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MessagePosté: 02 Juil 2017, 17:27 
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Il lui fallait penser à la suite… elle n’avait jamais vécu seule longtemps. Jamais tout court d‘ailleurs. Au clan, tout était collectif, pas d’intimité, pas d’individualité dans les grandes huttes collectives. Le groupe seul comptait, « la meute » en somme, magma informe d’individus interdépendants, interchangeables aussi. Tout le monde tirait sa subsistance du groupe, et le groupe survivait grâce à chacun. Mais on n’était pas à 5 gusses près alors, l’individu… On s’en fichait pas mal. Le droit d’individualité se gagnait en devenant chef, champion, en devenant une figure, une personnalité. C’était le privilège des plus forts. Ici, livrée à elle-même dans ces grands espaces de liberté, elle découvrait une toute autre réalité, quelque chose de tout à la fois exaltant et vertigineux. Par moment, c’était grisant, et… à d’autres, elle était prise d’angoisses de n’avoir aucun groupe en lequel se réfugier et se sentir un peu plus en sécurité et au chaud. Dans ces moments-là, n’importe qui aurait fait l’affaire. Sauf des nains peut-être ?

Elle reprit sa descente, lente, ver l’Empire, en réfléchissant à tout ça, à ce qu’elle allait faire maintenant. Ça descendait presque plus d’ailleurs. Avec qui s’acoquiner ? Vu l’animosité de tout un chacun contre son peuple… les seuls qu’elle imagina capables de la tolérer furent… les brigands, eux-mêmes traqués par les autres. Elle se dit que pour être utile à une bande de brigands dans le coin, où qui auraient momentanément besoin de venir trouver refuge dans le coin, pour échapper aux autorités, faudrait qu’elle commence par connaitre le dit coin par cœur… Voilà qui lui donnait un objectif pour les jours, voire les semaines à venir : Explorer la région, et y dénicher, les passages , les abris naturels, et les cachettes. Mieux elle connaîtrait chaque sentier, chaque danger, chaque relief du terrain, passages et autres… Chaque ressources, en cueillette, en gibier, selon les saisons, plus elle serait à même d’y mener des gens s’y cacher, pour échapper à leurs poursuivants.

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Tsorgulla Gonz', Monteur gobelin
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MessagePosté: 03 Juil 2017, 22:27 
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Explorer cette contrée singulière avait son intérêt. Son lot de surprise… Là où on dénichait facilement du gibier… Là où on trouvait de l’eau… des endroits pour se baigner, du genre bassins, ou cascades… Elle chercha du coudrier, (noisetier pour les intimes) cet arbuste faisait des branches fines et droites, dans lesquelles il serait aisé de faire de nouvelles flèches. Quoi que pour une gobeline, ce genre d’artisanat n’était jamais vraiment aisé. Elle réussit à se faire vingt flèches en une matinée, enfin, vingt tiges droites pour flèches. Manquait leur empennage en plume, et leur pointe en silex ou en métal. En tant qu’archère, elle avait emporté une petite bourse de pointes de réserve dans ses affaires. Par contre les empennages allaient lui manquer. Elle se fit trois flèches avec des empennages en feuilles d‘arbustes, choisissant bien ses feuilles, pas trop molles, pas trop cassantes. Qui tiendrait un ou deux tirs avant de se déchirer. Ça suffirait bien pour tirer une corneille ou un vautour. La tradition voulait que les peaux-vertes utilisent des plumes noires, ou au mon sombres. Le noir avait ce qu’il fallait de lugubre.

Les plumes en vautour étaient porteuses de toute la symbolique mortuaire de ce charognard. Les corneilles étant plus rares par ici, elle dut traquer un sanglier pour piéger l’un d’eux. Elle le pista d’abord, repérant ses traces, puis dut s‘en rapprocher assez sans se faire voir et contre le vent pour ne pas se faire sentir, afin de s’en rapprocher assez. Ensuite, elle le chargea à la lance, sur le dos de sa louve. La louve avait l’avantage de la vitesse sur une courte distance. Le sanglier gagnerait sur la durée, n’étant pas encombré par une cavalière. Aussi, Tsorgulla le flécha d’abord, à l’arrière train, et sa blessure l’empêcha de courir comme il aurait voulut durant la poursuite qui suivit. La louve le rattrapa, et la gobeline l’acheva à la lance. Un bon exercice pour la guerre au passage. Elles s’en firent un festin commun des plus appréciables après ces jours de disette. La cavalière prit la peine de faire du feu pour l’occasion. En en mangea un beau jambonneau. Le reste alla à la louve, et la carcasse servit d’appât aux vautours. Elle en flécha un, sans trop de mal. Ces grands animaux n’étaient pas très vifs au sol. Ils beuglaient beaucoup, mais bougeaient assez lentement, sans craindre tellement les importuns. Elle put donc s’en approcher assez que pour tirer de trop près pour rater s cible. Ça leu fit de quoi se goinfrer une nouvelle fois, et à elle, de quoi fabriquer 20 empennages très correctes. Elle fini donc par avoir… de nouvelles flèches valables.

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Tsorgulla Gonz', Monteur gobelin
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 Sujet du message: Se faire une tannière
MessagePosté: 04 Juil 2017, 09:58 
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Son stock de flèches un peu refait, elle continua à parcourir la lande à dos de louve, l’arc à la main, aux aguets, flairant chaque courant d’air, observant les habitudes du gibier, découvrant les sentiers naturels, les pistes, énumérant toutes les mauvaises rencontres possibles. L’endroit lui devenait chaque jour un peu plus familier, apprivoisant sa la solitude. Elle agrandissait chaque jour un peu plus le cercle de ses investigations. Mais elle finit par se lasser de survivre à la belle étoile, à se geler certaines nuits, à prendre la pluie sur la tête à d’autres… Aussi ressentit-elle bientôt le besoin de se faire une tanière, un abri… un genre de « chez-elle. Elle s’y attela dès lors. Dès qu’elle eu repéré un coin hors de vue et difficile d’accès. Elle opta pour les abords d’une cascade, là où l’eau d’un torrent se déversait dans un creux du terrain, un genre de petite cirque, formant un bassin ou boire et se baigner, comblé tout autour par une végétation dense d’arbustes et de buissons. Sans clairière, sans plage, qui n’avait à priori rien d’accueillant. Elle se faufila à travers la broussaille serrée, et se dégagea un cercle d’1m50 de diamètres sous les branches, au pied des arbustes, qu’on ne verrait même pas du ciel. Là elle se construit un petit dôme de banchage, d’un mètre de haut, au mur assez épais pour qu’aucun animal n’aie l’idée ni l’audace de le franchir, et qu’aucune créature ne puisse le traverser sans peine ni outils. Dôme qu’elle colmata d’un mélange d’argile et d’herbes sèches, puis qu’elle recouvrit de terre et de feuillage. L’exercice lui prit deux trois journées, sans se hâter, mais elle eu bientôt sa tanière, à l’abri des regards, même les plus exercés.

Elle se ménagea trois sentiers pour y accéder, sentiers-tunnels qui passaient sous la végétation sans être visibles, qu’il faillait parcourir presque à 4 pattes. L’un menait à l’eau, les deux autres, dans des directions opposées, permettait de gagner la lande alentour, Elle garda un buisson mort pour en fermer l’entrée et la rendre ainsi invisible, et garni l’intérieur de sa hutte d’une couche de fougère et d’herbe sèche bien épaisse. A partir de ce moment, ses nuits devinrent plus confortables et plus sereines. Elle put s’y reposer pleinement, et être ainsi plus efficace la journée. Elle ne faisait jamais de feu près de sa hutte. Il n’y avait de toute façon pas la place. Elle était cernée de végétation. Elle n’y emportait aucune nourriture. Ses repas se passaient dans la lande, en plein air. Ceci afin qu’elle soit le moins repérable et le moins repérée possible. Elle disposa aussi des branches entrelacées horizontalement dans celles, verticales, des broussailles, de façon à tresser une barrière invisible mais efficaces, un genre de clôture contre les animaux importuns que son odeur pourrait attirer là. Seul quelqu’un qui pénétrerait cet amas de verdure dense et tenterait de le traverser de part en part pourrait les découvrir, et, les franchissant, parvenir finalement à sa hutte. Sa louve et elles prirent vite le pli d’user de leur deux tunnels végétaux seuls pour s‘y rendre et en sortir.


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Tsorgulla Gonz', Monteur gobelin
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MessagePosté: 06 Juil 2017, 00:37 
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Une tanière ! Ça c’était une bonne chose de faite. Elle avait pris garde à prélever les branches loin du lieu de construction, afin que rien, là où elle construisait sa cabane, n’en trahisse la présence (ni copeaux, ni branche coupée sur des souches). A présent elle se sentait beaucoup plus sereine. Elle avait un chez elle, relativement protégé des mauvaises rencontres, et pouvait poursuivre son exploration des recoins de la face Nord du col des Crocs de l’hiver pus sereinement. Certes, la solitude allait continuer à lui peser, n’ayant jamais fonctionné en solo. Mais il y avait Younak, sa seule et de plus en plus inséparable compagne - vu qu’elle aussi, sa meute devait commencer parfois à lui peser – qui lui tenait compagnie. Elles étaient leur « seule famille » l’une pour l’autre, et cela renforça surement beaucoup leurs liens et leur complicité. Ainsi, sa tanière faite, Tsorgulla avait un point de repère tangible, et un refuge, un abri sûr, pour les jours de tempête ou les nuit trop froides. Elle reprit sans plus tarder son exploration minutieuse de la région, le cœur plus léger. Les jours passant elle se sentait plus libre, comme si le poids des chefs qu’elle avait toujours eu sur les épaules s’envolait petit à petit, au fil de ses balades en toute liberté, la redressant, et lui allégeant d’autant les épaules… Ainsi bientôt elle fut l’une des rares gobelines sinon la seule, à se tenir droite, surtout en selle, quand elle chevauchait sa louve, fière et libre, dans les grands espaces, sous le bleu infini du ciel de l’été qui débutait. Quel gobelin avait déjà connu ça ? Aucun surement ! Dans ces moments-là, elle se félicitait d’avoir eu l’audace de déserter. Cette audace folle, insensée, de désobéir… Elle s’en vantait moins quand la violence d’un orage et du tonnerre la gardait terrifié chez elle, recroquevillée sous sa hutte, agrippée à sa louve, à craindre que la foudre ne la prenne pour cible, ou qu’un ours les poursuivait sur 200 mètres pour les chasser de sa zone de chasse ou défendre ses petits. Ou quand un troll de pierre les voyant passer de loin leur lançait des rochers pour s'amuser.

La montagne était généreuse en été, à qui savait y faire, et elle apprit vite à s’y nourrir grassement, remplumant sa maigre carcasse à peine assez nourrie dans la horde du clan. Il n’en serait sans doute pas de même l’hiver, mais pour l’heure elle n’y pensait pas. Elle profitait des largesses de l’été. Les jeunes lapins sans expérience étaient nombreux à se prendre dans ses collets, les coulemelles abondaient dans certaines prairies, les myrtilles aussi parfois, et elle n’avait plus besoin d’avoir recours à la « Bouillie Beurk ». Elle repéra aussi les bons coins à truites, les petits lacs à écrevisses…

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Tsorgulla Gonz', Monteur gobelin
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MessagePosté: 12 Juil 2017, 22:01 
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Et puis il arriva une chose étrange, un sursaut de son instinct, de son conditionnement séculaire… un hoquet de sa mémoire émotionnelle, marquée au fer rouge d’une vie entière passé au milieu des violences permanentes et du chahut constant d’une meute peau-verte... Elle prit peur, de sa liberté. Peur de ces grands espaces, trop grands pour une « toute seule ». Trop vaste, et trop calmes, pour les instincts chahuteurs qui l’habitaient. Le chahut, les disputent, les cris, les coups, la peur qu’ils engendraient, la colère, l’agacement, la frustration, vinrent à lui manquer… cruellement. A lui filer des vertiges. Jamais elle n’avait passé autant de jours en paix, sans se chamailler, sans ressentir la crainte d’une énième humiliation, ou d’une énième défaite, l’envie de s’en venger, et le besoin de s’en prendre à moins fort que soi pour passer ses nerfs dessus. Et elle était en manque, en manque de tout ce que ça générait d’émotions en elle. Un manque tenace, vertigineux. A tel point qu’elle fut bientôt prise d’une puissante nostalgie, de remords sévères d’avoir quitté sa meute, sa famille… Et qu’elle se mit à regretter d’être partie. Ici, toute seule, au milieu de la pax et du silence des grands espaces, c’était trop calme pour elle, trop paisible. Depuis toujours habituée, à vibrer dix fois par jour d’émotions diverses, là… le calme lui filait des angoisses. Elle ne tint bientôt plus, et … Et décida de rentrer, de faire demi tour, s’en aller retrouver les siens, sa famille, sa meute, sa horde ! e cris, de rôts, de pets ; de râles, de coups, de griffes, de morsures, de morve et de larmes ! Mais au moins ça tenait chaud, et… et on s’y sentait vibrer, on s’y sentait vivre, intensément… Et c’était cette intensité qui lui maqua, éperdument. Au point qu’elle finit par déprimer, de n’avoir aucun plus faible à humilier, et plus fort à redouter. Au point qu’elle en vint finalement à prendre la décision de rentrer chez le siens… et reprit la route du col en sens inverse, presque gaiement, de s’imaginer prendre un savon en arrivant, trembler, se faire dessus, prendre des coups, maudire qui lui criant dessus, vibrer ! Pleurer, se jurer vengeance ! Mais appartenir à un clan ! À une meute ! A une horde… A la Waaaaaargh ! Dieux que tout ça faisait se sentir exister ! Intensément… Et elle voulait retrouver cette intensité… elle en avait besoin. A tel point que ses nerfs lâchaient par moment, et qu’elle parlait toute seule ; ou partait d’un grand rire nerveux ; ou déprimait à en chialer… se sentant désespérément seule et vide, face à une angoisse insondable…

Le manque apparaissant et disparaissant par vagues irrépressibles successives, réveillait son besoin d’être parmi ses semblables, une parmi la foule… La horde. Et elle remonta vers les Sud, vers sa terre natale… Comme on réalise avoir fait une énorme méprise, oubliant son ras-le-bol total d’alors, et toutes ces soirées passées à en pleurer d’être le larbin des autres. Elle se chamaillait oui mais… elle avait un groupe, un troupeau, une famille… Le manque d’émotions permanentes, allait-il avoir raison de son audace ? Ruinant l’héroïsme de sa désertion en la changeant en une vulgaire petite escapade ? ça en prenait le chemin en tout cas…

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Tsorgulla Gonz', Monteur gobelin
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MessagePosté: 17 Juil 2017, 12:18 
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Malgré ça, malgré l’accoutumance trop forte aux émotions de dispute, d’humiliation, de frustration dans lesquelles elle avait toujours vécu, et malgré la puissance de l’instinct grégaire, qui la poussait à rejoindre un groupe, une communauté, une tribu, une horde ; quelque chose subsista de son audace de départ, qui commença à son tour à se manifester, lui rendant par moment son retour inacceptable, ou ridicule. Oui, le ridicule prit le pas sur le reste, dans ce qui « s’opposait » encore par moment. Elle allait avoir l’air tellement bête, tellement idiote, de revenir penaude, avouant « qu’elle avait eu tort », ou regrettant ou inventant un bobard que personne ne croirait, pour expliquer sa disparition… Elle eut ainsi peu à peu de plus en plus l’impression d’aller droit vers sa honte, vers son humiliation, et l’ascension vers le col lui devint de plus en plus pesante… Jusqu’au moment où les deux tendances furent à égalité en elle, la dissuadant de poursuivre plus avant.

Elle se retrouva alors plantée là, avec sa louve, au milieu de nulle part, quelque part entre le bas du versant Empire et le haut du col des crocs de l’hiver. Ça survint alors qu’elle mangeait un gibier qu’elle avait fait cuire, et qu’elle avait commencé avant sa louve. Elle réalisa qu’elle n’avait plus la force de grimper vers son déshonneur, malgré son besoin d’appartenir à un clan, et son manque des émotions fortes de la vie brutale en collectivité peau-verte. Elle s’en retrouva, indécise, hébétée, presque hagarde, tant l’émoi du retour avait été fort à un moment donné, pour qu’elle se mette ainsi à rebrousser chemin si peu hésitante. Mais cette fois, la plus grosse et la plus tenace des vagues de nostalgie était passée, la laissant indécise sur la plage de sa solitude. Elle trouva alors que c’était quand même bien plus confortable de ne pas avoir à craindre qu’on lui arrache ce qu’elle mangeait des mains à tout moment, avant qu'elle ait fini, et de devoir se résigner à couper sa faim avec de la bouillie Beurk. C’était là un privilège de « plus forts » dont elle n’avait jusqu’ici jamais profité, et qu’elle perdrait si elle s’en retournait parmi les siens. De même pour la liberté de dormir quand elle voulait… d’aller où elle voulait… de faire de ses journées ce qu’elle voulait… Autant de privilèges et de libertés dont elle ne disposait pas dans son clan. Autant c’était supportable de vivre sans avant de les avoir connus… Autant il lui sembla qu’à présent qu’elle y avait goûté, ça serait d’autant plus douloureux et difficile d’avoir à y renoncer et à s’en passer à nouveau. Ce dernier constat finit par la convaincre de faire demi-tour pour de bon, et redescendre vers sa tanière et sa vie solitaire. Elle n’aurait qu’à se reconstituer une bande, une horde à elle, en gardant ses privilèges. Mais à présent qu’elle avait goûté à la liberté, elle vivrait libre et seule, plutôt qu’en clan mais asservie.

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MessagePosté: 22 Juil 2017, 14:37 
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De retour près de la frontière de l’Empire, Tsorgulla reprit donc sa vie solitaire, d’exploration, de chasse, de cueillette, et de… solitude. Elle aurait pu couler des jours paisibles ainsi, dans cette nature finalement généreuse ; dans ces paysage grandioses ; sous le ciel sans fin à l‘ombre des pics rocheux majestueux, sous le regard des aigles gardiens des ceux, mais… sa nature gobeline ne s’y prêtant pas du tout, ce ne fut pas si simple… Elle s’ennuyait souvent, cherchant alors d’autres créatures à embêter… Ce qui n’était pas sans risque vu qu’elle ne faisait clairement pas partie des engeances les plus costaudes de ces montagnes. Ainsi lui arrivait-elle d’aller taquiner du troll de pierre, par pure ennui, pure vengeance contre les plus-grands-qu’elle-qui-lui-avaient-fait-des-misères. Elle se postait loin de l’un d’entre eux alors, et se tenait cachée, le fléchant de sa cachette quand il regardait ailleurs, pour le voir se prendre une flèche venue d’il ne savait où, et pester, s’énerver, souffler, et en chercher l’auteur en vain. Ça la faisait beaucoup jubiler d’agacer au plus haut point un plus grand qu’elle sans se faire prendre. Il y avait dans cet exercice un parfum de revanche des plus délicieux. Parfois le troll se retournait dans sa direction trop brusquement, sans qu’elle ait eu le temps de se cacher à nouveau, et la prenait alors en chasse, en grognant, l’obligeant à filer à toutes jambes pour le semer. Ou bien il lui lançait des rocs énormes à deux mains en rugissant. Elle en était alors quitte pour une bonne suée et une belle frayeur.

D’autres fois, quand elle repérait des vautours massés autour d’une charogne, elle venait leur lancer des cailloux, pour les entendre beugler à chaque projectile dans le mille, et s’amuser de les voir s’en agacer et s’ébouer, parfois jusqu’à se battre entre eux. D’autre fois c’était elle qui devenait le jeu de quelqu’un, et là c’était tout de suite beaucoup beaucoup moins drôle… Il y eu cette fois notamment, où un aigle géant la pris pour cible… Cette fois-là elle crut sa dernière heure arrivée !! Quand elle vit son ombre tomber sur elle, et s’agrandir à vue d’œil, juste avant qu’elle ne se jette sur le côté brusquement, échappant de justesse à ses serres immenses, dans un roulé boulé salvateur… Elle ne dût son salut ensuite qu’à la vivacité de ses jambes, et sa dextérité à courir en zig zag comme une dératée, tandis qu’il la poursuivait en bonds successifs, jusqu’au premier trou qu’elle trouva où plonger et ramper pour s’y mettre hors d’atteinte. Trou qui s’avéra être un terrier de blaireaux, tout juste assez large pour elle s'y faufiler, où elle faillit rester coincée du coup, et mourir bêtement étouffée, sans parvenir à ressortir.

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MessagePosté: 12 Aoû 2017, 12:21 
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L’essentielle des journées de la gobline consistait d’abord à trouver à manger pour elle… Puis pour sa louve - ordre à respecter scrupuleusement si elle voulait que sa monture lui reste dévouée - ensuite, après avoir mangé, à s’ennuyer et chercher quelque chose à faire pour se divertir. Autant dire que la plupart des animaux en avait déjà fait les frais. Elle avait joué à lancer des grosses pierres sur des grenouilles, des poissons, ou même seulement des araignées d'eau dans les ruisseaux. A tenter de toucher des corneilles à l’arc, avec des flèches sans pointe, faites pour jouer, à l’empennage en feuille d’arbuste et la tige en noisetier. Elle essayait toutes sortes de pièges, petits ou grands, amusée par l’idée d’y trouver un matin une victime. Sauf qu’elle oubliait leur emplacement souvent, ou qu’ils étaient inefficaces. Cependant, avec le temps, et force de s’y essayer, elle devenait plus maline, et essayait plus de choses. Si bien qu’elle finissait par trouver des systèmes qui fonctionnent. Ainsi, elle finit par pouvoir créer autour de sa cabane cachée, assez de petits pièges éparpillés que pour s’assurer d’avoir de quoi manger chaque jour. Entre les rongeurs, les fouines, belettes, écureuils, et autres lapins, elle attrapait du monde finalement. Même les escargots avaient ses faveurs. Elle disposait des pierres plates dans les hautes herbes, où elle passait les récolter chaque matin. Elle les posait sur les braises puis les tirait de leur coquille avec une écharde de bois, quand elle ne la brisait pas entre deux pierres. En fait elle mangeait chaque fois que c’était possible, de tout, tout ce qui lui tombait sous la main, un peu prise par la peur de manquer ou de sauter un repas. Et puis chercher à manger était un passe-temps distrayant, puisqu’en outre, il était récompensé par des en-cas réconfortants réguliers.

L’autre passe-temps qu’elle affectionnait était d’embêter des créatures sensibles, voire de les estropier ou de les tuer pour le plaisir. Les premières à en faire les frais étaient les insectes, qu’elle malmenait constamment, chaque fois qu’elle en attrapait un, elle lui arrachait des pattes, les antennes, ou des ailes, ou réduisait la taille de celles-ci. Ceux qui payaient le plus lourd tribu étaient les taons. Nombreux en montagne, et sournois à piquer quand on s’y attendait pas, elle prenait un malin plaisir à en attraper vivants et leur fourrer une paille dans le derrière. Paille qui les alourdissait et rendaient leur vol épuisant et maladroit. Elle les regardait alors repartir, volant à ras du sol, en ricanant. Ou bien elle leur rabotait la moitié des ailes et les relâchait, s’amusant de les voir s’épuiser à battre férocement des ailes pour parcourir seulement quelques mètres. Elle aimait aussi s’exercer à la rapidité, en essayant d’attraper les mouches dans son poing. Mouches qui, une fois capturées, finissaient empalées par une aiguille de pin qu’elle plantait dans la terre, les laissant agoniser ainsi jusqu’à leur mort. Les guêpes elles non plus n’avaient pas intérêt à croiser son chemin. Si elle laissait plutôt tranquille celles qui lui passaient à portée pour en pas être piquée, il n’en était pas de même pour leur nids. Quand elle en trouvait un, elle s’amusait à le canarder de pierres de loin, ou tentait de le recouvrir de paille ou de brindilles auxquelles elle essayait ensuite de mettre le feu. Quand aux fourmilières, elle aimait déféquer dessus, et observer les fourmis s’en dépêtrer. Ou bien, elle leur livrait paillons et autres insectes, qui se faisaient alors attaquer et démembrer sous ses yeux amusés.

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