[Mini-jeu] [Règles et organisations] Rampdecennium : La ville doit survivre !

Où s'écrivent les histoires, hors du temps et des règles compliquées du monde réel...
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Thaelin Grimdale
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Re: [Mini-jeu] [Règles et organisations] Rampdecennium : La ville doit survivre !

Message par Thaelin Grimdale »

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Nom du personnage :Moritz Van Wegstaal
Race :humain
Histoire du personnage :
Moritz van Wegstaal est un jutone dévoué à sa nation et qui a voué sa vie à la défense du Westerland. Commençant sa carrière en tant qu'exportateur, se faisant un nom par des expéditions dans les terres du sud et gagnant des sommes considérables en vendant des cartes et des biens apportés des lointaines contrées d’Arabie.

Au lieu de se reposer sur ses affaires lointaines, il décida d’acheter une charge de Kapitein-commandant et d’entrer dans l’armée, où il dirigea avec succès la compagnie des lynx de Wulfhafen, chargée de protéger ce port de raids norses.
Partisan de stratégies purement défensives à base de bouclier, de lances et hallebardes, il reflète cet état d’esprit dans son opinion politique très réfractaire au changement et fermement conservateur.
Il défendit ainsi le nord Jutonesryk durant au moins vingt ans, prenant sa retraite vers l’âge de 50 ans. A sa retraite, il dépensa une grande partie de ses économies dans un domaine, cependant plus vers le sud du Westerland pour avoir des récoltes plus clémentes.

Il fit une culture de pommes et lança également une petite forge dont il supervisait les travaux en personne pour s’occuper. Sa capacité de production était insignifiante comparée aux véritables industries mais quelques armures en sortaient, d’un acier noir aux reflets bleutés et couvertes de motifs dorés représentant des symboles religieux et guerriers, particulièrement prisées par les chevaliers de Morr.

Son emblème personnel est le Lynx, animal peu commun dans l’empire mais qu’il a ramené d’un de ses premiers voyages et qui est devenu son plus prisé animal de compagnie après qu’il ait payé un mage de la bête pour l’apprivoiser.

Il emploie de nombreux vétérans de sa compagnie sur son domaine, leur donnant un salaire plus élevé que leur travail mériterait en souvenir du temps passé à se battre dos à dos.
Venant de la basse noblesse, il prête peu attention aux différences de classes et porte au-dessus de tout le mérite militaire et artisanal.

Homme pieux, il prie surtout Morr et Sigmar, portant la comète à deux queues sur de nombreux endroits de son armures et ayant un Lynx tenant un sablier sur son blason et son épaulette gauche, qu’il porte en permanence pour protéger cet endroit où il a autrefois encaissé une terrible blessure de la part d’un Baersonling déchaîné.

Il s’est assez rapidement rapproché des phalangistes en raison de leurs idéaux de suprémacisme jutone et leur organisation assez militaire. Après avoir eu vent de leur coup d’éclat à Holthusen, il décide de quitter sa retraite et de s’investir plus sérieusement dans son pays. Il est pour une armée forte mais surtout des défenses conséquentes. Pour lui, l’espace vital se limite au Westerland actuel et Teltow et il entend bien contribuer à renforcer les frontières avec des forteresses pour en faire un roc imprenable aux ambitions Reiklandaises, Brettoniennes et Middelandaises.


Processus d’élection : Burgerhof - Élu sur la liste de la Phalange
Faction : Phalange
Commission : -

Richesse personnelle : 3
Influence personnelle : 1

Bonus : « Combattant éprouvé » — Moritz a des relations plus aisées avec les anciens combattants.
Moritz est commandant des auxiliaires de police.

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Helmut Markus Heldenhame
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Re: [Mini-jeu] [Règles et organisations] Rampdecennium : La ville doit survivre !

Message par Helmut Markus Heldenhame »

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Nom du personnage : Pierre-Jérôme Jean De Vheurt
Race : Humain
Histoire du personnage :
Né dans une famille de notaires dans la banlieue rurale de Klessen, en Endalie du Sud, Pierre-Jérôme De Vheurt (Pieter-Hieronymus si on devait le traduire en Jutone), cadet de sa famille, compris assez vite qu’il n’aurait qu’une part très réduite dans les affaires familiales, et se fit novice du temple local.

Près de quarante ans plus tard, il fut nommé Curé de Klessen sous Helmut Krueger, le regretté Lecteur de Kalkaat. Ayant été formé dans le Pays de Sigismond, De Vheurt fait probablement partie des des plus modérés des Sigmarites Orthodoxes. En effet, il abhorre la violence - ce qui le rend peu favorable aux milices politiques telles que les Jeunes Jutones et les Marsouins Rouges qui sévissent à Klessen - et est persuadé qu’il est encore possible de parlementer avec les éléments les moins extrêmes de nombreux autres partis. Il espère notamment un compromis entre les suivants de Hieronymous Falberg et les orthodoxes, permettant de faire revenir les premiers dans le giron de la “vraie foi”. C’est ce schisme et le contexte tendu, marqué par l’anticléricalisme de certains mouvements, qui a poussé un prêtre auparavant simplement conservateur mais plus intéressé par quelques sciences appliquées et ses sermons à se lancer en politique.

Croyant fermement au rôle fédérateur du Culte de Sigmar, Pierre-Jérôme est partisan d’un contrôle du politique par le religieux. En effet, il n’est pas contre l’idée d’un pouvoir temporel associé au pouvoir spirituel comme le Grand Theogoniste, par son rôle d’Electeur, en est un bon exemple. C’est pourquoi il dénonce les partis extrémistes comme dissolvant la communauté, comme œuvrant directement contre la volonté de Sigmar. Suivant l’avis de Guderian et de nombreux autres religieux du culte, il préfère se rattacher au Grand Theogoniste qu’à Magritta van Buik, dont il reconnaît volontiers le pouvoir temporel sur le Westerland, même s’il est inquiet par les pensées pro-phalangistes qui ont été exprimées juste avant les élections par la jeune souveraine.

Sa vision fédératrice de la volonté de Sigmar le conduit à voir les sujets des autres provinces de l’Empire comme ses semblables, car ils appartiennent comme lui au Peuple de Sigmar. Ainsi, il n’a pas autant d’animosité envers Von Neurath et leurs vassaux que d’autres politiciens Westerlander et n’est pas convaincu de la nécessité de la guerre en cours.


L'occupation de son père, et encore plus son éducation à Kalkaat, ont donné à Pierre-Jérôme l'esprit d'un penseur intéressé bien sûr par la légende de Sigmar et son interprétation, mais aussi par les sciences et leur développement, et par la législation du pays. Cette dernière est d'autant plus importante que le Curé de Klessen pense que l'unité préconisée par le culte passe par un Etat fort, à l'administration efficace. C'est pour cela qu'il entend, s'il est élu, intégrer la Commission des Lois.

Processus d’élection : Burgerhof - Élu sur la liste de l'UFSO
Faction : UFSO
Commission : -

Richesse personnelle : 2
Influence personnelle : 2
Helmut Markus Heldenhame, Soldat Impérial
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Adémar
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Re: [Mini-jeu] [Règles et organisations] Rampdecennium : La ville doit survivre !

Message par Adémar »

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Nom du personnage : Peteers Hageendaz
Métier : Confiseur de rue
Race : Halfelin
48 ans, 1m20, porte toujours sa petite casquette sur la tête pour cacher sa calvitie.

Histoire du personnage : Halfelin originaire du moot, il a émigré à marienburg très jeune avec ses parents pour s’installer dans cette ville tentaculaire.
De là, il a aidé ses parents à monter leur commerce de souliers et quand il avait du temps libre, il préparait avec sa mère des pâtisseries et des tourtes.

Bien vite, il préféra les fourneaux aux sabots et se fit recruter comme commis au « Marin qui boite » un boui-boui comme il en existe tant dans Marienburg.
Faisant tranquillement sa vie et étant très apprécié pour ses amuse-bouche et mignardises, il fut à la rue quand l’établissement flamba lors d’un incendie. Loin de se laisser abattre, il enchaîna les boulots de cuistots et finit par vivre de ses productions qu’il vendait dans la rue.

De fil en aiguille, il fit sa petite vie, suivant le fil des choses, ne s’impliquant jamais dans un parti, ayant son avis sur tout, changeant d’opinion comme de chemise tant que ça n’allait pas plus loin que ses affaires personnelles. Il a aimé le morv’ball quand il était jeune, mais maintenant, il ne s’embête pas de retenir les noms des nouveaux joueurs. Il connaît les anciens et ça lui suffit.

Bien que la concurrence fut rude pour la vente de friandises. Peteers parvint à prendre le monopole de la place du parlement grâce à son air accueillant et le fait qu’il ne faisait pas des prix abusifs pour ses produits, s’assurant de servir de bons produits qu’il aurait pu manger lui-même sans regret.

Il habite un petit logis proche du Suiddock où il prépare diligemment ses produits avant d’aller les vendre dans la rue. C’est un monsieur tout le monde bosseur et agréable.

Richesse personnelle : mon humble étal
Influence personnelle : ha je peut influencer ? D'habitude c'est l'inverse
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Compétences:
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équipement offensif:
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équipement défensif:
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Conseil d'ami : :mrgreen:
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"Je ne connais pas d’outil de négociation plus efficace qu’une armée impériale sur le pied de guerre"

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Mini-jeu] [Règles et organisations] Rampdecennium : La ville doit survivre !

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Personnages Non-Joueurs Essentiels :


Maison van Buik et associés :

Arbre généalogique de la famille van Buik
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Magritta I van Buik, Impératrice, Grande-baronne du Westerland, Reine des Endales (Sous régence)
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Magritta est née en 1966, et est la fille unique du précédent baron Julian IV et de sa cousine, Wilhelmina d'Aandorp. Elle perd sa mère à l'âge de six ans, et à sept ans, elle quitte Marienburg pour rejoindre Mordheim, où elle intègre le monastère de l'Ordre des Sœurs Miséricordieuses de Sigmar-Dieu. On raconte que ce monastère est composé d'ascètes mystiques, uniquement des femmes, qui pratiquent le jeûne absolu, prêtent des vœux de silences et s'infligent des violences pour essayer d'atteindre un stade de transe leur permettant de joindre les Cieux. Cet ordre est mal vu par le reste du culte de Sigmar et est menacé d'excommunication.

En 1978, à la mort de Julian IV, elle est l'héritière présomptive au Westerland. Le Grand-Ordre des Honorables Libres-Marchands, un lobby composé de grands marchands et d’humanistes disséminés à travers l'Empire, débute une campagne politique pour la faire couronner Impératrice de l'Empire réunifié. Elle est sortie du monastère et, pendant six mois, disparaît entièrement de la vie publique, pour ne réapparaître qu'au début de l'année 1979 à Carroburg pour une grande diète rassemblant des représentants des grandes provinces et principautés de l'Empire. La campagne est un échec quand le Grand Théogoniste, Vilgrim III, refuse de la couronner en indiquant qu'une femme ne peut pas hériter de Ghal Maraz.

Revenue au Westerland depuis l’été 1979, la personne de Magritta est au centre de tous les débats depuis l’échec de son couronnement Impérial. Discrète et timide, elle reste sous la garde de ses oncles Lodewijk et Mauritz, qui s’occupent en son nom des affaires du pays, bien qu’elle soit officiellement majeure : situation qui provoque nombre de crispations et d’affrontements entre la famille Impériale et le Staatsraad. Les tensions explosent après l’échec du vote de la Mobilisation générale, où elle intervient au parlement, et son refus subséquent de signer un accord de paix très généreux avec le Reikland, mais nécessitant sa reconnaissance du prince Von Neurath comme Empereur légitime. Durant les élections qui suivent, elle est envoyée se réfugier au Fort van Buik pour échapper au tumulte révolutionnaire de la capitale - et après l’incendie mystérieux du palais-neuf durant le nouvel an de 1980 -, et ne revient à Marienburg que pour la nomination de Helena van Volendam comme nouvelle Stathouderin. Cette dernière la fait immédiatement placer sous régence, laquelle est depuis assurée par conseil restreint, et sous laquelle il est prévu qu’elle reste jusqu’à ses 19 ans.

Magritta est une personnalité finalement mal connue, mais autour de laquelle tourne énormément de rumeurs et d’intérêts étranges : ses revendications sont soutenues à la fois par des Libres-Marchands humanistes, des sigmarites semi-hérétiques, une clique de monarchistes et de militaristes divers, et un certain nombre de praticiens du « Grand Art ». Quels projets ont pour elle cette coalition d’intérêt de personnes qui n’en partagent aucun ? Impossible à dire. Seules choses certaines : Magritta voue une dévotion fanatique à Sigmar (à la manière des Sœurs de Mordheim…), une haine féroce envers le Grand Théogoniste, tout comme une volonté manifeste de régner sur tout l’Empire par le droit divin que lui confère son sang.
Lodewijk van Buik, patient de l’asile psychiatrique d’Aarnau
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Duc de Hollum né en 1931, Lodewijk est le frère puîné du précédent baron Julian IV, et l'époux de la sœur Shalléenne Julie Fierté. Dans sa jeunesse, il est proche des ultra-nationalistes, et dénonce les grandes réformes de son père Julian III (Droit des femmes, liberté de la presse garantie, concordat forcé pour les cultes). Il participe à d'étranges cérémonies orgiaques dans les marais pour honorer le Dieu-interdit Olovald, et rejoint la tentative de coup d'État de 1951 dirigé contre son père par Von Huntziger, celui que l'héroïque colonel de Baen réprime pour sauver le Staadsraad et les institutions de Marienburg. Grâce à sa naissance, il échappe à la peine de mort, mais il est enfermé à Rijker dont il ne sort qu'à la mort de son père, en 1963, soit près de 12 ans passés derrière les barreaux. C'est là qu'il y rencontre sa femme, dont il a un enfant en prison : Sélène Fierté.

Il sert honorablement son grand frère durant toute sa vie, lui servant de conseiller personnel et de second-couteau pour régner sur le pays. Détesté par la ville, régulièrement hué par les parlementaires du Staadsraad qui n'ont jamais oublié sa tentative de prise de pouvoir, Lodewijk s'intéresse surtout à la Province. Il acquière une grande fortune personnelle en achetant des parts dans des compagnies de commerce à long-cour, et est propriétaire de maisons d'esclaves et de plantations de coton et de café en Outremer.

À la mort de son frère en 1978, il parvient à se saisir de force de la Régence, grâce au soutien des colonels des Troupes d'État qui l'amènent au Palais-Neuf. Il négocie avec l'Ordre des Libres-Marchands et organise la campagne politique de sa nièce. Après l'échec, il ne garde plus que le titre officiel de Audiencier du Conseil Privé, mais s’impose aisément comme le vrai dirigeant de la maison van Buik, pour la plus grande frayeur des parlementaires.

Durant l'hiver suivant la réunion du Staadsraad en une chambre unique, Lodewijk van Buik mène d’une main de fer le Westerland. Faisant voter au parlement la guerre contre le Reikland et le Middenland, soutenu par l’étrange Loge des Libres-Marchands, il s’entoure d’un groupuscule d’alliés puissants et cherche à imposer au Westerland son grand projet politique : l’Avant-Garde, une vision du pouvoir mêlant progressisme sociale et autoritarisme. Encourageant la montée des extrêmes et la polarisation politique, affaiblissant la démocratie parlementaire, il est nommé Stathouder par sa nièce suite à la défaite militaire de Miredorf, et passe à un cheveux de s’emparer du pouvoir absolu… avant que toute son oeuvre ne s’écroule du jour au lendemain. Incapable d’imposer au parlement le vote d’une mobilisation générale, malgré les preuves de complot qu’il porte à l’encontre du Colonel de Baen, il se trouve complètement dépassé par les élections législatives de 1980 et le chaos qui s’ensuit.

La trahison de Helena van Volendam et Morgan sen-Zu, la presque-révolution apportée par le Front Populaire et le martyr Barazul, les défaites militaires sur le front, poussent ses alliés à peu à peu l’abandonner, jusqu’à ce que la nuit de Quartz n’enterre définitivement sa crédibilité politique. Poussé à la démission par le reste de la famille Van Buik et les grandes puissances du pays, il est aussitôt emprisonné par la nouvelle Stathouderin, qui révèle son rôle dans la guerre des gangs saignant le pays depuis des mois. Echappant de peu à une condamnation à mort, le Leider ordonne finalement son enfermement à l’asile psychiatrique d’Aarnau : l’homme le plus puissant du pays est réduit à un simple aliéné, dont la condition le rendra à jamais incapable d’hériter de la Baronnie.
Julie Fierté
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Épouse de Lodewijk van Buik, Julie Fierté est une soeur de Shallya issue de la noble famille des Fierté : une maison d'exploitants coloniaux Breto-Endale et très proche des Van Buik, car étant leurs vassaux féodaux et quasi-financiers. Malgré cet héritage prestigieux, Julie est en quelque sorte le mouton noir de la famille, car étant née de l’union d’une Fierté et d’un esclave de Sudenberg donc elle était tombée amoureuse.

Membre des “Robes rouges” d’Ingrid Pien et proche de l’USD (s’étant déjà entretenu avec le député Erik Cantina), Julie Fierté rencontre son mari à la suite de son emprisonnement, puisqu’elle travaille alors à Rijker en tant que prêtresse. Elle a de lui une fille, Sélène Fierté, et on dit qu’elle aurait eu une grande influence sur l’assagissement de ce putschiste suprémaciste jutone en un avant-gardiste “rouge”.

Amie de la famille Impériale, dotée d’une certaine influence auprès de l'exécutif - c’est elle qui proposa l’envoie d’Agnès Bernauer en ambassadrice à Laurelorn -, elle est nommée au conseil de régence par le Leider suite à sa prise de pouvoir, principalement pour assurer une continuité dans l’entourage proche de l’Impératrice.
Mauritz van Buik, prince de Calden, commandant de l'ORSF, Gouverneur-Militaire général du Grand-Océan
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Né en 1940, Mauritz est le dernier fils survivant du baron Julian III. Contrairement à son grand-frère, il est attiré dès l'enfance par la ville de Marienburg où il y passe son existence entière. Jusqu'à ses quinze ans, et malgré sa haute naissance, Mauritz est un enfant des rues, qui marche pieds-nus avec d'autres bandes de gosses dans le quartier du Suiddock. Il s'engage ensuite dans l'université, où il suit un cursus de Droit où il se débrouille plutôt honorablement, même s'il est surtout connu pour ses soirées étudiantes et les scandales qui en découlent. Il subit des poursuites judiciaires classées sans suite pour Blasphème après avoir mené une de ses soirées dans un temple Morrien.

En 1963, alors que son père est malade, il se brouille avec lui et décide de partir en Bretonnie, où il s'engage dans la Légion Étrangère. Il va y rester pendant dix années, atteignant le grade de maréchal de camp. Il y a acquis une très forte expérience militaire, mais certains le soupçonnent d'être pro-Bretonnien à cause de la longue partie de sa vie qu'il y a mené - il est d'ailleurs rentré au pays avec une épouse Bretonnienne, une certaine Sybille de Moussillon. En l'honneur de son service, Julian IV le nomme à la tête de l'ORSF, le corps des marines ; il gagne leur respect en combattant à leur tête durant la bataille de Porto Sarba, une petite île de Tilée qui servait de point d'ancrage à des pirates de Sartosa.

Foudre de guerre, convaincu d’être Tor réincarné, c’est lui qui commande les armées menant la guerre sur le Rijk, où ses forces se rendent coupables de plusieurs crimes de guerres dans le Uhland ou à Schilderheim. Toujours dédaigneux à l’égard de la démocratie parlementaire - il aurait placé les troupes de l’ORSF pour forcer le vote des crédits de guerre contre le Reikland -, il menace le Staatsraad de représailles suite à l’échec du vote de la mobilisation générale, ce qui lui vaut une congédiation immédiate de la part du gouvernement De Lémine.

De retour au Westerland durant les élections législatives de 1980, il forme avec le général Verthust, le colonel Gossens et le colonel Valcke un “Gang des Quatre”, lequel menace de prendre le pouvoir par un putsch en cas d’incapacité du gouvernement à rétablir l’ordre. Mais son coup de force échoue, et il est désavoué dans sa tentative par les parlementaires de tout camp : pour éloigner et contenter ce turbulent militaire, le court gouvernement Horenbout qui émerge après le scrutin le fait nommer Gouverneur-Militaire général du Grand-Océan, afin de l’éloigner en Inja, dont il a désormais la garde contre toute incursion étrangère.
Sybille de Moussillon
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Femme de Mauritz van Buik, Sybille est la fille du duc de Moussillon ; si la Bretonnie a des relations très hostiles dernièrement avec le Westerland, le Moussillon a toujours eut des relations cordiales depuis au moins l’an 936, avec le mariage de Maud du Goiscin et les van Daalen de Marienburg.

Sybille est une femme très étrange, sur laquelle on colporte mille rumeurs. On la dit intéressée par l’ésotérisme, la sorcellerie, le « Grand Art » en vogue au collège baron Henryk, tout comme on dit aussi qu’elle fait des soirées impies dans les marais avec son époux, bien qu’ils ne s’agissent probablement là que d’horribles ragots. Elle se montre beaucoup au tout-Marienburg, et est toujours aux premières loges des grands concerts ou des représentations de théâtre, et pas toujours au bras de son époux, le prince de Calden : un article de Marienburg-Match a ainsi révélé une apparente liaison entre celle-ci et Lodewijk van Buik, tandis que son frère se trouvait en campagne au Middenland…

Bien que participant peu à la vie politique du pays, elle n’en est pas moins une femme à l’influence assez étendue : c’est à elle qu'on doit l'investissement massif de Hermant Bovaas dans la Ferme Générale de Bretonnie, et elle a toujours pour son pays d’origine une affection peu dissimulée.
Pieter-Hendrik van Buik, Comte de Dirkham
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Comte de Dirkham, secrétaire de l’Ordre de la Légion van Daalen et père d’Isabella et Jo, Pieter-Hendrik est le plus vieux membre vivant de la dynastie van Buik, et le petit frère du défunt Grand-Baron Julian III.

Dans une dynastie connue pour ses frasques et ses personnalités excentriques, Pieter-Hendrik est un îlot de normalité, assez similaire à sa fille. Austère, traditionaliste, proche de l’idéal qu’on se ferait d’un Seigneur, il a passé sa vie entière à servir sa maison, son frère puis son neveu Julian IV sans sourciller, malgré ses différences d’opinions avec le premier : on l’a ainsi vu aux postes de gestionnaire au domaine van Buik, ou de secrétaire pour l’Ordre de la Légion van Daalen, position qu’il occupe toujours aujourd’hui. Noble à l’ancienne, encore attaché à des conceptions réactionnaires, c’est un homme au parcours discret mais exemplaire, et n’ayant à son actif aucun véritable scandale - même si certaines rumeurs, comme il en court des centaines sur la famille régnante, lui prêtent nombre de vices sous cette apparence bien sérieuse.

Du fait de son âge avancé, Pieter-Hendrik s’est doucement retiré des affaires politiques avec les années, et n’est que peu intervenu durant le début de règne de sa petite-fille Magritta, bien qu'ayant été beaucoup affecté par la mort de sa mère. Après les évènements de la nuit de Quartz, il fait parti de ceux poussant à la démission du Stathouder, et sert depuis dans le conseil de régence de la nouvelle chef du gouvernement : s’il a certain dédain tout aristocratique envers le populisme phalangiste, il voit au moins dans cette prise de pouvoir l’occasion de recadrer une famille minée par des égarements répétés, et de redonner aux van Buik le rôle digne et froid qu’il estime être le leur.
Cassandora, Matriarche des Soeurs de Sigmar de Mordheim
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Matriarche des Soeurs de Sigmar de Mordheim, sœur Cassandora est la confesseur de l’Impératrice Magritta. Femme mystérieuse, couverte de tatouages et d’anneaux, Cassandora est une mystique sans nulle autre pareille : c’est une crystalline, une prêtresse pensant que Sigmar est encore un Dieu qui agit quotidiennement dans la vie de tout le monde, considérant que l'âme a une énergie très forte et est liée à un autre monde parallèle au notre, et qu’il est donc nécessaire de faire des actions de purification personnelle et d'ouverture de l'esprit pour interpréter les volontés de Dieu. Une vision théologique qui ne fait rien pour arranger les accusations de sorcellerie du Grand Temple envers les sœurs du Roc, d’autant plus qu’on dit de Cassandora qu’elle est elle-même une oracle, qui entendrait directement la parole du divin…

Chargée de l’éducation de Magritta durant son séjour à Mordheim, elle accompagne depuis Sa Majesté partout où elle se rend, et elle a sans aucun doute transmis cette vision peu orthodoxe de la foi sigmarite à la jeune van Buik. Foncièrement opposée au Grand Théogoniste et à la curie d’Altdorf, prête à tout pour faire couronner son apprentie, elle est actuellement membre de son conseil de régence, ainsi qu’une des deux sénatrice représentant le culte de Sigmar au Rijkskamer : un cadeau de la nouvelle Stathouderin, la mettant au moins symboliquement à autorité égale avec le lecteur Hellmuth von Jungfreud.
Wolfgang von Paulus, sire-maréchal d'État
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Chevalier issu de sang Impérial, von Paulus est né en 1942. Après avoir servi dès l'âge de 9 ans de page dans un régiment de cavalerie, il s'engage à 16 ans dans l'ORSF, les chevaliers-Manannites, où il a un service impeccable et admirable à travers l'océan. Il est nommé en 1975 par le baron Julian IV pour servir de sire-maréchal d'État, c'est-à-dire représentant de la chevalerie du Westerland.

Discret, il ne prend presque jamais la parole dans les débats, et vote silencieusement sans donner son opinion ou parler dans la presse. C'est un ascète, qui sépare ses journées entre prières dans les chapelles et entraînements militaires. Alors qu'il est un bel homme très populaire (Surtout auprès des enfants qui se régalent des histoires mythiques qu'on raconte sur lui), on ne lui prête aucune relation intime.

Champion personnel et grand loyaliste de l’Impératrice, il est brièvement nommé Directeur des Armées sous le gouvernement Horenbout, poste auquel il n’est pas reconduit dans celui de van Volendam.

Gouvernement et membres du parlement :


Directeurs :

Lukas Horenbout, Vice Directeur-Président, chargé des Cultes, de l’Immigration, de l’Asile, et des relations avec les communautés
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Anciennement ponte du parti Manœuvre, Horenbout a un passé très, très différent de la plupart d’entre eux — il n’est à l’origine ni artisan, ni marin, mais il a au contraire fait des études de médecine ; petit docteur de province, il devient plus tard journaliste, puis décide de se lancer en politique en devenant maire d’une petite commune du Westerland. Il est membre du Cercle de Leydenhoven, des socialistes d’un genre nouveau qui croient qu’il n’est pas mal d’avoir recours à l’intervention de l’État et à la Loi pour obtenir des avancées sociales. Il croit dans le progrès social et les acquis pour le peuple. Il est aussi contre la colonisation et l’esclavage, et c’est un laïcard qui n’aime pas l’emprise religieuse. Mais il est aussi un pragmatique, qui sait qu’il doit parfois manger son pain noir. Il croit surtout en la primauté de l’ordre et de la loi, et n’a aucune hésitation à dénoncer les criminels. Il est pour le pouvoir de l’armée et de la police, ce qui est très rare chez les gauchistes — mais il aimerait simplement pouvoir détenir cette armée et cette police pour l’intérêt du peuple.

Horenbout n’est pas aimé des masses. C’est un politicien retors, un grand cynique qui sait trahir au bon moment, et un social-démocrate assumé qui ne croit ni en le Grand Soir ni en l’Internationalisme. Mais c’est aussi un roi de la punchline, du discours bien pensé et bien maîtrisé, qui sait faire hurler de rire ou de colère ses adversaires quand il le faut : tant de qualités qui lui ont fait prendre une importance grandissante au cours de l’année 1979.

Soutenant le vote des crédits de guerre aux côtés de Anna Jakob, il s’impose au sein de la législature unie comme chef du parti en écartant Dekeyser, et promeut au parlement sa vision d’un état fort mais juste : c’est notamment à lui qu’on doit la création des Brigades de Police Mobile. Fait tête de liste du Front Populaire lors des Élections législatives de 1980, Horenbout se retrouve malgré tout désabusé par la radicalisation grandissante du parti Manoeuvre et de l'extrême-gauche, dont il ne soutient pas du tout les idées révolutionnaires, ce qui le pousse à se rapprocher des Progressistes. Nommé Directeur-Président après le scrutin, et soutenu par Hermant Bovaas et une partie de la gauche modérée, il quitte le parti Manoeuvre, et forme une coalition allant des Progressistes aux Seigneurs, dans l’objectif assumé de barrer la route aux extrêmes et de rétablir l’ordre et la raison au Westerland.

Malheureusement, cette Union Nationale s’effondre au bout d’une vingtaine de jours, et avant d’avoir pu réinvestir le Staastraad, tant sous la menace des mutins rouges que suite à la nuit de Quartz, où son gouvernement se résout à demander l’aide du BSIE et de la Phalange pour contrer les menaces des nains d'inonder la capitale.

Ayant réuni autour de lui d’anciens députés du centre, de l’USD et des progressistes, Horenbout est désormais à la tête du Bloc de Sureté Nationale, un nouveau parti soutenant avant tout le retour de l’ordre et de l’autorité dans le pays : quitte à devoir, pour cela, collaborer avec le régime de Régence, dans lequel il est nommé Vice Directeur-Président. Horenbout ne partage ni les idées ni les méthodes de la Phalange. Mais c’est un animal politique qui sait manger son pain noir, et qui préfère garder près de lui ces ennemis de la démocratie pour les forcer à la modération, plutôt que de les laisser aux commandes sans aucune supervision.
Maître Kempfin, Sous-directeur des communications, de la presse et de la propagande
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« Maître Kempfin », comme il est surnommé, est le plus grand romancier et auteur littéraire de tout le Westerland. Génie aux livres vendus dans l'entièreté du Vieux-Monde, Kempfin est d’autant plus populaire qu’il est un honnête socialiste, proche du peuple malgré sa notoriété : ses romans fort bien écrits dénoncent ainsi des injustices du quotidien, comme la vie des mineurs, l’alcoolisme, ou le difficile travail des femmes employées dans les grands magasins du Goudberg.

Biographe de Julian III, publiant souvent dans "l'Humaniste" des articles incisifs et caustiques contre la noblesse, la richesse et la tradition, il s’est récemment illustré en écrivant avec Lodewijk van Buik “L’Avant-Garde”, programme politique révolutionnaire que le Duc de Hollum a tenté d’imposer au Westerland.

Kempfin paraît, comme un certain nombre de gauchistes déçus par les partis traditionnels et l’ancien Stathouder, avoir fini par porter son dévolu sur la Phalange - cet homme jusqu’ici éloigné d’une implication politique directe est désormais sous-directeur des communications et de la presse, et en charge de la propagande officielle de la Régence.
Marc Waer, Directeur de l'Intérieur et du Renseignement
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Né dans la classe moyenne de Marienburg, d’un père douanier, Waer a passé sa jeunesse d’une manière bien dissolue, à faire tous les cabarets et les cafés de la ville, à gagner sa vie en vendant des tableaux ou en rédigeant quelques articles de presse comme pigiste — même si les quelques pièces qu’il gagnait partaient toujours en soirées et en alcool fort au bar. À force de fréquenter des cercles nationalistes, il se retrouve volontaire dans les Troupes d’État, où il acquiert le grade de caporal : on dit que son engagement aurait suivi une “révélation” de nature inconnue. Après une blessure qui le laisse boiter en permanence, il est démobilisé, et s'engage en politique.

Il rejoint le corps des ultra-nationalistes, dont il fait exiler le chef, Rood Links, puis le réforme grâce à son talent d'orateur et son machiavélisme politique - c'est lui qui le baptise en "Légion", et organise d'étranges séminaires dans les marais d'Aarnau pour y établir une politique et des plans visant à révolutionner la société. Il parvient à faire rentrer l'extrême-droite au parlement, et à amorcer une longue entreprise de “dédiabolisation” pour l’amener au pouvoir.

Après le 12 Ulriczeit et le Congrès de Klessen, il est finalement dépassé par Helena van Volendam, qui le garde néanmoins à ses côtés : elle le nomme à la tête de la Kryptie, nouveau service de sécurité de la Phalange, et fait de lui son Uniesleider. Marc Waer est un homme extrêmement intelligent et doué pour préparer des plans qui porteront leurs fruits longtemps après qu'il les ait édifiés. Bizarrement loyal envers celle qui l’a supplanté, beaucoup de rumeurs courent sur sa personne et la très secrète Kryptie dont il a la charge : on dit qu’il ne dormirait que trois heures par nuit, qu’il aurait un intérêt malsain pour l’occultisme, ou que les membres de la Kryptae s’inspireraient des connaissances de Dieux Anciens…

Qu’importe la vérité, Marc Waer est le bras droit du Leider, et est considéré comme appartenant à l’aile “Réactionnaire” de la Phalange : il devient Directeur de l'Intérieur et du Renseignement après la nuit de Quartz, et attache une importante toute particulière au règlement de la Question Naine, et à l'affectation du peuple Dawi.
Henk Huizinga, Directeur de la Justice, Garde des Sceaux, Grand-Prêtre de Verena
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Plus âgé des Jeunes Jutones, Henk Huizinga est un fils de la haute bourgeoisie d’Aarnau. Son père, colonel de la Maréchaussée, l’envoie étudié au séminaire de Kalkaat durant sa jeunesse, après quoi il rejoint la faculté de droit du Collège Baron Henryk. Bénéficiant d’une très bonne éducation, surnommé “l’Avocat” parmi les Phalangistes, Huizinga est en apparence un bel homme blond, élégant et assez beau parleur…

La réalité est évidemment un peu différente. Obsédé par la violence, Huizinga a profité de la position des Jeunes Jutones pour s'autoriser un bon nombre d'actions immorales : on dit par exemple qu’il aurait obtenu son diplôme de droit en agressant son professeur de faculté. C’est un suprémaciste jutone convaincu, complètement insensible aux tentatives de dédiabolisation de la Phalange, et qui s’entendait particulièrement bien avec Rood Links, l’ancien chef du mouvement nationaliste - tout comme avec Karl Röhm, lequel aurait été son “mentor” au sein de la Légion.

Bien que non présent durant les évènements du 12 Ulriczeit, il n’échappe pas à l’envoie dans l’Escadron d’Assaut n°13, et participe à la prise de Holthusen : avant d’être élu sur la liste du parti durant les élections de 1980. Xénophobe et sodomite, la prise de pouvoir de Van Volendam est pour lui l'occasion d'une promotion inespérée. Fait membre de la congrégation cacciniste de Verena, le culte le nomme syndic de Véréna, Justicier-en-chef de la Haute-Cour, Garde des Sceaux et Directeur de la Justice suite au "désistement" de Karlotta Eschen et aux pressions de la Stathouderin-Présidente. Adepte des procès spectacles, de l'humiliation des accusés et de la "justice" autoritaire la plus débridée, sa nomination en dit beaucoup sur le respect du nouveau gouvernement pour les lois fondamentales de la Baronnie...
Colonel Dirck de Baen, Directeur de la Guerre et des Territoires occupés
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Chevalier pauvre d’une très vieille noblesse descendante des Jutones, ayant grandi dans la campagne de Zudel, Dirck de Baen s’engage très tôt comme simple pistolier dans le 4e régiment de cavalerie du Westerland. Remarqué pour ses talents militaires, son endurance face aux éléments, et son air taciturne en toutes circonstances (On dit que Dirck n’a jamais souri de toute sa vie…), son chef de corps lui paye un précepteur humaniste, grâce auquel il obtient les nombreuses compétences scolaires qui lui permettent d’obtenir une commission d’officier.
La vie de Dirck de Baen est telle une épopée de parfait soldat : il passe par tous les grades, de lieutenant jusqu’à colonel de son régiment, dans une suite de combats au service du Westerland. Son moment le plus glorieux arrive en 1951, quand il empêche à lui seul la réussite du coup d'État du maréchal Von Huntziger et de Lodewijk van Buik, en faisant bloquer l’accès du pont du Paleisbuurt. Vainqueur du « Mois des Barricades » - une terrible guerre urbaine entre loyalistes et putschistes -, il sort de l'événement auréolé de gloire, et est reconnu comme Héros de Marienburg pour sa défense de la Couronne et du Staatsraad. Nommé Directeur de l’Instruction en 1957, il accomplit bravement son mandat durant sept ans, fondant le système scolaire moderne du Westerland, avant que le nouvellement couronné Julian IV ne le contraigne à la démission.

Légende vivante, “Le Colonel” reste durant les décennies suivantes un acteur incontournable de la vie politique - universellement respecté même par ses ennemis comme un pilier de la démocratie parlementaire et un ennemi des extrémistes, bien que son invulnérabilité dans les débats et son traditionalisme ne soient pas toujours appréciés. Âgé de 75 ans et chef de file du parti Seigneur lors de l'ascension au trône de Magritta, il est l’opposant le plus vocal et le plus puissant de Lodewijk van Buik, dont il cherche par tous les moyens à défaire les projets, comme trente ans auparavant.

Mais son ambition salvatrice se heurte aux divisions du pays et du parlement, qui ne parvient que tardivement à se mobiliser contre l’Avant-Garde. S’opposant plusieurs fois à ses propres bancs, dont il critique fortement la volonté de rapprochement avec Lodewijk (à commencer par son propre filleul, Arjen de Croy), il va jusqu’à voter une motion de censure contre le gouvernement De Lémine. Après la nomination de Lodewijk van Buik comme Stathouder, plusieurs parlementaires appellent à nommer De Baen à sa place : le vote de la mobilisation générale révèle que ce dernier complotait avec le parti Manoeuvre pour se saisir de l’Impératrice, la placer sous régence et écarter ses oncles du pouvoir, afin de sauvegarder la démocratie. L’échec du vote et son immense popularité lui permettent de ressortir libre malgré ce complot, et il quitte officiellement les rangs des Seigneurs pour former avec les Colombes un nouveau parti, l’USD, à même de lutter contre les sbires du Duc de Hollum. Mais une fois de plus, ses espoirs sont déçus : le score de l’USD aux élections est bien plus bas qu’escompté, et la liste du Front Populaire, menaçant de l’emporter tantôt par les urnes et tantôt par la révolte, échoue aussi à s’accrocher au pouvoir.

Ironiquement, pour cet homme s’étant toujours opposé à une alliance avec l'extrême-droite, c’est la Phalange qui parvient finalement à concrétiser sa volonté : aussitôt nommée Stathouderin, Helena van Volendam fait enfermer Lodewijk van Buik et place Magritta en régence, obtenant ainsi le respect de l’austère Colonel. Ayant accepté le poste de Directeur de la Guerre et des Territoires occupées dans le nouveau gouvernement, on dit De Baen requinqué par cette issue inespérée : après avoir tout fait pour protéger le Westerland de ses ennemis intérieurs, le héros de Marienburg est déterminé à assurer la victoire de sa patrie sur le champ de bataille.
Vincent Pelmelay, Unieskommissar du Middenland, sans porte-feuille
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Né en 1953, Vincent Pelmelay est issu d’une famille de paysans en Endalie du Nord. Breto-endale d’origine, né dans la crasse, ses parents parviennent à lui payer des études de droit, dans lesquelles il se montre brillant. Malgré la volonté familiale de le voir devenir prêtre Shalléen, il rejoint finalement l’école de guerre de Diesdorf, dont il sort officier. Décoré pour valeur, il est démobilisé suite à un affrontement contre des peaux-vertes, dont les blessures le rendent quasiment aveugle.

Très jeune, il s’engage dans le mouvement nationaliste, devenant un des rares breto-endales Irrédentistes : on le voit soutenir tour à tour Rood Links puis Marc Waer, jusqu’à devenir chef régional des Jeunes Jutones de Théronne. C’est à partir du 12 Ulriczeit qu’il prend une place plus importante dans l’aspect politique du mouvement. Présent à Marienburg lors de l’incident (bien qu’il ne participe pas directement aux combats, et évite l’envoie dans les Escadrons d’Assaut du fait de son infirmité), il se rallie aussitôt à Helena van Volendam, qu’il accompagne durant sa tournée en Endalie : il devient rapidement un de ses favoris, et son secrétaire personnel.

Vincent Pelmelay est en quelque sorte l’homme à tout faire du Leider, dont il n’est jamais bien loin. Bellâtre toujours propre sur soi et impeccablement habillé, c’est un manipulateur fourbe, dont on dit qu’il est impossible de lui mentir : un comportement de gentleman qui cacherait une grande capacité à la violence et au vice, si on en croit certaines rumeurs sur ses agissements passés de Jeune Jutone. On lui prête une relation avec Juliette de Roelef, financière n°1 du parti, bien que van Volendam ne serait elle-même pas étrangère aux activités du couple.

Élu député à la suite des élections de 1980, nommé unieskommissar du Middenland dans le gouvernement van Volendam, Sturmbannleider de la Kryptie, prévu comme quinquevirs de la Marche sur Marienburg, Pelmelay était amené à une carrière radieuse au sein du mouvement... jusqu'à son agression violente par des membres du groupe terroriste SLAG. Torturé et laissé entre les mains de Morr par les anarchistes, sa survie même est désormais incertaine.
Firmine Celma, Directrice des Corporations et du Travail
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Originellement députée du Doodkanal (L'île la plus pauvre et la plus violente de Marienburg), Celma est une métisse, née d'un mariage entre une Bretonnienne et un habitant des Terres du Sud rencontrés dans la colonie du Kaap. Un esprit libre, sincèrement attaché à l'amélioration des conditions du peuple, Celma ne respecte pas grand chose, ni les antiques traditions, ni les superstitions religieuses, ni même le pouvoir sacré de l'Impératrice - ce qui lui attire énormément d'ennemis. Mais elle a le soutien très important de gens qui pensent comme elle, et la population immigrée de Bretonnie a trouvé en elle une sauveuse qui sait porter leur parole et leur misère au Staadsraad... Même si eux, sont encore attachés à la religion et ne partagent vraiment pas toutes les idées de Celma.

Révolutionnaire dans l’âme, Celma s’éloigne de De Broodt et des bohémiens pacifistes au cours de la législature unie, jusqu’à prendre le contrôle du parti Collectiviste après le départ de l’illusionniste. Prônant une ligne syndicaliste, militariste, et inspirée de L’Avant-Garde de Lodewijk van Buik, elle se rallie finalement à la Phalange avec Morgan Sen-Zu, par déception commune envers la gauche classique et le Duc de Hollum.

Secrétaire générale de la Confédération Phalangiste Nationale du Travail, elle est l’égérie de l’aile “Avant-Gardiste” de la Phalange. Si Marc Waer est le bras droit du Leider, alors elle est en le bras gauche : nommée Directrice des Corporations et du Travail par la nouvelle Stathouderin-Présidente, elle compte bien en profiter pour imposer le national syndicalisme à l'ensemble du Westerland.

On lui prête une relation avec son collègue Morgan Sen-Zu, devenu phalangiste à ses côtés. Elle est également rédactrice-en-chef du journal Tout !.
Charlene van Onderzœker, Directrice du Trésor et des Finances
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Fille de la très puissante dynastie commerciale des Onderzoeker, roturiers ayant acheté leur anoblissement, Charlene est ce qu’on appelle une « Landwoman », c’est-à-dire une prospectrice des sous-sols. Sans scrupules, elle a transformé sa dynastie en une véritable corporation envoyant des prospecteurs à travers le monde entier, et finance presque à elle toute seule l’École des Mines de Marienburg, afin de recruter constamment de nouveaux spécialistes pouvant exploiter de nouveaux filons.

Charlene a rejoint le mouvement Entrepreneur non par conviction politique, mais par rationalisme économique — elle souhaite combattre les syndicats, défendre la dérégulation du marché, et profiter de lois politiciennes qui aident son entreprise, qu’elle mène d’ailleurs très bien.

Brièvement Directrice chargée des Voieries, de l'Eau et du développement des infrastructures après le remaniement ministériel du gouvernement De Lémine, elle est nommée Directrice du Trésor et des Finances dans le gouvernement van Volendam, pour ses ambitions compatibles avec le nouveau régime. Adepte des projets d’envergures, van Onderzoeker est ainsi très concernée par le devenir de la race naine : si elle n’a pour le peuple ankorite aucune haine particulière, elle est très désireuse de récupérer les mines détenues par celui-ci. Les affaires sont les affaires.
Hermann van Volendam, Directeur de l’Agriculture et des Forêts
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Frère faux-jumeau de Helena van Volendam, Hermann né comme elle en 1946, de l’union du baron socialiste Bernhard van Volendam et de son épouse Léontine de Kalburg. Homme introverti et sans histoire, d’une âme très “campagnarde”, il cherche à se faire prêtre de Karog dans sa jeunesse : père comme mère font tout pour l’en empêcher, respectivement par anticléricalisme et méfiance envers les “bondieuseries” rurales, si bien qu’il finit par se rabattre sur l’école d’agronomie de Klessen. À la mort du couple parental, le manoir familial est mis en indivision, et il devient par défaut gestionnaire de ce dernier, les autres membres de la fratrie ayant depuis longtemps quitté l’endroit.

Il reste éloigné de la politique et des affaires de sa sœur durant la grande majorité de sa vie, jusqu’aux évènements du 12 Ulriczeit 1979. Là, il y est recruté par cette dernière durant sa tournée en Endalie, et ne la quitte plus durant les mois suivants : de la visite de Teltow au congrès de Klessen jusqu’aux élections de 1980, où il est élu député au Burgerhof sur la liste d’Endalie du sud.

Dans une mouvance constituée d’anciens soldats, d’aristocrates conservateurs, d’universitaires révolutionnaires et de criminels récidivistes, Hermann van Volendam est une anomalie complète. Socialiste proche des anciens Bohémiens, c’est un homme doux, mélancolique, qui semble n’avoir accepté de rejoindre le parti que par pur amour envers sa sœur - laquelle lui accorde en retour toute sa confiance. Malgré son air penaud, Hermann van Volendam n’est pas à sous-estimer : il a un talent bizarrement bien élaboré pour gérer les chiffres et les hommes, servant de facto d’intendant de la Phalange, et une empathie qui lui donne un rôle de médiateur bien pratique entre les têtes fortes du mouvement.

Parmi les rares individus à pouvoir contester sans représailles les décisions du Leider, Hermann est considéré comme un membre de l’aile “Réactionnaire” de la Phalange : bien qu’un homme de gauche, il s’aligne ultimement sur les choix de sa sœur. Une fois la prise de pouvoir de cette dernière, elle le nomme Directeur de l'Agriculture et des Forêts.
Félix de Muelenaere, Directeur-délégué à l'Enseignement Supérieur, recteur du collège Baron Henryk
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Aristocrate, Félix de Muelenaere est un universitaire influent du collège Baron Henryk, dont il est le recteur à la faculté d’Histoire-Géographie. Issu d’une famille de la noblesse urbaine de Marienburg, Muelenaere poursuit une carrière universitaire très réussie : inscrit à la faculté de philosophie libérale & naturelle du Collège Baron Henryk, il en sort major de sa promotion, remarqué pour son éloquence et sa vivacité d’esprit. Il enchaîne ensuite les travaux universitaires, enseignant dans l’éducation supérieur d’Aarnau comme d’Aandorp, avant de finalement être fait recteur sous Julian IV.

Avant l’élection de Magritta I, de Muelenaere n'est guère impliqué dans la politique ; il se considère comme un conservateur, mais se préoccupe surtout d'écrire sur les questions d'éducation. Comme de nombreux westerlanders, cependant, la guerre marque le début d'un engagement plus actif, et il s'exprime publiquement en faveur des interventions militaires contre le Reikland. Après le vote de l’Ordonnance Impériale, il encourage ainsi ses étudiants à rejoindre l’armée par un discours plein d’emphase, et qu’il conclut par un solennel « Il est doux et bon de mourir pour sa patrie. » Intellectuel privilégié des cercles nationalistes, on le voit intervenir dans le Malhonnête au cours des semaines suivantes : on raconte que Lodewijk van Buik aurait même entrepris des démarches afin de le faire membre du Sénat, en dotant d’un siège permanent le recteur de la faculté d’Histoire-Géographie… avant de rétropédaler suite à son ralliement à la Phalange. Parmi les invités d’honneur du congrès de Klessen, Helena van Volendam le convainc ainsi de rejoindre sa liste pour les élections de 1980, où il est élu député.

Félix de Muelenaere est le grand intellectuel du parti Phalangiste. Membre de l’Action Marienbourgeoise, il voit dans le conflit l'émergence d'un nouveau Westerland, qui doit combattre et détruire « le Westerland facile et oisif », « connu pour son caractère pusillanime, son individualisme, son mauvais goût et sa tendance à se replier sur son égoïsme privé ». Très attaché à l’idée d’une révolution nationale, il est immédiatement fait doyen du Collège Baron Henryk par le Leider, une fois cette dernière arrivée au pouvoir.
Eugénie Lombrac, Directrice de la Vitalité, du Foyer et des Jeux Tylosi
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Jeune femme de la bourgeoisie breto-endale, Eugénie Lombrac est née à Théronnes, aussi appelée Thorn en reikspiel et jutone. Malgré sa naissance plutôt confortable, elle décide très jeune, à quinze ans, et contre la volonté de sa famille, de fuguer et de se faire moniale du culte de Shallya dans le Westerland - elle semble avoir eu une vocation religieuse inspirée, selon ce qu'elle raconte, par des miracles de Shallya dont elle a été elle-même témoin, notamment une statue de la Déesse qui aurait pleuré quand elle était malade, petite.

Si Pien et Fattori sont des spiritualistes qui aiment interpréter des signes religieux et deviner l'ordonnancement de la religion dans la vie de tous les jours, Lombrac amène cette logique plus loin encore. Véritable Shalléenne orthodoxe et traditionaliste, elle calque presque tout ce qu'elle pense sur les canons et les ordres du grand Conclave de Couronne. Elle croit sincèrement et foncièrement dans les miracles plus que dans la médecine moderne, et imagine que les Dieux agissent quotidiennement sur les gens, bien avant de voir que les Dieux aident ceux qui s'aident eux-mêmes. Elle incarne l'idéologie Colombe poussée à son paroxysme, sans chercher le compromis ou l'œuvre politique - ce qui ne l'a pas empêchée de se présenter aux élections pour devenir députée, pourtant… Friande d'astrologie, et d'herbalisme, elle a rédigé des écrits prophétiques qui font actuellement l'objet de poursuites à la Chambre Étoilée, la juridiction religieuse du Westerland, mais Fattori et Pien semblent être bizarrement inspirés par cette jeune femme un peu bizarre et originale. Et haineuse des laïcs et rationalistes de tout bord qui semblent prospérer dans une cité moderne et scientifique comme Marienburg.

Vedette de l’aile traditionaliste des Colombes puis de l’USD aux côtés d’Erik Cantina, grande défenseuse d’un rapprochement avec la droite dure, elle finit, après un court passage dans le gouvernement Horenbout, par porter ses idées dans son Bloc de la Sûreté Nationale - bien qu’elle soit encore circonspecte de la nouvelle évolution politique du pays.
Theo van Doesburg, Directeur des Travaux Publics
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Étoile montante du parti Entrepreneur, van Doesburg est un jeune cadre dynamique qui, après des études au collège baron Henryk, a choisi de servir les entreprises plutôt que la nation. Il est passé par la banque van Haagen, le Conglomérat Winkler, et a même été journaliste à l’Écho. Il défend partout le progrès, l’investissement dans les machines du futur, et l’accélération économique la plus sauvage et la plus rapide possible. Il pense que le but de l’État est avant tout de mettre en place des infrastructures qui serviront ensuite aux acteurs privés — il est très critique des syndicats et des systèmes sociaux, ce qui n’aide pas les relations des Entrepreneurs avec la gauche et l’USD.

Véritable vétéran de l'exécutif, van Doesburg a survécu à tous les gouvernement, gagnant chaque fois un peu plus d’importance : simple Directeur chargé du Logement et de l'Urbanisme sous De Lémine, il devient Directeur de l’infrastructure, des réseaux, des grands travaux et de la politique du Logement sous Horenbout, avant d’être reconduit Directeur des Travaux Publics sous van Volendam. Si son projet de rénovation du Noordhaven s’est pour l’instant montré peu concluant, la faute aux grèves, qui sait ce que ce jeune Entrepreneur plein d’ambition pourrait accomplir dans le futur…

Membres du Staadsraad :


Wolfhert van Arnemuiden, sire-chambellan d'État (Président du Rijkskamer)
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Responsable du Rijkskamer depuis 1954, Wolfhert van Arnemuiden est un homme sincèrement attaché à la tradition, au respect des débats, qui préside le Rijkskamer avec une solennité quasiment religieuse. Toujours habillé de son costume de président peu importe à quel point on peut le trouver ridicule, c'est un bourreau de travail, attentif, attentionné, qui cherche à faire en sorte que la représentation puisse parler paisiblement et bien. Il connaît par cœur le règlement des deux chambres, et malgré sa faiblesse, sa fatigue, et ses quintes de toux, c'est une personnalité respectée et importante du Staadsraad. Il est frère-lai du culte de Véréna et un ancien recteur de la faculté de droit du collège baron Henryk.
Claudy Dikkenek, serjent d'armes
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Chargé du maintien de l'ordre dans le Burgerhof, Claudy Dikkenek est un homme à tout faire. Né dans le Suiddock, il est réserviste dans la milice provinciale dès l'âge de 18 ans (Il a tiré le mauvais ticket au tirage au sort), et s'est fait connaître pour avoir tué trois Fimirs et sauvé son capitaine durant une embuscade dans les marais. Une fois démobilisé, il travaille dans des abattoirs, où il atteint un poste honorable de contremaître, tout en menant une carrière de peintre de charme amateur (Il a déjà peint de grandes femmes de la ville nues) ; bien qu'il dessine sous anonymat, un mari jaloux le traîne devant les tribunaux, provoquant un scandale médiatique.
Il s'engage plus tard dans les Coiffes Noires, où il atteint le grade de capitaine. Malgré sa personnalité sulfureuse et son sale caractère, sa grosse voix, sa haute taille (2m10 de haut) et son flegme font de lui un parfait bonhomme pour maintenir l'ordre au sein de députés pas toujours très respectueux. Il n'a peur de personne, et saura vous sortir, par la peau du col s'il le faut, si vous ne respectez pas le règlement.

Phalange :


Sénateurs

Alexander van der Maacht
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Issu d’une grande dynastie noble du Jutonesryk, Alexander « Lex » van der Maacht est un aristocrate comme le pays en connaît beaucoup : patriote, pro-monarchie, fier de son statut et de ses privilèges. Fils d’un gentilhomme de l’armée, il étudie dans une académie militaire, puis s’engage lui-même comme officier volontaire des Troupes d’Etat durant sa jeunesse. Il y poursuit une carrière sans grand accroc, avant de finir par se retirer pour hériter du siège de sa famille au Sénat, où il devient un membre de la 1ère heure du parti Légionnaire : place qu’il occupe encore à présent pour la Phalange.

Connu pour ses posititons anti-immigrations, pro-peine de mort, et anti-Habes Corpus, on soupçonne qu’il a surtout préféré la mouvance nationaliste à la droite classique par anti-cléricalisme : « Lex » est issu d’une famille de Libre-Marchands assumés, lesquels l’ont élevé dans la défiance des clergés traditionnels et l’amour de la Raison.

À l’origine assez peu en vue dans le parti, van der Maacht a pris une importance certaine depuis l’Insurrection du 12 Ulriczeit. Nommé commissaire-divisionnaire des Brigades de police Mobiles suite aux négociations entre Helena van Volendam et Jean-Damien de Lémine, il sert depuis de principal relais phalangiste à l’intérieur de l’appareil étatique : c’est ainsi grâce à sa position que fut possible la nomination de plusieurs dizaines d’adhérents au parti comme auxiliaires des forces de l’ordre.

Proche des Seigneurs, personnalité plus discrète et moins scandaleuse que la plupart de ses collègues, Alexander van der Maacht n’a jamais été officiellement inquiété par des enquêtes judiciaires… ce qui n’empêche pas plusieurs rumeurs déplaisantes de courir à son sujet. Ses deux épouses sont ainsi mortes dans des circonstances pour le moins suspicieuse : sa première femme, paysanne, est tragiquement décédée dans un accident de chasse, là où la seconde s’est suicidée. De tristes incidents, à n’en pas douter.

Après la nuit de Quartz et la prise de pouvoir de Van Volendam, il est fait préfet de police de Marienburg par le Leider, et est un des cinq quinquevirs à mener la Marche sur Marienburg.
Juliette de Roelef
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Héritière de l’immense empire des Roelef, Juliette de Roelef est une des personnes les plus riches de Marienburg. Son empire financier est connu pour s’intéresser à des domaines originaux qui ne sont normalement pas couverts par les autres dynasties commerciales de la cité : elle possède des journaux, des théâtres, des hôtels, des music-hall, des maisons de mode et des bijouteries — elle cherche à contrôler le monde des médias et du luxe. Son père a fondé le premier Grand Magasin de Marienburg, qui a révolutionné la manière de consommer de la classe moyenne et aisée du Westerland. Elle est également l’une des participantes principales au Projet 2000.

Femme moderne, coquette, impérieuse, elle aime afficher ses scandales dans Marienburg-Match et est réputée comme dirigeant le cercle des « Décadentistes », une réunion d’artistes dégénérés et scandaleux. Il est étonnant, aussi, qu’elle ait décidé de rejoindre le camp Phalangiste — elle semble avoir une admiration assez folle pour Helena van Volendam, qu’elle considère comme une « force régénératrice », et dont elle gère la propagande… Certaines rumeurs lui prêtent une relation avec Vincent Pelmelay, le secrétaire de Van Volendam, lesquels formeraient tous trois une sorte de trouple.

Fortement touchée par les grèves à répétition de 1979, qui ne l’ont pas épargnée malgré son investissement dans les fabriques de Leydenhoven, elle est aujourd’hui sénatrice au Rijkskamer pour le compte de la Phalange, ainsi que son principal soutien financier, et un des membres du conseil de régence.
Lucebert van der Kratt
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Descendant de l'antique lignée des van der Kratt, Lucebert van der Kratt est margrave du Riding Jutone, la province la plus orientale du Westerland, tenant la frontière avec le Nordland et grignotant la forêt de Laurelorn. Parce qu'ils étaient autrefois des rivaux de la famille van Buik pour le trône, ils ont progressivement perdu tout pouvoir législatif ou judiciaire sur leur province : qu'importe - les van der Kratt ont des clientèles et des fidèles dans les bourgades ou les villages du Riding Jutone, ainsi qu’un siège au sénat qui leur a été accordé après les élections de 1980.

Lucebert est né dans une province pauvre, avec une famille vivant comme des seigneurets du Moyen-Âge, avec leur château, leurs domaines de chasse, et leurs us et coutumes bien à eux. Retournés en grâce au temps du baron Julian IV, Lucebert a été un proche du précédent baron. Mais il est un homme très différent du reste de sa famille - malgré son fort accent Jutone, il n'est pas du tout confondu avec un campagnard. À l'inverse complet, Lucebert est un homme de la ville, un dandy qui adore les beaux costumes et les parfums d'Estalie. Diplômé de la faculté des Arts Libéraux, Lucebert est un poète, un maître de la langue reikspiel et jutone, et qui parle aussi parfaitement le bretonni, le tiléen, et même… l'eltharin, de l'étrange peuple Elfe pourtant bien isolationniste de la Laurelorn.

Excentrique, excessif, à l’égo démesuré, consommateur de milles drogues, Lucebert est un homme d’autant de passions. Un peu guerrier, piètre stratège mais charismatique meneur d’hommes, il a de nombreuses fois combattu avec la Milice du Riding Jutone contre les Fimirs. Obsessif, on lui connaît de nombreuses frasques et de nombreuses maîtresses - quitte à parfois être bien trop collant en amour. Il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement quand il harcelait trop une étudiante dont il était fou amoureux et à qui il n'arrêtait pas d'envoyer des poèmes écrits.

Personnalité clivante au sein de la Phalange, van der Kratt s’est dernièrement illustré pour la prise de Holthusen, en fin de Vorhexen 1979. À la tête d’une armée de plusieurs centaines de Chemises Bleues - et grâce à la stratégie de Morgan Sen-Zu -, il a permis la prise de cette ville centrale du Front, qu’il a transformée en son fief personnel. Nommé Commandant des troupes du Sud-Reikland par le Directeur des affaires étrangères Alaric Goldhelm, on raconte des choses horribles sur les sévices qu’il y ferait subir à la population. On parle de parents réduits en esclavages, d’enfants endoctrinés, de viols et d’abus réguliers, et d’étranges rituels menés en l’honneur d’obscures divinités… Pour ses crimes supposés et sa défiance assumée envers le Leider, il a été dénoncé à l’unanimité par le Conseil National du Phalangisme, qui lui a ordonné de démissionner de son commandement à Holthusen : menace concrétisée une fois l'arrivée au pouvoir de van Volendam, qui l'a immédiatement rétrogradée de sa position.

Malgré tout, Van der Kratt reste membre du sénat, et a même été promu Secrétaire Perpétuel de l'Académie de la langue jutone : une manière de garder ce turbulent et populaire hédoniste loin de toute responsabilité exécutive, et sous la supervision du pouvoir phalangiste.

Députés (Avant-gardistes)

Aemilia-Theresa Keller
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Ancienne légende du mouvement Manœuvre, Keller était une institutrice auprès de jeunes enfants, passée par la Marine militaire du Westerland. Socialiste convaincue, croyant dur comme fer à une société régie par des syndicats et détruisant les vestiges de l’ancien monde, Keller était pleinement épanouie à gauche… Jusqu’à ce qu’elle commence à devenir une personnalité bien trop imposante et dangereuse. Belliciste absolue, elle a toujours milité pour des attaques contre la Bretonnie, « le grand ennemi » du Westerland, et a failli provoquer une guerre en tentant de détourner des navires de Marienburg pour faire un bombardement de la ville de Brionne en représailles pour des actes de piraterie de cette ville.

Expulsée de force, accusée d’être une traître et une va-t-en-guerre, Keller a juré de faire payer violemment la gauche. Recrutée par Marc Waer, qu’elle a aidé à prendre le contrôle du parti en chassant Rood Links, elle est vite devenue une légende des Jeunes Jutones. Quand elle les a trouvés, ce mouvement de jeunesse était en bien mauvais point — elle l’a modernisé, et transformé en véritable milice embrigadant de jeunes gens afin de les transformer en chiens fous, et lui vouant un culte assez malsain…

Déçue par la gestion de Waer, et la mise à l’écart des Jeunes Jutones, elle est en grande partie responsable pour l’ascension de van Volendam à la tête du parti, qu’elle encourage suite au 12 Ulriczeit 1979. Elle est considérée comme membre de l’aile “Avant-gardiste” de la Phalange au Burgerhof, malgré son opposition véhémente aux socialistes de tout bord : on l'accuse, entre autres, d'avoir déjà jeté une grenade dans une foule de Manœuvres durant la Grève Générale de 1964, et elle s’est récemment imposée en faisant arrêter par la menace la grève générale à Aarnau.

Après la nomination de Van Volendam comme Stathouderin-Présidente, elle est nommée Secrétaire générale de la Milice Provinciale, lui donnant ainsi l'opportunité de réaliser son rêve de longue date : transformer les Chemises Bleues en l'armée officielle du Westerland. Elle est également une des cinq quinquevirs à mener la Marche sur Marienburg.

Députés (Réactionnaires)

Jacques de Heere
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Originellement un membre important du parti Seigneur, de Heere est un homme de bonne naissance passé par la faculté de droit du collège Baron Henryk. Issu d’une noblesse urbaine, il n’a jamais manqué de rien, et aujourd’hui encore, il aime les beaux costumes Bretonniens et les lunettes plaquées or.

De Heere était le protégé de de Lémine au temps de Julian IV. Mais il a beaucoup prit son indépendance depuis qu’il a repris la place de directeur de l’Intérieur de son patron. De Heere a d’excellentes relations avec la police, que ce soient les Coiffes Noires ou la Maréchaussée, et il adore tout le temps se montrer en public et abuser de son temps de parole pour sembler apparaître partout, tout le temps, à chaque instant. Il est très aimé de ceux qui aiment la police et l’ordre, mais provoque de très fortes crispations à gauche — le fait qu’il soit souvent méprisant dans ses paroles, surtout envers les femmes, n’aide vraiment pas.

De Heere cachait très peu ses ambitions et son rêve de piquer la place à Lémine. Mais suite au 12 Ulriczeit 1979, il démissionne du poste de directeur à l’intérieur, bien que De Lémine le reconduise en directeur de la justice : déjà proche des idées de l'extrême droite, il est un partisan actif du rapprochement avec la Phalange durant les mois qui suivent, participant à l'élaboration de plusieurs accords électoraux avec eux durant les législatives. Gardé au gouvernement Horenbout comme garanti pour ces derniers, il finit par sauter le pas après la nuit du Quartz et la nomination de van Volendam, devenant un membre officiel de la Phalange aux côtés des transfuges Alaric Goldhelm et Arjen de Croy. S'il n'obtient pas de place au nouveau gouvernement, la Stathouderin-Présidente le nomme Préfet de Grande-Endalie : un test pour ce nouveau venu, dont l'avenir politique dépendra de sa capacité à ramener l'ordre dans la région la plus rouge du pays, et à appliquer sans broncher les principes phalangistes.

Députés (Escouadistes)

Karl Röhm
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Figure historique du suprémacisme jutone, Röhm est un ex-soldat, qui s'engage dès l'âge de 15 ans dans les Troupes d'État. Il est né en 1934 dans la banlieue d'Aarnau, son père étant un charron suprémaciste Jutone, assassiné par les Elfes Eonirs après avoir dirigé des coupes claires de bois dans leur forêt sacrée de Laurelorn. Il a seulement 17 ans lors du coup d'État de 1951, mais il s'y engage avec une intense virulence - durant le mois des Barricades, il fait partie des Ultras qui refusent de se rendre, et se rend coupable de l'assassinat d'un père de famille Tiléen, crime pour lequel il n'a jamais été jugé. Il parvient à échapper aux forces de de Baen et la purge qui a suivi, et décide de s'exiler en Bretonnie où il s'engage dans la Légion Étrangère : tireur d’élite talentueux, il participe à plusieurs campagnes au Novareno et en Arabie.

Il ne revient dans le Westerland qu'en 1963, quand le grand-baron Julian IV fait voter une loi d'amnistie générale afin de s'attirer les faveurs des conservateurs et nationalistes. Au départ, Röhm redevient un suprémaciste Jutone, mais il se fait des amis Endales et Impériaux, et change son discours pour devenir plus anti-immigrés récents, et anti-non-humains. Il est le bras-droit de Rood Links dans sa tentative de Putsch de 1967, ce qui ne l’empêche pas de se rallier à Waer lorsque celui-ci prend la direction de la Légion, malgré leur forte inimitié.

Röhm est un braillard raciste, violent et terrifiant, qui est surtout connu pour son gros ventre, sa haute taille, et sa voix qui porte loin et qui est pleine de fiel - ce qui le rend très populaire de beaucoup de gens du peuple qui sont séduits par sa verve, même s'il inquiète la majorité de la population. Il a pas mal de scandales aux basques : la gauche le traite ouvertement de meurtrier xénophobe, on le dit sensible à la corruption, et surtout, il a quelques étranges frasques autour de lui - selon plusieurs articles de l’Humaniste, il aime passer ses étés dans des colonies de vacances à Aarnau, où il est entouré de jeunes hommes...

Ultra-réactionnaire, religieux fervent, irrédentiste, Karl Röhm est la figure de proue de l’aile “escouadiste” de la Phalange. S’il ne partage pas forcément le goût immodéré de la violence de ses camarades, on dit qu’il ne serait pas contre tenter à nouveau une prise de pouvoir par la force : il est dès lors peu étonnant de l’avoir vu relayé les demandes de pardon du “héros” Von Huntziger, tout comme les appels au putsch du gang des quatre. Il est un des cinq quinquevirs à mener la Marche sur Marienburg après la prise de pouvoir du Leider.
Cornelis van Ballegoijen
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Enfant de la haute noblesse du Sud-Jutonesryk, Cornelis van Ballegoijen est né dans le pourpre. Éduqué par un cercle de précepteur classique, amené à devenir officier dans la marine, ce jeune homme au physique prodigieux aurait sans doute pû faire une belle carrière dans les rangs des Seigneurs… s’il n’avait pas trouvé ce chemin tout tracé terriblement ennuyant.

Dès son adolescence, Cornelis se montre être un garçon hautain, décadent, et ambitieux : il rejoint les Jeunes Jutones à 15 ans, et en gravit peu à peu les échelons pour devenir chef de la section de Salfen. À seulement 22 ans, il est présent à Marienburg lors du 12 Ulriczeit, où il massacre les grévistes en première ligne : avant d’être envoyé, comme tous les autres chefs Jeunes Jutones, dans l’Escadron d’Assaut n°13, où il participe à la prise de Holthusen.

Inélégant et vulgaire, Cornelis n’est pas un grand intellectuel, ni ne semble avoir d’attachement particulier envers les théories Phalangistes, et adhère principalement au parti par goût pour la matraque et la polémique. Mis sur la liste du parti par nécessité de remplissage, il est élu député aux élections de 1980, où il y rejoint les rangs de l’aile escouadiste. Étonnamment, Helena van Volendam a choisi d’en faire son garde du corps personnel : s’il ne brille pas par son habileté politique, sa présence intimidante et son amour de la castagne lui donnent une force de persuasion bien à lui.

Phalangistes de Combat

Esther Brinks
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Née en 1956, Esther Binks est issue d’une petite famille bourgeoise d’Aandorp : ses parents, professeurs dans un dispensaire et membres des Libres-Marchands, l’élèvent dans une tradition républicaine et humaniste. Pourtant, Esther se démarque assez vite de la tradition familiale, sans doute par esprit d'opposition.

Jeune femme, elle rejoint les rangs de la Maréchaussée, où elle s’illustre autant pour ses capacités d’enquêtrice et son intelligence que son sadisme : elle est virée assez rapidement pour violence policière, et traitement inhumains sur les prisonniers. Errante, elle finit par être recrutée par Aemilia-Theresa Keller, qui lui propose une place chez les Jeunes Jutones, dont elle devient la chef de section à Aandorp.

Véritable star des Phalangistes de combat, Esther Brinks est à la fois une meurtrière de talent et une chef excellente, ayant révolutionné l’organisation. C’est elle qui a eu l’idée de faire boire de l’huile de castor aux adversaires de nationalistes pour les humilier en public, et elle qui fut parmi les protagonistes du 12 Ulriczeit. Nommée à la tête de l’Escadron d’Assaut n°13 après l’insurrection, le capitaine-commandant participe à la prise de Holthusen avec Morgan Sen-Zu et Lucebert van der Kratt, et occupe depuis la place forte du Sud-Reikland.
Anita Zomer
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Jutone de Noormandie venant d’une famille de bonne naissance, Anita Zomer s’engage assez tôt en tant qu’écuyer à l’ORSF, après un passage à l’adolescence dans une congrégation shalléenne : ses parents, des Manannites dévots issus de l’amirauté, l’y poussent naturellement. Combattante exemplaire, elle se bat en Albion contre les Fimirs et à Porto-Sarba contre les Sartosiens, en compagnie du Prince de Calden : pour ses faits d’armes, elle est décorée de la Légion van Daalen et de l’Ordre Impérial du Mérite.

Malgré ce parcours impressionnant, elle finit par quitter l’ORSF sur dispense : en tant que femme, elle n'avait presque aucune chance de promotion au-delà du rang d'écuyer, ce qui la pousse amèrement hors de l’organisation. L'héroïne de guerre finit par se tourner vers la Légion, dont elle rejoint les Jeunes Jutones, devenant chef de la section de Harenskarpel : ultranationaliste et adepte des thèses racialistes, elle n’a aucun mal à se faire une place au sein de l'extrême-droite.

Présente à Marienburg durant l’insurrection du 12 Ulriczeit, c’est elle qui mène l’embuscade de l’avenue de la concorde, après quoi elle rejoint l’Escadron d’Assaut n°13, et participe à la prise de Holthusen. Elle incarne l’esprit et l’idéologie nationaliste de la façon la plus pure, la plus brute, la plus totale possible.
Klara Hekker
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Chef de la section des Jeunes Jutones de Kalkaat, Klara Hekker n’est ironiquement pas née au Westerland. Provenant d’une famille de paysans fermiers de l’Auld Solland, au fin fond du Sudenland, elle est mariée très jeune à un vieil homme pour lequel elle n’éprouve aucun amour. Le trompant durant son adolescence, elle est aussitôt punie par les lois anciennes du pays : un prêtre de Söll lui arrache le nez, ce qui la pousse à fuir son foyer et à s’exiler au Westerland.

De fil en aiguille, elle y devient mercenaire, puis membre de l’ORSF, qu’elle quitte au final pour dissensions religieuses : très sigmarite, elle est recrutée par Karl Röhm et se range du côté de la Légion. Boxeuse impressionnante, fanatique flagelleante, Hekker est une personnalité un peu étrange, plus sobre et sérieuse, tranchant assez avec le reste des phalangistes de combat. Malgré sa foi intense, on lui prête un intérêt pour les religions païennes de Noordmandie, ainsi qu’une haine légitime envers Solkan et ses dévots.

Bien que non présente durant les événements du 12 Ulriczeit, elle n’échappe pas à l’envoie dans l’Escadron d’Assaut n°13, et participe à la prise de Holthusen.

Affiliés

Fridrick Heinz
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Rédacteur en chef du Malhonnête, Fridrick Heinz est un journaliste d’extrême-droite proche de la Phalange, et un ami personnel de Helena van Volendam.

Ses grands-parents, paysans du Nord-Jutonesryk assez pauvres, parviennent par leur labeur et leurs sacrifices à obtenir un lopin de terre, transformant la famille Heinz en petits bourgeois de campagne. Envoyé à l'université d’Aarnau, où il étudie en lettres modernes, Friedrick poursuit un cursus sans grande réussite : il engage une thèse qu’il ne finit pas, et échoue à l’agrégation, avant de devenir professeur de Jutone pendant quelques années.

C’est dans le journalisme qu’il trouve finalement son chemin : toujours proche des milieux nationalistes de par ses origines, il finit par devenir pigiste dans La Dernière Tranchée. N'ayant pas apprécié son expérience d'enseignant, et bénéficiant d'une indépendance financière grâce au patrimoine familial, il finit par quitter son emploi d'enseignant pour se consacrer pleinement au journalisme. Il devient membre du conseil de rédaction, puis rédacteur en chef adjoint : on lui prête une forte amitié avec le directeur Aarnant Woland, dont il finit par prendre la place de rédacteur en chef après l’assassinat de ce dernier par l’anarchiste Seika Fukiishi.

Malgré les déboires financiers du papier, il parvient à le maintenir à flot en s’adaptant au discours plus modéré de Marc Waer, et en le transformant en journal mensuel - jusqu’en Kaldezeit 1979, où il obtient le financement de Helena van Volendam, elle-aussi rédactrice du journal, et met à l’écart La Dernière Tranchée pour créer Le Malhonnête, canard satirique à succès.

Bien que n’étant pas officiellement membre de la Phalange, Heinz en est le principal relais médiatique, et un fidèle partisan du Leider. Obèse homme bien campagnard, beauf et un peu ridicule, comme la gauche se plait souvent à caricaturer les patrons de la droite - ce physique malhabile cache un esprit très affuté, extrèmement talentueux avec les mots, et qui a saisit plus que tout autre que le journalisme n’a vocation ni à informer, ni à développer la cervelle : mais à provoquer le sensationnel, et à saisir les tripes.
Rood Links
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Fondateur honni du nationalisme moderne, Rood Links fut le premier chef du parti Légionnaire, à l’époque où celui ne portait même pas encore ce nom.

Soldat originaire du Nord-Jutonesryk, Rood Links poursuit une carrière exemplaire dans l’armée. Âgé d’une trentaine d'années durant le putsch de 1951, il parvient à garder son poste après la purge des troupes d’Etats, et ce malgré sa proximité avec le maréchal Von Huntziger. Pour autant, la méfiance que suscite cette relation privilégiée avec l’archi-traître bloque complètement son avancement dans la hiérarchie. Fait éternel capitaine malgré son talent, il est rendu haineux et jaloux par ce qu’il considère comme une grossière injustice.

Suprémaciste jutone, Rood Links parvient à réunir autour de lui un noyau dur d’ex-militaires et de proto-syndicalistes nostalgiques de 51. C’est lui qui fait rejoindre à Karl Röhm et Marc Waer son mouvement, dès lors officialisé en Légion, et fonde les bases du parti d’extrême-droite. Irrédentiste jusqu’au bout des ongles, il donne au parti le slogan « d’Arningues à Salzenmund », et milite violemment pour la guerre contre la Bretonnie, à laquelle se refuse Julian IV.

En 1967, profitant des tensions dans le pays, et afin de forcer la main au Grand-Baron, il organise un putsch à Aarnau. Il tente de prendre la mairie de la ville, mais la tentative est neutralisée par le général Winnie Hanssens : celui-ci fait signer à Julian IV un état de siège, et fait massacrer les Légionnaires. Après seulement deux arquebusades et six morts, le parti s’effondre, et ne doit sa survie qu’aux multiples grâces accordées par Julian IV, lequel craint une guerre civile s’il venait à punir trop sévèrement les nationalistes.

Affaibli par l’échec cuisant du coup d'État, et son refus d’abandonner les théories racialistes, ce qui handicape sévèrement le développement du parti, Rood Links est finalement dépassé par le caporal Marc Waer. Accusé de toucher de l’argent de l’étranger, et d’être trop lié au mouvement Manoeuvre de part ses idées sociales, il est expulsé du parti et humilié par les Jeunes Jutones de Aemilia-Theresa Keller, qui le font couvrir de goudrons et de plumes. Il quitte le Westerland à partir de cette date, et ne fait plus entendre parler de lui pendant toute une décennie… Jusqu’à un retour inattendu, au tournant de l’année 1979. Invité surprise au Congrès de Klessen, il s’y entretient avec Helena van Volendam, laquelle le réhabilite au sein des nationalistes.

S’il n’est pas officiellement membre de la Phalange, Rood Links en est le principal agent au Nordland : y ayant rebâti sa vie après son expulsion du Westerland, il y a fondé une mouvance unioniste qui prône l’alliance entre les peuples Jutones, et que le Leider finance afin de préparer l’annexion pacifique de la baronnie voisine. Un retour en grâce inespéré pour l’aile escouadiste du parti, qui n’a jamais vraiment abandonné ses idées suprémacistes… Désormais âgé de plus d’une soixantaine d'années, Rood Links est un gros homme chauve et rasé de près, mais d’un charisme certain : à bien des égards, il est en train de devenir une sorte de petit Leider du Nordland, où il y bâtit son propre culte et ses organes politiques avec le soutien de la Phalange.

Bloc Loyaliste :

Seigneurs

Jean-Damien de Lémine
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Surnommé « le Titan », de Lémine est un véritable vétéran de la politique. Déjà membre du Directoire sous le colonel de Baen, c’est celui-ci qui l’a fait gravir les échelons dans le parti des Seigneurs à l’époque où il n’était qu’un simple assistant parlementaire — il a su tout prendre à de Baen et le trahir quand il a senti le vent tourner, et il est devenu le « fixer » personnel du précédent baron, Julian IV. Ses origines sont pourtant relativement modestes — bien que noble, de Lémine vient de la profonde campagne Endale, et a dû batailler à travers ses études et ses relations pour arriver au pouvoir.

De Lémine est un maître pour utiliser les nouveaux médias, et il a mis en place un rude système de sondages à l’époque où il était Directeur de l’Intérieur, afin d’essayer de comprendre ce que tout le monde pense et ainsi mieux décider de son action. Quand il ne parle, ce n’est jamais vraiment pour convaincre le Staatsraad — il sait que ses mots portent loin, et pense déjà aux titres de journaux à chacune de ses paroles. Acquis à la cause Baenite malgré sa trahison du Colonel, il est un homme de droite modérée, qui ne veut pas privilégier une faction en particulier et sait l’importance du compromis.

Intelligent, retors, puissant, « Le ratus », comme l'appellent ses détracteurs pour sa fourberie légendaire, a été ébranlé mais jamais complètement vaincu depuis l’arrivée au pouvoir de Magritta van Buik. Directeur-Président depuis 1974, l'indéboulonnable Seigneur a survécu aux oppositions avec Lodewijk van Buik comme De Baen, à la motion de censure des Colombes et des Manoeuvres, à la montée des extrêmes (dont il ne serait pas faux de dire qu’il les a laissé prospérer par ses louvoiements…), aux grèves générales successives et même aux violentes répressions des manifestations de Vorhexen 1979, dont beaucoup pensaient qu’elles signeraient la fin de sa carrière.

Etant parvenu, grâce à la campagne de Arjen de Croy, à conserver un bloc de droite solide après les élections législatives de 1980, De Lémine a pourtant prudemment décliné l’offre du Stathouder Lodewijk d’être reconduit dans ses fonctions de Directeur-Président : le Titan a, une fois de plus, senti le vent tourné, et le gouvernement Horenbout qui lui a succédé s’est écroulé en moins d’un mois. Nommé ambassadeur pour le royaume de Magritta par Helena van Volendam, De Lémine se satisfait très bien de ce doux retrait de la scène nationale… mais il ne fait aucun doute qu’il reviendra au premier plan quand la situation lui paraîtra plus favorable, quitte à ce que plusieurs années doivent s’écouler avant son grand retour.
Jean-Baptiste, baron van Merlen
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Descendant d’une famille de haute noblesse du Westerland, Jean-Baptiste suit le cursus honorum très cliché de la vieille aristocratie : d’abord écuyer avec les Chevaliers-Marines (Un ordre parallèle à l’ORSF), il obtient ensuite une commission de majoor puis colonel dans une compagnie-franche des Troupes de Marine — à cette occasion, il sert en Lustrie. Il en revient immensément riche mais après avoir perdu la majorité de son unité, ce qui laisse naître des rumeurs selon lesquelles il aurait réussi à trouver une immense cité d’or et se serait débarrassé de ses hommes pour garder le magot pour lui tout seul…

Officier très peu apprécié de la troupe, Directeur des Armées sous le gouvernement De Lémine, van Merlen est peu économe en hommes, obsédé par l’offensive à outrance et l’assaut décisif, mais qui comprend aussi l’importance des défenses fortifiées — il représente donc cette classe de la vieille armée à l’ancienne, parfois moquée sous le surnom de “Dinosaures”.

Écarté du directorat par Lodewijk van Buik, qui lui préfère son alliée Mayken Verthust, puis nommé sénateur par Helena van Volendam, van Merlen n’en reste pas moins un homme influent auprès des Troupes d’Etat : pour toutes les critiques lui étant faites, son engagement massif de mercenaires pour la guerre sur le Rijk ne peut lui être reproché, étant donné les mutineries de la Milice Provinciale et la tournure actuelle du conflit…
Isabella van Buik
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Cousine de l'Impératrice, et fille de la grande dynastie régnante des van Buik, Isabella est née en 1939 dans le quartier du Goudberg. C'est une dame respectable de la grande noblesse, à laquelle on ne prête aucun scandale - elle donne un peu aux pauvres, va souvent aux messes des différents cultes du Divin Foyer, ne manque presque jamais une séance du Rijkskamer, passe ses hivernages au Palais-Neuf et ses étés dans la campagne Jutone à chasser et organiser des bals dansants. Elle n'est pourtant toujours pas mariée à l'âge de 40 ans (malgré ses nombreux prétendants, tels que Arjen de Croy), ce qui fait poser des questions. Excellente gestionnaire, Isabella van Buik est aussi une des femmes les plus riches du Westerland. Possédant des plantations en Outremer et des parts de compagnies marchandes, elle est à la tête du large domaine de la Couronne, et est également l'instigatrice principale du projet 2000 : un intérêt marqué pour le développement colonial, qui lui a valu d’être nommée Directrice de la mer, de la pêche et de la politique coloniale sous le gouvernement Horenbout.

Très préoccupée par la reprise de l’économie et la réussite de ses initiatives, Isabella van Buik reste une figure importante de la politique Westerlander malgré sa relative discrétion, ayant été nommée au conseil de régence de l’impératrice.
Lucius Kirchner
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Du haut de ses soixante-dix ans, Lucius Kirchner est peut-être le diplomate le plus expérimenté que connaisse le Westerland. Issu d’une lignée de noblesse de cloche d’origine Impériale, nombre de fois directeur des affaires étrangères, y compris sous le règne de Julian III, il est grande partie l’architecte de la diplomatie actuelle du pays. C’est de lui que viennent la colonisation et les grands traités qu’a pu négocier le Westerland au cours de son histoire récente… Mais beaucoup lui reprochent aussi son attachement furieux à la neutralité, qui a totalement isolé le Westerland de ses voisins.

Homme de droite modéré, attaché au parlementarisme et aux institutions, Kirchner est un vieillard au caractère paisible, qui a été quelque peu dépassé par la radicalisation des Seigneurs et du reste de la société. Attristé par la guerre sur le Rijk, il a été écarté du directorat des affaires étrangères par Lodewijk van Buik et De Lémine, qui lui ont préféré le plus interventionniste Alaric Goldhelm.

Élu député suite aux élections législatives de 1980, Lucius Kirchner se trouve dans une situation assez inconfortable : tous les autres pontes des Seigneurs ayant soit obtenus un siège au Rijkskamer, soit des postes à l’étranger, quand ils n’ont pas tout simplement quitté le parti, il est par défaut le seul grand homme de son camp sur les bancs du Burgerhof. Une place difficile à assumer, pour un septuagénaire plus habitué à suivre qu’à diriger.

Entrepreneurs

Géry Koopsman
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Géry Koopsman est l’homme le plus riche de Marienburg, et le chef de l'immense maison marchande des Koopsman, une dynastie commerçante au long-cour qui possède près de trente vaisseaux et participe à la puissance commerciale du Westerland. Son cousin est vice-roi de la colonie de Formose, il possède lui-même les mines de Neu-Marienburg, et il est créancier de plusieurs princes étrangers, tel que le roi Louis XIV. Plein aux as, Koopsman est un homme passionné et très impliqué tant dans la vie sociale de Marienburg que dans la politique du Burgerhof : c’est un honnête libertaire, qui souhaite promouvoir tant la liberté de marché que les libertés individuelles. Il est connu pour être un laïc et libertin, qui a tour-à-tour fréquenté une princesse Naine et une Elfe qui serait venue d'au-delà de l'Océan (bien qu’on ne soit pas trop sûr de laquelle des deux il fréquente actuellement...).

Directeur de l'Économie, des Finances et de l'Industrie sous le gouvernement De Lémine, Géry Koopsman a vécu une année tout à fait catastrophique suite à la mise en place de la législature unie. Critiqué de toute part pour la situation économique du pays - comme s’il en était plus responsable que la guerre ou les douanes bretonniennes… -, ses divers projets de relance économique ont échoué à redresser la barre, sabotés tant par les grèves à répétition de la gauche que les frictions au sein de la coalition gouvernementale, notamment par les actions de Hermant Bovaas.

Revenu sur les bancs du Burgerhof depuis les élections législatives de 1980, l’entrepreneur n’a été que peu enthousiasmé par la prise de pouvoir de la Phalange, qu’il a toujours cordialement détesté pour son racisme et son autoritarisme. Une opinion pas forcément partagée par le reste de sa dynastie, qui a soutenue la démission de Lodewijk van Buik et son remplacement par la nouvelle Stathouderin : entre sauvegarder la démocratie ou sauvegarder le capitalisme, les Koopsman ont rapidement fait leur choix…
Lancelot Winkler
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Deuxième homme le plus riche de Marienburg, Winkler n’a pas rejoint le mouvement Entrepreneur parce qu’il croit dans les balivernes de progrès du genre humain et d’adoucissement des mœurs — Winkler l’a rejoint par intérêt, et par sa propre vision dantesque et ordonnancée de l’Humanité. Capitaliste jusqu’au bout des ongles, Winkler est persuadé d’une philosophie très simple : dans la vie, il faut nager ou couler. Il considère que seule compte l’efficacité, la recherche du profit maximal, et que l’égoïsme de chacun permet de bâtir une société qui s’améliore constamment. Les gains de productivité sont bons en soi, et sa devise personnelle, qu’il a fait graver sur sa bague, résume sa pensée : « Hebzucht is goed ». Winkler est un homme très intelligent et éduqué, mais il est persuadé qu’il faut supprimer le plus de barrières sociales et de taxes possibles, seule comptant uniquement l’efficacité, jusqu’à dépasser le système, voire les limites biologiques de l’espèce humaine…

Soutien financier de la Phalange par l'intermédiaire de son fils Rob, hait par la gauche et les ouvriers de tout le Westerland, Winkler est pourtant l’industriel s’étant le mieux tiré de “l’Hiver rouge” de 79-80. Peu touché par les grèves et les occupations d’usine du fait de son emploi d’ouvriers non-syndiqués et de “détectives” de la société Dahlman, ses méthodes peu respectueuses des droits du travail se sont montrées froidement efficaces pour garder sa compagnie à flots. En dépit d’une tentative d’assassinat par un militant anarchiste, à laquelle il a réchappé de peu, Lancelot Winkler est bien vivant - toujours député, toujours aussi riche, et toujours si désireux de détruire les guildes, l’étatisme, et autres restrictions imposées par des pleureuses humanistes.
Jan Steen
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Membre du parti Entrepreneur, technocrate patenté, Jan Steen est un fonctionnaire typique, diplômé de Grande École, qui est passé par tous les emplois à responsabilités possibles et imaginables, au service de l’État ou de ses entreprises — il est passé par la Banque de Marienburg, a servi de « cost killer » pour la SWB, et a même été PDG de la « Compagnie des Montagnes Grises », une entreprise publique qui gère les pistes de ski et les résidences de vacances alpines dans les montagnes du Westerland. Détesté par beaucoup de gens, il est vu comme le libéral froid, cynique, et obsédé par le marché libre et la concurrence non-faussée bien entendu, entièrement construite à base de philosophie capitaliste.

Grand négociateur des Accords de Garenne aux côtés de Jan Mostaert, Jan Steen bénéficie d’une courte popularité suite à cet accomplissement… avant que le reniement des accords par le Front Populaire ne vienne briser son instant de gloire.

Sigmarites loyalistes

Hieronymous Falberg
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Vicaire de Marienburg, Falberg est un homme qui ne laisse personne indifférent. C'est un ancien chevalier du Cœur Ardent, malgré son origine roturière, enfant qu'il est du Suiddock, et un missionnaire militaire allé jusqu’en Arabie pour prêcher la bonne parole. Ancien élève de Krueger, il est, comme lui, un séminariste de Kalkaat, un Uniate croyant en la prééminence du culte de Sigmar sur les autres religions. Mais on raconte aussi que Falberg est encore plus puritain et conservateur que Krueger, et qu’il rêve de faire sauter plusieurs lois et droits acquis sous Julian III.

Proche de la Phalange et des Seigneurs, Falberg est un homme d'action. Il pense que le culte de Sigmar s'est trop éloigné de la masse de fidèles, pendant trop longtemps : c’est un réformé, qui considère les miracles comme des choses du passé, et souhaite une religion remise aux goûts du jour. Il veut de grandes actions publiques, la réhabiliation de la torture, de l'autodafé, et pense également que le culte de Sigmar dans le Westerland doit avoir une régénérescence, faire valoir son exceptionnalité, et faire de l'œcuménisme avec les cultes des Dieux Anciens. Il est, et c'est très bizarre pour un urbain, bizarrement proche des mouvements de religion semi-paganistes des campagnes d'Endalie ou de Noordmandïe, et aurait une fascination pour la sorcellerie. Il pense que l'on ne peut pas prier Sigmar à Marienburg comme on le prie à Altdorf, et qu'on peut facilement modifier les us et les coutumes du culte pour le rendre plus populaire.

Principale figure des Sigmarites “Hétérodoxes”, Falberg n’hésite pas à remettre en cause l’influence de la curie d’Altdorf et des “théogonalistes”, ce qui l’oppose aux sigmarites plus orthodoxes comme Arnolf Guderian et Pieter-Hieronymus De Vheurt. Il est notamment un défenseur vocal de l’instauration d’un concordat sigmarite au Westerland : une manière, cyniquement, d’assurer la survie de sa foi, à une époque où le Sigmarisme est partout menacé d’interdiction…

Union Shalléenne-Démocrate :

Ingrid Pien
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Sénatrice et prêtresse de Shallya, Ingrid Pien est une belle femme née en 1938 dans les canaux dégueulasses du Doodkanal. Ingrid est née plus pauvre que pauvre : sa mère était une chiffonnière qui mit au monde au milieu de détritus. C’est un miracle qui a permis à la petite Ingrid de survivre, et c’est peut-être là la raison qui l’a menée sur le chemin de la religion… Rapidement abandonnée au culte de Shallya, Ingrid Pien a très tôt été une prêtresse travailleuse et fanatisée dans l’adoration de la Colombe. À sept ans, elle allait laver les pieds des lépreux. À dix ans, elle changeait les bandages des pestiférés en quarantaine. À quinze ans, elle officiait en tant que diaconesse dans les cellules de la prison de Rijker. Et à vingt ans, elle provoquait un scandale médiatique, quand on découvrait qu’elle avait caché des mutants pour tenter de les guérir. Elle fut condamnée à trois ans de réclusion criminelle, mais devant la pression de la foule et des gens qui se mettaient à se rallier à la petite prêtresse du Doodkanal, le juge accepta d’arranger la condamnation pour la transformer en sursis — que nenni, Pien refusa tout aménagement de peine, et alla fièrement et la tête haute purger sa peine à Rijker.

Ultra-populaire dans Marienburg, Ingrid Pien était la chef du parti Colombe avant son remaniement en USD : elle se plaisait à utiliser cette popularité pour obtenir des acquis et des grandes avancées sociales pour les gens du Westerland - mais aussi, peut-être, par amour du contact de la foule. Sauveuse de Leydenhoven, pacifiste jusqu’au-boutiste, elle a été une des plus farouches opposantes à la guerre sur le Rijk, et est passée à peu de chose de renverser le gouvernement De Lémine, en déposant une motion de censure conjointe avec le parti Manoeuvre…

Mais depuis ce début de législature unie, la Colombe a pris un peu de plomb dans l’aile : accusée d’avoir abusé de son autorité pour faire des avances envers de jeunes prêtresses, Pien s’est retrouvée aussi désemparée par cette révélation médiatique que par les événements violents ayant secoué la scène politique westerlander. Depuis les difficiles élections de 1980, et le départ du Colonel de Baen et de Eugénie Lombrac dans la coalition gouvernementale, Ingried Pien est redevenue la figure centrale de l’USD. En dépit de ses scandales personnels, ses Robes Rouges restent un organisme important et populaire, soigneusement administré par le frère Siemen Bruxau.
Silvio Fattori
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Prêtre de Morr né de parents Tilléens immigrés à Marienburg, le père Fattori est d'abord devenu un compagnon de la Guilde des Pleureurs comme son père, c'est-à-dire un croque-mort membre d'une fabrique liée à Morr, chargée d'embaumer et enterrer les cadavres. C'est par une révélation mystique qu'il s'engage, contre le souhait paternel, dans le clergé - il pense avoir vu le Faucheur en personne après été victime d'un accident de la route.

Fattori est un homme amical, bizarrement amusant pour un Morrien, même s'il fait toujours des blagues d'humour noir. C'est un pragmatique, qui comprend l'importance du contrat social et de décisions qui cherchent à toucher le plus grand nombre - mais la religion guide chacune de ses décisions et il cherchera toujours à défendre le respect pour les Dieux et l'importance du monde spirituel sur celui temporel.

Fattori a été révolté par les actions violentes ayant déchiré Marienburg ces derniers mois, notamment de la part de l’extrême droite, et s’est toujours tenu en première ligne pour défendre ses convictions : durant le nouvel an 1980, il s’est par exemple attiré l’ire des solkanites de la Sainte-Vehm en évacuant, avec l’aide d’Erik Cantina, un groupe de mutants menacés par une action répressive. Adversaire vocal des Phalangistes, dont il souhaitait l’excommunication après leur massacre du 12 Ulriczeit, Fattori s'érigera sans aucun doute comme un membre primordial de l’opposition face au régime de Régence.
Alexis Leheemji
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Prêtre de Véréna et membre de l’USD, Leheemji en représente l’aile « moderniste », ceux qui sont les moins partisans de la religion. Lié au mouvement Colombe d’alors par proximité idéologique et par rêve de défendre une société libérale, mais équitable, où les corps intermédiaires réagissent ensemble en harmonie, Leheemji croit étrangement que la religion peut se transformer et devenir une pratique philosophique personnelle plutôt qu’un culte s’imposant à tout le corps social — il est ce qu’on appelle un « Réformé », une nouvelle idéologie née du Millénarisme au départ incarné par des prêtres de Véréna croyant en l’importance de l’éducation et de la liberté individuelle.

Leheemji a une honte personnelle — lorsqu’il était jeune étudiant à la faculté d’Histoire & Géographie du collège Baron Henryk, il était un membre assidu des Jeunes Jutones, et un nationaliste aussi violent qu’actif. Il considère cette époque comme une grande faute qu’il tente de réparer en défendant une philosophie humaniste et démocratique qu’il veut imposer à la société.
Karlotta Eschen
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Ancienne Justicière-en-chef de la Haute-Cour, grande-prêtresse de Véréna, Garde des Sceaux, Directrice à la Justice… Karlotta Eschen a multiplié les casquettes. Le fruit d’une carrière où elle n’a jamais démérité. Fille de simples boutiquiers tenant un magasin d’instruments de musique, elle est une des premières femmes à sortir diplômée docteure en droit, grâce aux réformes libérales et féministes de Julian III. Juge de l’urbanisme, juge des mineurs, juge du droit maritime, consule des prud’hommes… Karlotta Eschen est une touche-à-tout qui est passée par toutes les spécialités possibles et imaginables, grâce à une force de travail impressionnante, et surtout, un don qui lui aurait été confié par la Déesse Véréna elle-même : elle dispose d’une mémoire parfaite, étant capable d’emmagasiner énormément d’informations très facilement. En même temps, elle est dotée d’un charisme quasi surnaturel, qui lui permet de faire triompher son autorité dans une cour de justice.

En tant que juge, Karlotta Eschen s’est révélée être une femme « aux yeux secs », comme disent les Shalléennes : surtout intéressée par l’application stricte des codes et des lois, elle a fait envoyer beaucoup de gens à Rijker. En même temps, et de façon étonnante, elle s’est toujours prononcée contre la peine de mort, et pour l’abolition du bagne ou la mise en place d’une justice réhabilitative.

Sénatrice soutenant originellement le parti Seigneur, Eschen a été profondément choquée par la radicalisation du parti : poussée à la démission par le Leider, en l’échange d'une nomination comme rectrice de droit au Baron Henryk, l’ancienne Justicière-en-chef se range désormais du côté de l’USD sur les bancs du Rijkskamer.
Reynier Fagel
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Faisant auparavant partie de la frange modérée des Seigneurs, Fagel a été le président du Burgerhof depuis 1969. Un homme à la voix puissante, rigolard, il tentait de diriger les débats tout en assurant le temps de parole de chacun et l'ordre au sein d'une assemblée pas toujours bien disciplinée. Il est sincèrement attaché au régime parlementaire et s'est mis en danger par le passé en refusant de lever l'immunité de députés Manoeuvres poursuivis pour sédition durant les dernières grandes grèves de 1972.

Après avoir suivi le colonel de Baen dans son aventure démocratique aux côtés des Colombes au sein de l’USD, il est aujourd'hui toujours solidement prêt à défendre la démocratie, mais dans l'opposition.
Bernardo Viggo Santos
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Plus Baenite que de Baen, Bernardo Viggo Santos était le chef de l'aile "gauche” du parti Seigneur, celle qui vouait une loyauté indéfectible et absolue envers le Colonel.

Bernardo est le petit-fils d'un couple d'Estaliens immigrés d'Ávila, un royaume Estalien actuellement sous la domination de conquérants Arabéens, ayant été obligés de fuir suite à des persécutions d'un caïd local. Connaissant la pauvreté du quartier Estalien du Messteg, Santos a pourtant eut des parents attachés à ce qu'il s'intègre, utilisant leurs maigres salaires de femme de ménage et d'aide-ouvrier pour lui acheter une place dans un collège Sigmarite payant. Harcelé à l'école pour son accent et ses habits étranges, Santos a eu énormément de mal à apprendre le reikspiel... Mais il s'est accroché et, poussé par la volonté de sa famille, a tout fait pour devenir un Westerlander moderne.

À dix-huit ans, à peine majeur, il décide de s'engager dans les Troupes d'État. Il devient dragon dans le 4e régiment de cavalerie, et c'est là qu'il fait la découverte du colonel de Baen. En 1951, durant le coup d'État, son régiment, poussé par son commandant, fait le choix rester loyaliste et de combattre dans les rues avec les Coiffes Noires, et rallier l'ORSF pour combattre les putschistes. Depuis, Santos n'a jamais quitté de Baen. Quand de Baen est devenu colonel-général du Westerland, Santos est devenu son aide-de-camp. Quand de Baen est devenu directeur de l'Instruction, il est devenu son chef de cabinet. Quand de Baen a démissionné et est devenu simple sénateur, il est devenu son assistant parlementaire - avant de faire lui-même carrière politique pour être élu député du Messteg où il a grandi.

Santos est obsédé par l'œuvre Baenite, au point de l'interpréter à sa sauce. Il croit dans l'importance de l'ordre, du conservatisme, de la bonne religion, de la loyauté envers l'Impératrice... Mais il pense aussi que l'État doit avoir une œuvre paternaliste de protection des sujets, et d'intégration des communautés. Malin et courageux, Santos est malheureusement beaucoup trop obsédé par la question de "Qu'est-ce que ferait le Colonel ?" pour le goût du reste des Seigneurs. Cela se révèle être moins problématique dans son nouveau parti, l’USD, qui accorde une plus grande importance à l'héritage du héros de Marienburg. Malgré la perte d’influence des démocrates au sein du gouvernement et le changement d’allégeance d’une poignée des leurs pour le gouvernement autoritaire de van Volendam, y compris le Colonel lui-même, la foi de Santos envers l'œuvre Baenite n’est pas ébranlée.

Groupe Libertés :

Ahmas
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Seul Elfe du Parlement, Ahmas est une véritable énigme. On sait que c'est un Eonir venu de Laurelorn. Pourtant, en public, il ne se montre pas habillé de peaux de bête comme on imagine ce peuple isolationniste et féérique d'une forêt inaccessible - il s'habille en bon bourgeois de Marienburg, avec des vêtements faits sur-mesure par de grands tailleurs, car il ne manque jamais de pièces d'or. A l’origine député d’une circonscription de Noordmandïe, et on ne sait trop comment il est parvenu à se faire élire - il semble être très fort pour séduire, avec sa voix rauque, et son beau visage de Fée marqué de cicatrices. Il serait aussi proche des religions des Dieux Anciens, qu'il comprend mieux que beaucoup de Marienbourgeois...

On ne sait pas ce qu'Ahmas fiche ici. Il serait logique qu'il soit un agent et espion des Eonirs - mais il vote peu, et intervient peu lors des débats. Il est un peu connu dans le milieu du Tout-Marienburg, car on le voit souvent dans les cabarets et les tripots, à jouer aux cartes, avec toujours un jeune homme et une jeune femme humains à son bras et qui le suivent partout. Il intervient parfois à la société magique du collège Baron Henryk, car il semble avoir des capacités liées aux Arcanes. Mais personne ne sait quels sont ses plans ou ses buts. Seule chose certaine : Il connaît très bien Julie Fierté, la prêtresse Shalléenne noire qui est l'amoureuse de Lodewijk van Buik.

Durant les élections législatives de 1980, Ahmas, comme bon nombre d’indépendants, s’est joint à Jarek van Bloemen pour former le Groupe Libertés : il en a été le seul député élu en Noordmandie, son charme ayant encore suffi à convaincre les foules.
Honesto
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Agustín Díaz Honesto Santos da Costa da Seguro est un descendant d'immigrés Estaliens, anciennement député particulariste du Noordhaven. C'est un secret de polichinelle qu'il est le patron de la Garduña, un gang ethnique Estalien de racketteurs et "protecteurs des rues" qui prennent de l'argent de boutiques et d'établissements divers en échange d'une "protection" - et surtout, qu'il est le parrain de la Ligue des Gentilshommes, la "société dont-on-ne-doit pas parler", le grand réseau criminel mafieux qui s'assure de la pacification des relations entre les grandes bandes criminelles de tous types de la cité. Régler les conflits en internes, et empêcher les débordements (Comme la mort d'innocents ou de policiers...) est important pour permettre la survie de la Pègre, et seuls le Cercle Huyderman et la Mafia Valantina leur échappe complètement pour l'instant.

Honesto est un criminel. Il s'enrichit par l'intimidation et la violence. Et pourtant, il siège comme si de rien n'était sur les bancs de l'Assemblée. C'est que Honesto n'est pas un fou furieux - il croit en l'importance du contrat social, à sa manière, et du compromis, à sa manière. Il a été élu dans le Noordhaven certes probablement un peu par triche, mais il est pourtant très populaire auprès de ses gens. Honesto s'assure d'être équitable, et il est un usurier bizarrement moins cruel et pressant avec ses dettes que beaucoup de banquiers. Beaucoup de gens le considèrent comme un mal nécessaire. Honesto a de grands rêves pour Marienburg, et pense que la cité pourrait devenir la plaque-tournante mondiale de commerces illégaux dans le reste du Vieux Monde, notamment pour tout ce qui a lieu à la drogue et la prostitution.

Dernièrement, Honesto est surtout préoccupé par la guerre des gang opposant les Valantina et les Huyderman, et dans laquelle est intervenue la ligue : le recrutement récent par les Valantina de plusieurs membres des Sansovino, d'ordinaire affiliés aux Gentilhommes, est un sujet d’inquiétude parmi tant d’autres.
Caroline de Montferlant
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Noble d'origine Breto-Endale, Caroline de Monterflant est une professeur en histoire et en géographie, surtout connue pour ses postes successifs comme doyenne de la faculté des Arts Libéraux, puis Rectrice du collège Baron Henryk.

Femme d’âge jeune dans un milieu toujours gangréné par un machisme latent, Montferlant doit son nomination à son poste de Rectrice autant à sa grande érudition qu’à sa remarquable placidité politique. Femme lettrée, très éduquée, philosophiquement progressitse, Monteferlant a cependant toujours préféré adopter une stricte neutralité sur les questions de gouvernance. Pendant les grèves de 1975, marquées par une intense mobilisation étudiante, elle ne s’est ainsi ouvertement prononcée ni en faveur des grévistes, ni en faveur du pouvoir. Bien que cette modération lui vaut le respect du centre et des partis traditionnels, chez les franges plus extrémistes de la population, la modération est facilement confondue avec de la mollesse : Montferlant est cordialement détestée tant par les étudiants et les rouges jusqu’au-boutiste que les phalangistes, pour qui elle n’est qu’une énième bourgeoise satisfaite du statu quo…

De manière prévisible, la polarisation de la société n’a pas facilitée la position de l’ancienne rectrice. Critiquée suite aux émeutes de Leydenhoven pour la responsabilité supposée du Collège, fragilisée par la mise en place d'une enquête disciplinaire sur le recteur Elric von Happe, Monteferlant a été déchue de sa responsabilité par le Leider, pour mettre à sa place le plus engagé Félix de Muelenaere. Ne siégeant plus au sénat, elle est désormais sur les bancs du Burgerhof, élue sur la liste du Groupe Libertés.

Rassemblement Endalo-Bretonnien :

Eudes de Becq
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Nouveau venu sur la scène politique du Westerland, Eudes de Becq est un breto-endale bien plus plus bretonnien que endale, issu d’une ancienne lignée de la noblesse Couronnoise. Sa mère est née au pays du Lys, et sa famille n’a émigré que récemment de l'autre côté de la frontière.

A bien des égards, De Becques est un noble bretonnien assez cliché, très proche de l’image qu’on aurait d’un romantique héros de balade. Attaché à la chevalerie du Westerland, il a servi dans l’ORSF, et est même un ancien ami proche de Wolfgang von Paulus, ce qui tend de suite à faire taire les accusations de duplicité sur ce bel homme à l’accent étranger. Poète à ses heures perdues, courtois, sa main est convoitée par nombre de courtisanes. Mais s’il partage toutes les qualités d’un preux chevalier bretonnien, De Becques en a aussi les défauts : grand investisseur dans les compagnies d’exploitation d’esclavages au kaap, c’est un homme notoirement corrompu, qui soutient le particularisme endale sans doute autant par conviction que par appréciation pour les juteux financements de la cour d’Oisillon…

Durant les élections législatives de 1980, De Becques réussi le petit exploit de faire entrer au burgerhof son parti rattachiste, en menant une campagne très axée sur la défense de l’aristocratie et la peur des coopératives rouges. Charismatique et beau garçon, sa présence crispe malgré tout un certain nombre de ses collègues parlementaires, autant chez les irrédentistes de la Phalange que chez les abolitionnistes et antiaristocrates de la gauche.

AHNW :

Svenranba Kharsworn
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Svenranba est l'actuelle dirigeante de la dynastie Kharsworn. Cette famille mineure de Nains Gris est descendue à Marienburg il y a trois siècles, comme migrants, pour y faire fortune. Cela a été chose faite assez facilement, grâce à leur maîtrise de la banque, de la mine, et de la médecine. Depuis maintenant trois cents ans, les Kharsworn sont devenus les grands parrains des Nains de Marienburg, ayant fondé des associations pour offrir un toit et obtenir des emplois à des Nains débarqués de l'Ankor ou des Montagnes Grises, en plus de parrainer les guildes Naines afin qu'ils ne manquent jamais d'outils et d'aide financière. Les Kharsworn sont talentueux, et riches, mais cela a attiré mille jalousies, d'autant qu'ils sont créanciers de la famille van Buik, tout comme de très nombreuses entreprises, boutiques, et petits propriétaires du Westerland. Alors qu'un propriétaire paysan payera 10% d'intérêt sur ses emprunts, un Nain qui demande la même chose pour son affaire aura droit à un taux préférentiel de 0.05%, ce qui, évidemment, fait scandale. Les Nains, discriminés, victimes de violences verbales et parfois physiques quotidiennes, seraient-ils aussi discriminatoires envers leur propre pays d'accueil ?

Svenranba est considérée comme la représentante des Nains de Marienburg. Elle fait pourtant débat au sein de sa propre communauté. C'est une Ankorite définitive et absolue - alors qu'elle habite Marienburg, elle s'estime fidèle à la Race Naine et au Haut-Roi Nain en premier, et au Westerland seulement en second et parce qu'ils y sont forcés. Bien qu'elle invite sa famille et les Nains à respecter les lois et les règles éditées par les Hommes, elle est fière de sa religion, des us et des coutumes des Nains Gris, et d'ailleurs, même si elle parle bretonni et jutone, elle refuse obstinément d'utiliser ces langues à moins d'y être vraiment contrainte pour affaire. Elle a déjà forcé Helmut Krueger, venu négocier un crédit pour le lectorat de Kalkaat, à mener toute la conversation en khazalid, puisqu'après tout, il le parlait très bien...

Beaucoup de Nains craignent que Svenranba, par ses actions, renforce la haine anti-Nains. Elle n'en a cure - elle a les moyens financiers et politiques de protéger sa communauté, et elle-même a d'énormes rancunes contre les humains de Marienburg, qu'elle déconsidère comme une bande de xénophobes intolérants, alors qu'elle, a contribué à la richesse de la cité depuis trois cents ans maintenant. Pour Svenranba, la défense des siens est plus importante que tout, et elle a lever les fonds nécessaires à la libération de Fafnir Barazul malgré son opposition personnelle aux projets de l’Umgongi.

Scandalisée, comme tous les siens, par la nuit de Quartz, les derniers événements n’ont fait que conforter cette traditionaliste dans ses a priori sur les umgi, indignes de confiance et de respect. Ayant soutenue l’ultimatum de Gehtromm Flamegut, Svenranba défendra les nains sous sa responsabilité à tout prix : y compris si cela doit les amener à quitter purement et simplement le Westerland, ou à remplir le livre des rancunes de griefs contre la Nation.
Petros Fogger
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Père de Cornelius Fogger, le propriétaire de la riche banque d'investissement éponyme, Petros Fogger détonne face aux ankorites convaincus tels que Kharsworn. Nain “Impérial”, très attaché au Westerland, Fogger a toujours milité pour l’inclusion et l’intégration des dawi parmi les humains. L’entrepreneur s’habille comme un humain, parle un jutone parfait, se taille la barbe (sans aller jusqu’à la raser), et emploie même des Hommes dans sa maison banquière. Contrairement aux plus traditionalistes des ses frères, Fogger considère le Westerland comme sa véritable maison : c’est par exemple un ami et partenaire commercial de Géry Koopsman, qui a joué de ses connexions pour permettre l’assurance du chantier du Noordhaven à des taux raisonnables.

Énormément choqué par la Nuit de Quartz, la position de Fogger est devenue difficilement défendable, autant auprès des nains que des jutones. Les premiers le considèrent volontiers comme un vendu, puisqu’il tente encore par-dessus tout d'arrêter les horreurs contre les Nains par le dialogue et l'entente : raison pour laquelle il s’est engagé sur la liste de l’AHNW.

UFSO :

Helmut Krueger
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Krueger est né 1919 de parents laboureurs (Des paysans riches) de la campagne au sud du Westerland. Il devient très jeune prêtre de Sigmar, et professeur au séminaire Sigmarite de Kalkaat. Helmut Krueger est un Sigmarite absolu, qui fait partie du courant des Uniates (Ceux qui pensent que le culte de Sigmar est essentiel à l'Empire, et devrait pouvoir avoir une prééminence symbolique et temporelle sur les autres religions, même si elles doivent toujours exister et prospérer). Charismatique, et pasteur extrêmement doué pour soulever les masses, à chaque fois que Krueger va dans un Temple, celui-là est rempli à ras-bord de fidèles venus assister à ses prêches. Il a réussi, avec les autres séminaristes de Kalkaat, à remobiliser un mouvement religieux qui avait du plomb dans l'aile depuis l'époque de Julian III - on dit qu'il avait une certaine influence auprès du précédent baron, Julian IV. Aujourd'hui âgé de 60 ans, c'est un sénateur vissé à son siège, mais qui préfère surtout le contact avec la population et les prêches en ville. C'est également un guerrier qui a déjà combattu les Fimirs aux côtés de la Milice Provinciale.

Anciennement lecteur de Kalkaat, et donc chef du culte Sigmarite du Westerland, il est malheureusement mort, tué par un tireur d'élite durant un rassemblement appelant à empêcher la guerre entre le Reikland et le Westerland. Son meurtrier présumé serait un Bretonnien solitaire, mais il y a des rumeurs qui parlent d'un complot…
Arnolf Guderian
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Archidiacre de Kalkaat et enfant du sud du Westerland, Guderian est un quasi-Impérial. Ayant rejoint le culte de Sigmar plus par obligation que vocation (Il est le 4e enfant d'une fratrie bourgeoise). Ancien secrétaire personnel de Helmut Krueger, il incarne la frange la plus traditionnaliste et orthodoxe du culte Sigmarite - il croit que le Grand Théogoniste doit être respecté quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse, et que l'Empire est destiné à être un seul bloc absolument uni. Il a une détestation pathologique de la magie, des sorcières, et, en privé, des religions traditionnelles des Dieux Anciens, qui lui paraissent être blasphématoires, païens et pétris de chamanisme noir.

Effrayé par la menace de Lodewijk van Buik d’interdire purement et simplement le Sigmarisme au Westerland, Guderian s’est séparé de Hieronymus Falberg pour former l’Union des Forces Sigmarites Orthodoxes, et tenter de protéger l’exceptionnalisme de son culte. Durant les élections législatives de 1980, il s'est ainsi fait remarquer par des propos très inquiétants, allant jusqu’à reconnaître le prince du Reikland comme Empereur légitime : une posture intransigeante qui n’aide pas la situation précaire de son église, et que tente au mieux de mitiger Pieter-Hieronymus de Vheurt.

Progressistes :

Julia de Broodt
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Personne n’est trop sûr du passé de Julia de Broodt. Née à Marienburg, on est à peu près certain qu’elle a grandi à Nuln, la Ville-Lumière de l’Empire : mais c’est avant tout une voyageuse éternelle, qui semble avoir passé sa jeunesse à parcourir le monde entier. Une femme de salon, une dame noble sans titre ou biens, son passé semble être une suite d’anecdotes décousues dont on aurait bien peine à mettre les formes.

De Broodt a un talent fascinant : elle est une mage, une illusionniste très puissante, capable de faire apparaître et disparaître des choses à la volée. Ses tours de magie lui ont assuré une grande richesse, et elle joue souvent dans des cabarets et des casinos de la côte de la Mer des Griffes - bien que cela lui attire aussi une défiance importante d’une grande partie de la population, qui la surnomme la “Sorcière”. Mais Julia de Broodt est surtout une dame mondaine, éduquée, avec un avis sur tout, connue pour son grand engagement politique. Elle est la pionnière du “Millénarisme”, cette idéologie prônant l'abolition des privilèges, la séparation de l'Église et de l'État, le culte de la Raison, l'égalité économique entre tous, l’abolition de la propriété, ainsi que la fondatrice de l’Internationale Ouvrière. On dit même qu’elle serait une conseillère intime de l’Impératrice Magritta, et beaucoup de gens rêvent de pouvoir l’inviter à manger à sa table, ne serait-ce que grâce au prestige qu’on peut en tirer.

Héroïne historique de la gauche, de Broodt a participé à tous les grandes luttes des décennies précédents : elle était là durant les Grèves générales de 1964, là durant les Grèves générales de 1975, mais surtout l'égérie de la Commune de Nuln de 1967, violemment réprimée par la Réaction, et qui en a fait une martyr vivante du socialisme. Son livre, Le Capital, a posé les bases de toute la pensée économique moderne, inventant le concept de “Lutte des classes”, et elle a directement formée bon nombre de politiciens aujourd’hui au pouvoir au Westerland : qu’il s’agisse de Helena van Volendam ou Morgan Zen-Tsu…. Bien qu’aucun d’entre eux n’ait persévéré dans l’idéologie libérale de leur mentor.

Et pour cause, si Julia de Broodt a immanquablement marquée toute une époque de sa pensée, son héritage a été bien meurtri depuis l’arrivée au trône de Magritta van Buik. A l’origine chef du parti Bohémien, elle a été rapidement dépassée par Firmine Celma et Morgan Sen-Zu, qui ont fait adopter au parti une ligne profondément militariste et étatiste, mettant cette pacifiste libérale en minorité dans son propre mouvement. Excédée par la violence du parti Bohémien qui lui échappait, elle a décidé de rejoindre l’aventure de Hermant Bovaas et a fondé avec lui le parti des Progressistes : mais durant les élections législatives de 1980, et malgré l’immense engouement provoqué par le Front Populaire, un article du Malhonnête à révélé qu’elle avait vendu ses camarades de Nuln pour sortir vivante de la répression. Devenue du jour au lendemain sociale-traître pour l'entièreté de la gauche, elle a été discrètement retirée de la liste du Front Populaire, et a assisté impuissante à la montée en force de la Phalange. Malgré tout nommée Directrice de l'Instruction et de la Culture au gouvernement Horenbout, dont elle souhaitait appliquer le programme laïque, elle a été dégoutée par la Nuit de Quartz, et l’accession au pouvoir de la nouvelle Stathouderin.

Aujourd’hui, Julia de Broodt n’est plus ni directrice, ni députée, ni sénatrice (ayant refusée un poste au Rijkskamer proposé par van Volendam). Affaiblie par les révélations sur son passé, dénuée d’impact direct sur l’action gouvernementale, elle reste néanmoins une personne très influente de la sphère culturelle et politique, autant par ses contacts que par le rôle de son compagnon : Paul-Léon van Hoogsman, préfet d’Aarnau et sénateur pour le compte du parti Progressiste.
Tjaarke Maas
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Originellement membre du parti Entrepreneur, Tjaarke Maas est la Doyenne de la faculté d'économie du collège Baron Henryk, la plus récente des facultés universitaires. Fille d'une voyageuse d'Inja et d'un petit propriétaire rural du Westerland, elle grandit à l'Indierswijk, au milieu des comptoirs d'épices et des spectacles de magiciens. Dès l'âge de huit ans, elle est mordue de lecture, de tous bords et de toutes sources. Dotée d'un esprit éclectique, c'est une croyante sincère dans le Foyer Divin du Vieux Monde, mais de manière réformée, pensant que lire soi-même les textes et critiquer librement la théologie est plus important que simplement croire dans les miracles et l'intercession des saints.

Elle suit de brillantes études au Collège Baron-Henryk, d'où elle sort diplômée, d'abord d'Histoire, puis d'Arts Libéraux, puis, étonnamment, de Sciences Vivantes et Biologiques - ses opposants politiques la raillent en disant que c'est une "étudiante perpétuelle", qui n'a jamais fait autre chose de sa vie que lire et écrire. Ce n'est qu'à moitié vrai : Tjaarke aime aller sur le terrain, questionner les gens, visiter des usines, et utiliser ses relations aux directoires pour obtenir des statistiques. Elle est l'inventrice, avec d'autres chercheurs, d'une nouvelle science qu'on nomme "sociologie", qui s'intéresse aux choix sociaux des individus.

Tjaarke rejoint d’abord le mouvement Entrepreneur par conviction idéologique et non par intérêt ou ambition - persuadée que ce dernier peut incarner un libéralisme doux et une réformation progressive et pacifique nécessaire pour le bien du Westerland. Mais durant la législature unie, elle se montre vite critique des décisions obtuses et serviles du mouvement Entrepreneur, plus concerné par le maintien de ses privilèges qu’une véritable amélioration de la société : elle décide de rejoindre en cours de route l’aventure Progressiste, et se joint à Hermant Bovaas à partir du vote de sa loi sur le partage des bénéfices.

Élue sur la liste du Front Populaire durant les élections législatives de 1980, elle siège désormais au sénat pour le compte du parti Progressiste, ayant décidée de rester dans l’opposition au régime de Régence aux côtés d'Anton Rayne.

Manœuvres :

Pierre Dekeyser
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Illustre représentant du parti Manœuvre, Dekeyser est considéré comme “l’homme du peuple”. Dekeyser est pourtant né dans la classe moyenne, son père était clerc-de-notaire et sa mère infirmière, mais après avoir raté ses études de juriste, il se retrouve à faire un travail manuel, à tirer des charrettes et livrer des colis. Son ambition, son art avec les mots, et son abnégation lui font grimper tous les rangs de la guilde, jusqu’à en devenir grand-maître des débardeurs, poste qu’il occupe pendant onze années bien rudes. On le retrouve notamment à diriger les grandes grèves de 1964 et 1974-75, paralysant pour des semaines la totalité de Marienburg, ayant réussi à rallier à lui presque toutes les corporations et les métiers de la cité. Il permet par ces actes d’imposer des augmentations des minimas salariaux et une garantie des pensions pour les retraités des professions, ce qui fait de lui un héros du peuple... Et la bête noire du pouvoir.

En effet, ancien chef de guilde, avec une stature “d’homme du peuple” qu’il aime incarner pour faire sa campagne politique, Dekeyser est un homme très corpulent, très grand, aux paluches énormes, qui est connu pour son franc-parler, sa grosse voix de tribun, et son agressivité immense chaque fois qu’il croise le chemin d’un journaliste. Jugé perfide et démagogue, Dekeyser est l’agitateur ayant réussi. Avec son âge maintenant avancé (71 ans) il s’est aujourd’hui beaucoup assagi, et passe plus pour un papy grincheux qu’un dangereux révolutionnaire… Mais il a inspiré des générations de Manœuvres, même si certains lui en veulent justement d’avoir tant « radicalisé » leur parti.

Néanmoins, Dekeyser semble être sur la fin de sa carrière politique. Seul pacifiste de son parti lors du vote des crédits de guerre, il disparaît peu à peu des devants de la scène, là où Horenbout et Ratgeb prennent davantage d’influence. Durant les élections législatives de 1980, il perd sa fille, Jane Dekeyser, dans une charge de la maréchaussée suite à l’occupation des usines de Marienburg. Miné par la montée en puissance de la Phalange, un parti au bord de la scission, et ses propres drames personnels, Dekeyser est désormais un vieux père brisé, ne conservant que quelques maigres forces pour continuer la lutte. Certains soupçonnent que son dernier discours approche, bien qu’il restera à jamais une des plus grandes légendes du parti manœuvre.
Adam Ratgeb
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Ratgeb est un vétéran des Marsouins Rouges, le mouvement de jeunesse du parti Manœuvre. Né dans la ville de Klessen, d'un père tenant une boutique de vente de chemises, sa vie est bouleversée quand l'entreprise de son père fait banqueroute et ne parvient plus à rembourser ses crédits dus à la banque Kharsworn. Ils déménagent dans la cité ouvrière de Leydenhoven, passent d'une petite maison bourgeoise à un simple deux-pièces où ils résident à six, et sa mère, autrefois femme au foyer, se met à travailler - on ne fait pas plus bel exemple de déclassement social. Travaillant comme aide-manoeuvre à l'usine dès l'âge de treize ans, il s'engage dans les Marsouins Rouges à quatorze. Il a dix-huit ans lors de la première grève générale de Dekeyser, et on le voit déjà sur les barricades à jeter des pavés sur la Maréchaussée Générale. Actif, hyper-actif même, il s'engage sincèrement dans le mouvement, et parvient à obtenir un apprentissage auprès d'un maître-verrier payé par le parti. Une élévation de sa condition inespérée…

Ratgeb croit sincèrement à l'idéologie Manoeuvre. Mais c'est ce qu'on appelle un "Dekeyserite déçu". Bien qu'il ait une grande loyauté envers le patron, il pense que celui-ci s'est confondu en acceptant des compromis avec l'État. Ratgeb représente le socialisme radical, qui veut collectiviser les terres agricoles, saisir les moyens de production, et créer une véritable société communale. Il reste un patriote du Westerland malgré son antiracisme et antiphalangisme, et un légaliste qui croit encore dans le processus électoral - mais selon lui, les Manoeuvres doivent répondre à la radicalisation grandissante de la société, en hésitant pas à faire passer des lois fortes et terribles. Quiconque empêche une révolution pacifique est menacé par une révolution violente, il imagine...

C'est Ratgeb qui a provoqué les émeutes de Leydenhoven après la cannibalisation du maire. Brandon de discorde, il sait parler à la foule pour l'acculer et encourager la violence. Firmine Celma serait admiratrice du bonhomme, voire amoureuse. Mais il y a une différence entre un radical-socialiste et une nationale-syndicaliste... Ratgeb est aussi celui qui a motivé les marsouins rouges avec Dankmar Mirtuv et Annie Groothuizen lors du 12 Ulriczeit. Depuis les nouvelles élections de 1980, il est d’autant plus motivé à grandement changer le système, attaché au radicalisme Manœuvre, au vu des nombreuses promesses du Front populaire, des grèves et des grands espoirs placés sur la gauche.
Neel Skytte
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« Gueuse des Mers », Neel Skytte est une métisse noire née dans la ville des contrebandiers et des pirates du Westerland, Broekwater. Déjà mousse à seulement l’âge de 6 ans, elle sert sur un des navires de la flotte Koopsman, et gravit lentement les échelons en apprenant la terrible et dure vie en mer. Suivant les voiles brûlées au soleil de son navire jusqu’au lointain Cathay, elle avait déjà fait la circumnavigation du monde à seulement 15 ans… Neel Syktte quitte bien plus tard les eaux, après avoir obtenu le titre de gérante de la Fraternité des Pilotes et Marins, le grand syndicat des matelots de Marienburg.

Patriote absolue, avec une idéologie proche de sa collègue Anna Jakob, elle a une haine tenace envers les Bretonniens, qu’elle considère comme des esclavagistes et des tyrans des mers, tout autant qu’elle répugne les pirates de Sartosa ou d’Arabie. Pour elle, se sont des ennemis très importants, contre lesquels elle pense que Marienburg devrait massivement agir pour continuer d’être une puissance internationale. Plutôt discrète aux premiers abords, ses mots sont pour le moins tranchants, réfléchis, et on sent derrière une grande expérience et un don pour l’éloquence. Elle sait amener les gens à prendre les situations sous un autre angle, ce qui lui permet de confirmer ses positions.

Malgré la guerre d’allégeance récente au sein la Fraternité des Pilotes et Marins, Skytte n’a jamais penché pour la Phalange : c’est une socialiste, une démocrate, qui croit que la société doit être régie comme un navire, avec des élections et un capitaine qui a le respect de ses hommes. Par ses actions et celle de son amie de longue date Anna Jakob, l’immense syndicat reste donc dans une certaine interrogation, et elle reste un grand atout de la gauche, avec des relations étendues dans tout le vieux monde.

Collectivistes :

Joannes « Jo » van Didem
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Descendant de la famille van Buik, et petit frère d'Isabella, Joannes est le plus bizarre et le plus atypique de la grande dynastie régnante du Westerland. C'est en effet un noble anarchiste, anti-aristocratie, anti-propriété privée, et même anti-religion - il est l'un des deux seuls représentants du Staatsraad à avoir voté contre les funérailles nationales du lecteur Krueger…

Baron de la ville de Didem, Joannes a grandi avec le reste de la dynastie, dans leurs palais et leur luxe. Il était très proche de Mauritz, aujourd'hui prince de Calden, et ensemble, ils couraient dans les rues avec des bandes d'enfants errants du Suiddock. Un jour, alors qu'il avait treize ans, "Jo" a complètement fugué, et on ne l'a plus revu pendant plus d'une année. Il s'était transformé en mendiant et en pickpocket qui semait la terreur avec une bande.

Admirateur de Julia de Broodt, le Jo ne l'a pourtant pas attendue pour faire ses propres opinions sur la société. On ne compte plus ses frasques et ses scandales. Lors d'une soirée arrosée, il avait décoché un coup de poing à un fils de la dynastie Gausser du Nordland parce qu'il avait mis une main aux fesses d'une simple servante, ce qui ne lui avait pas plu du tout. Haineux de la religion, il a fait les gros titres d'un journal pour avoir uriné sur la statue du Grand Théogoniste Ottokar, qui avait ordonné l'invasion du Westerland au VIe siècle. Membre d'une société anarchiste, il est très proche de Francken. C'est pourtant un aristocrate qui tient très bien son rang, qui sait se battre à l'escrime, et qui, surtout, fréquente une autre femme de l'aristocratie, Ludmilla Todbringer - on dit fréquente, parce qu'alors même qu'il lui a fait trois enfants, il refuse obstinément de se marier.

Impactant, violent, mais très à cheval sur le rêve d'une société libérale où l'individu est absolument sans chaînes, c'est une personnalité originale. Et aussi un homme très riche, qui finance beaucoup le parti Collectiviste. Il aurait des liens très importants avec la Ligue des Gentilshommes, la mafia de Marienburg et aurait un grand réseau. Suite à la grande trahison de Firmine Celma et Morgan Sen-Zu, il est désormais la tête pensante et le grand représentant des Collectivistes.
Commandante Casado
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Armando Buenaventura Durruti Casado, enfant d'une fratrie de huit enfants, provient du royaume Estalien d'Obregon, un pays rongé par la pauvreté. Il se fait remarquer dès son adolescence pour ses idées turbulentes, alors qu'il est inscrit dans une simple école capitulaire d'un temple de Myrmidia. Engagé dans la Légion Étrangère de Bretonnie, il la déserte assez vite pour rejoindre des bandes de brigands du pays Bretonnien, apparemment tant inspiré par l'aventure que par les thèses millénaristes alors en vogue dans le Vieux Monde.

Casado prend part à la grande insurrection de la ville de l'Anguille, et après l'anéantissement de celle-ci, son nom devient semi connu en Bretonnie : il prépare et pose la bombe qui tue le duc-pair de Nortagne Montbatten, un éminent prince bretonnien... Ainsi que les trois enfants qui pêchent avec lui sur son bateau.

Doté d'une une grande renommée, Armando Casado est un meneur d'hommes, un excellent combattant, et un anarchiste compétent spécialiste du terrorisme, du sabotage et de l'assassinat. Durant la grande grève de 1975, il est arrêté par le BSIE et se fait détenir pour avoir posé une bombe à clous devant le QG du parti Légionnaire, qui blesse six d'entre eux. L'ordre d'amnistie général de Lodewijk van Buik l’a depuis libéré, et il en a ainsi profité pour se présenter dans la nouvelle liste Collectiviste, la radicalisation du Westerland arrangeant sa situation. Son arrivée dans le parlementarisme à beau surprendre certains, il représente le vœu radical et émergent de la révolution du pays, quelles que soient les pertes et les conséquences.

Anarchistes :

Joost Francken
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Député tout récemment entré au Burgerhof, Joost Francken était proche du parti Bohémien - sans jamais y être entré, car il considère à voix haute que la politique est une "impasse" qui ne mènera jamais nulle part et ne sert absolument pas à améliorer la vie du Westerland.

Né dans la haute bourgeoisie de Marienburg en 1936, il avait 15 ans lors du coup d'État de 51 - il a, avec d'autres jeunes de l'école Tiléenne (Une école religieuse de Véréna, dans laquelle ses parents l'ont forcé à entrer), organisé une contre-manifestation dénonçant les putschistes. Ces derniers ont tiré dans la foule, plusieurs de ses copains sont morts, et il a échappé avec sa vie sauve in extremis. Ce moment l'a profondément traumatisé et explique pour beaucoup ses opinions politiques.

Francken est un artiste touche-à-tout. Il est poète, peintre, musicien, un peu sculpteur, dramaturge, et acteur. Il a vite quitté son école et sa vie toute-prêtre de clerc pour écumer les tripots et les cabarets de toutes les îles de Marienburg, à fréquenter un tas de gens différents. Il a passé deux ans en prison pour dettes, et souvent dû échapper à des gangsters par manque d'argent - avant qu'enfin, ses croûtes se mettent à bien se vendre, on dit que même de Baen serait friand de son art étrange- ; Francken n'a aucun respect pour rien, et il utilise pour ses concerts d'étranges instruments venus des Terres du Sud ou encourage des représentations "bizarres" au théâtre (Il a par exemple fait une pièce où une femme nue hurle en boucle et pleure pendant trente minutes). Son but est de secouer la société et les idées reçues, de force. Ces dernières œuvres ? Une caricature de Helena van Volendam tenant en laisse de grandes têtes et LA pièce de théâtre de l’année 1979, “Le Retour”.

Sa première entrée au Burgerhof a été un peu inespérée. Il avait fait campagne contre son député local qui avait des affaires de délit d'initié et abus de bien sociaux aux fesses, et a été bizarrement assez charismatique pour convaincre son quartier de l'élire. Francken provoque des tumultes dès la première assemblée, en critiquant l’impératrice en public, ce qui mène finalement à l’établissement d’une immunité totale contre les accusations de Blasphème et Lèse-Majesté qui seraient poursuivis à l'encontre des parlementaires.

Désormais, c’est un retour bien plus assumé, puisque lors des élections législatives anticipées du 18 Nachexen 1980 - où il s’associe au front populaire -, il s’illustre à la tête du parti Anarchiste, plus nombreux que jamais. Il est bien déterminé à continuer à faire ce qu’il sait faire de mieux : faire bouger la société de Marienburg, comme il en a fait bouger l'art.
Seika Fukishii
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Anarchiste du quartier nippon de Marienburg, Seika Fukiishi vient d’une famille pauvre, dans un quartier bien trop défavorisé. Elle réussit par sa beauté extravagante à être embauché en tant que domestique pour des bourgeois appréciant sa personnalité calme et sa culture “exotique”. Ainsi, elle supporte pendant des années les remarques déplacées et les gestes abusifs, à la vue du salaire gras. Et constate avec effroi le racisme contre sa communauté empirer de jour en jour, avant de rejoindre très activement la grande grève des années 1974-75.

C’est durant cette période que le racisme anti-nippons atteint son summum, notamment avec le fort soutien du journal La Dernière Tranchée. Dedans, prolifèrent les harcèlements et menaces de bastonnade jusqu’à la mort, sur toute la communauté. Poussée jusqu’à ses derniers retranchements, elle prend son courage à deux mains, ses deux pistolets, et tue Aarnant Woland, directeur à ce moment du journal, le 2 Erntezeit 1974. Elle devient alors un symbole très controversé, tout comme l’affaire judiciaire qui s'ensuit -une des plus grandes affaires judiciaires connues- : l’affaire Fukiishi. Nungesser, un des grands justiciers de la Haute Cour, clos cette affaire par une annulation du procès, pour non-lieu, en défendant la légitime défense.

Seika voit dans ce geste l’offre d’une seconde chance et décide de lutter contre le racisme par d’autres voies. Elle s’investit donc dans le métier de l’éducation et devient une professeur reconnue à la bourse du travail de Marienburg.

Désormais élue députée dans la liste Anarchiste aux côtés de Francken, Seika tire son épingle du jeu parlementaire par son calme en toute circonstance, son langage soutenu et ses réponses des plus directes et franches. Derrière un sourire de politesse se cache une meurtrière à la réflexion profonde et aux rêves de grands changements.

Autres personnages notables :

Fabio Bergamaschi
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Génie absolu, virtuose de la science moderne, Fabio Bergamaschi est un alchimiste émigré de la ville de Miragliano, qui a rejoint le Westerland pour échapper à la dictature de là-bas, surtout après que sa sœur ait été tuée par des sbires du Tyran Giovanni. Aujourd’hui PDG de Maldini Solutions, nommé en l'honneur de son mentor Filippo Maldini, Fabio Bergamaschi dispose d’immenses subventions de la famille van Buik pour laquelle il développe des inventions fabuleuses et incroyables. On dit que l’entreprise de Bergamaschi chercherait à inventer des poudres magiques, produire des machines autonomes, et maîtriserait de nouveaux éléments afin d’améliorer le sort de tous… Ou produire des armes terribles, comme révélé par le député Barazul, ce qui le met à présent sous une grande pression.

Jadis proche de Lodewijk van Buik, dont il est momentanément un soutien principal, Bergamaschi attire les suspicions : ses étranges inventions seraient, entre autres, responsables de l’incendie du Palais-Neuf durant le nouvel an 1980. Mais c’est aussi un riche entrepreneur aux connexions étendues, chargé du chantier du Noordhaven, lié au régime de Régence, et dont la société, fermée à la cotation (sauf pour quelques chanceux tels que Jan Mostaert), attise beaucoup les convoitises.

Bergamaschi est un homme qui évite les journalistes. Ceux qui l’ont déjà rencontré décrivent un homme perturbé, obsédé par les calculs, souvent insultant en société, mais qui vit reclus et sans luxe. Certaines rumeurs disent qu’il prierait Solkan, le Dieu de la Vengeance Tiléen…
Agnès Bernauer
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Surnommée « l’Ogresse », Agnès Bernauer est une personnalité très controversée, mais qui est respectée dans le clergé de Halétha, la Déesse de la chasse et de la ruralité des Jutones. Née à Marienburg d’une famille bourgeoise, Agnès est passée par l’école d’arts ésotériques du collège Baron Henryk, avant de faire une « retraite spirituelle » dans les landes froides et stériles de Noordmandie. Elle en est revenue très changée, devenant une femme ermite, habillée en haillons, qui parle l’ancienne langue des Jutones…

Très charismatique, adorée de quiconque la rencontre, elle semble très forte pour inspirer le fanatisme dans les gens qu’elle entoure. Son surnom vient du fait qu’elle a été poursuivie pour meurtre, et on accuse elle et sa bande de sorcières de kidnapper des gens pour faire d’horribles rituels païens terminant souvent en sacrifices de sang… Mais Agnès Bernauer est, sans aucun doute, une puissante sorcière, et une professeure émérite pour former de nouvelles faiseurs de sortilèges. Elle est aussi bizarrement respectée des Elfes Sylvains de la forêt de Laurelorn, auxquels elle rend souvent visite.

Soutien de Lodewijk van Buik et de son Avant-garde, Bernauer est envoyée en Ulriczeit 1979 par le Staatsraad pour négocier un accord avec les elfes de la Laurelorn : une mission qu’elle accomplit avec brio, et qui lui fait gagner une certaine importance auprès du monde politique. Entraîneuse des Escadrons d’Assaut, auxquels elle enseigne quelques étranges rites, Bernauer est aussi la nouvelle rectrice de sorcellerie du Collège Baron Henryk. Une position accordée par Helena van Volendam, avec qui la grande-prêtresse paraît avoir des relations assez cordiales : anti-ankoriste assumée, étant à l’origine même du terme, Bernauer est apparemment ravie des dernières évolutions concernant le sort du peuple nain, et le concordat forcé que le régime prévoit d’imposer au culte de Sigmar.
Ludgar von Wittgenstein
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Directeur du Bureau de la Sécurité Intérieure et Extérieure (BSIE – Surnommés « les Marcheurs de Brume »), Ludgar est l’héritier d’une dynastie d’origine Impériale. Passé par le collège Baron Henryk, il cherche un temps à devenir prêtre de Sigmar, avant de finir collaborateur du BSIE. Il en gravit les échelons grâce à sa grande culture humaniste — Ludgar parle près de quatorze langues différentes, selon la rumeur, et aurait déjà mené une ambassade diplomatique auprès d’Elfes de la Mer qui voguent sur l’océan, selon la rumeur… « Selon la rumeur », parce qu’en fait, on ne sait presque rien de Ludgar von Wittgenstein, à part qu’il est solidement en charge du BSIE depuis plus de douze années maintenant. Il a intégralement transformé et modernisé les services de renseignement, remplaçant les militaires qui en faisaient par des étudiants en langues et des techniciens de la vie civile ou policière. Autrefois un service de brutes et d’assassins, le BSIE est devenu un service d’espions, d’agents provocateurs, de liseurs de courriers qui utilisent la science, le mentalisme, la magie et la manipulation psychologique des masses pour réussir à accomplir les sombres desseins du BSIE…

Ancien fidèle de l’Avant-Garde et contributeur à « l’Action Marienbourgeoise », cercle de pensée nationaliste bourgeois, Ludgar prend peu à peu ses distances avec Lodewijk van Buik devant l’incapacité de ce dernier à maintenir l’ordre dans le pays. On dit ainsi qu’il aurait été très exaspéré par les libérations répétées ordonnées par le Stathouder, comme celles des pacifistes colombes tels que Siemen Bruxau, ou des socialistes Fafnir Barazul et Roeland Bijjou, dont le dernier, ancien agent du BSIE, a directement été accusé d’être un agent double bretonnien.

Grand soutien du nouveau régime de Régence, dont il a permis l’ascension en faisant appel à la Phalange et sa Waffen-Kryptie pour régler les conséquences de la nuit de Quartz, Ludgar von Wittgenstein semble aujourd’hui concentrer ses efforts sur la lutte contre le SLAG - ce nouveau groupe d’anarchistes soutenu par le prince von Neurath, et formé par Roeland Bijjou pour amener la révolution au Westerland.
Mayken Verthust
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La générale Mayken Verthust est une militaire des Troupes d'État du Westerland. Lorsqu'elle était simple colonelle du 7e régiment d'infanterie, en 1975, elle est devenue célèbre pour avoir dirigé un effort important afin de barrer la voie puis liquider toute une harde d'hommes-bêtes sortie de la Drakwald pour piller des villages du pays Jutone - elle a été promue pour cet effort, mais la rumeur dit qu'on a surtout cherché à la caser dans un coin : beaucoup d'officiers n'ont que modérément apprécié les prises de risques inconsidérées de Verthust.

Dans un monde d’aristocrates masculinistes, Mayken est une exception : c’est une femme et une roturière, élevée dans un orphelinat sigmarite, qui n’est arrivée là où elle est que par son propre talent. Ultra-nationaliste et assez admiratrice du maréchal von Huntziger, Verthust a été brièvement Directrice des Armées lors du remaniement ministériel du gouvernement De Lémine, Lodewijk van Buik l’ayant mise à la tête des Escadrons d’Assaut, et en charge des autres innovations technologiques censées assurer la victoire sur le Rijk : si c’est une militaire, Verthust est avant-tout une logisiticienne, une chef de l'arrière très douée avec des cartes et des tracés et des papiers. Mais suite à l’échec du vote de la mobilisation générale, elle a été rapidement licenciée de ses responsabilités par le gouvernement De Lémine, qui souhaitait purger l’état-major des colonels proches de Lodewijk…

Membre du gang des quatre aux côtés de Mauritz van Buik, elle n’a pourtant pas été dotée d’un poste dans les colonies, comme les autres officiers un peu trop bruyants au goût du pouvoir en place. Son destin est officiellement en suspens, mais des bruits de couloirs laissent entendre que certains membres du régime de Régence, à commencer par Moritz van Wegstaal, souhaiteraient mettre à profit les talents de la générale pour doter le Westerland d’un véritable complexe militaro-industriel.
Theodoor Thiry
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Général de brigade de la Maréchaussée Générale, Theodoor Thiry est un vétéran du maintien de l’ordre. Fils d’officier, passé par l’École de Guerre, il n’est pas connu pour de grands éclats particuliers, mais est un général efficace et apprécié des hommes. Très dur dans ses propos, qui dépassent souvent les bornes, il s’est adjoint les services d’une spécialiste de la communication qui lui prépare ses discours, et qui a servi à bien redynamiser les recrutements au sein de l’institution. Theodoor Thiry est un légaliste pur et dur, obsédé par la loi et l’ordre, et qui dirige « sa » Maréchaussée d’une main de fer, pensant qu’un bon policier est avant tout quelqu’un qui s’occupe impeccablement de son uniforme et de sa discipline rigoureuse.

Devenu très connu après qu’il ait maté l’émeute de Leydenhoven, il divise beaucoup la population, entre ceux qui le prennent pour un homme à poigne, ou ceux qui pensent qu’il est un simple sbire d’extrême-droite aux méthodes très violentes. Les deux portraits sont en fait totalement vrais.

Directeur à l’intérieur après le 12 Ulriczeit et la démission de Jacques de Heere, sa nouvelle nomination n’a pas aidé à en faire un personnage moins polarisant. Si, d’une part, il est véritablement parvenu à endiguer le mouvement des Marsouins Rouges, en obtenant la “collaboration” de Dankmar Mirtuv pour désarmer la section de Marienburg - son obstructionnisme face à l’enquête parlementaire sur la maréchaussée, tout comme sa répression ultra violente des manifestations socialistes de Vorhexen 1979, ont finalement mené à son limogeage sous le gouvernement Horenbout. Même s’il n’a momentanément plus de commandement, Thiry n’a cependant pas été viré de la Maréchaussée : peut-être la Régence sera-t-elle capable de lui trouver une autre utilité.
Lucain-Stéphane de la Tour de Poussenec, duc de Gamay (En exil), Chef d’état-major des Armées du Westerland
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Il y a quinze ans, la Bretonnie était encore en guerre civile — déchirée entre les partisans du Graal et les « Béotiens », le surnom de ceux qui dénonçaient cette religion comme païenne, ensorcelée et sordide et avaient recours à l’iconoclasme pour détruire les chapelles du Graal. Pendant presque un siècle, Graaleux et Béotiens se sont entre-tués, sur le champ de bataille ou par des assassinats ciblés ou de masse. La famille des ducs de Gamay, dans le duché de Montfort, étaient devenus de grands partisans du mouvement Béotien, jusqu’à ce que leur domaine se fasse envahir, et les contraigne à l’exil…

Lucain-Stéphane est le fils de l’ancien duc de Gamay. Alors qu’il n’avait que dix ans, il s’est retrouvé dans le Westerland, les de Gamay étant proches de la famille van Buik : Antoinette de Gamay, fille du gouverneur de l’Anguille d’alors, étant la grand-mère maternelle de l’Impératrice Magritta. Tandis que son père épousait la petite sœur du colonel de Baen — Lucain-Stéphane est donc devenu le neveu par alliance du colonel, et son plus proche confident. À la mort de son fils, il devient en quelque sorte le fils adoptif du colonel, qui reporte toute son affection sur lui.

De Gamay peut toujours prétendre à un gros héritage en Bretonnie, et Louis XIV a tenté plusieurs fois de le faire revenir dans le pays en lui proposant de restaurer son titre et de lui offrir des réparations. Mais Gamay est diplômé de l’école de guerre de Klessen, et depuis peu chef de l’état-major de l’ensemble des armées du Westerland : promu après la purge des colonels proches de Lodewijk van Buik, ce jeune chien de guerre de vingt-deux ans est désormais en charge de l’ensemble du front, où il s’est illustré par sa tactique autant que sa bravoure - il y a plusieurs fois risqués la mort, avant d’être sauvé respectivement par les miliciens de Fafnir Barazul ou les Escadrons d’Assaut. Malgré les mutineries, les luttes internes au pays, et la méfiance d’une partie des “dinosaures”, le nouveau commandant en chef tient fermement le front, et entend porter le drapeau du Westerland sur les murs d’Altdorf.

Princes d’Empire :

Siegfried V von Neurath, « Empereur d’Altdorf », Grand-Prince du Reikland et Prince d’Altdorf.

Le Grand Théogoniste Vilgrim III, né Hanfred von Holswig

Mannfred II Todbringer, « Empereur-Loup », Graf de Middenheim

Ar-Ulric Franzsson

Alfrich von Gausser-Ostrein, Grand-Baron du Nordland

Amadeus Steinhardt, Grand-Chancelier d'Ostermark, Franc-Comte de Mordheim

Kendrak V, archi-lecteur de Nuln


Personnages étrangers :

Louis XIV de Chinon, roi de Bretonnie et de Navarral
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Roi de tous les Bretonnis, Louis XIV est le monarque le plus puissant de tout le continent, un dictateur autoritaire, absolu, où chacune de ses paroles fait loi et tous les actes de ses États Généraux sont pris « Selon [son] bon plaisir ».

Né en 1919 pendant la période très tumultueuse des Guerres de Religion Bretonniennes (1884-1963), il est le fils du duc d’Arcassonne, Fabien II de Chinon-Navarral, chef du « parti Béotien » — les réformés contestant l’orthodoxie ultra religieuse du culte du Saint-Concile et de la religion « superstitieuse » et organisée. Alors qu’il n’a que neuf ans, son père est tué lors du siège de Castel-Aquitanie, prétendument frappé d’un coup d’arbalète alors qu’il urinait contre les remparts de la ville toute juste conquise. Encore enfant, il se retrouve à devenir l’objet des grands partisans influents du camp Béotien à travers une guerre civile qui ne cesse d’empirer.
À l’âge de dix-sept-ans, il est fiancé à la princesse Josseline, fille du roi, dans une tentative de réunir le pays entre les orthodoxes et les béotiens. Mais lors des grandes « Noces Carmin », la ville de Gisoreux où est célébrée l’union se transforme en un véritable massacre — les invités du parti Béotien, de même que tous les réformés de la cité, sont proprement massacrés durant un jour et une nuit d’horreur. Grâce à son sang royal, Louis est épargné, et forcé de se convertir. Il parviendra à s’échapper de sa quasi-détention deux ans plus tard, pour réformer le parti Béotien et continuer la guerre.

Le conflit perdurera malgré les nombreuses victoires militaires de Louis — cavalier émérite, stratège vif et efficace, il parvient à réformer sa petite armée désespérée et gouverne très bien ses terres, use et abuse de la propagande et des promesses pour reconstituer presque à lui tout seul la rébellion. Mais il comprend, des décennies plus tard, qu’il ne parviendra jamais à sécuriser la nation en tenant à ses croyances. Alors qu’il devient, suite à la mort du précédent roi, l’héritier légitime de la Couronne, le pays flambe dans un regain de violence morbide à travers toute la nation, qui lui empêche de sécuriser le trône. En 1963, il accepte enfin de négocier : il se convertit à la religion orthodoxe, boit le Graal tendu par les damoiselles de la Dame du Lac, et pardonne à tous ses anciens adversaires, y comprit les meurtriers de sa famille, à coup de pensions et de domaines. Il publie aussi « l’édit de Brionne », qui offre une tolérance religieuse malaisée pour les Béotiens, inspiré des idées libérales du Westerland.

Cela fait maintenant 16 années que Louis est reconnu comme le Quatorzième porteur de ce prénom à régner sur la nation. Il a dirigé d’une main de fer son pays, mis au pas la noblesse, fait rédiger les coutumes, donné du pouvoir aux gouverneurs et aux intendants qu’il nomme au détriment des anciens privilèges seigneuriaux — mais il n’a remis en cause ni le servage, ni les privilèges aristocratiques, et malgré ses grandes tentatives de réformes économiques, politiques, et militaires, la Bretonnie est encore aujourd’hui un béhémoth pesant et corrompu, souvent miné par des rébellions antifiscales et l’horreur de la guerre du Novareno.

Au sein de son pays, on pourrait croire qu’un Roi sage, calme, qui sait très bien diriger le pays, serait un grand dirigeant. Si plus personne aujourd’hui ne remet en cause la légitimité de Louis XIV et n’oserait jamais le faire (Les derniers à avoir essayé, les sires de l’Anguille, sont morts décapités à la Bastille de Gisoreux…), il est un roi immensément inpopulaire — les réformés le considèrent comme un traître, les orthodoxes comme un opportuniste, il est vu comme l’homme de la taille royale qui a imposé un impôt à toute la nation, et le suppôt de la noblesse qui refuse de réformer les hordes de serfs qui font travailler l’agriculture du pays. Ses décisions pour diriger le pays sont souvent rationnelles, et peu appréciées — c’est ainsi qu’au lieu de continuer à financer une défense très coûteuse contre les Norses qui ne cessent de piller le pays, il a décidé plutôt de les accueillir et de leur attribuer une partie de la province du Lyonnesse, au grand dam des ducs de Moussillon qui ont à présent en nouveaux voisins des barbares venus d’un autre continent. À l’inverse, Louis tient énormément à l’héritage du Navarral, tenu par le sang de son père, et qui lui attribue une origine Irranaise.

Immensément puissant, Louis a beau avoir mille défis, il n’est pas à sous-estimer : avec 18 millions de sujets, et à la tête d’un pays qui lui est tout entier soumis, il est capable d’appeler à lui des forces contre lesquelles il faudrait tout le continent pour rivaliser.

Gahériet de Chinon, prince-duc de Couronne
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Deuxième fils encore vivant de Louis XIV, Gahériet a le titre de « duc-pair de Couronne ». Il n’était jusqu’à récemment pas perçu comme l’héritier naturel au trône : son grand-frère, Ludovic, est l’aîné, et en Bretonnie, la loi de primogéniture est extrêmement importante. Mais en 1972, le prince Ludovic, duc de Parravon, est victime d’une bouffée de folie au cours de laquelle il tue deux de ses écuyers dans une partie de chasse. Depuis, même si personne n’ose le dire à voix haute, Gahériet commence à être un candidat plus naturel à la succession…

Né en 1961, Gahériet était l’enfant détesté de son père. Dès l’enfance assez immature, et peu studieux, il ne semble n'avoir que trois passions dans sa vie : l’équitation, l’histoire, et les gardes Irranais de son père. Ayant grandi dans un contexte familial très particulier, il éprouve très tôt un grand rejet des femmes, et un amour pour les jeunes hommes de la cour. Malgré toutes les tentatives d’éducation de plus en plus strictes de sa famille, il marque par sa tendance à aimer les vêtements féminins, le port des robes, et il lui arrive même de se voiler les cheveux, pour la plus grande sidération de la cour.

Gahériet est un bon combattant et un héros de tournoi, et sa naissance illustre empêche toute remise en cause de ce qu’il est. Paresseux, rapidement victime d’ennui, il ferait sans doute un très mauvais dirigeant — il n’a produit aucune réalisation en Couronne, si ce n’est des commandes d’artistes (Surtout Tiléens, dont il raffole), et ce sont d’autres hommes autour de lui qui ont permis le développement de cette région. Ce qu’on nomme « la Nortagne », la région la plus au nord de Bretonnie, est composée de beaucoup de personnes d’origine Endale, et le pays semble très proche culturellement et économiquement du Westerland, avec ses fabriques de draps, ses marais, et son amour des moules et du welsh.

Thomas Talbot, chef du parti « Faucon » de Bretonnie
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Prince descendant d’une branche de la famille de Rugney, gouverneurs historiques d’Artenois, Talbot est un enfant de cette noblesse titrée moyenne, des barons qui survivent pas tant grâce à leurs grandes terres féodales que leur service envers les princes. Son père étant un Béotien, il grandit proche de la cour du futur Louis XIV — et devient à l’âge de 8 ans le « whipping boy » de Gahériet de Chinon ; cela veut dire qu’il sert de souffre-douleur, puni à la place du prince lorsqu’il mérite correction. Toute son enfance, Thomas Talbot subira donc des coups de fouet, des fessées, des pendaisons par les épaules nu et en public, et des avalages d’excréments : le genre de punitions communes et normales dans l’étrange pays de Bretonnie. Ces horreurs sont compensées par les honneurs et les cadeaux qu’il gagne une fois jeune adolescent ; il a la chance d’être fait enseigne de la gendarmerie, et combat aux côtés de la Légion Étrangère dans l’Orquemont. Il est blessé grièvement en affrontant et tuant un chef Orque en duel singulier, ce qui lui vaut une renommée à travers toute la cour.

Malgré son jeune âge, le prestige tiré de ses âpres combats répétés contre les Peaux-Vertes, à une époque où la Bretonnie a désespérément besoin de héros pour redorer son prestige (La guerre civile ne s’est terminée qu’il n’y a quinze ans…), a fait de lui un personnage incontournable à la cour. Thomas Talbot est devenu le confident et le plus proche des favoris du prince Gahériet, qui ne cesse de le couvrir de titres, d’honneurs, de présents en tous genres. La richesse toute nouvelle et excentrique de Talbot, au grand déplaisir du roi, lui a permis de constituer un parti autour de lui — bien qu’il n’ait absolument pas l’expérience militaire des vieux maréchaux de Bretonnie (Au chef desquels Philippe de Massu, duc de Bourgon) ou de ses « chiens de mer » semi-pirates, Talbot a les relations et le charisme suffisant pour servir de figure de proue. Beau garçon plus « présentable » que les aristos barbus, il est attendu de sa part de convaincre le roi Louis XIV d’adopter une posture internationale agressive, et violente ; contre les Irranais, les Norses, mais aussi les Westerlanders qui possèdent encore la Breto-Endalie tant convoitée.

Amaury de Segonzac, duc de Moussillon, chef du parti « Colombe » de Bretonnie
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Grand feudataire de Bretonnie, les ducs de Moussillon ont passé la guerre civile à osciller entre le camp orthodoxe et béotien. Amaury, vieil homme né en 1903, a toujours été un animal politique, aussi lâche qu’opportuniste, et il a vite prêté fidélité à Louis XIV dès qu’il a correctement analysé que celui-ci remporterait finalement la guerre civile. Il en a gagné la conservation de ses privilèges et de ses titres, et une quasi-indépendance bienvenue dans le pays Bretonnien…

Homme placide, calme, éternellement neutre, Amaury ne s’exprime presque jamais, ni sur les questions religieuses, ni politiques. Il est le chef naturel des « Colombes », les Bretonniens qui aspirent à la paix et l’échange politique, et il a réussi à mettre en place plusieurs de ses pions à la cour royale de Louis XIV. Grand développeur de sa province, il a fait de Moussillon un duché plus riche et commerçant que jamais, tourné qu’il est vers les colonies, mais aussi vers le Westerland — c’est ainsi qu’il a réussi à faire que sa jeune fille (Ils ont 56 années d’écart…) épouse le prince de Calden, alors frère du Grand-Baron du Westerland.

Une rumeur voudrait qu’Amaury s’intéresse à la sorcellerie, et serait un démonologiste ayant signé quelques ouvrages de magie noire. Il serait également membre des Libre-Marchands, en leur Grand-Septentrion de Moussillon.

Sa Sainteté, la Matriarche Eutropia II
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Archi-prêtresse du culte de Shallya, évêchesse de Couronne, Eutropia II est la religieuse la plus puissante du continent. Non seulement elle dirige un culte religieux qui est parvenu à se faire prier par la totalité du Vieux-Monde, d’Alruwws (Émirat Arabéen de Los Cabos) jusqu’à Erengrad, mais le culte de Shallya a également une très forte influence sur les autres cultes classiques établis, et l’on prie rarement Myrmidia, Véréna ou Mórr sans avoir une pensée pour Shallya derrière…

Élue Matriarche par le Saint-Synode en 1965, Eutropia a brisé une ancienne tradition : cela faisait maintenant plus d’un siècle que toutes les matriarches étaient choisies parmi des Bretonniennes, or, Eutropia est une Darienne, née Doukissa Papantoníou dans les Principautés Frontalières. Issue de la petite noblesse de Myrmidens, elle parvient à voyager à travers le monde, se fait missionnaire auprès des Ungols à Dorogo, puis auprès des Albionnais. Très orthodoxe dans ses croyances, attachée solidement au culte des saints et aux miracles, elle reste une femme très lucide et éduquée sur la question du Millénarisme, et milite pour une transformation des cultes classiques pour permettre de survivre au prochain millénaire ; c’est ainsi qu’on la voit souvent proposer des œcuménismes variables avec les autres religions classiques et locales. Elle est une grande défenseure, aussi étrange que cela puisse paraître, des concordats comme « le Saint-Concile » Bretonnien ou le concordat Julien du Westerland — c’est qu’elle pense que collaborer avec les autorités légales et les princes capricieux est un moyen de les influencer et de faire survivre la religion avec la puissance législative, plutôt que laisser l’emporter les factions anticléricales devenues beaucoup trop populaires à travers le Vieux-Monde.

Depuis quinze ans qu’elle est à la tête du culte Shalléen, elle n’a eu cesse de tenter de renforcer les cultes classiques. La concrétisation de son plan est « l’Opus Dea », un ordre qu’elle a participé à fonder en 1945 — un cercle de pensée mêlant laïcs et religieux, intéressés par la question de la croyance et de la pratique de la foi pour le Nouveau Millénaire, il accueille tant des béotiens que de véritables orthodoxes. Autrefois perçu comme choquant et déplacé, l’Opus Dea a obtenu une pleine gloire lorsque les manœuvres d’Eutropia ont permis son élection. L’Opus Dea est notamment très lié dans le Westerland aux figures des « Robes Rouges », l’ordre religieux d’Ingrid Pien ayant inspiré le mouvement politique Colombe et l’USD ensuite. L’USD dispose donc au-delà de leurs frontières d’un solide allié bien utile.

« Il Cavallo », Fidelis Castronovo, premier secrétaire du Parti Ouvrier de Verezzo.
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Verezzo est une ancienne grande province de Tilée, connue pour ses immenses champs très productifs, servant de véritable grenier à blé du Sud du Vieux-Monde. Autrefois une principauté féodale bien aristocratique et très traditionnelle, elle s’embrase à partir de 1956 à la faveur d’une horrible guerre civile, provoquée par des rébellions paysannes rêvant d’un nouveau monde, de collectivisation des terres et de grandes démocraties. Contre toute attente, et malgré l’intervention de mercenaires étrangers, la révolution débouche sur une grande victoire à partir de 1960, quand les anciens princes de Verezzo s’enfuient pour Nuln et abandonnent le pays.

« Il Cavallo », « le cheval » en Tiléen, est un héros de la Révolution. Fils d’urbains de la cité, issus de la classe patricienne et aristocratique, il est destiné dans l’adolescence à des études de médecin. Âgé uniquement de 18 ans, il fait un voyage sabbatique à travers tout le continent, où il est choqué par la misère, les inégalités, les superstitions de prêtres qui maintiennent le commun des mortels dans la soumission et la peur, les débuts de colonisation qui enchaînent le monde entier. Un temps inspiré par le Millénarisme Vérénéen, il trouve que les réformés ne vont pas assez loin dans leurs idées de changements, et que plus que l’égalité politique, il faut réussir à achever l’égalité sociale. Quelques événements horribles le poussent dans la frange la plus radicale des Millénaristes, et il se retrouve militant politique dans les écoles de gauche de l’université de Verezzo. Lorsque la faculté est fermée par ordre du prince, il tombe dans la clandestinité, s’improvise d’abord poseur d’affiches, artiste-taggeur, puis, finalement, guérillero.

Son surnom vient de son aspect chevaleresque et discipliné — en tant que chef de bande, Castronovo est un bandit élégant et magnifique, qui épargne ses ennemis et vit un véritable roman de cape et d’épée. D’abord un simple second couteau des millénaristes, il est bizarrement poussé à prendre le contrôle du secrétariat général du parti victorieux en 1963 à la mort de son précédent glorieux chef, Leon Uomoacciao.

En tant que chef suprême de Verezzo, Il Cavallo tranche par sa propagande, l’admiration que lui voue le peuple, teintée de choses plus noires et cachées — il aurait notamment inauguré des prisons pour dissidents politiques et ferait nouer toute opposition à son parti dans l’ombre, qu’il justifie par la nécessité de faire survivre le seul pays véritablement socialiste du monde contre la « Pieuvre Impérialiste » ; Beau, élégant, ultra-charismatique, il est connu pour avoir entre autres déjà séduit une assassin envoyée par le Secret du Roi Bretonnien en lui tendant sa propre arme.

Plus que le simple chef d’une riche province Tiléenne, Il Cavallo est le chef de l’Internationale Ouvrière. Alors que toutes les autres révoltes millénaristes ont échoué à travers le continent, il a solidement ancré l’espoir socialiste dans un endroit matérialisé du monde. Partisan de la « Révolution Internationale », Il Cavallo utilise l’argent de Verezzo pour financer à travers le monde toutes les actions millénaristes qui ont lieu sur le continent entier. Il viserait à faire ancrer son idéologie dans l’Empire, et ne manque pas de relais. Partisan de la Realpolitik, il a pourtant négocié des traités de commerce assez fructueux avec le Westerland, pourtant un régime bien colonisateur qu’il ne cesse de dénoncer dans ses discours — il sait que le meilleur moyen d’ancrer le socialisme est par des moyens détournés et de la propagande, et non forcément par l’unique moyen militaire et terroriste.

Mercurio d’Astarios, prince-héritier du royaume de Magritta
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Le Royaume de Magritta-Astarios est le plus puissant des royaumes Estaliens, construit entre la cité-État de Tobaro (Qui est considérée comme Tiléenne, même si construite sur la péninsule Estalienne), l’émirat d’Alruwws, et le royaume de Bilbali-Tigarre. Riche et prospère, le royaume de Magritta est en fait un assemblage très féodal de plusieurs principautés autrefois indépendantes, où les « Cortès », les assemblées locales de notables, détiennent les vrais pouvoirs, et considèrent le monarque comme un simple représentant et chef honorifique. Les Rois de Magritta, pour agir et demeurer puissants, comptent sur une alliance avec la foi, et notamment, l’archi-puissant Culte de Myrmidia.

Depuis la Révolution Solkanite de Remas, « L’Aguila Ultima », papesse de l’Église Myrmidéenne, s’est réfugiée à Magritta où se trouve l’Archecclesiastium, monument sacré et immense temple-cathédrale à la gloire de la Déesse-Aigle. Le contrôle de cette route immensément importante pour les pèlerins, ainsi qu’une alliance d’intérêt avec la religion, a permis aux rois de Magritta d’obtenir beaucoup d’argent, et le soutien de militaires, de stratèges, d’artistes et de gouverneurs bureaucrates formés dans les prestigieuses écoles de cette religion. L’alliance s’est progressivement renforcée depuis que le Roi Sanchez X a autorisé la création de « l’Inquisition Myrmidéenne », chargée de traquer les faiseurs de sortilèges, les Arabéens utilisant des djinns, et les Vampires qui menacent tous l’Estalie dans l’ombre.

Sanchez X étant tombé gravement malade il y a deux ans, c’est son fils, le prince-héritier Mercurio, qui semble avoir pris les rênes — sans être régent, il commence à prendre de plus en plus de responsabilités. Homme éduqué, intelligent, passionné de vénerie, il est un Myrmidéen archi-convaincu, ayant même rêvé à une époque de se faire prêtre à la lance. Il ne cache pas lors de banquets et de réunions diplomatiques qu’il rêve d’une grande croisade pour reprendre Remas et y replacer l’Aguila Ultima. Il est aussi persuadé que son devoir est de défendre le Sud du Vieux-Monde, et peut-être de réformer un nouvel Empire Remassien — il compte sur le Westerland pour aider à ces projets, notamment pour contrebalancer l’influence de plus en plus importante de la Bretonnie. Malgré son dégoût pour le socialisme, il a beaucoup soutenu le Front de Libération de Novareno contre l’occupant Bretonni, brisant ainsi la neutralité de son père qui préférait ignorer les Bretonniens afin de favoriser un équilibre mondial et de bonnes relations avec le puissant royaume voisin.

Le Dominus Ultor, Gardien de la Révolution de Remas
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Remas, autrefois capitale du monde entier, est la plus ancienne ville du continent, une ancienne gloire prestigieuse, riche, centre culturel et religieux fascinant les artistes du monde entier. Hélas, la corruption, de mauvaises récoltes, et une famine importante ont fait grossir en importance à travers le XXe siècle l’étrange religion de Solkan, Dieu de la Loi et de la Vengeance, jusqu’à conduire en 1959 à la « Révolution Ensoleillée » — des extrémistes religieux se sont emparés du pouvoir, ont corrompu l’armée et la garde, et ont mis en place un régime politique extrémiste, dur, ne tolérant rien qui puisse contrevenir aux règles édictées face à la diablerie par le Seigneur-Solkan.

Le « Dominus Ultor » est le nom du chef du culte Solkanite qui a pu s’emparer de la ville. Personne ne connaît sa vraie identité, car il apparaît toujours masqué, et seuls quelques intimes très proches peuvent lui parler sans. Faisant toujours de magnifiques discours depuis le balcon du Palais de Remas, il harangue des foules de milliers d’individus, avec des sermons religieux remplis de désirs de haine et de vengeance. Il a persuadé des tas de gens que le Nouveau Millénaire conduirait à une apocalypse, et surfé sur la peur des sorciers et des esprits pour commencer de nombreux bûchers qui illuminent le contado de Remas. Bien qu’officiellement, Remas soit devenue une République qui respecte les cultes, les particularismes et la démocratie, dans les faits, le Dominus Ultor compte bien utiliser son influence pour purger non seulement sa principauté, mais également le monde entier, du Mal et de ce qu’il appelle « le Chaos »…

Giovanni, Tyran de Miragliano
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Giovanni, tyran et frère-guide suprême de la Révolution de la Grande Commune Populaire des masses Vérénéenne Tiléenne et Socialiste, est sans aucun doute le pire des dictateurs du Vieux-Monde, notamment car il a inventé une nouvelle théorie politique absolument terrifiante mais qui semble être une nouvelle recette pour diriger le monde : le Totalisme.

Autrefois noble, condotierre puis gonfalonier de la principauté de Miragliano, il profite des troubles civils et des épisodes de révoltes millénaristes de sa province, pour prendre le contrôle de l’armée et faire un immense coup d’État en 1949, devenant ainsi le premier des « Tyrans de Tilée » qui profitent des épisodes de crises et d’épidémies pour faire la Révolution. Si au départ, le condotierre Giovanni Gentile donne à son régime des airs de commune socialiste démocratique dont il n’est que le protecteur, il décide en 1951 de faire liquider en une soirée l’entièreté des hommes politiques, des militaires et des gens influents de sa principauté au cours d’une immense proscription sanglante. Il imagine alors un nouveau système politique, où l’État, dont il serait le Guide Suprême, serait tout entier tourné vers lui, ses décisions, et un système politique oppressant, puissant, terrifiant grâce à une police secrète (Inspirée de la Cryptie de l’ancienne cité de Solania) et une armée d’enfants-soldats propagandisés à vénérer Giovanni comme un quasi-Dieu Vivant.

Giovanni prétend avoir trouvé le régime parfait entre les aspirations socialistes et le respect des religions et des traditions de l’ancien monde. Il est, en pratique, devenu un dictateur terrifiant, qui fait régulièrement d’horribles purges à coup d’égorgements, de décapitations et de bûchers même de ses amis proches, afin que tout le monde vive constamment dans la terreur de sa personne. Récemment, l’âge commence à se faire sentir, et Giovanni semble petit à petit devenir sénile — il aime s’habiller en prêtre de Mórr avec le col Remassien, et dit recevoir des rêves du Veilleur qui lui demande de préparer le retour des Dieux sur Terre. Cela s’est traduit par encore plus de purges qu’habituellement et d’énormes préparations militaires, apparemment pour s’attaquer à la Bretonnie ou l’Empire…

Miragliano demeure un pays riche et puissant, ce qui n’arrange rien.

Grindol Mardinson, Haut-Roi des Nains, roi de Karaz-a-Karak
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Monarque représentant l’union du Karaz Ankor, Grindol Mardinson a été élevé par acclamation récemment en 1972, suite à la mort de son oncle Bardin Ultherson dans un grand combat contre les Orques dans les Terres Arides, pour tenter de reconquérir les Karaks d’au-delà du Golfe Noir. Contrairement à son oncle très militariste et traditionaliste, Grindol est un Nain beaucoup plus « diplomate », en termes Nains — il est très intéressé par les relations avec les Nains Gris et la colonisation de terres étrangères, à la recherche des anciens Karaks ancestraux. On dit que, dans sa jeunesse, il a été marin et explorateur, ce qui est très rare pour des Nains généralement habitués à rester dans leurs montagnes, il n’est donc pas étonnant de le voir développer férocement la marine Naine. Pensant que les Nains peuvent épargner leur sang et leur or par la coopération, on le voit faire des traités avec les royaumes des hommes des Principautés Frontalières, et de plus en plus s’intéresser aux affaires de l’Empire et des communautés Naines parmi les Humains. Certaines mauvaises langues, notamment des longues-barbes traditionalistes, accusent Grindol de ne pas respecter tous les usages anciens et traditionnels de l’Ankor, voire-même, d’essayer de découvrir les Elfes d’Athel Loren et de Laurelorn, afin d’échanger avec eux — il posséderait même quelques œuvres d’arts Elfiques qu’il admirerait secrètement !

La Nuit de Quartz a provoqué un profond émoi à Karaz-a-Karak. Seule la volonté de Grindol de développer les relations extérieures des Nains a empêché, pour l’instant, d’écrire dans le Livre des Rancunes et d’exiger un paiement en sang — mais il est hors de question pour lui de laisser les Nains du Westerland seuls, surtout lorsque l’on connaît ses projets de développement commerciaux.

Uleb Dobrynich, possadnik d’Erengrad
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La Principauté d’Erengrad est un important territoire enclavé au nord-ouest du pays Ungol, constitué du peuple des nomades Gospodars dirigés par une élite aristocratique Norse. Bien qu’officiellement sous le contrôle d’un prince issu d’une lignée dynastique, la ville d’Erengrad est devenue une telle puissance commerciale et maritime que son maire, le possadnik, est devenu le véritable chef d’État officieux de la principauté, devenant le quasi-régent pouvant mener les princes comme bon il lui semble. L’actuel prince de Novgorod, Rostislav Yuryevich, étant un jeune garçon de treize ans, il a particulièrement peu de pouvoirs…

L’actuel possadnik est un boyar de sang-mêlé, au père Gospodar et à la mère fille d’un Jarl Varg. Ancien capitaine de marine, ayant fait fortune à Marienburg, Uleb parvient à se faire élire bourgmestre prétendument grâce à ses libéralités, ses pots-de-vins et ses grands cadeaux à la population de la ville. Il continue une œuvre politique moyenne et très peu populaire du reste du territoire, d’ouverture et de développement d’Erengrad — il accueille des missionnaires étrangers, ce qui met en colère les croyants dans les Dieux traditionnels des Norses et des Gospodars, réduit les pouvoirs et les privilèges des boyars, augmente les impôts pour financer de nouvelles infrastructures dans la cité… Mais, pire que tout, Uleb a officialisé le payement d’un tribut envers le Grand Khan Ungol de Dorogo, pour éviter d’avoir à craindre une invasion, mais aussi peut-être pour s’économiser les coûts et les risques d’une armée de métier…

Bien que bon commerçant et créature politique rapace et compétente, Uleb est notoirement corrompu et facilement influencé par les cadeaux et les opportunités. Son ego et son avarice le font parfois être confondu avec le vrai prince, et on le voit négocier en personne avec le Basileus de Myrmidens pour lui envoyer des gardes Housecarles recrutés dans ce qu’il considère être « sa » ville et « sa » maison… Connaissant les mœurs Gospodarines, il n’est pas sûr que Uleb survive bien longtemps, mais il en est conscient et semble ne pas craindre de complots.

Vanlande Ottar illråde, Grand-Roi de Norsca, Roi des Skaelings, Roi de Herot
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Descendant de la prestigieuse lignée des dirigeants des Skaelings, Vanlande est le fils bâtard du héros Egil Tunnadolg, pilleur de la Bretonnie et ancien housecarl au service du Basileus de Myrmidens. Au départ simple courtisan à Herot (Ou Olricstaad, comme on la nomme aujourd’hui — ville sacrée d’Ulric et « capitale » d’une Norsca en plein développement et civilisation), il parvient en 1974 à prendre le pouvoir en faisant tuer son grand frère, et en épousant sa femme — certains disent que le complot aurait été permis avec l’argent de Marienburg, puisque « la Hanse Impériale », une association commerciale basée au Westerland et au Nordland, était inquiète des projets du précédent Roi de reprendre le contrôle de comptoirs commerciaux très lucratifs pour les navires Jutones.

Vanlande n’est pas du tout aimé de son peuple. Il est connu pour être corrompu, irrévérencieux envers les Dieux Anciens, plus intéressé par la prière envers Olric que les grands seigneurs noirs qui contrôlent véritablement l’Au-Delà. Il est réputé être lâche et couard, ce qui n’est pas totalement vrai ; bien que Vanlande refuse toujours les duels singuliers, il est un excellent combattant, simplement, il refuse de se mettre en danger s’il n’est pas sûr et certain de gagner. Il dirige pour l’heure la Norsca avec une main douce, faisant des cadeaux aux autres grands Rois, acceptant leurs insultes et leurs défis pour mieux les manipuler de l’intérieur par des cadeaux, des messes basses, et l’envoi de missionnaires Ulricains… Un véritable animal politique, intéressé que par la quantité de bijoux qu’il peut porter et de vins rares qu’il peut boire ; il est étrangement polyglotte, capable même de converser habituellement avec les Nains Norses dans leur étrange khazalid.

Bazid Şah bin Murad Şah Han, Pādichāh d’Arabie.
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Sultan des sultans d’Arabie, régnant sur tout un continent depuis la Sulbime Porte d’Alhaka, le Padichah est sans doute le souverain humain le plus puissant qui existe sur Terre — le Dragon-Empereur du Cathay n’étant a priori pas tout à fait un être humain… Avec ses immenses villes richissimes, sa population immense, ses peuples entiers soumis, les sultans d’Arabie terrifient les mers avec leurs chebecs, et possèdent d’antiques cités Elfiques qui font leur renommée et leur puissance — leurs razzias sont craintes jusque dans le Vieux-Monde, puisqu’ils possèdent un pied-à-terre en Estalie grâce à l’émirat d’Alruwws, et ils menacent régulièrement les Principautés Frontalières qu’ils auraient le projet de conquérir…

Murad le Législateur a été un sultan qui a marqué l’Arabie à jamais — régnant pendant 49 années, il a été un conquérant militaire, un gouverneur impitoyable, un rénovateur de la religion de l’Unique, un constructeur de la marine et un diplomate aiguisé. Hélas, Murad a été connu pour ses horreurs personnelles durant son règne, ayant fait tuer nombre de ses proches, y comprit ses propres enfants : Solimane est mort d’une variole contractée pendant la mise au pas des peuples Scythiens, Bayezid et ses enfants ont été étranglés sur ordre de son propre père pour avoir prétendument mené une rébellion contre lui, et Rüstem a été empoisonné puis ses filles noyées pour une accusation similaire. Bazid est devenu rapidement le seul héritier vivant de Murad, enfant d’une de ses 78 épouses. Par crainte d’un énième complot, Bazid fut enfermé toute sa vie, de sa naissance jusqu’à ses 25 ans, quand enfin Murad décida de rendre l’âme et de retourner à la Terre…

Bazid n’a pas vu une seule fois la lumière du soleil pendant 25 années. Il n’a été qu’à peine éduqué à savoir lire et écrire l’arabéen et connaître les choses religieuses — son père l’a volontairement éloigné de toutes études, des sciences, des connaissances, et l’a complètement laissé tout seul dans le harem, entouré de femmes et d’eunuques. À présent, il dirige depuis un an un Empire gigantesque, et sa faiblesse autant que sa mauvaise constitution ont renforcé férocement les gouverneurs, les prêtres de l’Unique, et surtout le corps des janissaires, les gardes-du-corps esclaves du grand Sultan, qui sont devenus les véritables maîtres de la nation.

L’Arabie a beau être immensément puissante, elle risque d’être victime d’une grave crise, qui sera synonyme d’opportunités mais aussi de dangers pour le Westerland.
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