[Armand de Lyrie] Maman

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

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[MJ] Katarin
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Re: [Armand de Lyrie] Maman

Message par [MJ] Katarin »

Si Constance avait baissé sa lance une seconde fois après un temps d'hésitation, elle ne put répondre à Armand. Sa bouche s'était entrouverte, montrant que peut-être elle aurait voulu trouver les bons mots, ceux qui auraient été source de réconfort, mais aucun ne réussit à quitter les parois de sa gorge. Alors elle se ravisa, ses lèvres se scellant à nouveau, tandis qu'elle observait d'un regard triste l'arme maudite, et Armand assis au sol, presque vaincu tant par ses multiples blessures que par un désespoir insidieux.

Une bourrasque glaciale vint combler le silence. Le vent fit trembler sa capuche, dont les mèches brunes s'échappaient pour danser au rythme de l'air. Il se faufilait dans les interstices de l'armure d'Armand, refroidissant sa peau trempée de sueur. Des nuages gris s'amoncelaient lentement au-dessus d'eux, cachant partiellement la lune, rendant le cimetière plus sombre qu'il ne l'était déjà.

- Je... je vais le faire.

Elle avait finalement parlé. Sa voix était forte, empreinte d'une volonté robuste. Si Constance avait éprouvé des doutes, cet instant de réflexion semblait lui avoir permis de prendre une décision.

- Je... regarde-toi. Tu... tu es tellement blessé, c'est un miracle que tu respires encore quand je vois l'état de ton armure. Tu... ça suffit. Tu en as assez fait. Alors que moi... moi je me suis cachée un mois durant. Je savais que Symbiose était ici, mais j'avais tellement peur... je n'ai rien fait. Et même maintenant, tu... tu t'es battu contre La Dame seule sait quoi dans ce mausolée, qui t'a amoché ainsi, et tu l'as fait seul pendant que je suis restée là, immobile, inutile. Tu... tu es un chevalier, je sais que c'est ton devoir de me protéger mais... mais ça suffit.

Elle en avait les larmes aux yeux. La force de sa résolution n'allait pas sans être accompagnée par d'autres émotions.

- Je savais. Je m'en doutais déjà grâce aux déréliches, mais quand tu es arrivé, ça ne pouvait plus être une coïncidence. Je ne suis pas là par hasard. Rien de tout ça... n'est le fruit de Ranald. Armand, ma mère m'a interdite de venir ici, mais elle a tout fait pour que moi, une femme, apprenne à manier une arme. Elle aussi devait savoir que quoi qu'elle fasse, je risquais de finir ici. Les déréliches nous ont montré que ta mère aurait du mourir de la main de cette rapière, et tu l'as dit toi-même, c'est le désir également de... cette chose. C'est comme... si on avait pas notre mot à dire.

Elle poussa un long soupir, comme si avec ce souffle elle pouvait chasser les doutes de son corps, et n'inspirer en retour que des bouffées de courage.

- Ta mère est partout dans ce château. Ou tout du moins, là où les déréliches sont. Et pourtant, dans la chapelle, elle ne les a pas utilisées pour nous arrêter. Quand bien même elle devait se douter de notre destination. Donc je pense... soit Symbiose nous a dissimulé, soit Anne nous a laissé faire. Dans les deux cas, ni l'une ni l'autre ne nous laissera rejoindre la Demoiselle du Graal... tu me l'as dit, Anne l'a vaincue. Et toi, dans ton état... Armand... c'est pas comme si on avait le choix. On doit l'affronter.

Elle croisa son regard et le soutint fermement, les sourcils froncés, armée d'une résolution désormais inébranlable.

- C'est toi qui me l'a dit. "Les péchés de nos parents tombent sur nous. Et c'est à nous qu'il revient de ramener la paix, pour ceux qui nous suivront, pour nos enfants." Tu en as assez fait, mais pas moi. Alors je vais le faire Armand. Je vais libérer cet endroit d'Anne de Lyrie.

Et elle tendit la main vers lui, ses prunelles s'orientant désormais vers Symbiose, dans une demande muette à Armand pour qu'il lui confie l'arme. Son bras tremblait, trahissant les émotions qui devaient l'étreindre, mais malgré tout elle ne détournait plus le regard de la rapière, comme pour la mettre au défi de lui tenir tête.

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Armand de Lyrie
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Re: [Armand de Lyrie] Maman

Message par Armand de Lyrie »

Récemment, lorsque je suis seul et que j’ai l’occasion d’être laissé à mes propres pensées, il y a une idée qui fait son chemin dans mon esprit. Un rêve. Une invention avec laquelle je trompe mon esprit.
Je m’imagine revoir ma mère. Vivante, en chair et en os. Je m’approche d’elle, m’assoit en face, et, sans témoins, seul-à-seule, comme elle avait promit dans le hall, je lui pose des questions. Des questions qui me poursuivent. Qui demeurent toujours larvées dans un coin de mon âme, pour ressurgir à certains instants de paix.

C’est plus facile de m’imaginer poser les questions que de songer à leurs réponses. Parce que, j’aime ma mère. Je l’aime à la hauteur de ma haine. Je suis tiraillé entre le besoin de savoir, et la crainte de l’entendre dire des choses que je ne pourrais pas supporter.

J’aurais aimé qu’elle me dise pourquoi elle m’avait violé quand j’étais enfant. Qu’elle fournisse un début d’explication. Que je sache ce qui l’a poussée à faire ça. Si quelque chose… Si quelque chose avait changé, un moment, en elle. La corruption. La folie. Peut-être pourrais-je mieux dormir en lui pardonnant de cette manière. Qu’elle me dise, à voix haute, que ce n’était pas de ma faute, mais pas non plus de la sienne – elle ne se contrôlait pas. Quelque chose la démolissait à l’intérieur. Comme des champignons qui poussent dans la cervelle des insectes. Je me sentirais délivré, qu’elle nous dédouane tous les deux.
Mais ce n’est peut-être pas ce qu’elle me répondrait. Peut-être qu’elle me dirait, avec toute sa candeur et son innocence, qu’elle m’aimait. Qu’elle maquillerait ses actes illicites derrière ce mot, cette excuse. Ça, j’aurais du mal à le supporter. Ça continuerait de me faire souffrir.
J’ai envie de lui poser des questions en même temps que j’ai envie de les ignorer.

J’ai souffert ce soir. Pour la Dame, pour Morr, pour le secours de mes camarades et de mon ancêtre. J’ai payé. Crié. Gémis. Avec le vent qui se lève, je me sens tremblant comme une vache malade, je sens les courbatures, les éraflures, les perforations. Mais derrière tout ce courage et cette pugnacité, y a quelque chose qui se cache. La raison pour laquelle je voulais tant entrer dans ma chambre pour aller voir ma mère. La raison pour laquelle je n’ai cessé de tenter de parlementer avec les Déréliches, au lieu de les craindre et de les ignorer.
J’aurais tellement, tellement aimé pouvoir parler une dernière fois avec celle qui m’a donné la vie. On regrette toujours ce qu’on aurait pu dire à ses proches au moment où il est trop tard. Le destin et la magie noire m’auraient offert cette dernière chance. Constance désire la reprendre.

Elle est pleine de courage. Malgré sa main tremblante, malgré ses paroles hésitantes, malgré la frousse que je peux clairement sentir à travers sa peau, elle jure qu’elle peut mettre fin à ma mère. Elle n’est pas chevalier – elle n’a pas à faire des serments pompeux pour ça. C’est une femme et une roturière, sa place n’est pas derrière une lance. Et pourtant, je sens un souffle froid prendre mon échine alors qu’elle répète sic la phrase que j’ai prononcée avant d’entrer dans le Mausolée, comme preuve que c’est à elle de le faire.
Si elle devait périr, elle périrait uniquement par ma faute. Comme les deux sergents. Comme Artur. J’ai peur de mourir, mais envoyer quelqu’un mourir à cause de moi, c’est encore plus dur. Encore que je puisse me réfugier en justifiant que les deux hommes d’armes ne faisaient que leur boulot pour lequel ils étaient payés, qu’Artur faisait son devoir et savait très bien dans quoi il s’engageait ; Mais Constance ? Elle n’a jamais commis aucune faute. Aucun péché. Elle éponge les dettes de sa mère, et on la forcerait à tout risquer pour ça ? Pour un pays ingrat ? L’Aquitanie ne connaîtrait jamais son nom, le Duc ne lui confierait jamais aucun fief.

Moi peut-être que je suis un peu responsable.
Peut-être. J’aurais aimé demandé à ma mère si c’était à cause de moi, si elle…

J’ai du mal à regarder Constance dans les yeux. Beaucoup de mal. Je suis tiraillé. Tiraillé entre l’envie de l’encourager, et l’envie de l'en dissuader.

Maman est persuadée qu’elle est Cécilia. Elle est liée à elle. Constance peut la prendre par surprise. La tromper. La poignarder au moment le plus opportun. Elle aura bien plus d’occasions que si elle arrivait sur le toit entourée de chevaliers, et de Mélaine. Peut-être est-ce même plus pragmatique, pour elle aussi – Maman souhaite clairement quelque chose de ma part. Peut-être qu’une partie d’elle, celle qui a oublié ses sentiments vicieux, souhaite retrouver la vie en arrachant ma propre âme. Avec Constance seule, elle pourrait plus aisément l’attaquer et l’occire, et en finir, en toute sécurité. Si je ne suis pas sur le toit à ses côtés, elle a plus de chances de réussir. Je suis un poids mort, à la fois à cause de la folie que ma mère me voue, et à cause de mes blessures qui m'empêchent d'être un combattant efficace.
-Mais peut-être bien que je ne dis que des foutaises. Que je me mens à moi-même pour me rassurer. Pour ne pas me rendre compte que je suis en train de condamner une pauvre jeune fille innocente à aller affronter une Banshee. À être déchirée par son cri. Et si ma mère parvenait à attraper Symbiose et à jeter Constance à ses pieds, peut-être qu’au lieu de se rétribuer sur moi, elle se rétribuerait sur elle ; Je l’envoie en chèvre sacrificielle. Et c’est d’autant plus cruel que Constance n’a personne pour elle, personne pour la pleurer ou l’enterrer. Elle mourrait oubliée de tous. Sauf peut-être de moi, qui n’aurait plus qu’à être hanté par la fille qu’il a envoyée à sa place.

Si seulement vous saviez comment j’ai mal. Partout. Ma cheville me lance. Mes côtes font siffler ma respiration. Le sang coule dans ma bouche. On a brisé mes os, découpé ma chair, pilonné mon acier. J’ai affronté des Déréliches et un Revenant, seul. Tout seul.

Je commence donc à comprendre quelque chose.

Je n’ai, en fait, pas peur d’affronter une Banshee. Contrairement à Rollet, contrairement à quantité de chevaliers, je n’ai pas peur de telle créature.
Mais j’ai peur d’affronter ma mère.
Une partie de moi, encore, craint d’avoir l’épée tremblante face à elle.

Dans la salle d'apparat, lorsque j’ai chargé, je suis arrivé jusqu’aux escaliers. J’aurais très bien pu continuer jusqu’à ma mère. Avaler les marches, une à une, épée brandie. Peut-être ma mère aurait-elle lancé un sortilège sur moi pour m’abattre ; Peut-être aurait-elle eu une seconde d’hésitation. Dans les deux cas, ça aurait eu l’effet de sauver mes camarades.
Si j’ai choisi de ne pas le faire, ce n’est pas à cause de la soupe de mensonges que je leur ai vendu juste après. Je ne l’ai pas fait seulement pour eux. Mon cœur craignait véritablement pour leurs vies ; Je n’aurais pas supporté que Casin, Albert, et Mélaine tombent comme Artur est tombé.
Mais j’espérais aussi pouvoir raisonner ma mère. Quand je l’aie sentie… Cesser, au moment où j’ai avoué toujours l’aimer… Je peux vous jurer… Je peux vous jurer que je la sentais, encore là. Présente. Consciente.

C’est répugnant, mais je l’aime encore.

J’aurais tellement préféré pouvoir l’aimer comme un enfant aime sa mère, et pas autrement. Mais voilà, on en est là.

Je décide enfin de regarder Constance, droit dans les yeux. Je ravale bien ma salive, prend une grande respiration, et la voix étranglée par la douleur, râleuse, je déballe tout ce qui me vient à l’esprit d’un coup :

« Constance, écoute bien ce que j’ai dis : Ce monde est injuste, parce que c’est à nous qu’il revient de réparer les fautes de nos parents.
Mais on le fait pas pour nous. On le fait pour nos enfants. Tu comprends c’que j’veux dire ?
Ce soir c’pas ta... fin. C’soir c’est pas le soir où tu meurs. Ma mère, elle, elle est déjà morte, et elle n’a pas d’autres chemins. Elle a creusé sa tombe toute seule.
Toi t’es une jeune femme. Innocente. Courageuse. Un mois passé ici et t’as pas été retournée, t’es toujours maîtresse de toi-même. Tu t’en veux d’être restée planquée ? Nan. T’es une putain d’héroïne. »


Je regarde Symbiose.

« Moi, je m’en veux tellement d’avoir tout donné avant de pouvoir voir ma mère… De devoir m’en remettre à toi…
Alors promets-moi que tu vas redescendre en vie. Crois pas une seule seconde que ton destin, ce soit de mourir là-haut, de donner ta vie à cause de ce qu’a fait ta mère. Moi je t’attends. Je bouge pas d’ici, et pas parce que ma jambe est broyée et que je compte sur toi pour me porter. »


Sourire nerveux.

« Parce que tu vas survivre et qu’on va repartir ensemble sur mon cheval. »

J’attrape la rapière par la lame, et lui tend la fusée.

« Tu vas la tuer et tu vas redescendre. Ne pense qu’à ça. Peu importe ce qu’elle hurle, ou ce qu’elle te promet.
Tu vas la tuer et tu vas redescendre. »


Je mets tellement de courage et de force dans mes propos. J’essaye de lui insuffler ça.

Mais je suis en réalité dégoûté, et terrifié.

Si elle devait trouver la mort… Je n’en voudrais même plus à ma mère. Je ne pourrai n’en vouloir qu’à moi. Moi. Et moi seul.
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 29 juin 2020, 15:23, modifié 1 fois.
Raison : 6 xps / Total d'xp : 244. Tu perds 2 pdc Dame pour laisser une femme risquer sa vie à ta place, trahissant les valeurs de Vaillance et de Courtoisie.
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- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
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- Coriace : Résiste à 1d3 dégâts de plus
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- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

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- Baratin : +1 pour embobiner quelqu'un à l'oral.
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- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
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- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
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- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (Malus de -2 PAR et/ou -2 HAB pour toute esquive tentée par l'adversaire) / Peut être lancée
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Corps et croupe : 15 protection (Barde de plaques)
Dos et tête : 15 protection (Caparaçon de plaques)
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[MJ] Katarin
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Re: [Armand de Lyrie] Maman

Message par [MJ] Katarin »

Constance observa la poignée de la rapière, à quelques centimètres de sa main tendue. La distance était physiquement minime, mais mentalement, nul doute qu'elle représentait un obstacle démesuré pour la jeune femme. La fumée noire, déjà, s'étendait du bras d'Armand jusqu'à la pointe des doigts de la fille de Cécila, comme pour l'inviter à la prendre en douceur. Dans ce bref instant où l'aura magique de Symbiose les toucha tous deux, Armand put ressentir qu'à l'instar de ce qu'il avait perçu précédemment, l'arme était satisfaite de cette nouvelle porteuse qui lui était elle aussi familière, et lui insufflait le même désir d'aller perforer l'enveloppe éthérée d'Anne de Lyrie.

Aux mots d'Armand, elle ne put dissimuler une certaine... déception ? Peut-être en son for intérieur espérait-elle que le chevalier la contredirait, qu'il se relèverait pour l'empêcher de mettre son plan à contribution, qu'il la sauverait malgré tout de cet enfer.

Mais ce ne fut pas le cas.

Alors que sa fine main gantée se saisissait enfin de l'arme, les ténèbres se mirent immédiatement à émaner de sa lame pour glisser vers sa garde, avant de remonter le long de son poing droit. En quelques secondes, c'était tout son bras qui disparaissait dans cette nimbe noirâtre.

Constance fit alors quelques mouvements avec la rapière, un demi-sourire étrange apparaissant sur son visage, comme si la puissance de l'arme lui montait soudainement à la tête. Symbiose rayonnait d'une aura plus noire que jamais, et c'est à peine si l'on distinguait encore la fine ligne rouge présente au cœur de l'acier : ne restait qu'une brume épaisse et localisée, qui partait de l'épaule de Constance jusqu'à la pointe de son arme, assez épaisse pour qu'on ne distingue plus la position exacte ni de son bras, ni de sa lame.
La jeune femme perdit rapidement cet étrange air réjoui, pour reprendre des traits sombres et résolus. Elle répéta alors solennellement les paroles d'Armand, comme pour leur donner plus d'épaisseur, pour mieux les ancrer dans la réalité, et se rassurer avec :

- Je vais la tuer, et je vais redescendre. Je te le promets.

Et sans plus de cérémonie, elle se détourna de lui, l'abandonnant assis contre le mausolée, pour retourner en direction du château. Tirant à elle seule la vieille porte en bois qui grinçait contre la pierre, elle jeta un œil discret à l'intérieur de la chapelle, avant de s'y faufiler.

Comme par ironie du sort, c'est à cet instant précis que les nuages qui s'étaient accumulés au-dessus d'Armand se mirent à laisser tomber leurs premières gouttes de pluie. Bientôt, Morrslieb disparut derrière un voile opaque, laissant le chevalier seul dans le cimetière de sa famille, dans le noir, sous une fine averse.

Les minutes passèrent, avec pour seul bruit celui de l'eau frappant l'acier de son armure ainsi que les pierres du mausolée et des tombes, ainsi que celui des bourrasques qui continuaient de venir frigorifier le corps meurtri du jeune chevalier. La bruine se mua bientôt en véritables trombes, les nuages gris devinrent plus noirs, et des éclairs se mirent à zébrer le ciel, comme si les éléments eux-mêmes jugeaient le choix d'Armand, et lui témoignaient leur mécontentement pour ses actes.

Puis soudain, résonna un cri déchirant atroce, qui fit frissonner le chevalier bien davantage que ne le pouvaient les éléments. Car malgré la distance, malgré l'écho, il pouvait identifier à la perfection l'identité de celle qui avait pu émettre pareil hurlement de souffrance, tant il était en tout point identique à celui dont il avait déjà été témoin dans la chapelle, une trentaine de minutes plus tôt. Anne hurlait de douleur, et toute la Lyrie aurait pu entendre son tourment si seulement il y restait encore âme qui vive.

Puis plus rien : le silence revint, et Armand était toujours seul dans le noir, aussi trempé qu'un chien mouillé.

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Armand de Lyrie
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Re: [Armand de Lyrie] Maman

Message par Armand de Lyrie »

Et donc le courageux chevalier de Lyrie, qui avait décidé d’aller tout seul au-devant d’un village rempli de Déréliches, qui chargea à la tête de son conroi pour protéger une Prophétesse du Graal, et qui descendit dans un mausolée pour affronter en duel singulier un Revenant, décida, à la toute fin, d’envoyer une pauvre jeune fille roturière tuer la personne que le Duc lui avait chargé de mettre en terre. Tout mon courage et toute ma dévotion, pour en arriver à une affaire aussi lâche.

Je sens tellement de choses différentes chez Constance. Elle est terrifiée. Et elle a hâte en même temps. Je ne sais pas. Le contact de Symbiose semble la rendre… Prête à en découdre. Et pourtant… Pourtant c’est juste une jeune fille. Qu’elle ait appris à manier la lance veut pas dire qu’elle est plus prête que quiconque à aller affronter une Banshee.
Je suis un lâche. J’ai certes beaucoup donné, mais c’est pas juste pour ma vie que je crains. Je continue de lui sourire et de la regarder intensément alors qu’elle retourne dans le château. Mais une fois qu’elle est disparue à l’intérieur, je m’effondre un peu plus sur moi. Et je commence à quitter mon corps. J’ai très, très envie de dormir. Je grogne. Ronfle à moitié. Siffle. Chaque respiration me fait mal. Je m’effondre en fait. Bat lentement des cils.

La foudre gronde. Je vous l’ai dit, j’avais peur du tonnerre quand j’étais petit. Là, j’ose même pas aller me réfugier sous le perron de la nécropole à laquelle je suis adossé. Je reste là, las, faible, la tête tellement lourde qu’elle se balance un peu en l’air, de gauche à droite. De l’eau dégouline de mes cheveux. Se mêle au sang et à la boue qui recouvre mon harnois. Je ne pense plus à rien. Je refuse de penser à quelque chose. De penser à... À Anne.

Et alors, il y a un hurlement. Un cri strident, et déchirant. Un qui me foudroie sur place. Mon cœur se met à pulser à toute vitesse.
Comment va Constance ?
Comment va ma mère ?

Je n’ai aucun moyen de savoir. Aucun. J’ignore comment le duel s’est résolu là-haut. Ce qui est en train de se dérouler. Je sais que mes camarades chevaliers ont dû entendre le même hurlement que moi. Cela va-t-il les encourager à venir ? J’en doute très fortement – je leur ai bien assuré que c’est moi tout seul qui me chargerait d’en finir. S’ils savaient…

Alors je reste comme je suis. Avec les trombes d’eau qui battent mon armure. J’attends, que Constance accomplisse sa promesse. Qu’elle redescende. Qu’on chevauche Ravel et qu’on s’enfuie en oubliant tout de notre passé.

Je veux tellement qu’elle redescende. C’est la seule chose que je veux. Je donnerai tout, tout pour la voir resurgir.
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 29 juin 2020, 17:11, modifié 1 fois.
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Re: [Armand de Lyrie] Maman

Message par [MJ] Katarin »

Armand n'eut pas à rester attendre bien longtemps après qu'ait résonné l'abominable hurlement. Seulement quelques minutes plus tard surgit par la porte toujours entrouverte l'objet de tous ses espoirs : Constance revenait bel et bien de son affrontement.

- Armand !

Elle courait vers lui en claudiquant, complètement trempée, les vêtements imbibés d'eau. La capuche de sa pèlerine était tombée, et ses cheveux mouillés lui collaient à la peau, de multiples mèches s'écrasant contre son visage. A l'instar d'Armand, elle avait du subir les intempéries sur le toit du château. Son bras droit quant à lui était toujours dissimulé dans l'étrange aura opaque qui émanait de la rapière. Symbiose en revanche, avait changé d'aspect : la fine rainure rouge en son centre brillait, tandis que le métal noir autour d'elle donnait l'étrange impression d'onduler. Au fond de lui, Armand avait l'impression de ressentir la satisfaction de la rapière, qui par ces frémissements démontrait certainement son contentement d'avoir assouvi ses désirs.

- Armand je l'ai fait !

Elle semblait épuisée, mais aussi heureuse, un sourire traversant son visage. Avec la pluie, impossible de savoir si elle avait pleuré ou non, tant son visage était recouvert de gouttes fuyantes. Sa pèlerine ne présentait aucune trace de dégradation, pas plus que Constance ne semblait avoir subi de blessure : comme si Anne n'avait pas eu l'occasion de l'attaquer pendant leur duel.

Au moment où un éclair illumina le cimetière, pendant cette fraction de seconde de luminosité, l’œil fatigué d'Armand de Lyrie crut remarquer un détail étrange : à travers la fumée noire qui entourait le bras de Constance, il était certain d'avoir aperçu l'os à nu de la jeune femme, comme si la rapière lui avait dévoré toute la chair.

- Je... on l'a fait Armand. répéta t-elle plus faiblement alors qu'elle s'approchait à portée de voix. Anne de Lyrie... n'est plus.

Jet de perception d'Armand : -6 pour obscurité + ténèbres rapière : 2, réussi.

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Armand de Lyrie
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Re: [Armand de Lyrie] Maman

Message par Armand de Lyrie »

Je commence à sombrer dans le sommeil. C’est très mal de s’endormir quand on est blessé. C’est d’autant plus mal de s’endormir sous la pluie, dans un château hanté rempli de prédateurs. Mais c’est trop dur. Les douleurs. L’adrénaline. Le cognac. Les horreurs que j’ai vu… C’est uniquement la nervosité, l’estomac noué à l’idée qu’il puisse être arrivé quelque chose à Constance, qui me force à continuer de soulever ma tête dans un grognement toutes les quelques secondes. Je bats lentement des paupières. Lutte pour rester éveillé.

Et elle m’appelle.

Elle court vers mois.

Mon premier sentiment, c’est une joie. Une immense joie, pure, sans rien d’autre, sans aucune saveur pour la nuancer. Je gémis, me retourne, me colle un peu plus au mur pour soulever ma carcasse et mon armure. Elle arrive vers moi, et je lui offre un immense sourire triste. Je sais ce que son retour signifie, mais sur l’instant, c’est plus fort que moi – je suis rassuré. Rassuré qu’elle n’est pas devenue ma chèvre sacrificielle. Qu’elle est bien en chair et en os. Qu’elle respire. Qu’elle peut encore rougir et sourire. Je n’ai pas amené une nouvelle âme dans le Royaume de Morr.

« Tu l’as fait ?! »

Mon sourire se volatilise lorsque l’éclair révèle ce qui est arrivé à son bras.

Mes yeux s’écarquillent. Je suis bouche bée. Une expression de peur se dessine sur mes traits, et je suis pris d'un mouvement de recul, instinctif.
Elle a payé un prix immense. C’est horrible. Elle a le même bras qu’avait sa mère après avoir empêché le rituel de s’achever.
Mais Symbiose a l’air satisfaite. Heureuse. Repue.

J’aimerais dire « Repose en Paix » à ma mère. J’aimerais m’agenouiller et prier pour le repos de son âme.
À présent que je suis témoin de l’horreur qui l’a transpercée, je me rends enfin compte à quel point ce serait hypocrite de ma part.

Maman.

Maman n’est plu, mais ce n’était pas la volonté de la Dame, ou du bien.

Qu’est-ce que j’ai fais à Maman ?



Il y aura un moment pour la pleurer et poser des questions. Mais ce n’est pas ce moment. Pas devant Constance, pas après ce qu’elle vient de vivre. Pas après ce qu’elle vient de traverser. Passé le choc, qui a dû la terrifier, je m’efforce de faire un sourire, tremblant, clairement nerveux. Je me tourne et pousse la porte du mausolée.

« Viens, viens te mettre à l’abri de la tempête ! »

Mes yeux suivent son bras. Je ne vois plus qu’un voile de fumée, mais je devine ce qui est arrivé à l’os en dessous.
J’en suis épouvanté.

« Je, heu… »

Putain, comment est-ce que je demande à quelqu’un qui a affronté une Banshee et dont le bras vient d’être rongé comment il va ?
D’ordinaire j’ai toujours plein de mots qui me viennent à la bouche. Même dans les pires situations. J’arrête pas de parler. Tout le temps.
Là, je suis juste tellement… J’ai tellement les jetons. J’ai tellement mal. Pour elle.

« Je…
C-Comment tu vas ? Elle t’as… Est-ce que…
Est-ce que tu… Tu es blessée ? Tu te… Tu te sens bien ? »


J’ai aucune idée de ce que je vais faire à partir de là. Je veux juste m’assurer de l’état de Constance, avant tout le reste.
Modifié en dernier par [MJ] Katarin le 29 juin 2020, 22:46, modifié 1 fois.
Raison : 4 xps / Total d'xp : 252
Fiche : wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_armand_de_lyrie
Image

Échiqueté d'or et d'azur à la bordure de gueules à la guivre de gueules halissante
Stats :
FOR 10 / END 9 / HAB 10 / CHAR 12* (11) / INT 8 / INI 10 / ATT 13 / PAR 11 / TIR 8 / NA 2 / PV 67/70
*Bonus grâce à la chevalière portée à l'auriculaire

Compétences :
- Anticipation : +1 en ATT et +1 en PAR à partir du 3e round face au même ennemi
- Coup précis (1) : Malus atténué de 1 lors de la visée d'une partie précise
- Coups puissants : +1d3 de dégâts
- Coriace : Résiste à 1d3 dégâts de plus
- Dégainer l'épée : +1 en INI lors du premier round
- Parade : Valeurs de parade doublées
- Sang-froid : +1 lors d'actions réalisées sous stress

- Alphabétisé : Capable d'écrire et de lire le Bretonnien
- Baratin : +1 pour embobiner quelqu'un à l'oral.
- Danse : Excellent danseur
- Étiquette : +1 lors des interactions avec la haute société
- Empathie : Capable, sur un test, de lire les émotions sur le visage de quelqu'un.
- Humour : +1 pour divertir et amuser.
- Monte : Ne craint pas de chutes lors d'une montée normale
- Héraldique : Capable de reconnaître les blasons des familles nobles, et d'en savoir plus sur eux sur un test
- Vœu de la Pureté : +2 dans la résistance aux tentations terrestres
Équipement de combat :
- Poignard "miséricorde" : 1 main / 12+1d6(+1d3)* / 12** (6) parade / "Rapide" (Malus de -2 PAR et/ou -2 HAB pour toute esquive tentée par l'adversaire) / Peut être lancée
- Lance d'arçon : 1 main / uniquement à cheval / 20+1d10(+1d3)* / 16** (8) parade / "Long" (Malus de -2 ATT pour les adversaires) / "Épuisante" (Malus de -1 d'utilisation après END/2 tours, à chaque tour, max -4) / "Percutante" (Relance du jet de dégât, meilleur résultat gardé) / "Rapide" (Malus de -2 PAR et/ou -2 HAB pour toute esquive tentée par l'adversaire) / Se brise après 4/5 utilisations
*Avec la compétence Coups puissants
**Avec la compétence Parade


Tête : 0 protection
Reste du corps : 0 protection

- Destrier Bretonnien (Ravel) : FOR 10 / END 12 / SAU 7* (8) / RAP 9* (10) / INT 8 / DOC 11 / ATT 9
*Malus pour cause de barde et caparaçon
Corps et croupe : 15 protection (Barde de plaques)
Dos et tête : 15 protection (Caparaçon de plaques)
Équipement divers :
0 Co

- Un beau doublet
- Un grand manteau
- Des bottes neuves
- Une jolie écharpe

- Nourriture
- Hydromel

- Bague affichant un lion - +1 CHAR

- Insigne argenté marqué du blason de Lyrie
- Pendentif monté en clou
- Feuilles de brouillon, stylet et encrier
- Un flacon à l'odeur immonde
- 3 bouteilles de tonique miraculeux

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[MJ] Katarin
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Re: [Armand de Lyrie] Maman

Message par [MJ] Katarin »

- Ça va, Armand, répondit-elle dans un souffle. Je... ça va.

Elle était arrivée à son niveau. Sans plus d'éclairs pour l'illuminer, son bras restait dissimulé dans son voile opaque, même à courte distance. Elle affichait un sourire fatigué, mais heureux : de sa main gauche, elle renvoya ses cheveux derrière sa tête.

Le chevalier blessé s'arcbouta contre la porte du mausolée, l'ouvrant en grand pour qu'ils puissent se réfugier de la pluie. Morrslieb désormais cachée par les nuages, il faisait si sombre au sein du monument funéraire qu'on n'y voyait plus à quelques centimètres devant soi.

Il n'eut pas le temps de finir de pousser la porte qu'une étrange sensation le démangea dans son dos. Une piqûre dans son armure, quelque part entre ses deux omoplates. Baissant le regard, il ne put que constater impuissant l'origine de cette gêne : la pointe noire de Symbiose sortait de son ventre, couverte d'un liquide carmin qui ne pouvait être que son sang.

A quelques centimètres de son oreille, Constance vint murmurer d'une voix étrangement froide et mesurée :

- Tu ne méritais pas l'amour qu'elle t'a toujours porté.

Puis quelque chose de glacial et sinistre creusa son chemin à travers son corps, partant de la lame maudite pour se propager en lui. Armand hurla comme un damné en ayant l'impression que de l'acide le rongeait de l'intérieur, jusqu'à ce que son cerveau malmené par cette sollicitation nerveuse trop violente abandonne le combat, envoyant son esprit dans les limbes.

Jet d'attaque de Constance : 11, réussi de 2
On est sur une attaque surprise, puisque tu n'as pas fait part in rp de méfiance envers Constance qui s'approche, arme dégainée.
Tu n'as pas de compétence de reflexes éclairs permettant de justifier d'une réactivité hors norme
C'est une arme rapide.
Normalement il n'y a pas de jet d'esquive selon le wiki pour ce type de situation, mais malgré tout ça je te laisse en tenter dans le cas improbable où tu ferais un 1 : 3. C'est insuffisant.
Dégats = 17. C'est la fin pour Armand de Lyrie.
Activation d'une capacité spéciale de Symbiose.
Scénario partie 3 terminé.
Fin.
- Tout va bien se passer mon trésor, ne t'en fais pas.

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