[Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Les troupes régulières d'Ostland sont parmi les plus robustes et les plus coriaces de l'Empire, d'où la tête de taureau qu'elles ont adoptée pour emblême. Depuis Wolfenburg, le Comte Valmir von Raukov tient les rennes de cette province du nord.

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[MJ] Le Djinn
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par [MJ] Le Djinn »

Avec la patience incroyable qui le caractérisait, Valmir von Raukov écouta le nouveau discours de Friedrich sans sourciller, suivant des yeux les mouvements de sa main alors qu'il dessinait son meilleur plan. A certains moments tout de fois le Comte-Electeur semblait s'impatienter, laissant ses doigts cogner la table à l'unisson entre deux questions cherchant à approfondir davantage le plan.
La dernière partie du plan de Friedrich, sa ruse, le laissait cependant perplexe. Où diable Hadler comptait-il se procurer ainsi des explosifs? Oui les pièges artisanaux étaient fabricables assez simplement, mais des bombes? Cette partie là manquait clairement de réalisme et le noble ne tarda pas à lui faire sèchement savoir:


-"Des bombes alors que vous ne savez pas armer une troupe décente, sergent? Ne soyez-pas ridicule. Concentrez-vous plutôt sur les trappes, chausse-pieds et trous à épieux, voilà ce qui fonctionne."

A part ce point de détail il n'y eut pas de vrai sujet de fâcherie. Le comte observa longtemps le plan, cherchant à y déceler des failles, il y en avait bien sûr, mais si la tactique parfaite existait on l'appliquerait automatiquement.

-"Vous devriez protéger davantage vos flancs. Les chevaliers ne vous suivront pas en raison de votre rang de sous-officier par ailleurs. En l'état ne comptez pas sur eux. Maintenant je dois vous faire part d'une nouvelle peu appréciable."

Sa gestuelle autoritaire se tourna vers son chambellan. Il claqua des doigts et celui-ci, prestement, se saisit d'un parchemin qu'il ouvrit avant de le lire haut et clair.

-"Rapport des éclaireurs - il date d'hier soir-: Durant la nuit, aux abords de la Forêt des Ombres, nous avons trouvés les cadavres pendus de quatre de nos frères d'armes. Un d'entre eux était encore vivant, la branche sur laquelle il était suspendu ayant lâchée. Il nous a révélé faire partie du groupe du sergent Poigno Ertezi, envoyé en reconnaissance par Friedrich Hadler, sergent de l'Ostland, dans le but d'espionner un groupe de renégats norses. Il a affirmé que sa troupe était tombée dans une embuscade et le sergent enlevé. L'affaire remonte à trois jours environ. Le soldat a été sauvé et sera soigné à Ferlangen."

L'air sombre, les yeux froids, le ton dur comme la mort, Valmir reprit.

-"Un seul sergent dirigeant un camp de réfugié de centaines de personnes est inconcevable dans notre Ostland. Sergent Friedrich Hadler, vous êtes immédiatement relevé de vos fonctions de commandement en raison de votre grade trop faible."

Le chambellan tourna la tête vers son maître, un air interrogateur sur le visage. Sans expression, toujours aussi impassible qu'une statue, von Raukov hocha gravement la tête vers lui. Alors le noble de cour sortir d'un coffret situé sous la table un pistolet d'acier gravé où on pouvait lire"L'honneur de Sigmar" et le posa délicatement sur la table. Un heaume d'acier planté de plumes noires et blanches le rejoignit bien vite, suivi d'une insigne dorée représentant un crâne de taureau couronné de lauriers. Valmir reprit, un fantôme de sourire sur le visage.

-"Récupérez ces insignes. Par ma volonté et en vertu de vos capacités militaires vous serez désormais connu sous le titre de capitaine Friedrich Hadler. Capitaine votre premier ordre est de prendre vos fonctions à Col-de-Ferlangen et de tenir la ville lors de la Nuit des Bêtes. Aurez-vous besoin de troupes supplémentaires et si oui lesquelles?"

Il y était. Couronné par le Comte-Electeur lui même! Friedrich avait atteint ce qui était souvent le zénith de la carrière des roturiers: il était un officier, un vrai!
Passage au rang 4 autorisé, xp mis à jour, félicitations! Tu peux dépenser tout ça dans ma grotte!
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Friedrich Hadler
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par Friedrich Hadler »

Friedrich accepta le reproche de son commandant en chef au sujet des explosifs. En effet, il avait omis de préciser à ce dernier qu’il avait pu récupérer les barils de poudre de la mine d’Astrona et n’aurait donc pas besoin de fabriquer ce qu’il possédait déjà. Dans le cas contraire, oui, jamais il n’aurait tenté le risque de faire une préparation chimique pour essayer de créer des explosifs.

Quant à la remarque sur la protection de ses flancs, elle prendrait tout son sens si, comme le disait le Comte Electeur Valmir von Raukov, les chevaliers refuseraient de l’écouter. Généralement, de par sa rapidité, sa puissance, et sa résistance, la cavalerie constituait une excellente flanc-garde, capable ensuite de repiquer au centre pour délivrer des charges décisives sur les arrières ou les flancs ennemis. Malheureusement, s’ils refusaient ce rôle, il faudrait évidemment trouver une autre solution. Pour l’instant, le sergent Hadler se contenta de hocher la tête, acquiesçant aux propos de son supérieur. S’il y avait problème de ce côté, il ne le saurait qu’au dernier moment, lorsqu’il ferait venir les chevaliers, il était inutile de s’alarmer ou de tirer des plans sur la comète trop à l’avance. Néanmoins, avoir prévu cela et préparé une option de secours pouvait être intéressant.

La suite fut un véritable choc pour Friedrich Hadler. Le Grand Prince fit lecture d’un rapport datant de la veille au soir : des nouvelles très fraîches, mais qui étaient loin d’être bonnes. Ainsi, Poigno Ertezi avait échoué. Son groupe avait été pendu, seul un de ses hommes ayant pu s’en tirer par miracle, et le sergent lui-même fait prisonnier. Apprendre cela fit à Hadler le même effet qu’encaisser un puissant uppercut au foie. Sonné, le souffle coupé, il sentit les larmes lui monter aux yeux.

Poigno n’était pas seulement un combattant exceptionnel et sans peur. C’était un homme rieur et toujours de bonne humeur, un camarade agréable, le frère d’armes idéal. Mais surtout, c’était son ami, sans doute son meilleur ami même. Il avait tout partagé avec lui depuis son entrée dans l’armée régulière à Ferlangen. La simple idée qu’il puisse être aux mains d’un bandit ou pire encore était insupportable. Sans compter la mort des hommes qui l’avaient accompagné. Il ne voulait, ne pouvait y croire. Pourtant, c’était la triste vérité.

Si pour Friedrich cet état de fait était intolérable, et s’il n’avait qu’une seule envie, foncer lui-même au secours de son ami sans attendre davantage, il dut se retenir. Le Comte Electeur n’avait pas terminé… Et ses propos furent rudes ! Voilà que notre héros se trouvait relevé de ses fonctions, un sergent seul n’étant pas à même de diriger un camp entier.

Hadler encaissa la nouvelle. Elle n’était guère plaisante, mais qu’y pouvait-il ? Le Comte Electeur avait raison, au fond, il le savait. Et puis, cela lui donnerait peut-être l’opportunité de se libérer de son devoir envers Col-de-Ferlangen et de foncer à la rescousse de son ami. Mais, au grand étonnement de notre héros, Valmir n’avait toujours pas fini. Il n’allait donc pas simplement le remplacer ou le mettre sous les ordres d’un de ses officiers ou nobles de sa suite ?

La réponse arriva bien vite, totalement inattendue pour Friedrich. Le chambellan principal de Von Raukov sortit en effet trois objets d’un coffre : un pistolet de belle facture décoré d’une gravure à « l’Honneur de Sigmar », un heaume au cimier orné de plumes noire et blanches, les couleurs de l’Ostland, et un insigne en or représentant une tête de taureau, symbole de l’Ostland, couronnée de lauriers. Le tout était magnifique. Sobre et concis, comme il l’avait été tout au long de l’entrevue, le Comte Electeur ne fit pas durer le mystère. A la grande surprise de notre héros, Valmir von Raukov en personne le fit capitaine sur ces entrefaites.

La stupéfaction ne dura qu’une fraction de secondes. Avec un grand respect, Friedrich Hadler s’inclina devant son chef suprême et récupéra les insignes de son nouveau rang. Capitaine… Capitaine. Capitaine ! Ca y était, il était officier ! Un vrai officier, comme Steiner ! Mais en plus, lui avait eu droit à une meilleure promotion que ce dernier au grade de capitaine ! Il se souvenait comment, par contraste, son ancien chef d’unité avait lui-même accroché son insigne de capitaine, seul avec Poigno Ertezi et lui dans une tente au fin fond du désert d’Arabie. Il les avait fait caporaux, alors. On n’aurait pu être plus éloigné de ce qui se passait à présent. Certes, la tente était un point commun –à croire que ces maisons de tissu étaient faites pour les promotions des militaires- mais à part cela, les deux témoins et acteurs de cette promotion n’étaient autres que le Comte Electeur lui-même et son chambellan !

Quel aboutissement ! Son ascension dans l’armée ostlandaise avait été fulgurante jusqu’ici. Dans une province en guerre permanente, il n’était guère surprenant que les hommes motivés et capables aient davantage d’occasion de monter en grade et plus rapidement que dans les provinces en paix (souvent, comme ici d’ailleurs, par nécessité, pour remplacer des supérieurs tués, infirmes ou enlevés). Mais quand même ! Gravir les échelons aussi vite n’était guère commun. C’était une véritable fierté pour notre héros que d’endosser ce nouveau rôle, même s’il impliquait davantage de responsabilités. Et c’était un honneur immense que d’être reconnu comme tel, de recevoir une telle marque de confiance du grand Valmir von Raukov en personne.

C’est la voix rauque d’émotion que Friedrich Hadler remercia humblement son supérieur :


–Je… Votre altesse, c’est trop d’honneur que vous me faites là. Je vous promets de faire tout mon possible pour me montrer à la hauteur de ces insignes.

Le remerciement était maladroit, mais il venait du cœur. Encore un peu bouleversé par toutes ces nouvelles, notre héros continua, indiquant à son supérieur ses besoins :

–Et bien à vrai dire, votre altesse, ce dont nous manquons le plus est d’artillerie, un type de troupe que je ne peux recruter ou former, n’ayant pas les savoir-faire ni les armes nécessaires. Avoir quelques pièces à poudre noire nous donnerait un vrai avantage décisif à longue portée, et une parade facile contre les monstres les plus gros.

Cependant, je me doute que vous n’avez sans doute pas ce genre de troupe disponible. En ce cas, je ne vous demanderai pas l’impossible, votre altesse, surtout si vous devez pour cela dégarnir le front principal, mais si vous avez des soldats surnuméraires, je prendrai volontiers toute troupe disponible et volontaire, même si j’aurai sans doute davantage besoin d’infanterie de contact solide, capable de tenir une ligne contre n’importe quel ennemi, et de cavalerie de choc.

Cela dit votre altesse, que vous nous accordiez des renforts ou non, soyez sûr que nous ferons notre devoir, nous tiendrons Col-de-Ferlangen, coûte que coûte.


Friedrich avait prononcé ces derniers mots avec une grande détermination. Car hélas, il savait que ses nouvelles responsabilités l'empêcheraient d'abandonner personnellement le village pour se lancer à la rescousse de Poigno Ertezi. C'était difficile à accepter, mais entre un village entier qui n'avait que lui comme défense et son ami, un militaire conscient de ce qu'il risquait en s'engageant, il ne pouvait pas hésiter. Il lui était hors de question de se soustraire à son devoir dans ce cas où la morale et les ordres se mêlaient étroitement. Malgré tout, il ressentait quand même un pincement au cœur : il n'abandonnerait pas son ami pour autant. Il ferait son possible pour l'aider. Seulement, il n'était pas sûr d'arriver à sauver tout le monde sur ce coup là, et si par malheur il fallait choisir entre Col-de-Ferlangen et Poigno, aussi dure que ce soit, il saurait ce qu'il devrait faire.
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• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

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• Volonté de Fer : Votre personnage se révèle être particulièrement très résistants à la peur, aux attaques mentales et à tout ce qui pourrait tenter de briser sa volonté. Il obtient +1 aux tests pour résister à un contrôle mental, à la peur etc…

• Parade : Double les points de parade de l'arme ou du bouclier utilisé.

• Coriace : Diminue de 1D3 les dégâts subis (jusqu'à un minimum de 1).

•Réflexes éclairs : +1 aux test INI en réaction à la surprise.


Equipement de combat : • Devoir (épée à une main) (18 +1D10, 12 Parade) Les morts-vivants, les démons etc… Que la lame touche subissent 1d6 dégâts de plus
• Bouclier d'acier (6+1d6 dégâts, 16 parade)
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[MJ] Le Djinn
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par [MJ] Le Djinn »

A la surprise des deux nobles le jeune Friedrich semblait plutôt bien digérer sa promotion éclair. Il en avait fait du chemin depuis ce jour fatidique où il s'était engagé à Salkaten, quittant son village natal pour s'engager dans l'armée. Les voyages et les combats s'étaient succédés, toujours plus dangereux, et maintenant la consécration était arrivée. Evidemment si la défense du village était un échec cette ascension fulgurante se transformerait vite en fin prématurée, d'où la priorité aux questions d'ordre militaire. La fête pour célébrer son nouveau statut viendrait ensuite.

-"On a jamais d'hommes surnuméraires. En revanche j'ai quelques jeunes nobles qui ne rêvent que de se faire les dents. Pour les canons vous n'en aurez qu'un seul et il n'arrivera pas avant plusieurs jours. Toutes nos armes de sièges sont sur les murs de Ferlangen et chacune compte. Je vous fournirai en revanche de l'or, du bois et des métaux que mes hommes ont récupéré sur la route."

Le chambellan se glissa alors à son oreille et lui murmura rapidement quelques mots. Von Raukov leva les yeux dans sa direction, soucieux et avec toujours cet air sombre sur le visage. Valmir pointa alors la sortie d'un mouvement sec et invita Hadler à s'en aller.

-"Si vous me permettez, capitaine, je souhaiterais maintenant m'entretenir avec mon état-major de choses que votre grade ne vous permet pas de connaître. Veuillez me laisser, vous serez rappelé ce soir."

En sortant Friedrich put apercevoir un petit groupe d'hommes d'âge souvent mûr, en grandes tenues et armures, droits et alignés. Sans doute des généraux ou des commandants de l'entourage du Comte-Électeur. Tous lui adressèrent des félicitations ou une tape sur l'épaule alors qu'il les traversait pour se diriger vers son village.
Enfin le voilà libre devant ses hommes! On murmurait sur son passage, certains qui avaient déjà deviné, criaient "Vive le capitaine!" "Vive Hadler!" La journée n'était pas finie et des précisions seraient à prendre pour la suite, mais déjà il sentait que le moral général était remonté d'un cran.
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Friedrich Hadler
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par Friedrich Hadler »

Les nouvelles apportées par le Comte-Electeur étaient assez étonnement plus que positives ! Friedrich Hadler s’était attendu à devoir faire sans le moindre renfort. Apprendre qu’il recevrait non seulement un canon, mais aussi des cavaliers nobles, voilà qui était incroyable. C’était bien plus qu’il n’aurait osé en espérer, en tous cas. A dire vrai, notre tout nouveau capitaine avait presque l’impression d’en demander et d’en recevoir trop. Ca paraissait idiot, mais il était certain de pouvoir réussir sans tout cela, et avait peur de trop dégarnir le front principal. Cela dit, il aurait été aussi complètement fou de refuser une aide proposée, tant celle-ci était une denrée rare et précieuse.

C’est pourquoi Friedrich remercia chaleureusement son commandant en chef, conscient qu’avec ces nouveaux éléments en sa faveur, il n’avait pas le droit de perdre :


–Merci infiniment votre altesse, je ferai bon usage de ces troupes et ressources.

Puis le chambellan glissa quelques mots à l’oreille du Grand Prince, et le militaire fut congédié. Il avait beau avoir été promu, il allait cette après midi se dérouler des discussions d’une importance stratégique tout autre, discussions auxquelles il n’avait pas voix. Il s’en fut donc, après avoir effectué les salutations de rigueur.

Au dehors, le capitaine tomba nez-à-nez avec une pléiade de généraux, nobles et commandants qui lui adressèrent tous leurs félicitations. Les nouvelles allaient vite à Col-de-Ferlangen ! Même s’il ne les connaissait pas, Hadler fut néanmoins touché que ces gens le soutiennent, car ils représentaient la tête de l’armée provinciale. C’était un signe qu’ils le reconnaissaient et l’approuvaient dans son nouveau rôle.

En revenant au village lui-même, notre héros constata que la propagation de la nouvelle ne s’était pas cantonnée aux limites du camp du Comte. Outre la satisfaction que lui procurait sa propre fierté, flattée, Friedrich fut heureux de constater l’effet bénéfique de l’annonce sur le peuple ! La visite de Valmir von Raukov, sa promotion et la promesse de renforts, voilà qui regonflait à bloc le moral des civils et militaires ! L’ex-sergent ne se fit pas prier pour confirmer la nouvelle et répondre avec un sourire non feint aux diverses manifestations de joie. Il était capitaine, nom de nom ! Officier ! Il avait atteint le grade qu’avait jadis occupé son père Alexander, et peut-être, peut-être, pourrait-il racheter sa trahison et laver son nom souillé du sang d’innocents.

Pour autant, il n’oubliait pas non plus le triste sort de son ami Poigno Ertezi, qui venait mettre une pointe d’amertume sur toutes les bonnes nouvelles du jour. Dès qu’il en aurait la possibilité, il mettrait tout en œuvre pour le chercher et le faire libérer. Peut-être le groupe d’aventuriers y arriverait-il seul d’ailleurs ? Il n’était pas sûr qu’ils se confrontent au Grand Bolstoï et à ses sbires, cependant, même s’ils semblaient avoir de la ressource. Sans doute se contenteraient-ils plutôt d’aller explorer la zone des tumulus.

Petite touche de douceur poilue ronronnante, Chester, le chat de la sorcière, vint de nouveau se frotter contre les jambes durant l’après midi, alors que le chef supervisait l’entraînement des nouvelles recrues. Attendri, Friedrich prit cette fois le temps de caresser longuement la bête avant de la laisser filer. Si sa maîtresse était effrayante, Chester, lui, était plutôt craquant ! Son côté très câlin était très agréable en tout cas, du moins quand il n’était pas casse-pied.

Sur un petit nuage, la tête dans le brouillard, comme s’il était hors du monde, Friedrich Hadler passa le reste de la journée à vaquer à ses obligations militaires, en attendant le rendez-vous du soir. Il était probable qu'ils parlent de nouveau travail, peut-être au plan stratégique cette fois-ci, à moins qu'au contraire il ne s'agisse plus d'une présentation formelle, ou d'un moment plus détendu. A vrai dire, il n'en savait strictement rien et n'essayait pas de le deviner. Il savourait simplement l'instant présent, sans s'inquiéter inutilement de ce que le soir lui réserverait. Il le saurait bien assez tôt !
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par [MJ] Le Djinn »

La journée se passa comme toutes les autres. Le campement du Comte-Electeur, vaste et bien garni, agissait comme une île, une petite forteresse hermétique dans laquelle nul ne rentrait ou ne sortait à l'exception de quelques soldats à la recherche de latrines ou simplement de coins discrets. Dans Col-de-Ferlangen, en revanche, c'était l'effervescence! La joie! La promotion bien visible du sergent, désormais capitaine, avait galvanisé la troupaille, enhardissant les cœurs et les esprits! Certes la nouvelle était avant tout symbolique car ne changeant que peu la situation réelle mais elle représentait un espoir d'ascension et de réussite.

Et Sigmar savait que ces gens en avaient besoin quand le soleil commençait à se coucher et que les tambours de guerre se levaient dans la forêt. Chaque nuit ils étaient plus nombreux, plus forts, plus violents, créant une triste symphonie n'apportant que l'effroi et la consternation. C'était proprement terrible et même les hommes de Von Raukov paraissaient inquiétés par les cris gutturaux qui perçaient les frondaisons.
Le-dit Von Raukov fit mander Friedrich le soir, vers l'heure du diner, pour l'inviter à partager le repas des officiers. Dans une vaste tente construite proche de celle du maître ainsi que très fortement gardée, une table sur tréteaux autour de laquelle s'agglutinaient, les fesses posées sur des tabourets, une dizaine d'officiers aux grades variés trônaient. Le nouveau promu ne reconnut pas toutes les distinctions ni les titres mais au vu des commentaires que les hommes se faisaient on se doutait qu'il s'agissait là de nobles capitaines, de commandants voire de petits généraux de haute ascendance. En bout de table l'Electeur trônait sur un siège sobre mais classieux. Toujours vêtu de son armure il plongeait ses mains de guerrier dans les plats de viande et de fruits à proximité, riant avec un homme de haute prestance et éclaboussant son voisin de gauche. Chose étonnante, le voisin en question portait une belle robe jaune et noire, affichait fort beau maintien et possédait la longue-chevelure des membres du beau sexe… Car c'en était une!

Une femme blonde au port altier, aux manières raffinées qui piochait ça et là dans la nourriture frugale composée de fruits de saison et de viande séchée, goûtant plus qu'elle ne mangeait et dégustant son vin rouge à petites gorgées. Friedrich, assit en bout de table à une place qui restait et chaleureusement salué ainsi que félicité par un homme d'âge mûr et bien vêtu qui se présentait comme "le baron Helmut Richtoffen", entraperçut alors un mouvement qui lui indiqua la nature de la belle dame blonde.
Un petit éventail richement décoré, paré de quelques pierres précieuses et de tissus fins, que la belle agita alors qu'elle regardait dans sa direction avec un œil amusé. L'Hadler n'eut alors plus aucun doute: c'était Erika Loft!

Image
Elle était méconnaissable par rapport au souvenir qu'en avait Friedrich. Plus mature, les traits plus affirmés, la tenue moins humble et plus précieuse, elle avait été comme métamorphosée durant ces quelques semaine de séparation. Même le timbre de sa voix était devenu légèrement plus grave alors qu'elle riait avec le Comte-Electeur de choses et d'autres. Remarquant les coups d'oeils que le duo s'échangeait discrètement, le baron se trouva bien malin d'intervenir:

-"Et bien! Il semblerait que la duchesse en pince un peu pour vous. Faites attention à ne pas trop en profiter, je crois que la moitié de la table souhaiterait sa fortune et son armée..."

Et effectivement quelques oeillades mauvaises fusèrent vers le nouveau capitaine, notamment de son vis-à-vis de table qui, l'oeil sévèren , toisait l'échange.
A voir ce que Friedrich comptait faire; Nul ne lui prêtait réellement attention pour le moment alors peut-être pourrait-il poser quelques question et glaner des informations.
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Friedrich Hadler
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par Friedrich Hadler »

Il est des âges où quelques mois peuvent métamorphoser une personne du tout au tout. Dans ces cas, le changement qui s’opère alors est aussi soudain et évident que le passage du cocon au papillon en l’espace de quelques heures.

Friedrich Hadler mit ainsi quelques instants à identifier celle qui semblait être la seule femme à la table du Comte-Electeur en cette soirée plutôt virile et militaire. Chose curieuse, bien qu’il fût assis à l’autre bout de la table, étant l’un des officiers les moins importants de la tablée, elle paraissait l’avoir remarqué également. Il fallut un signe de la belle blonde, effectué à l’aide de son inséparable éventail, pour que le nouveau capitaine la reconnût formellement. Il s’agissait de ni plus, ni moins qu’Erika Loft, la fille du Duc Loft, l’un des plus proches conseillers et plus puissants vassaux de Von Raukov et surtout patron direct du général Steiner et du capitaine Hadler. Sa présence en ce lieu et en ces temps était pour le moins inattendue et assez insolite.

Que faisait une jeune fille, héritière d’une puissance considérable, au milieu de rudes guerriers dans une zone dangereuse ? Certes, avec le Comte-Electeur et sa garde à ses côtés, elle était relativement bien protégée, mais tout de même, Ferlangen, future cible d’une attaque de grande envergure des hommes-bêtes, et isolée dans la forêt des ombres… C’était loin de la sécurité d’une des grandes villes de la côte, comme Salkalten.

Mais si on devait lui reconnaître une chose, c’était qu’elle semblait avoir mûri. L’adolescente presque gamine qu’il avait connu des mois auparavant s’était métamorphosée en une ravissante jeune fille. Et, même si elle avait probablement grandi là-dedans et été préparée à cela toute sa vie, elle se débrouillait comme une cheffe à ce qu’il semblait ! Nullement troublée par les regards des militaires qui la convoitaient comme des chiens se disputant un bout de viande, elle gardait au milieu de ces hommes aux comportements rudes et virils, parfois à la limite de l’indécence une prestance et un détachement extraordinaire.

Il était assez cocasse, d’ailleurs, de constater la différence avec son voisin de table direct, qui n’était pourtant autre que le Comte-Electeur Valmir von Raukov en personne. D’un côté, un homme en armure qui mangeait à grandes bouchées, buvait à grandes goulées et parlait fort, très martial jusque dans sa manière d’être, quitte à en être rustique, peu conventionnel, mais proche de ses hommes. Pour le guerrier, chaque repas peut être le dernier, alors pourquoi s’embarrasser de convenances ? De l’autre, une aristocrate raffinée, au port et aux manières qui la plaçait très au dessus de ses interlocuteurs, discrète et cultivée dans ses interventions, dans une robe magnifique qui ne faisait que sublimer sa beauté naturelle à couper le souffle.

En constatant cela, Friedrich ne put s’empêcher de penser qu’une personne comme elle valait sans doute plus que tous ici réunis, sauf peut-être le Comte von Raukov. Des gens comme lui, qui n’étaient autre que des roturiers doués dans les arts de la guerre et des armes, ou même des nobliaux d’épée destinés dès leur enfance au métier des armes, ils n’existaient que pour protéger des gens comme elle. Sans personne à protéger, ils ne serviraient à rien, ils ne seraient rien d’autre qu’une force de destruction ou de domination, comme leurs ennemis chaotiques. Des soldats qui ne se battraient que pour se battre, pour l’amour de la violence ou pour imposer leur volonté sur autrui.

C’était cela qu’il avait voulu dire à la sorcière quand il avait parlé de sacrifice. Aux yeux de Friedrich, une Erika Loft était beaucoup plus importante que n’importe lequel d’entre eux, von Raukov excepté. Elle représentait une force positive, une cause pour laquelle se battre, un espoir de reconstruction, de salut. Oui, elle leur apportait l’espoir, et cet espoir valait tous les sacrifices. Dans l’absolu, ce raisonnement était vérifié avec n’importe quel civil, pas seulement Erika, mais elle avait un rôle plus important à jouer dans cet avenir potentiel que par exemple un simple boulanger ou une serveuse lambda. Son sang bleu ne mentait pas : elle avait en elle une noblesse qui irradiait, et ses yeux pétillaient d’intelligence.

De sorte que le capitaine ne comprenait pas qu’on puisse simplement oser lui manquer de respect. Et tous ces gens qui la considéraient presque comme une « proie » ! C’était insupportable. Cela-dit… Il fallait reconnaître que lui aussi avait du mal à ne pas échanger avec elle de nombreux regards appuyés. Elle était ravissante, rayonnante même !

Prenant conscience de son propre comportement lorsque son voisin, le sympathique baron Helmut Richtoffen s’adressa à lui, il décida d’être beau joueur et d’en sourire. Il détourna son attention de la fille Loft pour répondre avec un léger rosissement de joues et un grand sourire :


–Je n’en doute pas, baron, mais je vous rassure, je ne souhaite ni l’une, ni l’autre pour ma part !

Ce qui était tout à fait vrai. Aux yeux de Friedrich, Erika Loft était plus qu’une duchesse et une riche héritière. C’était quelqu’un d’intimement lié à sa famille, à son histoire, presque comme une sœur. Il ne souhaitait partager avec personne, pas même avec le Comte Valmir, ce qu’ils s’étaient dits au sujet de son père, Alexander Hadler. D’une certaine manière, Erika Loft avait fait preuve ce jour de plus de bonté, de pitié, d’humanité que Friedrich envers son propre père. Elle s’était montrée prête à tout pour le sauver, voire même pardonner, contre l’avis même de son père, là où Friedrich, lui, avait décidé de le condamner. Pourtant, tous les deux devaient la vie à ce même Alexander. Elle était meilleure que lui. Mille fois meilleure.

Et les choses étaient encore pires aujourd’hui, avec la vision de son demi-frère exécutant sa pauvre mère, Helena, et les paroles qu’il avait prononcées. Cette tromperie permanente, qui avait même précédé leur relation. Comment pardonner ? Comment ne pas vouloir venger l’injustice, l’affront fait à sa douce et innocente mère par ce salaud ? Friedrich ne le savait. Son père lui avait donné la vie, lui avait inculqué ses valeurs avec sa mère… Mais découvrir que tout n’avait été qu’un mensonge depuis le départ. C’était trop.

Quoi qu’il en fût, Erika méritait un homme à sa hauteur. Un homme qui l’aimerait non pour ses possessions ou son pouvoir, ni même pour sa beauté physique, mais pour la personne merveilleuse qu’elle était à l’intérieur : débordante de vie, de gaité, de spontanéité, d’intelligence et surtout de bonté. Le tout forgé dans un caractère assez espiègle, mais bien trempé, qui semblait propre à sa famille. Voilà ce que Friedrich avait vu en elle, voilà comment il la considérait.

Il rajouta ensuite, pour clarifier les choses :


–J’ai simplement servi sous les ordres directs de son père, en Arabie, nous nous sommes croisés avant et après cette mission et avons un peu discuté, tout au plus amicalement, et encore, si l’on peut dire… Pensez, c’est une princesse et je ne suis même pas noble !

En effet, pour Friedrich Hadler, il était difficilement concevable qu’une duchesse puisse envisager une alliance ou même une relation avec un roturier. Attaché à une vision traditionnelle des choses, il considérait que la noblesse était quelque chose de mérité, un rang qui était supérieur de fait au peuple. Elle était de la race des dirigeants, des grands, lui appartenait aux dirigés, aux petits. Certes, la fracture n’était pas aussi figée qu’en Bretonnie dans l’esprit de notre héros : pour lui, l’anoblissement était possible par exemple, mais il restait convaincu d’une certaine supériorité des gens au sang bleu sur les roturiers. Sinon, comment justifier leur position de puissance ?

Pour toutes ces raisons, et bien qu’il trouvât Erika sublime sur tous les plans, il s’interdisait de penser à quoi que ce soit de fou. Oui, elle était LA femme parfaite. Oui, il ne pourrait sans doute jamais trouver quelqu’un d’aussi bien qu’elle : intelligente, belle, dotée d’une personnalité attachante et d’un cœur en or. Et c’était exactement pour cela qu’elle méritait mieux que lui. Il ne la laisserait gâcher sa vie avec un militaire comme lui. Un homme qui avait prouvé qu’il n’était pas digne d’elle ni sur le plan du sang, ni sur celui du cœur.

C’était difficile de renoncer, de fermer par avance son cœur, mais cela lui paraissait nécessaire. La nature de ses propres sentiments à son égard n’y changeait rien. Qu’il l’aime ou pas –il était bien trop tôt pour le dire, ne la connaissant que peu et malgré un lien commun évident, il n’arrivait pas à définir exactement ce qu’il ressentait pour elle-, et d’ailleurs, surtout s’il venait à l’aimer, il devait renoncer à elle. Pour le bien d’Erika elle-même.

Cependant, il n’empêchait que, cette dure résolution prise, Friedrich restait curieux. Que venait-elle faire ici ? Avait-elle vraiment changé, et pas que physiquement, ou n’était-ce qu’un masque en public ? Après tout, il ne l’avait encore jamais vue dans une cour, bien que son comportement en présence des autres militaires de plus bas rang alors ait été radicalement différent. Quoi qu’il en soit, il était persuadé que, comme chez tout le monde, lui inclus, la part d’adolescence qu’il avait connu existait encore. Pour en savoir plus, il choisit de questionner le baron :


–Cependant, je dois dire que je suis assez surpris de voir la duchesse Loft ici. Comprenez, elle est sans doute très courageuse et je la sais intelligente, ce n’est pas sa présence dans la suite du Comte qui m’interpelle... Mais je m’attendais plus à voir son père à sa place, dans les circonstances actuelles, au beau milieu d’un théâtre d’opérations et à deux semaines de la nuit des bêtes.
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Compétences :
• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

• Anticipation : Votre personnage, au combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi. Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)

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• Parade : Double les points de parade de l'arme ou du bouclier utilisé.

• Coriace : Diminue de 1D3 les dégâts subis (jusqu'à un minimum de 1).

•Réflexes éclairs : +1 aux test INI en réaction à la surprise.


Equipement de combat : • Devoir (épée à une main) (18 +1D10, 12 Parade) Les morts-vivants, les démons etc… Que la lame touche subissent 1d6 dégâts de plus
• Bouclier d'acier (6+1d6 dégâts, 16 parade)
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par [MJ] Le Djinn »

Coincé entre un morceau de poulet et une bouteille de vin de table, le baron Richtoffen se trouvait bien en peine de répondre aux interrogations, pourtant légitimes, d'un Hadler qui découvrait ce nouveau monde de riches mets et de grands nobles. Avalant d'un trait son fond de verre et toussant ensuite pour expulser un petit os avalé trop vite, Helmut fit bien peu de cas de la bienséance avant de s'adresser à Friedrich.

-"Hé bien, vous ne faites pas la conclusion vous-même? Cette femme est en bonne place dans les plus grands soutiens au trône de l'Ostland, elle dirige sans doute un cinquième des troupes de Ferlangen et elle est convoitée par tout un pan de la noblesse locale et plus lointaine. Ce qui aurait été étonnant c'est qu'elle ne soit pas là..."

Le propre voisin du baron, jusque là resté assez discret dans l'ombre de la discussion qui se jouait, jugea opportun d'intervenir.

-"Messire! Vous ne répondez pas à la question du capitaine. La réponse est en fait évidente, jeune homme: le Duc Loft est en ce moment à Ferlangen, alité. Il a reçu un mauvais coup dans une embuscade voici une semaine et il se repose."

Puis, sur le ton de la confidence il rajouta.

-"Entre nous, il était en sale état d'après ce que les coursiers ont rapporté. Il est probable que la jeune Loft soit déjà véritablement duchesse à l'heure qu'il est...""

Loin de la discussion qui se déroulait à l'autre bout de la tablée, Erika discutait toujours chaleureusement avec Valmir von Raukov qui la gâtait de compliments sur sa culture et son savoir-parler. Evidemment elle n'y répondait que par des moues joyeuses et des expressions neutres sur lesquelles pointaient un petit sourire calculé.

-"Enfin, ne l'accablons pas avec nos pensées. Nous avons une guerre à gagner, nous. Comment vont les hommes de votre côté, capitaine... Hadler, c'est bien ça? Les responsabilités ne vous accablent pas de trop?"

L'homme en face de Friedrich lâcha alors un "AH!" moqueur. L'occasion avait visiblement était toute trouvée pour se moquer un peu de ce rival gênant auquel la Loft adressait de temps à autre une oeillade complice. Plus âgé, plus robuste et le crâne rasé sur un visage dur, le noble (comme l'attestaient ses habits martiaux richement décorés) n'était visiblement pas ravi de la petite scène qui se déroulait sous ses yeux. Un verre de vin à la main il tança Friedrich.

-"Allons bon, Helmut! Regardez ce jeune godelureaux et dites-moi qu'il possède l'once d'un talent pour tenir les hommes! J'ai entendu ses prétendus exploits et je vous le dis moi, il manque encore d'expérience! Jusque là les monstres l'ont chouchouté mais bientôt ils cesseront de le faire et peut-être qu'après sa défaite les titres martiaux cesseront d'être distribués comme des pains aux mendiants!"

La voix était forte et le ton n'admettait pas de réplique. Valmir avait baissé une côte de porc de sa bouche et fixa deux yeux brûlants de colère vers l'importun. Cet avertissement aurait dû suffire mais l'homme, sans doute un peu saoûl, ne comptait pas s'arrêter là.

-"Ah! Je ne dis pas ça pour la joie de remettre la hiérarchie en cause, mais il me semble que si l'on s'était moins tenus à la plèbe de basse-extraction pour protéger l'Ostland durant l'Assaut d'Archaon, hé bien nous n'en serions pas là aujourd'hui, à devoir diner avec le fils d'un TRAITRE!"

Pour ponctuer ses derniers mots, l'homme qu'on chuchota à Friedrich être le Marquis Gunter de Stolzwald, avait fait cogner son verre vide contre la table, provoquant un silence dans lequel perçait la fureur du Comte-Electeur, lui-même sans doute un peu éméché. Erika fixait la scène avec son éventail ouvert devant le visage, laissant deux yeux félins vagabonder de Friedrich à Gunter. Il y avait là matière à offense...
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Friedrich Hadler
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par Friedrich Hadler »

La nouvelle de la mésaventure du Duc Loft fut un coup dur pour Friedrich. Non pas que le militaire se fut lié d’amitié avec lui, car leurs relations, même si elles n’étaient pas froides, étaient pour l’instant restées relativement professionnelles. Mais justement : professionnellement, le Duc était quelqu’un de très efficace, Hadler était bien placé pour le savoir. Et par les temps qui courraient, perdre un homme de cette qualité était difficile pour l’Ostland tout entier. Sans parler de sa propre fille, Erika, sur laquelle Friedrich reporta ses yeux, cette fois-ci plein de compassion, tandis qu’il comprenait l’horreur de sa situation. La pauvre petite devait pavoiser ici pour des raisons politiques, pendant que son père était entre la vie et la mort. Nul doute qu’elle aurait mille fois préféré se tenir à son chevet pour le soutenir. La famille Loft avait beau être constituée de nobles puissants, elle n’en restait pas moins une famille avant tout. Une famille soudée, même, d’après ce que Hadler avait pu deviner d’eux, à travers d’abord la reconnaissance dont avait fait preuve le Duc pour son père, puis l’épisode d’Alric Loft, le lointain ancêtre « golemisé ».

Pour sa part, le nouveau capitaine n’avait jamais su quoi penser du Duc en tant que personne. L’homme s’était montré juste envers lui, mais leurs histoires de familles entremêlées lui laissaient un goût bizarre dans la bouche. Comme s’il savait au fond de lui que le Duc partageait les mêmes sentiments de doute et de reconnaissance à la fois. Pourtant, il avait choisi son camp au lieu de celui de sa fille à l’heure du choix, ce qui lui avait valu d’obtenir l’épée qui était devenue la sienne, « Devoir ».

C’est donc avec un sentiment de honte teinté de peine qu’il se plongea dans son verre de vin. Il n’aurait pas dû penser à Erika comme il l’avait fait alors qu’elle était probablement en grande détresse. Même si elle avait de la ressource et du courage et ne le montrait pas, elle était probablement très inquiète à l’heure qu’il était. Elle ne méritait pas ça.

Friedrich voulait faire quelque chose pour elle, pour l’aider. Malheureusement, il n’avait pas le pouvoir de sauver le Duc. Il fit donc la seule chose qu’il pouvait faire : prier Shallya, pour le moment silencieusement. Il lui fallut quelques instants de réflexion où il demeura comme absent, perdu dans ses pensées, pour improviser quelques vers qu’il se répéta mentalement.


*Ô déesse guérisseuse,
Accorde la rémission à celui qui est blessé.
Ô déesse miséricordieuse,
Prend pitié de l’âme souffrante qu’il a enfantée.

Et s’il faut qu’il parte malgré tout,
Accorde à ce serviteur des dieux lumineux,
Ce défenseur des hommes pieux,
Un calme départ de velours doux.*


C’était tout ce qu’il pouvait faire pour l’instant, mais il se promit de passer au temple ou à l’oratoire local et d’y faire une action de grâce pour honorer la déesse et lui demander d’épargner la vie du Duc et d’apaiser les craintes de sa fille.

Une violente tirade sortie de nulle part tira soudain le capitaine ostlandais de ses pieuses pensées. A tel point que notre héros se demanda s’il n’avait pas raté quelque chose alors qu’il priait silencieusement. Qui donc était cet homme en face de lui et pourquoi lui criait-il dessus ? Les réponses arrivèrent vite. Le noble insultant n’était autre qu’un nommé Gunter de Stolzwald, marquis de son état. L’homme venait de prouver qu’il était suffisamment aviné pour perdre son sang-froid, mais il n’en restait pas moins un dirigeant habile de sa langue. Ses mots frappèrent juste.

Un court silence s’établit, pendant lequel Friedrich tenta de conserver le contrôle de lui-même. Si cela avait été un roturier, un civil qui avait osé lui parler de la sorte, il l’aurait sans doute corrigé comme il se devait. C’était une question d’honneur, et il devait montrer qu’il ne se laisserait pas insulter ou marcher sur les pieds sans broncher, sans quoi il perdrait tout respect et toute autorité.

Mais là, la situation était tout autre et il ne pouvait pas l’ignorer. D’une, l’homme en face de lui était militaire également, d’un rang au moins égal au sien et probablement supérieur même. De deux, il était noble. De trois, il venait juste de prier Shallya, et, qui plus était, le Comte-Electeur lui-même semblait désapprouver ce comportement. Il ne faisait aucun doute qu’il n’apprécierait pas une bagarre de rues pendant son banquet.

Rassemblant tout son sang-froid, qui était heureusement une de ses qualités fortes, Friedrich dut donc faire un effort de volonté pour ne pas répliquer par la violence. Il serra les poings sur ses couverts, puis les desserra en même temps que ses dents. Ce fut cependant avec un regard glacial qu’il répondit :


–Et vous m’en voyez désolé, marquis... Mais pour ma défense, je dirai qu’en dépit de mes origines que vous jugez douteuses, je ne suis pas ici celui qui souhaite la défaite de son propre camp. Ce qui n’est pas ce que je qualifierai de plus loyal, si vous voyez ce que je veux dire, messire.

Sa réplique lui plaisait bien. Tout en sous-entendu, il retournait le compliment à son vis-à-vis qui ne l’avait non plus traité directement de traître. De plus, il répondait par une réponse qu’il trouvait appropriée. Sans être insultante, et tout en respectant le rang supérieur de son interlocuteur, la réplique offrait un répondant équivalent à l’attaque. Mieux encore, elle retournait l’argumentation de l’adversaire contre lui.

Cependant, Friedrich se demanda s’il avait bien fait. Ne rien répondre n’aurait pas forcément été une bonne solution. Il savait que tous le jaugeaient et le jugeaient en ce moment même, et que quoi qu’il ait fait, il n’aurait pas pu avoir l’unanimité. S’il n’avait pas réagi, certain l’auraient approuvé pour ne pas avoir fait monter la tension, d’autres l’auraient pris pour une lavette et un faible qui se laisse marcher sur les pieds. S’il avait réagi plus violement en frappant l’offenseur, il aurait eu l’adhésion des plus brutaux, mais aurait été désapprouvé par les modérés et les civilisés. Enfin, avec sa réplique, il s’attirerait probablement des soutiens des modérés de son avis, mais perdrait aux deux extrêmes, ceux qui auraient préféré qu’il réagisse violemment au lieu de parler, et ceux qui auraient préféré qu’il encaisse l’insulte sans broncher.

Quoi qu’il en fut, ce n’était pas le moment de se battre, et certainement pas entre membres du même camp. Mieux vaudrait calmer le jeu au plus vite.
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par [MJ] Le Djinn »

Test de CHA de Friedrich: 10, réussite tout pile!
Un silence de mort parcouru l'assembler et on pouvait entendre une mouche voler au-dessus des plats de viande et des coupes de vin. Valmir, rouge de colère, laissait vagabonder son regard entre le marquis de Stolzwald et le capitaine Hadler. Le premier était d'ailleurs passé du cramoisie au pâle maladif, les yeux écarquillés d'horreur devant l'insulte terrible à laquelle il venait d'être soumis. Son œil droit cilla le premier et commença alors un mouvement de réflexe, un redressement de paupières incontrôlé alors que le noble se levait, poings posés sur la table, bras à la verticale. Dans cette position, prenant appui sur le mobilier, il dominait Friedrich d'une bonne tête, le regardant de haut avec un calme de plus en plus incontrôlé.

-"Qu'avez-vous dit, fils de catin?"

Friedrich, durement insulté, dû tenir la réplique et se mettre dans une position équivalente pour tenir le choc. Autour de la table l'assemblée était en émoi, au point que même Erika avait posé une main sur sa bouche de surprise. Le Comte-Électeur, ne pouvant décidément plus tenir un tel manque de discipline à sa table, se leva d'un coup sec et donna du poing sur la table, faisant sursauter sa charmante invitée.

-"ASSEZ! Un mot de plus, Stolzwald, et je vous fais pendre! Vous croyez-vous à la taverne pour insulter vos alliés comme le dernier des charretiers?! J'avais une plus haute opinion de vous! Disparaissez, je vous consigne à votre tentre comme un moutard, vu que vous ne pouvez pas vous comporter mieux qu'un gosse des rues! "

Furieux, blessé dans sa fierté et dans l'ivresse de la rage, le marquis quitta la tente sans même dire un mot, escorté à la sortie par deux gardes qui avaient tout entendu, évidemment. Des petits sourires satisfaits naquirent sur les lèvres des différents présents, notamment de la jeune Loft qui, yeux mi-clos et éventail déployé levait la tête avec un air charmant de satisfaction.
A la gauche de Friedrich, le baron Richtoffen ricanait dans sa barbe, laissant entendre:


-"Vous avez bien mouché ce grossier personnage. Entre nous de tels nobles avilissent notre fonction... Nous ne sommes pas des bretonniens, par Sigmar! Comprendre que la force du pays coule dans le sang de son peuple devrait être notre fierté, à nous autres, ostlandais!"

En signe d'accord un autre homme assis plus près du Comte leva son verre dans leur direction. Le repas pouvait continuer tranquillement. Il continua d'ailleurs jusqu'à assez tard, quand le Comte annonça qu'il était temps pour chacun de rejoindre ses quartiers. Dans les faits la plupart resteraient sans doute debout une ou deux heures de plus pour discuter ou écouter certains des baladins qui suivaient l'armée, accompagnés de carrioles de pauvres gens, de prostituées et d'artisans en tout genre. A voir ce que Friedrich souhaitait faire avant d'aller dormir.
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Re: [Friedrich] Le Phare dans la Forêt

Message par Friedrich Hadler »

Loin d’être calmé par la répartie du capitaine roturier, le colérique noble s’énerva encore davantage. Cette fois-ci, il se leva en s’appuyant sur la table, en position de défi, et insulta directement Friedrich en visant sa mère. Le coup était bas, plutôt digne des racailles que de la noblesse… Néanmoins, il fit mouche ! Pas du genre à perdre ses nerfs, en d’autres circonstances, Hadler aurait laissé couler. C’était se rabaisser au niveau des bas-fonds que de se montrer grossier ou violent parce qu’on insultait sa mère, ça démontrait seulement une absence de maîtrise de soi très préjudiciable à un haut niveau de responsabilité. Car s’il était si facile de le faire sortir de ses gonds, qu’en serait-il au cœur de la bataille, avec des enjeux bien plus importants ?*
* :
Ou en finale de coupe de monde de football ?


Mais en l’espèce, Elena Hadler était morte affreusement, égorgée presque sous les yeux de son fils, par le fruit adultérin de son mari. Ce marquis ne pouvait le savoir, bien sûr, mais il connaissait au moins la partie publique de l’histoire, impliquant l’odieuse trahison du capitaine Alexander Hadler. Ses insultes frappèrent durement notre héros qui eut toutes les peines du monde à se contrôler. C’est pourquoi il repoussa d’un coup sa chaise et se leva lui aussi pour répondre au défi, poings et dents serrés. Il n’était cependant pas prêt à aller plus loin : il n’avait ni le rang, ni le droit de casser la gueule à cet enfoiré qui pourtant l’avait mérité. Si les insultes continuaient, il serait obligé de quitter la tente.

Heureusement, il n’eut pas à le faire, car le Comte-Electeur Valmir von Raukov intervint enfin, et, à la grande surprise de notre héros, il prit le parti d’exclure le marquis Gunter von Stolzwald. Friedrich avait pour sa part été très inquiet de la décision, ayant peur d’écoper une sanction le jour même de sa promotion. La consignation de l’impoli dans sa tente le soulagea et lui donna un sentiment de satisfaction, sentiment apparemment partagé par certains dans l’assemblée.

Soulagé que la tension ait baissé de plusieurs crans avec le départ du marquis, Hadler salua d’un signe de tête reconnaissant le Comte et ceux qui lui manifestaient du soutien, puis il se rassit et tâcha d’oublier l’incident et de profiter de la soirée.

Mais il restait au fond de lui une sourde inquiétude… Car si lui était prêt à passer à autre chose, il était presque certain que le marquis de Stolzwald, lui, n’oublierait pas. Il avait été bafoué par un roturier et désavoué par ses pairs et supérieurs. Sur ce genre d’hommes, les affronts pouvaient rester présents comme des marques au fer rouge, appelant une terrible vengeance, au moment où l’on s’y attendait le moins. Un plat qui se mangeait froid.

Le malotru l’avait pourtant mérité, et certes, de son propre point de vue, Friedrich avait bien géré la situation, mais il n’empêchait que le nouveau capitaine s’était fait un ennemi parmi les nobles, ce soir là.

C’est donc la mine préoccupée qu’il quitta la tente comtale. Au moins, il n’aurait pas à se soucier de Stolzwald durant la nuit, car s’il avait bien compris, Valmir avait fait garder sa tente. Et puis, il voyait mal un noble se rabaisser à des actions de voyou comme une action directe de nuit. Cela aurait été grossier et stupide, sans compter que le coupable aurait été assez évident. Néanmoins, deux précaution valant mieux qu’une, et n’étant jamais à l’abri d’un coup de folie, le capitaine signala à ses hommes de veiller à ce qu’il ne se trame rien de suspect du côté de la tente du marquis. On n’était jamais trop prudent.

Après quoi il se demanda s’il serait possible de croiser Erika Loft pour lui présenter ses vœux de rétablissement pour son père et la soutenir dans la douleur qui devait être la sienne. Mais cela lui semblait peu probable, vu l’importance de la jeune fille. Auquel cas il irait donc se coucher. Le lendemain, la routine reprendrait, mais il ne resterait que deux semaines avant la date fatidique.

J’avais déjà donné dans le message du 17 août, sur la page précédente, juste avant l’arrivée du Comte, mes actions du jour 15. Un spoiler à la fin les résume.
Lien fiche wiki : http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... ich_hadler

Profil : FOR 10 / END 11 / HAB 10 (9*) / CHAR 10 / INT 10 / INI 10 / ATT 14 (13*) / PAR 14 (13*) / TIR 11 / NA 3 / PV 85/85
*: profil avec armure (bonus des compétences non inclus)

Compétences :
• Sang-froid : Votre personnage a ce qu'on appelle des «nerfs d'acier». Il sait rester maître de lui-même dans les situations les plus dangereuses. Bonus de +1 sur n'importe laquelle de ses caractéristiques lors de la réalisation d'une action dans un climat de stress et de tension mentale.

• Coups puissants : augmente les dégâts occasionnés à ses adversaires de + 1D3 pts de dégâts.

• Autorité : bonus de +1 lorsque, confronté à des militaires, il essaye de faire prévaloir son autorité, ses ordres etc.,

• Arme de prédilection : épées à une main : Bonus de +1 en ATT lorsqu'il en utilise en combat. Par contre, lorsqu'il utilise une autre arme que son arme de prédilection, il reçoit un malus de -1 en ATT et en PAR pendant les 1D3 premiers combats qu'il livrera avec cette arme, le temps qu'il s'y adapte.

• Alphabétisation : Votre personnage est capable de lire et d'écrire les langages utilisant l'alphabet du vieux monde s'il comprend ce langage.

• Langage secret : jargon de bataille : Votre personnage sait parler le jargon des batailles.

• Anticipation : Votre personnage, au combat, arrive à prévoir les réactions d'un ennemi. Pour analyser le style de combat de son adversaire direct, il lui faudra 2 rounds entiers. A partir du 3ème round, cette compétence lui permet d'avoir un bonus de +1 en ATT et en PAR contre ce seul adversaire. (Pour bénéficier de ce bonus contre un autre adversaire, il lui faudra l'avoir combattu pendant au moins 2 rounds)

• Adresse au tir (arcs) : +1 en TIR avec un arc.

• Volonté de Fer : Votre personnage se révèle être particulièrement très résistants à la peur, aux attaques mentales et à tout ce qui pourrait tenter de briser sa volonté. Il obtient +1 aux tests pour résister à un contrôle mental, à la peur etc…

• Parade : Double les points de parade de l'arme ou du bouclier utilisé.

• Coriace : Diminue de 1D3 les dégâts subis (jusqu'à un minimum de 1).

•Réflexes éclairs : +1 aux test INI en réaction à la surprise.


Equipement de combat : • Devoir (épée à une main) (18 +1D10, 12 Parade) Les morts-vivants, les démons etc… Que la lame touche subissent 1d6 dégâts de plus
• Bouclier d'acier (6+1d6 dégâts, 16 parade)
• Epée à une main (16 +1D8, 12 Parade)
• Cotte de mailles (9 protection, tout sauf tête -1 HAB, ATT et PAR)
• Arc court (26+1D8, -2 TIR/16 m)

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