillard n'avait que peu l'air d'un sot, et encore moins d'un vantard. Il avait pour ainsi dire cette tête et cette attitude des vieillards aigris par l'âge, qui frappent plus par réflexe que par envie. Le ton était fort, raide comme un couperet, tandis que le regard se faisait pesant entre chaque injonction verbale. La toque noire, le raide manteau et la longe de cuir - trop courte pour un fouet, trop longue pour un chat-à-neuf-queues - ne laissaient que peu de doute quant à son rang et son identité.

- " Je... Je reviens de l'oblast de l'ouest, selon la requête du culte d'Ursun."

- " As-tu donc fini tes miséreux travaux ? As-tu une preuve que tu n'es pas un salopard de киазак du Nord ou du Sud ?"
Test d'INT : 8, réussi.
L'athlète déroula le médaillon dans sa main, le laissant pendouiller au bout de son bras en lâchant un "Oui". La faim était toujours omniprésente, et commençait à peser sérieusement sur les réponses d'Alekzan. Après un court silence, l'homme-en-noir reprit calmement :

- "Neh, un волк. T'as trouvé ça où exactement ? C'est du sang, là, t-t.

- Sur un effronté, en bordure de la Grovod.

- Et qu'est-ce qu'il fait avec toi, ce волк ? Qui est il ? Tu es seul, grand-fils.

- C'était un tueur d'ours. Il n'en tuera plus."

Un tumulte sourd interrompit les questions. S'en suivit d'un mouvement de foule vers l'avant de la queue. Un cavalier esseulé avait réussi à provoquer une telle effusion, sans aide.

- " Hors de ma vue, Ho ! DÉGAGEZ !"

S'arrêtant difficilement devant l'officier, celui-ci fit un pas de côté afin de laisser une courte marge au freinage de sa monture. Zangief eut une réaction nettement moins entraînée, et bien plus populaire : se jeter sur le côté. Le cavalier s'écroula à terre d'un seul geste, les jambes raides et torses.

- "Qui es-tu, briseur de file ?"

Reprenant sa respiration, l'individu entièrement vêtu de vert et de bleu redressa son habit en grognant :

- "Vylasi Strogoff, courrier de la Tsarine. Hors de ma vue, officier, j'ai une nouvelle pour le Veche.

- Quelle nouvelle ? Et qui te dit que le Veche veut voir ta face de gâté ? À qui est-ce que cela s'adresse ?"

Le messager s'appuya sur sa monture avant de sortir une poche à lettres qu'il avait accroché contre son ventre et sous ses couches d'hiver.

- Au Veche, sur ordre de la Tsarine. Au Veche tout entier.

L'inspection du cuir et de son contenu ne dura qu'une seconde. Le sceau était intact et encore trop distinct pour en douter. Le messager remonta en selle dans la minute, fonçant à travers le couloir qu'on lui avait accordé. Une fois cette clameur temporaire étouffée, le sec interrogatoire refit surface :

- "Ho. T-t. Tu es un sauveur d'ours, c'est ça ? Les ours te parlent ? Qu'as-tu fait de ta bure ?

- Oui et non. Demandez à Fr-... Gardez-le, ce волк. Et celui-là aussi, cadeau."
Test de CHA, à -1 : 3, réussi.

L'offre de but en blanc fit ressortir quelque surprise sur le visage de l'interrogateur. L'homme s'était dirigé d'abord vers son fouet, déroulant l'outil en rejetant son bras en arrière, poing serré. Néanmoins, lorsque le fébrile lutteur n'extirpa de son manteau qu'un second médaillon arborant un aiglon stylisé, l'officier figea son geste. D'un pas, il arracha le collier et l'examina brièvement au soleil, rangeant les deux bijoux dans sa doublure à boutons. Le geste précipité et la présence d'un tchékiste armé eurent raison de l'hardiesse de certains voyageurs, les faisant reculer avec entrain (comme si la neige et le long périple ne les avait abattus qu'en apparence). Enfin, l'agent resserra ses pieds, tapant ses talons par réflexe, et ouvrant le passage vers la Cité. À peine Alekzan avait-il franchi la première embrasure qu'il entendit le timbre résonnant qui lançait :

- " Следующий ! Следующий ! En avant !"
Alekzan "Zangief" Gievlevitch
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Message par Alekzan Gievlevitch »

C'est ainsi qu'Alekzan entre à nouveau dans la ville véritable, après avoir traversé de manière anodine le camp de réfugiés qui pousse et se résorbe à chaque saison. Les rues de ce côté de la Lynsk étaient assez larges et entretenues, malgré les cicatrices encore visibles de la Tempête du Chaos. Sans doute était-ce dû à la proximité du fier Quartier Эльфийский et de ses haut-murs immaculés de blanc. Ou peut-être était-ce dû à la proximité du Temple de Dazh, et de la multitude de flambeaux disséminés autour du lieu-saint.

Image


Contrairement aux autres contrées voisines, Erengrad et l'oblast de l'ouest ne s'était que peu défendu face à la déferlante, préférant une stratégie plus mobile et plus dispersée - surtout après la chute de Praag. Quelques irréductibles - certains diraient des vieillards ou des sots - avaient tout de même tentés de s'organiser en vue d'un siège... Avec très peu de succès. La houle de vermine et de barbares du Nord avait emporté tout sur son passage, ne s'arrêtait que très rarement pour piller copieusement tel ou tel endroit. Erengrad avait ainsi pris la marée inhumaine de plein fouet, avant de la voir disparaître vers le Sud en quelques jours. À peine avait-on fait place nette que des opportunistes s'étaient jetés sur les décombres, se donnant à cœur joie entre les ruelles calcinées et les bâtiments éventrés.

Depuis, tout le monde s'accorde à dire que les Dévots du Nord ont causés un tel saccage, et ils sont tenus en seuls responsables. Parmi les disparus - qu'ils soient restés défendre leur foyer ou qu'ils ne soient jamais revenus constater l'état de celui-ci -, on compta bon nombre d'individus importants, et d'histoires toutes aussi étonnantes. Les puissantes sorcières de glace ainsi que le culte de Tor ne déplorèrent aucun des leurs, ni aucun dégât à leur étrange tour-foyer, à l'instar des autres cultes locaux qui durent parfois tout reprendre de zéro. La perte la plus symbolique fut la disparition totale et inexpliquée du dirigeant, le Knyaz - autrement appelé "Prince" - Konstantin Vorontsov. Bien que l'on ai jamais retrouvé la trace de sa dépouille, les affaires sont très vite revenues à leur niveau d'antan, et peu sont ceux qui regrettent "le temps d'avant".

Et justement, en parlant d'affaires, voilà que des visages familiers se forment dans le champ de vision : voilà le pont des Escarcelles. En tant que seul grand pont de la ville - c'est-à-dire la seule structure capable de joindre les rives de la Lynsk d'une traite -, c'est un lieu extrêmement fréquenté, où se mélangent aristocrates et marchands, militaires et forbans, ainsi que toute sorte de gredin plus ou moins envieux... Et surtout, plus ou moins délicat.

Certains individus aux faits des coutumes du port - tel que notre lutteur affamé - l'appellent parfois le "pont des Escarres" ou le "pont des Équarris", sans qu'il n'y ait de justification précise ou d'explication formelle, évidemment.
Test de FOR+HAB/2 pour se frayer un passage convenablement : 18, raté.

Depuis l'annonce des beaux jours, et étant donné la proximité avec le Jour de l'Éveil (qu'il soit passé ou non), nombre de gens se pressent en permanence autour du Grand Marché, et près de la moindre échoppe rénovée. Avec le flux incessant de réfugiés et de nomades venus de la lointaine steppe, tous se bousculent et se disputent à voix haute pour le moindre besoin et le moindre tracas. Que vous soyez en calèche, à pied ou à cheval, que vous ayez une tête de plus que quiconque ou non... Visiblement, vous n'êtes pas à l'abri de la cohue, et vous ne pourrez passer d'un coté à l'autre de la ville sans perdre plusieurs heures, brassé entre tous.
HAB - ?? : 1, critique.

Tch. Tch, encore un. Qu'est-ce qu'ils ont à hurler sur les passants, ceux-là ? Ils ne voient pas les chevaux en approche ? Rah, je n'ai pas le temps pour leur charabia, je dois retourner au Jardin et rapp-Hng-orter la nouvelle à Frère Ours. Il faut aussi que je trouve de quoi manger, mais bon. Tch, impossible d'avancer entre tous ces gens -Guh- sans se faire marcher dessus ou que l'on bricole mon marteau. Je me demande s'ils ont remarqués mon absence dans la haute-ville... Tch, évidemment, vu les fainéants qu'ils envoient. Est-ce que j'ai encore assez d'-
Test d'INT+HAB/2 : 7, réussi

- "Эй, ты !"

C'était pas ma main ça ! Quel est le sale...
Rage primaire ? 18, oui.

C'est quoi ça ? Une перо ? On dirait une кинжал, mais plus petit. Tch, petit comme lui.

-"Ey, toi ! Regarde mes mains, et les tiennes ! Tu es sûr de toi ? Rends-moi mes affaires, et tout ira bien."
Intimidation - Zangief : 12, raté de 1.

Il se retourne. Du fer. Mon marteau ? Merde. Raaaah !
Gauche - c'est quoi ça ? Des cheveux, dans ma main ? Le fer ! Dégagez !
... Eh ? Il n'a pas de sang dessus - sa lame grise.
Droite - le bras vers moi - on décolle et ... Une, d-'tait ma langue ça-, t-o-rois !


- "LÂCHE ! LÂCHE-CA !"

Allez, le bras dr-raaaaah ! Froid, puis chaud... Ma jamb-gh...

S'en suit une volée de coups désordonnés où le lutteur s'efforce de maintenir sa prise tandis que son "agresseur" tente de lui lacérer plus amplement la panse ou les poignets. Étant donné la proximité et l'agitation environnante, cela n'a pour effet que de renverser quelques gens de passage, ou former un vide entre deux échoppes branlantes. Voilà que l'on se roule par terre, que l'on joue des pieds sans grand effet... Juste avant que l'un ne trouve sa tête agrippée par deux grosses mains calleuses, et que cette dernière ne rencontre derechef le sol graveleux du pont. Quelques sons de cloche plus tard...

- " LÂCHE ! LÂCHE ! LÂCHE ! LACHE-CA, КИАЗАК !"
--Combat à mains-nues (Zangief) vs Individu armé d'une dague--
Z Attaque: 6, parade 3, 23-14, perte de 9 pvs (HS si <50% pv)
Il attaque, 11, échec

Z attaque, 2, parade 8, 25-14, perte de 11 pvs, reste donc 40. V
Il attaque, 8, ça passe, l'ours pare, 5, ça passe, en plein dans le ventre, tu subis, 30-15, 15 points de dégâts.

Z attaque, 2, il pare, 2, il subit 21-14, 7 pvs en plus, il lui en reste 33.
Attaque: 19

Deux tours d'handicapés plus tard (17, 18; 19, 12)...
Z attaque : 4, et la parade échoue sur 16.
Il subit 29-8 points de dégât dans les chicots donc 11pvs restants) ^^

K.O.
Le couteau utilisé
Image
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Alekzan "Zangief" Gievlevitch
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Message par Alekzan Gievlevitch »

Au moment où le mot "pillard" est prononcé, la foule semble subitement changer d'avis quant à l'altercation. D'abord hésitante puis moqueuse, voilà que certains s'efforcent de relever Alekzan, à le maîtriser, tandis que d'autres cherchent à l'agiter plus encore, ou le forcer à commettre l'irréparable. Certains observateurs avisés auraient aussi pu trouver quelque malin en train de miser un pécule sur les suites de l'échauffourée, sans qu'il n'y ait la moindre promesse de récompense.
Aucun jet de dé pour la foule vs Zangief, ils sont trop nombreux pour qu'il puisse faire quoi que ce soit
- "Lâchez-moi, par les Crocs !"

Tch, qu'est-ce qu'il m'avait pris ? Déjà, sa кинжал, et ensuite... Rah, j'ai froid au ventre, et je t-tremble ? Tch, tch, tch... Ma bourse, là. C'est quoi ce symbole ? Quatre traits, en croix. L'homme aux tresses avait quelque chose du genre, non ? Ou était-ce Dasha ?
Test d'INT : 18, raté de 10.
...
Je sais plus. Je ne sais même plus quel jour on est. J'espère que l'Éveil n'est pas passé. Tch, et ma jambe qui relance...

La faim avait visiblement repris le dessus sur les intérêts du lutteur. Les prochaines heures allaient ainsi s'envoler entre les auvents et les passages flottants du Grand Marché, à la recherche de... Eh bien, de ce qui alimente la majorité d'Erengrad et le Kislev : du kvas bien amer, et du poisson.
Dépense de 4 pistoles pour un gros repas et une bouteille de kvas, avec des réserves pour les prochains jours
S'en suit un périple lent et grossièrement silencieux jusqu'à la place des Guildes, où se noient et se mélangent l'intérêt des Charpentiers Navals, les disputes des Orfèvres, et les tentatives de criée au pied du "Château" de l'aristocratie locale. Peu sont ceux qui s'intéressent au lutteur, étant donné l'entrain de chacun à s'enrichir et s'élever plutôt qu'à s'entraider. Même les crieurs et colporteurs s'écartent lorsque le gros bonhomme mal rasé se met à ronchonner dans leur direction (sans doute parce qu'il ne les a pas remarqués, ou parce qu'il ne les écoute pas).

Après avoir pénétré dans le Jardin d'Ursun, le lutteur reproduit son rituel habituel, soit celui d'enlever ses bottes crispées, de s'agenouiller pour les prendre avec lui, et de se relever - péniblement pour cette fois - avant de faire quoi que ce soit. Le Jardin - à ne surtout pas confondre avec les récents "Jardins du Veilleur" à la frontière Sud de la ville - font partie de ces endroits extrêmement peu peuplés de la ville qui, contrairement aux ruines de l'ancien Veche, sont toujours bien entretenus, ouverts à tous, et exempt de tout stigmate. Nul ne saurait dire qui ou quoi y vit à chaque instant, mais en soi, cette question n'intéresse personne.

Après quelques heures passées près d'un renfoncement au bord du fleuve, une silhouette familière attire l'attention du lutteur. Bien qu'affamé, ce dernier s'y dirige sans réfléchir, étant beaucoup trop impatient d'annoncer son retour.
Test d'INT : 19, raté.
- Frère Ours, me voilà.

- " Mon garçon, que fais-tu ici ? "

Pendant un très court instant, il y eut une émotion nouvelle sur le visage du prêtre. Quelque chose que Zangief ne connaissait pas, ou du moins qu'il ne put reconnaître avant que celle-ci disparaisse subitement.

-" Eh bien, je suis revenu. Revenu de mon éveil.

- Ah, voilà qui est bien. As-tu accompli les actes de ton songe ? As-tu écouté le Père comme il se doit ?

- Ou-oui, Frère Ours. Oui. Le traître est mort. La Steppe a eu son heure.

- Voilà qui est bien, oui. Tu as l'air changé, fils Ungol.

- Qu'en est-il du Jour de l'Éveil ? Quand est-il annoncé ?"

Il y eut un silence étrange pendant un instant, tandis que le prêtre se tournait vers la Baie.

-" Eh bien, ne vois-tu donc rien ? Ne vois-tu pas l'eau claire ? N'as-tu pas entendu les vents chauds ? Le Jour de l'Éveil est passé désormais. L'Orateur s'en est chargé.

- Mais... -!

- Je te l'ai déjà dit : à chacun son véritable Éveil, enfant Ungol. Je te l'ai déjà dit, petit frère."

Un autre silence survint entre les deux hommes, mêlant l'incompréhension à la réflexion d'après-repas.

- "Allons, prends ton temps pour méditer, petit frère. Tu es fort, ne te laisses pas abuser par le passé."

Et d'un simple hochement de tête, Frère Ours se tourna vers les futaies, avant de reprendre en s'éloignant :

- " Tu recevras une dent de Père Ours, bientôt. Tâche de la garder précieusement. L'Orateur Boyozi n'est pas un colporteur du Port. Maintenant, je... te laisse à tes prières."

Boyozi ? Uika Boyozi, c'est bien cela ? C'est une grande personne, j'en suis sûr. Je crois que c'est un des amis du grand Tsar Boris. Enfin, c'était, vu que le Tsar n'est plus. Je me demande quel âge il a, désormais...

Sans plus d'indications, Alekzan s'en retourne à ce que le prêtre lui a indiqué : la prière.

Contrairement à ce que l'on imagine, et malgré tous les efforts des missionnaires impériaux cherchant à rattacher l'Ours à un culte impérial bien codifié, le dogme d'Ursun ne possède pas de rituel ou de psaumes à proprement parler, et encore moins de cérémonie véritable. La très grande majorité des événements sont ainsi réalisés sous la gouverne de l'habitude ou de l'instinct, plutôt que selon telle ou telle écriture sacrée. Le Père Ours est en effet un dieu peu bavard, qui communique avec ses véritables fils plutôt qu'avec la multitude, et qui n'a que faire de toute cette quincaillerie grotesque que les religieux de tout bord appellent "temples", "murs", "autels" ou encore "livres". Il existe bien quelques illuminés - ou plus communément appelés "gens de la capitale" - qui retranscrivent leurs visions et les préceptes du Père de la Nation sur des parchemins ou dans des œuvres liturgiques, mais rares sont ceux qui s'y intéressent ou qui les regardent d'un bon œil - déjà, parce que peu de gens savent lire ou écrire, et ensuite parce que peu de gens estiment qu'un livre vaut mieux que les paroles d'un homme de foi ayant vécu seul dans la Steppe.

Ainsi, les quelques heures qui suivirent cette conversation se passèrent dans la méditation et le silence, entre les pins et les reflux du fleuve. Désormais rassasié et reçu par le culte, Alekzan n'avait pas grand-chose d'autre à faire, alors il n'eut que peu de souci à s'y consacrer.

Néanmoins, parce qu'une telle carrure nécessite un entretien plus important que la moyenne, c'est avec entrain que le lutteur se dirige, une fois le soleil changé en ocre, il se dirige vers les confins les plus civilisés et les plus bruyants qui soient : les tavernes du Port.
Alekzan "Zangief" Gievlevitch
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