[Lucy] Un coup de vent

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Les Zones Maritimes représentent l'ensemble des mers et océans du globe. Les mers peuvent être calmes et propices à milles découvertes, ou être traîtresses...

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[MJ] The Puppet Master
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Re: [Lucy] Un coup de vent

Message par [MJ] The Puppet Master »

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Martin [MJ Assistant]


Conduite par deux commères aux traits alarmés et babillant dans tous les sens à Lucy dans leur étrange et guttural langage, la courtisane fut conduite en direction du "donjon". En réalité un tas de pierres grossier mais doté d'un intérieur plutôt chic, vu le degré d'architecture local pour le moins primitif...
Au moins, mettait-on les petits plats dans les grands pour la recevoir.
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Jet mag : 16
Passant devant ce qui semblait être un "garde", plus une espèce de milicien ou de bandit, la non-morte, escortée des deux matrones, eut tout loisir d'observer les lieux tandis que s'ensuivait un genre de discussion entre les indigènes, inconscients de la nature infiniment supérieure de celle qu'ils avaient l'auguste honneur de recevoir et qu'ils, pourtant, traitaient si pauvrement. Ainsi, les deux mégères faisaient-elles divers mouvements des bras pour désigner la vampire "blessée", en s'adressant à un type bizarre, lui aussi vêtu d'une jupe, bien que plus soigneusement tissée et cousue et remontant jusqu'aux épaules, comme une espèce de tunique, alors qu'il était ceint d'un genre de cape maintenue en place sur un côté d'épaule par une broche en cuivre, ou peut-être en or. Mais alors du vieil or, ambré celui-ci.

Il y avait assez peu de monde dans les lieux. Les mégères, le garde, le chef, et quelques autres personnes présentes aux côtés du "chef" ou sur les bancs en contrebas. L'air était étonnamment tiède malgré le feu, qu'elle percevait sur le côté, sur lequel chauffait un petit chaudron. Le feu devait n'avoir été allumé que depuis peu pour expliquer l'humidité des lieux...

Quoi qu'ait été dit au cours de "l'audience", Lucy fut entraînée vers l'un des côtés de la salle pour descendre des escaliers afin d'entrer dans une salle mitoyenne où semblait fumer en permanence des encens bien que, là aussi, l'air soit assez frais... Au milieu des fumées se trouvait une silhouette tournant le dos aux arrivantes.
Image Dè tha sin ?

Chaidh aon a ghoirteachadh. Ach chan fhaigh sinn dad. Is dòcha gu bheil De Neuland.

Ach dè tha iad a ’dèanamh san sgìre ?

Chan eil fios againn. Is tu an aon fhear a tha ga bruidhinn. Dèilig ris agus bruidhinn ris.

Damn gwan.

S'avançant finalement vers la non-morte, l'inconnue pressa sa main sur le front de celle-ci avant de l'enlever, se rendant compte que la blessure n'était guère profonde - ayant eu le temps de se refermer entre le moment du combat et l'arrivée de Lucy au village -, plus un impressionnant scalp qu'autre chose de dangereux. Quant au bras de la non-morte, celui qui pendait le long de son corps, la femme médecine retroussa sa lèvre droite en observant l'état du membre. Faisant s'allonger la non-morte sur le ventre, elle se glissa dans son dos, s'empara du bras et tira violemment celui-ci.

Jet end : 9 réussite
La vampire eut à craindre que les coutures de son bras ne cédèrent... mais le fil tint bon et il n'y eut nul besoin de jouer aux légos. Relevant ensuite la non-morte, elle fit s'asseoir celle-ci sur un banc de pierre, histoire de mieux pouvoir observer son visage, s'assurant une dernière fois que le scalp n'était pas trop grave, pour ensuite passer une bande de toile autour du crâne de la fille de la nuit tenue en place avec une agrafe en bois.
Les derniers soins effectués, la chamane interrogea la courtisane... En reikspeil ? Sa prononciation était laborieuse, avec un horrible accent, la forçant à répéter plusieurs fois, lentement, la même chose afin de se faire comprendre de Lucy.

Où viens tu ? Comment le sang ?

A la réponse de la non-morte, la devineresse sembla s'agiter, affichant une grimace d'horreur et de dégoût. Se relevant, elle prit par le bras Lucy vers la salle du trône d'où elle revenait. L'ambiance était relativement calme, lorsque la druidesse exprima au chef les origines des blessures de Lucy, l'assemblée commença à s'agiter, et le suzerain, lui, avait adoptée une gestuelle que la non morte pouvait deviner comme étant loin d'être amicale à son égard, d'autres questions suivant, et chaque réponse de la courtisane semblait agiter davantage l'homme et l'assemblée, faisant ressortir une haine de plus en plus palpable à mesure que Lucy répondait aux questions par l'intermédiaire de la druidesse. L'homme sembla sombrer dans une folie haineuse où chaque réponse de la marienbourgeoise servait à alimenter la folle obsession du potentat local.
Puis, tout dégénéra rapidement. Comme on aurait pu le prévoir au vu de l'évolution du "dialogue", le garde à l'entrée s'avançant, sa lance à la main, tandis que l'assistance se faisait elle-même haineuse et que l'homme se levait de son trône pour s'emparer d'une hache de pierre... La druide, n'étant guère en reste, avait sorti une méchante dague, avec la vilaine intention de s'en servir...
Jet observation : 8
réussite. Le chef affiche une expression "figée" à chaque fois que la druide fait la traduction. Comme s'il restait coincé dans un instant précis.

Jets ini
Garde : 15
Druidesse : 8
Lucy : 4

Lucy agit avant la druidesse
Jet ini
Jet hab opposés : 15 contre 9
6 contre 17. Lucy passe le garde et accède à la sortie.

Le village :
Jets ini :
Garde : 19
Lucy : 10
Jet escalade : 13 + escalade + acrobatie = 13 + 1 + 1 = 15
10, réussite
Filant, comme à son habitude, aux quatre vents, la non-morte eut, pour une fois, Ranald de son côté, celui-ci choisissant de ne pas se jouer d'elle. Tournant rapidement sur elle-même, la vampire échappa à la poigne meurtrière de la druidesse qui, l'instant d'avant, lui déboitait son bras, pour se jeter dans les bras de l'homme lige... Ou, plus exactement, lui prendre l'épaule, et s'en servir pour pivoter et le contourner à pleine vitesse, sans que celui-ci n'ait le temps de comprendre ou d'agir ; la non-morte se trouvant déjà dans son dos qu'il n'avait pas encore fait demi-tour.
Les pieds à l'entrée, Lucy escompta sur le fait que le village ignorait qu'on comptait la pourrir à mort à la suite d'un jugement plus qu'arbitraire et injuste où elle n'avait même pas eu l'occasion d'acheter convaincre le juge comme dans la majorité des pays civilisés... Et elle en eut pour son argent, déjà une "foule" - de quatre personnes - faisait route vers elle, armée d'objets divers et variés, affichant d'autant de rictus de haine... Et d'envie ?
Mais las, la fille de la nuit n'avait que faire de ces péons qui lui désiraient tant d'attention - et comment savaient-ils qu'on allait lui faire la peau ? C'était une tradition locale ? - et préféra prendre la poudre d'escampette, prenant encore une fois de vitesse les indigènes, ces foutus autochtones bien trop balourds pour pouvoir s'en prendre à Elle, Lucy Trend, la représentante de la plus noble aristocratie qui ait jamais foulée le Vieux Monde... et potentiellement cet îlot boueux dégueulasse attardé sauvage et barbare. Vivement qu'on remette les pieds dans un endroit civilisé.
Fonçant vers le mur qu'elle avait escaladé précédemment, elle regrimpa celui-ci mais dans le sens inverse cette fois-ci et, une fois arrivée au sommet, se laissa tomber.

Et bien lui en prit. Car une autre sentinelle s'était manifestée, cette fois-ci en direction de la "porte" du rempart, et avait fait mouvement vers elle. Pis encore, ce gros balourd de sauvage qui l'avait repérée, avait à la main un ustensile qui, bien qu'extrêmement primitif, à l'aune de ce que leur technologie de sauvages consanguins cannibales troglodytes pouvait faire, avait le grand désavantage d'être pointu.
Oui, mesdames et messieurs, on allait aujourd'hui assister à un tir aux pigeons... à la javeline.
Ou c'est du moins ce qui était au programme si, une fois encore, maudit soit-il, Ranald n'était pas intervenu. Et au lieu d'avoir un porc-épic pour les enfants, on avait... rien.
Le garde avait lancé sa javeline là où Lucy était l'instant d'avant, celle-ci lui passant juste au dessus de la tête, arrachant quelques cheveux, alors que la courtisane s'était laissée tomber de l'autre côté du mur juste au bon moment.

Quelle indignité.

Une indignité d'autant plus grande que la gazelle courait vite, et que celle-ci avait l'audace de courser les indigènes qui s'étaient élancés à sa poursuite, sans pouvoir la rattraper, le temps pris pour ouvrir la porte ou escalader le mur ayant fait perdre aux poursuivants toute chance de mettre la main sur leur proie.
D'autant plus que, pour une raison qui semblait étrange à Lucy, à seulement une vingtaine de mètres du rempart, les horribles péquenauds que voilà, se contentaient de la fixer salement, sans pour autant faire le moindre pas vers elle. Elle avait beau les huer, les provoquer ou quoique ce soit, rien n'y faisait, ceux-ci, toujours aussi haineux et envieux, ne bougeaient pas.
Et non, il n'y avait pas un géant, un ogre ou un collecteur d'impôt qui se trouvait là, décourageant la foule à venir chercher Lucy par la peau des fesses et lui arracher la peau pour en faire un sac de cuir Lwi Vitoni.
Par contre, il y avait une route ou du moins l'équivalent bretonnien d'une route, bretonnien façon Moussillon, c'est-à-dire un tracé de terre plus ou moins distinct de la boue et des marais, qui s'enfonçait dans la nature, le passage d'êtres humains ayant fréquenté cette partie précise de terre ayant laissé une trace dans les lieux. Donc plutôt un genre de piste, comme en laissant les gobos dans les terres arides lors de leurs migrations.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
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Lucy Trend
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Re: [Lucy] Un coup de vent

Message par Lucy Trend »

Je savais bien sûr que cela allait être difficile de convaincre qui que ce soit dans ce village de m'accueillir. Après tout de ce que j'avais lus sur les Norse, ce n'était pas le peuple le plus diplomate... ils étaient sauvages, xénophobe et attaché à leur tradition. Cependant, soit j'avais dit une bêtise, ou alors ils étaient juste vraiment stupide mais ils décidèrent d'un coup de se montrer plutôt agressif. Mais ils étaient justement bien trop agressifs. Croyant qu'ils allaient avoir la visite des cyclopes je me proposai en garantie, qu'il pouvait m'enfermer et me remettre aux monstres s'ils finissaient par venir mais... rien n'y faisait, ils n'écoutaient plus et même la Shaman avait décidé de vouloir ma peau.

Rester ici était donc une mauvaise idée. Cependant, une idée germa dans ma tête à la place de la simple fuite. Je pouvais courir oui mais dans un village que je ne connaissais pas remplis de gens qui voulaient juste ma peau... Cela ne donnerait certainement pas du bon pour moi. J'étais déjà morte, alors pourquoi ne pas tenter de justement se faire passer pour morte ? Se laisser embrocher par une lance ou une épée et faire comme si je venais de rejoindre le royaume de Morr ? L'idée était assez original... mais il y avait deux principaux inconnus à ce plan. Le premier était que je ne connaissais que vaguement comment je fonctionnais en tant que vampire. Et le deuxième c'était que je n'avais aucune idée de ce qu'ils feront de mon corps une fois « morte ».

Je préférai donc de prendre le coup de la fuite car au final, j'avais de l'expérience dans le domaine au moins. Et contre toute attente, cela fonctionna plutôt bien. Je parvins à sortir du... « Palais » ? Pour me retrouver vite dans la rue. J'avais espéré une petite seconde que la population mettrait du temps avant de se rendre compte de ce qui se passait et ensuite viendrais s'en prendre à moi. Mais non, ils étaient déjà fourche en main prêt à m'attraper... à croire qu'ils c'étaient passés le mot. Mais peut m'importait car je pouvais malgré tout fuir... les rues offraient plus de possibilité. Dernier détail a regler, c'était sortir de la ville maintenant et... la porte était tout sauf la bonne option... clairement on m'attendrait et je risquais d'être bloquée. Donc, autant sortir de la même méthode que j'étais rentrée : la pallissade.

Et tout ça pour finir le cul sur le sol.... Un javeline m'ayant frôlé la tête... mais bien « vivante » et surtout hors du village. Pas le temps de me féliciter que je repris alors ma course constatant que les villageois avaient décidé de me pourchasser malgré tout. Cependant, une vingtaine de mètres plus loin je pus observer que les habitants ne me poursuivais plus... ils étaient... la à me regarder... furieux mais immobile. Je compris alors qu'autre chose de plus dangereux se trouvait vers la ou j'allais, mais en observant... il n'y avait rien. Cela fut fort étrange et je ne savais pas trop quoi penser. Étais-je plus en danger dehors que dedans ? Finalement je décidai de courir un peu plus loin pour me mettre à l'abri derrière un rocher, hors de vu des villageois.

Maintenant que faire ? Ce que je pensais être mon meilleur espoir c'était plutôt mal fini et je n'avais survécu que par chance. Comment les villageois ont fait pour ne pas réussir à m'attraper malgré leurs avantages... je ne comprenais pas. Je pouvais prendre le chemin de terre, mais ou cela mènerait ? Cela risquait d'amener à un petit village de pécheur et surement utiliser par les villageois du village d'ont je viens de sortir. Et qu'est-ce que je ferais là-bas ? Courir une nouvelle fois ? Voler une barque de pèche dont je ne saurais pas m'en servir ? Personnellement j'irais voir plus tard... peut etre... je devais d'abord m'occuper d'un plus gros problème.

J'avais soif, j'étais blessée, j'avais mal au pied et j'avais besoin de me régénérer. Je devais boire même si je n'avais pas particulièrement faim. Et là je pouvais tenter plusieurs choses. Je pouvais chercher un animal sauvage herbivore pour une meilleure simplicité... ou attendre qu'un villageois sorte du village pour m'en prendre à lui. Cela allait être une juste vengeance pour ce qu'ils m'avaient fait.

-Bon... j'aurais pas besoin de ça.

Retirant le manteau de fourrure pour dégager ma poitrine et mes épaules, obtenant une meilleure liberté de mouvement, je vins alors m'être mon plan en place dans ma tête. J'allais roder autour du village, guettant l'entré pour voir si quelqu'un sortirait ou voudrait rentrer... mais surtout observant autour de moi pour un quelconque animal sauvage. Cependant, je voulais un humain... Norse... de ce foutu village.
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Re: [Lucy] Un coup de vent

Message par [MJ] The Puppet Master »

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Martin [MJ Assistant]


Plutôt que de prendre la route, la non-morte décida que les impudents qui avaient osé poser la main sur sa divine personne - oui ! - allaient goûter à son courroux tandis qu'elle goûterait à leur sang. Insigne honneur et échange tout à fait à l'avantage de ces dégoûtantes vermines qui se voyaient accorder le privilège de lui servir de repas. Le premier qui s'éloignerait du village allait être goûté et dégusté. Et elle passerait ses nerfs sur ce nouveau jouet. Puis un peu de musique ne ferait pas de mal pour l'aider à se détendre un peu. Quelques cris de douleur lancés au ciel sonneraient comme une douce mélodie...

Mais cela nécessitait de mettre la main sur un morceau de viande et donc de prendre son mal en patience en observant les pourceaux depuis les rochers. La lande entre elle et le village était vide de toute présence et seuls de rares lièvres se manifestaient, cherchant leur pitance à travers les herbes et la tourbe du lieu, faisant fi de la bruine régnant sur place alors que la mer, au loin, était toujours battue par la tempête.

Elle en était donc réduite à observer le village de loin. Morne village, où nul ne semblait, pour son plus grand ennui, sortir afin d'aller sur la plage ou autre chose. Ces bouseux étaient-ils donc des reclus ? Des sédentaires sédentarisés ? Il n'y avait même personne sur le muret primitif qui servait de rempart au lieu ! Impossible de mettre la main sur l'un de ces misérables sacs à viande ambulants et de le vider de son sang jusqu'à la dernière goutte. C'est qu'elle avait faim elle !

Alors certes, il y avait bien des lièvres dans le coin mais bonjour la chance pour mettre la main dessus. D'une, Lucy était une simple citadine et si elle voulait s'emparer d'un des rongeurs et bien la confection de pièges à lapins lui était inconnue puisqu'elle n'en avait jamais vu. Donc pas de collets. Pas de lance ou d'arc, non plus, pour chopper ces coureurs. Restait donc... la course ! Trop impatiente pour se planquer dans un coin, se recouvrir d'herbes et de terre et rester immobile pendant un long moment, Lucy préférait se balader, au hasard, dans le vain espoir de tomber sur une bestiole dans les environs du village - gardant toujours celui-ci en vue - et de courser une proie lorsqu'elle en repérerait une. Piètre méthode de chasse...
nb jets : ini/2 = 5
Jets ini opposés (lapin ini 10) :
3, 10, 16, 5, 16 contre 3, 10, 15, 9, 18
soit 4 réussites.
La "nourriture" nétant pas volontairs pour être saignée : Pvs récupérés/2 : 15x4/2 = 30
Lucy récupère 30 pvs. Ses pvs passent donc à 71
... mais qui, curieusement, sembla fonctionner. Assez en tout cas pour que la vampire puisse se rassasier quelque peu. Bon, ce n'était pas très ragoutant par contre ; les bestioles n'étant pas soigneusement cuisinées comme elle y était habituée. Ici la non-morte dut arracher elle-même la tête des bestiaux pour boire directement à leur gorge le liquide chaud alors que les animaux se débattaient autant que possible dans une suite de tics nerveux alors même que parfois décapités. Autre souci pour Lucy : certaines bestioles avaient des tiques et des puces. Et ça c'était dégueulasse. Presque écœurant car, après tout, qui était prêt à déguster de la viande qui avait abrité des parasites ? Bien peu de monde ayant reçu l'éducation de Lucy ! On pouvait attraper des maladies en bouffant ça... ou pis encor'.
Quoique... Qu'est-ce qu'elle y connaissait en viande ? Si ça se trouvait, pour elle, ça n'était que des protéines en plus que ces petits machins blancs...


Mais voilà que venait le soir. Déchirant avec effort les tendons qui l'empêchaient d'accéder à quelques gouttelettes supplémentaires de sang, arrachant quelques os d'une cage thoracique, assez salie par les déchets, puisque ne pouvant découper soigneusement sa viande, celle-ci n'ayant pu être cuite, bouillie ou rôtie, elle en avait eu un peu partout, ce fut une Lucy quelque peu débraillée qui observa le promontoire sur lequel se trouvait le village qu'elle avait quitté en catastrophe et ses locaux tarés, désireux de mettre fin aux jours des éléments exogènes au groupe sans autre forme de jugement, et qui perdaient rapidement leurs couilles dès qu'ils s'éloignaient un peu trop des remparts de leur localité.
Observant encore et encore, bénéficiant de sa vision nocturne, la non-morte pu constater que, comme en plein jour, pas une sentinelle n'était là pour se tenir sur le rempart de pierre, cette "muraille" primitive qui protégeait les lieux de la faune environnante.
Il y avait certes quelques torches de posées çà et là, mais c'était tout. Sans effort, elle pu remonter, et se tenir prostrée sur le chemin de ronde, discrète, n'ayant attiré l'attention de nul dans la place, tandis qu'elle observait les masures, les allées, normalement désertes. Après tout, qui restait dehors à cette heure, alors que le vent claquait, que la bruine gênait et la nuit s'enfonçait dans les ténèbres, les nuages sombres masquant les rais de lumière des deux lunes dans le ciel ?

Un inconvénient pour les autochtones, un avantage pour Lucy, qui pouvait clairement observer, comme en plein jour ou presque, les lieux. Et ainsi repérer... pas grand chose.
Jet observation : caché
Car en effet, il ne se trouvait pas grand chose à observer. Juste des masures, portes et volets fermés. Et le donjon aussi, d'où se dégageait la lumière de quelques torches au étroites fenêtres, situées en hauteur.
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Re: [Lucy] Un coup de vent

Message par Lucy Trend »

Ce lièvre n'était certes pas la proie que j'avais révé... cependant, il avait été bien assez nourrissant pour ce que j'avais en tête. Observant du haut du mur les habitations, je cherchais une proie à l'extérieur. Mais contre toute attente le village était comme... endormis. Il n'y avait même pas de garde à l'extérieur pour surveiller... malgré qu'ils croient que des monstres cyclopes allaient les attaquer prochainement. Je ne comprenais pas un tel laissé aller, mais dans mon cas... peu importe, j'allais en profiter en leur faisant comprendre qu'il y avait bien plus dangereux que ces hommes crapauds à un œil.

Descendant des murs tout en reprenant ma forme vampire pour une meilleure efficacité, je vins rejoindre la maison la plus proche, tentant d'ouvrir la porte, mais qui était verrouillé... ou plutôt bloqué, surement par une barre de bois. Les gens étaient vraiment allés dormir malgré le danger qu'ils imaginaient ? Je vins alors changer de zone, m'approchant de la fenêtre que je forçai de toutes mes forces, utilisant pour la première fois vraiment ma nouvelle force. Le voler éclata comme si il s'agissait que d'un fin bois secs. A l'intérieur, deux personnes, un couple, se réveilla un peu brutalement. Sans plus attendre, je me jetai à l'intérieur pour tuer l'homme d'un coup de dague, suivit ensuite de la femme dont j'apportai la gorge à ma bouche pour boire et terminer de me soigner mais... Au moment de mordre, la femme disparu... tout comme le corps de son mari... et enfin même la maison.

J'étais plutôt troublé par tout ça. Est-ce qu'il venait d'y avoir ici une illusion dans toute la maison ? Un piège ? Pourtant il n'y avait pas de bruit à l'extérieur malgré que la femme eu le temps de crier. Je finis par ressortir, décontenancé par ce qui venait d'arriver et dehors alors que la pluie c'était mise par tomber. De quoi rendre tout ça un peu plus désagréable... mais aussi de pouvoir couvrir mes pas et mes actions. Cependant, une fois sortie, une vieille femme se trouvait là, assise sur un banc, me faisant signe de l'approcher. Elle avait l'air gentille mais après ce qui venait d'arriver dans la maison, je ne croyais plus vraiment ce que j'avais devant mes yeux. Cependant, petit à petit, voyant la femme par terre et demandant de l'aide. Je réalisais peut être qu'elle devait être bien réel.

Je vins l'aider à se relever et à l'amener a l'intérieure de sa « maison »... sa masure plutôt. Elle s'assit sur son lit mais au même moment un homme entra et chargea la vieille femme. Je compris rapidement que j'avais bien fait de ramener la dame ici, elle ne semblait pas être appréciée par le village, surement savait elle quelque chose. Facilement, je pus me défaire de l'homme dont le corps resta bien présent. Cependant, il y avait du bruit dehors, surement d'autre personne. Un coup d'œil vers la vieille dame pour voir qu'elle était sous le choc. J'allais devoir la sortir d'ici pour comprendre ce qu'il se passait même si elle ne parlait pas ma langue. Je vins alors observer ce qu'il se passait dehors... mais à peine avais-je eu le temps de voir une foule assemblé devant la maison.... Que quelque chose se planta dans mon dos. Tournant la tête, je vis que la vieille avait maintenant un couteau et une sacré vigueur dans le corps.

-Qu'est-ce que ??

Sans chercher à comprendre, je vins me défendre, la frappant une première fois pour l'écarter de moi. Cette dernière contre attaqua, me touchant une nouvelle fois, mais cette fois je vins l'achever de mon côté. J'allais en profiter pour boire, mais encore une fois... tout vint disparaitre... sauf les gens dehors.

Je m'étais encore fait duper... j'ignorais ce qu'était ses illusions mais elles étaient très réaliste, capable de blesser. Cependant, je ne pouvais réfléchir ici tout de suite, j'étais en danger. Hors de question de sortir par la porte donc je vins sortir par la cheminé, l'escaladant de l'intérieur pour ressortir sur le toit où je me cachai, puis redescendit. Retourner vers les remparts fut facile malgré que je vins croiser un homme bien armé. Ils mettaient les bouché double pour me retrouver. Une fois sortie, toujours quelque peu consterné par tous ces évènements, je vins m'approcher des portes sans vraiment savoir ce que je cherchais moi-même pour être honnête. J'avais encore des doutes d'avoir si oui ou non tout ceci était une illusion... ou si... j'étais juste en pleine démence. Cependant, le javelot que je pris en pleine poitrine me rappela clairement que si c'était bien une illusion... elle était très dangereuse.

Sous le choc, je parvins tout de même à m'éloigner à une distance convenable, mais cette fois, je ne cherchais plus à me cacher du village cette fois, vu qu'il ne semblait pas pouvoir me poursuivre, je pouvais rester visible dans la pleine sans problème. Je vins prendre un temps pour réfléchir, tout en retirant le javelot que j'avais dans la poitrine. Il était clair que tout ceci semblait être sans douter une forme de magie très puissante... de l'illusion ? Ou de l'invocation. Toujours est-il que... soit c'était la shaman qui en était la cause... ou alors c'était un objet magique. Et dans les deux cas... cela voulait dire qu'il y avait surement des objets qui me seraient utile pour apprendre la magie. Je vins ressortir la pierre que j'avais « emprunter » à la sorcière de mon décoté. Peut-être que cette pierre me sera utile pour ce qui allait se passer. Je la rangea par la suite dans le foulard me servant de ceinture.

Je vins retirer le châle qui couvrait ma poitrine qui de toute façon... à cause du sang... était foutue. Je préférais aller seins nus pour la suite. J'allais chasser un peu de lièvre pour reprendre un peu de sang et être de nouveau en forme. Une fois cela fait, j'allais retourner dans le village... direction le donjon pour trouver ce qui était magique.
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Re: [Lucy] Un coup de vent

Message par [MJ] The Puppet Master »

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Martin [MJ Assistant]


Lucy entre dans le village sous forme vampirique.
Jet Mag : 16 (échec)
Force les volets de la maison la plus proche.
Un jeune couple : attaque l'homme.

Ini au premier tour. Attaque aux deux dagues : 8 et 4
12+1d6 et 8+1d6 + 10x2x2 = 12 + 1 + 8 + 3 + 40 = 71
71 - 8 = 63
jet end : 9 raté de 1
pnj 1 est mort.

Jet int pnj 2 : 7
pnj essaie de se lever
jet ini : 1
Pnj 1 se lèvre avant que Lucy ne réagisse et commence à crier (insulte, aide ?)

jet hab/2 pnj 2 : 7 échec
Jet att Lucy : 3 et 5
12+1d6 et 8+1d6 + 10x2x2 = 12 + 1 + 8 + 2 + 40 = 70
70 - End = 62
jet end de pnj 2 : 4
elle est encore en vie.

Ini à Lucy.
jet att : 19 échec sévère
ini opposées : 3 contre 20
gratuite pour échec critique de pnj 2

C'en est fini pour elle.


Jet ini (observation) : 9
réussite.
La vieille est ce qu'elle semble être, une personne âgée.
Pénétrant dans le village empli de ténèbres, dissimulée sous le fin rideau de bruine, Lucy, tel un loup, entra dans la bergerie. Le bétail endormi, peu méfiant en apparence, elle allait pouvoir laisser parler sa faim, sa vengeance, sa haine juste et tous trembleraient devant son courroux. La piste des morts laissée derrière elle ne connaîtrait aucune fin...

Sa première victime ? Elle l'avait choisie au hasard car, comme la mort qui fauchait au gré du vent et des éléments, elle mettait fin à leur existence sur un caprice. On pouvait dire ce que l'on voulait sur Mòrr, elle n'avait aucunement l'intention, elle, de prendre son temps. Fonçant vers une maisonnée choisie sur un coup de tête, elle s'enquit de la porte de celle-ci... Fermée. Bien sûr. Tant pis. Se dirigeant vers de solides volets en bois, Lucy arracha ceux-ci, les envoyant valdinguer au loin, à moitié vermoulus qu'étaient les clous en bois. Aucune chance pour eux face aux muscles surnaturels de la non-morte, véritable calamité invoquée céans par Mannslieb.
Entrant par le trou désormais libre de tout obstacle, la fille de la nuit eut tout loisir d'observer les asticots se remuer, émergeant lentement d'un sommeil impudent. Ce n'eut tenu qu'à elle, elle aurait fait subir les pires sévices à ces pauvres fous qui osaient ne pas se lever immédiatement pour lui tendre leurs gorges respectives. Non. Elle n'en eut pas le temps, laissant plutôt toute sa rage et sa haine s'exprimer pour elle, sautant sur ce qui, dans les ténèbres de l'habitation primitive, était un homme.
Oh, lui, elle ne le manqua pas, pas du tout. Celui-ci, n'ayant même pas eu le temps de se lever, fut prestement égorgé et poignardé, une lame s'abattant avec force sur sa carotide, traçant une vilaine coupure bien moche au cou, tandis qu'une autre lui perçait le cœur comme au premier jour de ses vingt été, lorsqu'il avait marié sa belle et tendre épouse.
Belle et tendre épouse qui ne tarda d'ailleurs pas à le rejoindre dans la tombe car, à peine son sang s'écoulait-il au sol, que celle-ci eut tout juste le temps de lancer un cri qu'elle se faisait perforer les poumons à grands coups de dague.
Un bon travail de fait. Elle n'avait maintenant plus qu'à...

Qu'à...

Qu'à rien du tout. A peine en avait-elle fini avec ces hérétiques qui, la journée d'avant, avaient osé poser la main sur elle que ceux-ci disparaissaient, comme se dissipant dans l'air. Elle qui avait croqué un morceau de chair, il n'y avait rien d'autre en bouche que de la poussière.

Assez désemparée par cette... déception, la vampire sortit, quelque peu confuse, errant sur quelques pas dans le village... Elle remarqua alors ce qui semblait être une personne âgée assise sur un banc. Mis à part le fait qu'elle ne semblait pas affectée tant que ça par la bruine, elle était tout à fait normale.

S'ensuivit un moment étrange, où cette personne fit signe à Lucy de venir vers elle. La vampire faisait de tout son possible pour l'ignorer, et ne surtout pas l'approcher, ayant en mémoire ce que le taré de la journée avait essayé de lui faire, à elle, sa déesse. C'est-à-dire l'envoyer rejoindre le divin alors qu'elle avait tant à profiter du terrestre. Un acte impardonnable car le servant avait osé prendre une initiative qui n'était pas la sienne. Il ne connaissait pas sa place dans l'ordre des choses. Tout simplement horrible, quoi. Un individu ignoble. Un misérable insecte qu'elle comptait bien écraser sous sa botte pied si l'occasion se présentait à elle un jour.


Finalement, lorsque la vieille dame tomba en essayant de se relever, faisant du bruit lors de sa chute au sol, Lucy finit par se convaincre qu'elle avait là sous les yeux quelque chose réellement fait de chair et sang, et non pas ce qu'elle prenait ou comprenait comme étant une illusion.
Soupçons renforcés lorsqu'elle put "peser" la vénérable doyenne, et même sentir son pouls, puis lui offrit son épaule pour la porter vers... un genre de masure. Une masure pauvrette, encore plus moche et sale que le reste de ce village situé dans le trou du cul du monde.
Ouvrant d'une main la porte de la cahute, Lucy, estimant que cette chose était tout à fait correcte, mortelle, raisonnable, contrairement au reste des parasites vivant dans le lieu, observa quelque peu le décor de ce qui servait de demeure à la vieille fidèle en devenir de son culte, de sa personne divine et sacrée.
Toujours maugréant des mots dans sa langue impie, barbare, arriérée, la vampire ne fit attention à la doyenne, et, alors qu'assise sur une chaise en paille de facture assez décente pour que l'on se donne la peine de relever son existence car pareil ouvrage d'artisan méritait qu'on y fasse attention, vu la fosse à purin dans laquelle était la non-morte, on entra.

On entra, non pas en toquant à la porte, mais presque en défonçant celle-ci. Un type, musclé, trempé, roux, était entré avec violence dans les lieux et se dirigeait fermement vers la vieille dame dans le but de.... Eh bien on ne le saura jamais car Lucy le planta sournoisement dans le dos, pile entre les omoplates, en charmante demoiselle qu'elle était. Décidément le sang coulait énormément ce soir. Ou alors c'était juste parce qu'elle était dans les parages. Allez savoir.
Ah. Et en parlant de sang, celui de cette sale vioque aigrie et fourbe, comme pour le couple, avait disparu. De même qu'une partie du décor des lieux.
Jets ini opposés : 19 et 6
Lucy se fait attaquer de dos par surprise.
6 et 19 en ATT :
(12 + 1d6) x 2+ 6x2 = 24 + 6 + 12 = 42
42 - end = 42 - 10 = 32
Lucy perd 32 pvs

Lucy décide d'attaquer.
1 et 6 en ATT
1 de Par en face.
12 + 2 + 8 + 2 + 40 = 62
62 dégâts contre 16 de parade + 8 End = 38

deuxième tour :
Att : 12, 11 et 17, 4 en face.
1 attaque de pnj : 12 + 2 + 6 = 20
20 - 10 = 10

Troisième tour :
Att : 9 7 contre 12 et 20
Lucy la tue.

Jet mag : 15
Quand ça veut pas ça veut pas...

jet d'observation : 17 raté, elle ne voit pas l'indigène sur le rempart
10+1d8 - End = une Lucy à 6 pvs
Jetant un œil dehors, à moitié cachée derrière la porte, légèrement inquiète à l'idée d'avoir été suivie ou découverte, la divine existence qu'elle était, eut la double et désagréable surprise, d'une, de voir une foule, encore assez faible au niveau de la densité de sac à viandes chargés de sang et d'hormones, relativement peu accueillante, armée de toutes sortes d'objets encore moins commodes que leur sales mines de péquenauds.
La seconde surprise était que ses vêtements payés à prix d'or était désormais encore plus sales. Eh oui. Inconsciente de la valeur extrêmement importante des tissus, la doyenne, pour une raison qui était inconnue - quoique la folie et des comportements irrationnels en présence du divin existaient et pouvaient aisément se concevoir - avait décidé, pour une raison ou une autre, de vilainement poignarder la non-morte dans les côtes. Provoquant, de fait, un vilain saignement sur le tissu. Désormais celui-ci, durement négocié et payé, était fichu, et bon pour le lavage.
Communiquant à cette salope ce qu'elle pensait des personnes qui abimaient ses biens si bien acquis, la courtisane entreprit de sauvagement planter cette connasse de merde et d'en faire un tableau sur un des murs de cette masure de merde qui se trouvait dans ce PUTAIN DE VILLAGE DE MERDE !!!

Pour des raisons tout à fait évidentes, Lucy eut du mal à mettre en branle ce magnifique et incritiquable plan superbement bien ficelé. Pourquoi donc ? Son génie avait-il donc rencontré un intellect supérieur ou égal au sien, pourtant déjà extrêmement conséquent ? Ah ! Vous divaguez ! Ce genre d'humour ne vous sied pas.
Non. La réponse est toute autre. Si l'appel à la haine, pour laisser celle-ci s'exprimer avec toute la violence que l'on était capable de déchaîner, était une chose merveilleusement bien considérée en certains cercles, il ne fallait pas oublier que ces mêmes cercles n'oubliaient pas de former leurs membres ou, le cas échéant, de les bourrer de drogues récréatives, mais tournées vers un usage plus martial. Que ce soit de la simple gnôle avant un assaut que les machins fumés pour ne pas ressentir la douleur et décupler les forces du consommateur.

Le point était que Lucy n'avait aucun des deux éléments précités. En conséquence, elle fut par moment extrêmement maladroite, à l'aune des talents martiaux d'une vieille dame de 80 ans. Et encore. Celle-ci avait pour elle l'avantage d'une riche expérience passée, quand bien même elle était incapable de faire des miracles dans son état présent. Elle eut juste le temps de salement amocher la panse de Lucy.
Et ce saligaud de Ranald ne l'avait pas faite frapper ses vêtements si beaux et coûteux. C'était toujours un plus dans sa situation.

Ce combat épique de... 30 secondes peut-être ? fut mis à terme lorsque Lucy, à force de coups de couteau dans le vide, finit par toucher quelque chose.

Toujours est-il que, observant les lieux et réfléchissant à une échappatoire qui lui permettrait d'éviter de se faire suriner/lyncher/empaler/brûler par une foule en colère, elle ne put que déplorer le pauvre choix architectural du lieu qui ne disposait de fenêtres permettant d'accéder de l'autre côté de la maison, pas plus que l'existence d'une seconde porte. Or, il se trouvait qu'elle était très peu encline à ressortir par là où elle était entrée...
Aussi fut-ce dans un éclair de génie qu'elle eut une idée différente, issue de son esprit génial et pas du tout inspirée de mésaventures passées avec un nabot par une nuit de Mannslieb qui s'était introduit au bordel en passant par la cheminée.

Oui. Elle allait escalader - et escalada - l'étroit conduit qui servait de cheminée au lieu. Avec un certain succès puisque, si elle parvint en effet à se dépatouiller suffisamment pour dégager de là par le conduit de cheminée, avec beaucoup de suie sous les ongles et encore plus sur la peau, les cheveux et ses vêtements - définitivement foutus à moins d'un lavage poussé - et, une fois accédée au toit, eut la merveilleuse idée de la journée de ne pas se relever et se mettre à faire la danse du ventre avec pour public une foule meurtrière en bas de la scène, mais plutôt de doucement ramper pour se faire tomber de l'autre côté du toit en chaume, et, de là, marcher sur la pointe des pieds vers le rempart, sans faire de bruit, en faisant un certain crochet.

Une bonne idée que celle-ci, car si elle s'était précipitée au dehors en courant, elle serait certainement tombée sur le bout de muscle doté de pattes et d'armes qu'au détour d'une masure elle aperçut, se mouvant vers la masure de la sale vieille peau qui l'avait saignée et qu'elle même avait saignée en retour. Une occasion en moins donc de se faire farcir le lard.
Une occasion qui aurait pu permettre à Lucy de dégager de là en un relatif bon état si, une fois dehors, celle-ci s'était contentée, comme toute personne sensée, de disparaître plutôt que de rester et faire une observation détaillée des portes fermant l'entrée du village dans le but d'établir un nouveau style artistique révolutionnaire.
Car sa démarche volontaire destinée à changer l'art à la surface du monde et sa manière de le pratiquer lui valut un trou dans le ventre.
Trop occupée à... faire ses trucs, la vampire n'avait pas remarqué l'indigène sur le rempart, armé d'un javelot. Ni ledit javelot. Seulement le violent choc qui l'avait envoyée au sol et, paniquée, la fit courir dans tous les sens dans la lande.

Toute personne sensée se serait arrêtée là. Lucy, elle, décida de remettre le couvert malgré le fait qu'elle fut presque à moitié crevée, que ses vêtements étaient réduits à l'état de loques quasi inutilisables, qu'elle était dans un lieu inconnu, avec une peuplade primitive inconnue, et, qui plus est, seule.

Et que la seule source de sang à proximité semblait être des lapins. Une animal pas particulièrement nocturne. Après il y avait les chouettes. Mais Lucy était une citadine. Donc il n'était pas donné qu'elle sache vraiment ce que c'est, comment ça se chasse ou rien. Par contre les mulots c'était comme des rats non ? Juste un peu plus petit... Et bien moins juteux que du lièvre.

Fait intéressant, le cristal qu'elle avait volé à la mage semblait dégager une petite lueur en cette pleine lune, lorsque les nuages s'étaient écartés à un moment pour laisser passer les rayons de celle-ci...
Remarquant cet étrange phénomène, la fille de la nuit s'empara du caillou, afin de le placer à l'air libre, l'exposant au clair de lune, tenant celui-ci de ses doigts, dans l'axe des rayons de lumière malsaine de Mannslieb. Ou Mòrrslieb ? Allez savoir ! Elle n'était pas une érudite observant le ciel. Surtout qu'à Marienburg il y avait une sacrée pollution lumineuse... Mais hors de tout esprit à la rigueur scientifique, ce qui intéressait Lucy était surtout... ce caillou rose. Ce petit caillou, en cristal, qu'elle tenait dans la main, qui lui semblait magnifique, à pulser de sa lueur rose, ce si joli rose... Il était comme un cœur, un petit cœur, magnifique, qu'elle tenait en main, à l'inénarrable beauté.
Un monde était entre ses doigts, et il ne tenait qu'à elle de l'obtenir... Devant ses yeux ébahis, remplis d'admiration devant pareille beauté, bien plus digne de prières qu'elle même... Devant ce cristal, Lucy se remit à rêver. Là où elle avait mis de côté ses désirs, pour se soumettre à des contingences plus matérielles, plus directes, elle se remit à rêver, rêver d'un monde où ses pulsions étaient réalité, libres de toute entrave qu'elle s'imposait et qu'on lui imposait. Un monde de liberté, de liberté absolue pour elle même... Et ce monde était à sa portée. Elle n'avait qu'à... Lâcher. Sombrer. Tomber dans le gouffre, et laisser la chute faire son œuvre. Délicieuse et puissante œuvre la conduisant à un monde de liberté absolue et de plaisirs innommables dont elle n'aurait jusque-là que put esquisser les contours... Tout ce qu'elle avait à faire, était de lui laisser une place en son sein. Crève-toi un œil, ouvre-toi le front, et nous nous en irons...
Jet de résistance mentale : 20.... Praise Sigmar
Ou c'est ce qui se serait produit si, dans un éclair de panique primaire, la non-morte n'avait immédiatement brisé le cristal de ses doigts puissants... Rompant immédiatement le charme, ce charme si agréable et hypnotique. Mais c'était inutile. Il était déjà là. Elle avait rompu le contenant... Et le contenu était toujours là. Comme un nuage de poussière, une fine fumée prit forme... Pour immédiatement foncer sur une Lucy encore quelque peu hagarde. Prise d'assaut, la chose surnaturelle sembla la noyer dans son miasme, l'étouffer en lui entourant la tête... Pour finalement pénétrer dans celle-ci. Lucy avait refusé la manière douce malgré ses efforts pour lui être agréable ? Tant pis, elle allait juste employer la manière forte. S'infiltrant par le nez, les yeux, les oreilles et la bouche, cette saloperie mystique ne fit aucun effort pour ménager son hôte, lui infligeant douleur après douleur au sein même de son être, se taillant un passage sans aucune grâce vers le centre nerveux, ou ce qui devrait l'être, de son hôte.
Lucy, quant à elle, avait l'impression d'être ravagée par une armée de fourmis à l'intérieur de son corps, celles-ci piquant et creusant sans cesse la chair... A ceci près que la douleur n'était pas ici physique, et donc possiblement soignable, diminuable, mais psychique, mentale, et qu'elle ne pouvait rien y faire.
Impuissante, elle avait l'impression d'être noyée, comme si de l'eau entrait dans ses poumons, désagréable expérience s'il en était, humiliante même. Jean lui avait assuré qu'elle était désormais au-dessus de la basse plèbe, supérieure à l'élevage qui leur servait de bouffe... Mon cul, oui ! Jamais ne s'était-elle sentie aussi malmenée, humiliée ! Et sa rage était complètement inutile puisqu'elle n'avait rien contre qui la tourner si ce n'était la douleur cette putain de douleur !!!

Puis, aussi douloureux que tout ceci était, la douleur disparut. Soudainement.

La bave au lèvres, groggy, ou du moins autant que pouvait l'être un vampire, la fille de la nuit, étendue au sol, essaya de se relever du coude, avant de comprendre ce qui s'était passée... Sans effet. Tournant de l’œil, elle observa son bras qui était toujours là, bien attaché, et ressaya. En vain. A nouveau. Hurlant de colère à l'égard de cette enveloppe mortelle si défectueuse et de ces saloperies de bouseux primitifs qui l'avaient abimée et réduite à cet état... Elle observa une anomalie. Pas un bruit ne sortait de sa gorge. Rien. Que pouic. Nada. Un truc de dingue.
Puis; sans qu'elle s'en rende compte, elle se releva complètement. Se tint la tête. Fit une roulade. S'écrasa pitoyablement par terre, et roula au sol.
Sauf que de tout cela, Lucy n'avait rien ordonné à son corps. Ce n'était pas normal du tout.

A ce moment-là, tout être vivant, fut-il une basse créature humaine ou même gobelinoïde, se serait mise à paniquer, courir dans tous les sens en hurlant à la lune. Et c'est effectivement ce que fit cette prévisible et petite existence nommée Lucy. Sauf que, là encore, il y eut un souci. Cette petite entité tout à fait négligeable hurla, certes, mais son cri ne déboucha sur rien dans l'air frais de la lande. Au contraire, il se contenta de résonner dans son esprit, et lui fut renvoyé au visage par une sorte d'écho. Le fun...

Heya. Tu en as de la chance tu sais ?

Essayant de se retourner pour voir qui pouvait bien s'adresser à elle ainsi, avec cette voix enfantine, là encore, Lucy essuya un échec.

Non. Je suis là. Non, pas là, idiote. Ici. Juste là, suivit d'un bras qui s'agitait devant "ses" yeux.

Oui. De toi, répondit cette petite voix enfantine suivie d'un rire. Tu as un chic corps tu sais ? Je sens qu'on va bien s'amuser termina-t-elle, trahissant une légère connotation sinistre à la fin de sa répartie...



Lucy chasse dans la nuit du mulot : +10 pvs
Plus des lièvres dans le matin et l'après midi.
Lucy chasse le matin : 6, 4, 17, 6, 10 contre 8, 7, 13, 15, 20, soit 4 lièvres de capturés
Lucy a 16 pvs
16 + 15x4/2 = 46
20, 1, 3, 18, 9 contre 12, 1, 5, 16, 15 soit.... 3 de pris.
Du fait de possédée, Lucy bénéficie de +1 NA donc double le nombre de lièvres qu'elle peut chasser :
11, 9, 18, 10, 9 contre 12, 9, 15, 7, 20 soit 3 de pris.
Total de 6 lièvres. 15x 6 / 2 = 90/2 = 45
45+46 = une Lucy à 91 pvs
Lucy est possédée. La pierre rose dont fait mention le post est un morceau d'un bâton de soumission (Slaanesh) de la magus mis en morceau dans ses bagages pour éviter certaines questions. Il y avait le bois, fait d'une branche issue d'un arbre ayant poussé dans les désolations, et une pierre dans laquelle était enfermé un démon de Slaanesh.

Étant donné son échec critique en résistance mentale, Lucy est désormais possédée !

Règles concernant la possession (avec l'accord du Péji) :
Chaque fois que Lucy essaiera d'obtenir quelque chose du démon dans sa tête, elle aura à négocier pied à pied. Que négocier, alors qu'elle n'a pas d'âme ? Le contrôle de son corps !
Morceau par morceau, si Lucy n'y fait pas attention, à chaque marchandage, le démon pourra contrôler, à tout moment, une partie de celui-ci.


Actuellement, elle a échangé 1 doigt de sa main droite pour avoir accès aux sorts du domaine de Slaanesh (lorsque possédée), ainsi que tout ce qu'entraîne une possession, c'est à dire :
  • 3 points de folie
  • 1 NA
  • 2 points de maîtrise de l'aethyr
Uniquement durant la possession.

Pendant la possession, le démon peut imposer un ordre à Lucy à moins qu'elle ne souhaite s'y opposer, sous un jet d'int/2.

Lucy a également perdu 3 autres doigts de sa main droite en échange d'informations sur la nécromancie. Elle a ainsi appris qu'il y avait des traces de nécromancie. L'aethyr a été manipulé au Sud de la région. De la Dhar a été manifestée. Puissante, attestant la présence d'au moins un nécromant.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...

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