Les Neuf Régions du Westerland :
Duché de Marienburg :
Population : 200 000 (Ville de Marienburg), 125 000 (Reste du duché)
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 60 députés
Sans aucun doute le joyau du Vieux-Monde, Marienburg est la cité la plus peuplée de tout le continent, celle qui voit le plus d’argent et de valeurs passer sur ses quais, et dont le patrimoine et l’histoire sont richissimes. Bâtie à l’embouchure du Reik en pleine terre marécageuse, elle fut fondée il n’y a pas moins de 6000 ans par les Elfes alliés aux Nains, à l’époque où ces deux nations étaient en concorde. Jalousée par le monde entier, Marienburg a tour à tour été convoitée par les Jutones (Qui s’y sont installés en fuyant l’actuel Nordland, et se sont métissés avec les Endales locaux d’alors…), les Impériaux (Qui l’ont conquise en 501), les Norses, et les Bretonniens (Tous deux à l’origine d’une occupation militaire éphémère).
Loin d’être une ville délimitée, Marienburg est en fait un archipel d’îlots au milieu du Rijk/Reik qui ont été progressivement colonisés. Chacun de ces îlots a son identité propre, et est très variable tant au niveau du développement urbain, que la prospérité, ou les opinions de ses habitants. Ainsi, par exemple, le Suiddock est presque une ville à elle toute seule, un gros tas de terre surpeuplé, rempli de matelots et dockers qui côtoient les traders de la Bourse ; le Goudberg est un quartier affairiste et haut-bourgeois notable par ses hautes constructions (Les fameux « chatouille-ciels ») où des café-théâtres côtoient des grands magasins de mode modernes ; le Kruiersmurr est refuge d’une demi-douzaine de quartiers ethniques, alors que le Tempelwijk accueille quelques uns des plus beaux temples religieux et le progressiste collège Baron Henryk, l’université du Westerland… À côté de ces hauts-lieux, le Doodkanal est sans aucun doute un enfer sur terre, un cloaque puant et à ciel ouvert aux canaux non-curés, ce qui est source de maladies, et refuge à mutants et truands…
Il est difficile d’établir quelles sont les aspirations de Marienburg, tant elle semble être un monde tout à part. Là où le parti Entrepreneur est très puissant au Goudberg, et parmi les cadres d’entreprises ou les artisans, on voit les Colombes percer solidement dans la périphérie, alors que les quartiers ouvriers et matelots du centre semblent résolument pro-Manoeuvres et liés à la gauche historique ; quant aux vieux coins de la noblesse et de la classe moyenne, ils sont disputés entre Seigneurs et Phalangistes. Et c’est sans compter les nombreux ghettos ethniques : il y a un quartier à Arabéens, un quartier à Cathayens, un à Nains, Halfelins, Estaliens, Tiléens de Miragliano ou Remas, Bretonnien… Presque toutes les races et les cultures ont leur quartier « à eux », une micro-société autonome et fière de l’être.
Marienburg est un capharnaüm géant, mais c’est aussi une ville moderne, riche, progressiste, active et dynamique. Près de 85 % de la population est alphabétisée, et la presse est devenue une arme terrible de propagande et d’action politique. Les priorités sont nombreuses et dans tous les sens : certains sont inquiets du crime, d’autres de la crise économique, d’autres encore des libertés fondamentales… Tous les Marienbourgeois semblent être politisés, et vu que toutes les classes sociales et toutes les opinions sont brassées et mélangées, le contrôle des îles semble presque, parfois, devenir un exercice de stratégie militaire. En tout cas, les Marienbourgeois partagent leur patriotisme très lié à la personnalité des van Buik, leur fidélité personnelle à la monarchie, et surtout, leur attachement essentiel au commerce international, avec notamment ce qu’ils nomment « le Grand Océan » — l’idée que tout ce qu’il y a au-delà du Manannspoort est lié à une destinée manifeste de Marienburg, de s’enrichir par la découverte des étendues infinies de l’univers.
Les choses sont plus claires dans le duché de Marienburg environnant. Leydenhoven est une bourgade dans la périphérie immédiate de Marienburg, qui semble être son « furoncle » mal-aimé ; Leydenhoven est une ville de fabriques et de forges, massivement peuplée d’ouvriers, qui est acquise au parti Manœuvre — mais les Colombes semblent aussi y creuser petit à petit leur trou. Reynsburg et Texel sont deux autres cités bâties autour du Rijk, qui sont également des petites villes en pleine croissance et dynamiques, notamment à cause du manque criant de logements à Marienburg — ces villes-là accueillent une population pauvre qui loue ses bras à la journée, et composent le cœur industriel du Westerland et ses petites mains sous-traitantes. Les Colombes, les Phalangistes et les Manœuvres sont les trois partis qui s’en disputent les consciences. Leydenhoven accueille la section des « Marsouins Rouges » la plus active de tout le mouvement, tandis que Texel a eu la construction récente d’un grand temple de Shallya « évangéliste » qui fait salle comble tous les Festag.
« Pays de Sigismond »/Westerland Impérial :
Population : 120 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 16 députés
Le sud de Marienburg est nommé ainsi car c’est le morceau de Marienburg le plus lié à l’Empire de Sigmar, et la porte d’entrée par laquelle Sigismond le Conquérant s’est élancé à la conquête du Westerland à l’aube du VIe siècle. Historiquement Endale, le « Pays de Sigismond » a toujours été plus tourné vers Altdorf, tirant ses richesses surtout du commerce fluvial qui remonte le long de la grande artère impériale. Il y a plusieurs bourgades paisibles et bien dotées, comme Didem et Melick, qui sont des villes d’imprimeurs, de constructeurs de barques, de bûcherons, ou de petits bourgeois en tout genre, et il y a, à la campagne, un peu de paysans familiaux qui ont de grandes terres qui servent à l’élevage de chevaux ou de bœufs.
La vraie cité essentielle de ce morceau du Westerland est Kalkaat. Grande ville du sud du Westerland, avec plus de 35000 habitants, c’est un carrefour commercial pour les grains et l’élevage ovin et hippique, et la cité est constamment brassée de passages de gens des divers pays de l’Empire — voire de Bretonnie. Mais Kalkaat est surtout un haut-lieu culturel ; c’est le saint-siège du lectorat du Westerland (Préféré au temple Sigmarite de Marienburg pour des raisons historiques), et surtout, le siège de « la Compagnie Sigmarite de Kalkaat », un ensemble de séminaires Sigmarites d’un nouveau genre, qui tente de faire du prosélytisme par la science et la rhétorique plutôt que simplement par la force brute et les bûchers. Kalkaat était, encore jusqu’à la guerre civile, le lieu d’études des plus grands prêtres Sigmarites du pays, et l’actuel Grand-Théogoniste lui-même, Vilgrim III, en est diplômé.
Les gens du Pays Impérial du Westerland sont traditionnellement acquis aux causes des Seigneurs et des Colombes — ils aiment l’ordre, l’obéissance, la tradition. Mais ils sont partagés entre leur loyauté au pays et leur loyauté au Sigmarisme orthodoxe. L’actuelle guerre civile confrontant Magritta, issue d’un étrange ordre de sœurs de Mordheim, au Reikland pur-Sigmarite traditionnel, les choses à Kalkaat sont devenues chaudes et des factions se déchirent, pour l’instant uniquement par voies de pamphlets et libelles ; beaucoup de Sigmarites souhaitent un Sigmarisme « Westerlander », plus protestant, libéral, tourné vers la foi personnelle, alors que d’autres Sigmarites plus « Altdorfer » continuent de prêcher l’unicité du clergé, et l’importance spirituelle du Grand Théogoniste. Ces factions se déchirent et il serait aisé de souffler sur les braises… Surtout que cela impacte la population locale, également très alphabétisée et en grande majorité Sigmarite dévote.
Endalie du Sud/Endalie dite « de Marbad » :
Population : 310 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 26 députés
Le cœur de l’Endalie classique, cette région est dite Endalie « de Marbad » car elle a été transmise par cet antique roi à sa fille Marika, qui épousa Jutone — c’est donc le lieu de base du métissage qui donna naissance aux Westerlanders actuels.
Pays très rural, l’Endalie du Sud est globalement divisée en deux par une ligne qui la découpe en son centre ; du côté du Manannspoort (La mer), toute la terre est recouverte par l’horrible marais Grootscher, difficilement dompté par l’homme grâce à des systèmes de digues et d’écluses qui donnèrent lieu à des polders, tandis que du côté des montagnes grises, ce sont essentiellement des terres vallonnées, parcourues d’un peu de forêts et de grandes collines. L’Endalie « marécageuse » fait une magnifique agriculture grâce à ses grands moulins à vent, accès sur les grains, tandis que les coteaux de l’ouest donnent lieu à de l’élevage bovin, et surtout, des grandes vignes qui produisent un vin âcre très apprécié des Marienbourgeois (Ou des « barbares sans palais », selon les Bretonniens).
Bien que très peuplé et fortement dynamique au niveau agricole, c’est un pays rural très peu urbanisé — ce sont essentiellement des réseaux de villages qui subsistent ici, et se regroupent ou échangent à l’occasion de foires ou de pèlerinages, notamment en direction de Teltow/Talteuille. Les gens des terres de l’Endalie du Sud sont bien moins alphabétisés que le reste du Westerland — ils votent principalement Seigneur ou Colombes, aimant la tradition. Mais les choses sont en train de changer…
La seule ville notable de la région est Klessen. Anormalement grande et avalant tout le pouvoir local, c’est une cité ouvrière, qui produit de l’acier, du tissu, du verre et des meubles de bois en tout genre en se nourrissant des denrées produites localement. Klessen est un véritable bastion rouge, notamment car y a été construit une magnifique Bourse du Travail socialiste construite par le baron Bernhard van Volendam, un aristocrate humaniste et profondément de gauche — sa fille a fait de Klessen la capitale du renouveau du mouvement « Phalangiste », avec un certain succès…
Si l’Endalie du Sud est riche et dynamique, cette richesse et ce dynamisme ne profite qu’à quelques-uns. L’Endalie du Sud regroupe d’immenses propriétaires terriens qui possèdent des centaines, voire des milliers d’hectares de terres, et font travailler des journaliers aux saisons de travail avant de les renvoyer et les chasser vers Klessen voire Marienburg l’hiver, ce qui provoque une immense paupérisation locale. Pour lutter contre cela, les Manœuvres ont organisé des coopératives agricoles qui regroupent des journaliers qui tentent de faire valoir leurs droits et augmenter leurs salaires. Pour l’heure, cette économie latifundiaire provoque surtout des jalousies et d’atroces conflits.
Endalie du Nord/Endalie dite « d’Alderond » :
Population : 285 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 24 députés
L’Endalie du Nord est un pays à la fois ancien et récent. Autrefois peuplée par les Bretonni, ceux-ci ont migré il y a des siècles vers la grande Nortagne et Couronne. Alderond, petit frère de Marika, a fui l’union de Marius pour s’y répandre, donnant lieu à une séparation du peuple Endale qui a été moins touché par les Jutones et leur langue, pour au contraire se mélanger aux Bretonniens. Au Xe siècle, la Nortagne n’était qu’un immense pays, dont le « Duc de Couronne » vassal du Roi Gilles le Breton, devenu Compagnon du Graal, était également le « Duc de Nortagne » qui comprenait l’Endalie…
Les relations entre la Bretonnie et cette Endalie-là ont toujours été tumultueuses, entre métissage et échanges culturels et économiques importants, entrecoupés de tensions et de guerres violentes. La frontière n’a cessé d’être négociée, échangée, repoussée par des conflits et des traités, parfois avalée entièrement lors d’un héritage dynastique, d’une dot lors d’un mariage, d’une convention internationale… Aujourd’hui, l’Endalie du Nord semble assez solidement faire partie de la Province du Westerland, mais cela n’empêche pas la cour royale de Bretonnie de revendiquer ce pays des temps-à-autres, ce qui n’aide pas du tout avec les tensions…
La Nord-Endalie est convoitée car elle est un pays de Cocagne. Peuplée et dynamique au niveau rural, elle ressemble assez à l’Endalie du Sud — il y a des vignes, de l’élevage bovin, et des céréales, mais c’est une agriculture de grands propriétaires, qui exploitent des paysans tentant de se regrouper en coopératives rouges. Le mouvement Colombe est bien développé dans ce coin, notamment grâce à la proximité avec Couronne, saint-siège du culte de Shallya. La Nord-Endalie a aussi la particularité d’avoir beaucoup de mines dans les montagnes, notamment pour du fer, du cuivre, et du charbon de roche — un complexe touristique est aussi développé pour le « ski de loisir » qui attire de riches gens de Marienburg et d’ailleurs…
La petite ville de Kalburg est une belle cité fortifiée, de même qu’il y a de nombreux forts militaires composant la « Ceinture de Fer » qui sont de beaux ouvrages défensifs très puissants, mais qui semblent vieillissants face à la menace Bretonnienne gonflée aux crédits de guerre. Aandorp est une honnête bourgade de 12000 habitants, productrice de papier, de vaisselles en argent et sert de plaque-tournante du commerce de chevaux. Quant à Théronnes, c’est une véritable station balnéaire, un port de plaisance où l’on voit casinos et spas qui attirent beaucoup de gens de la classe moyenne découvrant la beauté des congés et des vacances…
Mais la plus belle ville de Nord-Endalie n’appartient plus au Westerland. Teltow, aussi appelée Talteuille en bretonni, a été louée en 1932 pour 49 années complètes à la couronne de Bretonnie. Teltow est une immense cité perchée sur une colline, place du martyr de Sainte-Alena, patronne-sainte des Endales, et un haut-lieu de pèlerinage ; riche, merveilleuse, convoitée, beaucoup de Westerlanders vivent dans la peur que Teltow soit jalousement gardée et jamais rendue par les Bretonniens.
On appelle « Breto-Endales » les habitants nés dans cette province qui utilisent pourtant le bretonni comme langue maternelle — leur sang, prétendument « Endale », est en fait bien souvent métissé et n’a plus beaucoup de différence avec leurs voisins Bretonnis de Nortagne. Au sein de ces Breto-Endales, un mouvement « Rattachiste » est en train de fortement se développer. Les Rattachistes souhaitent une amélioration des relations entre Bretonnie et Westerland… Voire, carrément faire sécession et être avalés par la Bretonnie.
« Zeegraafschaap » van Buik :
Population : 80 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 16 députés
Le « Zeegrafschaap » veut dire « Marquisat de la mer ». Il y a encore cinq cents ans, les van Buik n’étaient qu’une simple dynastie Endalo-Jutone, descendante d’une sorcière Norse, qui s’étaient vus attribués cette région administrative avec pour but de constituer une marine de guerre. À partir de cette petite bande de littoral désolée, escarpée, où il fait tout le temps mauvais, ils ont réussi à constituer un empire international et colonial, avant de conquérir le pouvoir et devenir grand-barons du Westerland…
Peu peuplé, dos à une mer agitée, on accuse le Zeegraafschap d’être un ramassis de truands, d’étrangers, de contrebandiers, de corsaires qui vénèrent plus les Dieux Norses et le cruel Stromfels, Dieu des Naufrageurs, que les bons Dieux Classiques ou Anciens comme Manann et Shallya. Perdu entre des landes et le marais Grootscher, le Zeegraafschap est constitué de petits hameaux, de villages isolés, mais surtout, de deux grandes cités :
Broekwater est connue pour son grand phare et ses quais un peu isolés construits dans une rade naturelle et difficile d’accès. C’est une place magnifique de contrebande et de débarquement de marchandises peu légales ou ragoûtantes. On accuse Broekwater de servir de refuges à négriers, de réunion de cénacles de sorciers, et puis, surtout, de haute-place de la criminalité où on débarque de la marchandise « tombée du bateau ». Le Cercle Huydermann, mafia criminelle de contrebandiers à cheval, y a établi sa puissante base et dirige ses opérations depuis ce coin. On raconte que la dynastie van Buik laisserait faire cet endroit, tant pour mieux contrôler la criminalité que parce qu’ils en tirent des pots-de-vin…
Almshoven, en revanche, est le haut-lieu de l’amirauté du Westerland. Un port discret et à l’écart, il accueille un « Clos des Flûtes », immense chantier naval qui sert aux dynasties marchandes à construire les bateaux et forger les canons qui font la réputation infinie du Westerland sur mer. Propriété personnelle de la dynastie van Buik, Almshoven lui permet de tirer une rente très conséquente de la vente de navires, en plus d’en contrôler les spécifications et l’armement. Une école de l’Amirauté y est présente, pour servir deux dernières années d’études aux écoliers qui souhaitent devenir de grands officiers de marine — c’est un moment déprimant, tant la ville semble toujours envahie par la flotte…
Le Zeegrafschaap vote principalement Seigneur et Entrepreneur, avec une importance grandissante des partis de gauche. Ce sont des gens qui aiment que leur province soit laissée à elle-même, et qu’on maintienne une certaine « discrétion » quant à leurs affaires.
Sud-Jutonesryk :
Population : 80 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 16 députés
Le Sud-Jutonesryk est la terre d’habitation historique des Jutones émigrés qui s’y sont installés à l’ère de l’exode de Marius, il y a 2000 ans. Constituée entre les Marais Maudits et la Drakwald, c’est une terre pauvre, peu développée au niveau des infrastructures. Il y a quelques polders qui produisent des grains, et des landes où vivent moutons et cultures de garenne ou d’herbes diverses et variées. Le Sud-Jutonesryk est le côté le plus « urbain » et proche de Marienburg de l’ancien pays Jutone. Il a quelques villes moyennes, comme Calden et Salfen, qui tentent de se développer, mais le Sud-Jutonesryk est majoritairement rural.
Les paysans de ces coins-là sont majoritairement des petits paysans familiaux, ou de grands ensembles religieux. Les abbayes Sigmarites ou Shalléennes disposent d’immenses propriétés qui vivent de l’exploitation des marais et de la dépendance de paysans — mais malheureusement pour eux, beaucoup fuient vers Marienburg dans un véritable exode rural. Le Domaine van Buik, qui s’est réservé l’exclusivité des terrains de chasse et des forêts, tire aussi une richesse importante de l’exploitation du gibier et du bois de construction navale et de charpente — le tout géré par des concessionnaires qui exploite de façon grotesque charrons et bûcherons liés à des contrats de travail temporaire. Tout un prolétariat rural vivote donc dans le Sud-Jutonesryk. C’est une terre traditionaliste, acquise à tous les partis de droite, des Colombes jusqu’aux Phalangistes.
Noordmandië :
Population : 120 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 16 députés
La Noordmandie est la région la plus pauvre du pays, ainsi que la moins dense avec seulement 120k habitants dans un immense terrain fait de landes et de vallées stériles, qu’on appelle « les Collines Déferlantes ». La Noordmandie se nomme ainsi car c’est là où la majorité des Norses conquérants se sont installés après le traité de paix historique de Traktatsey.
La majorité du pays de Noordmandie est fait de minuscules villages et zones peu habitées, mal colonisées, où l’on dit que subsistent encore des cultes païens, notamment la religion de Halétha, déesse chasseresse ressemblant à une Rhya mélangée à Taal, qui a une importance grandissante et se développant. On dit que la Noordmandie est aussi la terre des Fimirs, des mutants cyclopes qui sont l’ennemi principal et indécrottable du pays…
Harenskarpel est une exception : c’est une honnête bourgade de quelque chose comme 30k habitants, dynamique et en plein développement. Elle est construite dans l'ombre de Fort-Solace, un phare géant qui est la propriété exclusive de la Bourse d'Import-Export du Suiddock - c'est une sorte de "développement" de Marienburg qui utilise Harenskarpel comme port d'attache et de soutien - y habitent des fonctionnaires des douanes, des ateliers de réparations de navire, un peu de cargo, attirant donc du dynamisme - même si la ville n'a pas l'ambition ou les capacités de remplacer Marienburg, ça décharge un peu ses quais, et les mouvements Entrepreneurs et Manœuvres s’y sont étonnamment développés.
La bordure, avec les villes de Deinste, Randstadt ou Gleten font partie de ce qu'on appelle la "Drakwald Westerlander" - ce sont des villes qui ressemblent beaucoup à des bourgades du Middenland - les habitants sont blonds aux yeux bleus, de sang Teutogen, et ils vénèrent à la fois Halétha et, de façon très étonnante, Ulric, qui est une minorité dans un Westerlander Sigmarite. Ils sont indépendants et reclus également mais produisent du bois et contrôlent des routes importantes.
Nord-Jutonesryk :
Population : 115 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 18 députés
Autre cœur historique de l’habitat Jutone, le nord-Jutonesryk est la région la plus traditionnellement liée à l’ethnie principale du Westerland, est une terre de contraste assez massif. La majorité du pays est fait de landes et de terres peu fertiles, où repose une grande importance de l’élevage ovin, avec des bergers qui font la transhumance selon les saisons à travers divers endroits de la province — mais il y a également de grandes villes en très fort développement, notamment Hollum et Aarnau.
Si Hollum semble simplement être une petite bourgade détachée d’Aarnau, cette dernière est une très grande cité de près de 50000 habitants. Constituée d’un grand port, Aarnau est en échange constant avec la Norsca, l’Albion et le Nordland, et accueille même un quartier Gospodar venu d’émigrés d’Erengrad. Aarnau est surnommée « la petite Marienburg », ou la « Marienburg Froide », car comparé à la capitale beaucoup plus au sud, Aarnau est connue pour son mauvais climat et la difficulté de sa vie quotidienne.
Le Nord-Jutonesryk est la dernière province très féodale du pays. Les van der Maacht, les van Burren, et les van Hoogmans sont trois dynasties encore très représentées dans les organes politiques et parmi les propriétaires urbains d’Aarnau, très fiers et imbus de leurs privilèges. Si Aarnau connaît de très beaux développements, intellectuels (Avec un magnifique temple de Véréna) et économiques, c’est également le chef-lieu et le cœur du mouvement Phalangiste, qui doit toujours osciller entre l’espoir pour le futur et ses racines suprémacistes Jutones — un fort mouvement indépendantiste, qui souhaite plus se lier au Nordland, est toujours larvé dans les consciences de ses habitants…
Riding Jutone :
Population : 65 000
Sièges à pourvoir au Burgerhof : 8 députés
Province tout au bout du Westerland, le Riding Jutone est une région qui a souvent été échangée avec le Nordland selon les changements dynastiques. Pauvre et isolée, le Riding Jutone est connu pour avoir une bande de terre dos à la Laurelorn. C’est un pays constitué de bûcherons illégaux et de braconniers, qui tentent de vivoter en affrontant les Elfes Eonirs — ou du moins, c’était le passé, puisque le Westerland a négocié des accords avec les Elfes via Agnès Bernauer, grande-prêtresse du culte païen de Halétha…
Cette région est sympathique aux van der Kratt et vote presque exclusivement Phalangiste… …Sauf dans la grande ville de Wulfhalfen. Port côtier, plein de pêcheurs, cette ville semble bizarrement moderne et à part du reste de cette région, et les Manœuvres et Colombes sont étonnamment bien accueillis en ce petit coin.