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MessagePosté: 24 Sep 2017, 18:23 
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Au sein de l'Empire un nombre impression de rumeurs courraient concernant ce qui se trouvait tout au Nord de leur pays, sur cette bande de terre stérile et nimbée de mystère connue sous le nom des Désolations chaotiques. Et comment pourrait-il en être autrement ? Rares étaient les soldats revenus vivants d'une virée dans ces contrées sauvages pour raconter ce qu'ils avaient vu, seuls ceux qui étaient nés sur ces terres désolées en connaissaient la vraie nature et étaient à même de l'apprécier à sa juste valeur. Pour ceux qui savaient l'apprécier cette nature était la plus sauvage des beautés, au tempérament aussi changeant que le vent elle pouvait être source de nombreuses gloires comme d'horribles déconvenues et, parmi toutes les beautés de ce monde, celle-ci était la plus capricieuse de toutes.
Pour les plus imprudents ces terres étaient le plus mortel des pièges car si la faune ne se chargeait pas de dévorer les idiots alors la météo capricieuse s'en chargerait, et si par miracle cet imbécile survivait alors ses congénères s'occuperaient de finir le travail. Les menaces étaient multiples et ce danger permanent forçait chaque individu à devenir méfiant mais surtout à apprendre à se défendre contre tous ces assaillants potentiels, faisaient d'eux des personnes aussi rudes que brutales. Pourquoi se demander si une confiance était méritée quand un bon coup de hache sur le crâne pouvait ôter tout doute ?

Mais en vérité bon nombre de ses habitants voyaient ces terres comme le berceau des plus grands guerriers car il n'y avait qu'au sein d'un environnement aussi hostile qu'un guerrier pouvait vraiment sortir du lot et briller, il n'y avait qu'en risquant sa vie chaque jour qu'un homme pouvait révéler au monde le guerrier qui sommeillait en lui et Lorn ici présent ne faisait pas exception à la règle. Cette terre était rude mais elle restait son foyer, il la haïssait autant qu'il l'aimait pour ce qu'elle était car elle lui avait donné un but : briller sous l'égide de l'une des 4 grandes divinités qui régnaient sur ces terres. Khorne, Nurgle, Tzeench et enfin Slaanesh.
Combattre était amusant mais ce n'était pas une fin en soi, se battre uniquement pour soi n'avait qu'un intérêt assez limité alors que combattre pour obtenir les faveurs d'un Dieu était le seul objectif qui vaille la peine d'être poursuivi. Qui d'autre qu'un Dieu pouvait aider un simple mortel à atteindre la grandeur, à faire résonner son nom à travers le monde pour toute l'éternité ? Aucun mortel sur cette terre ne méritait d'être adulé alors que pour une puissance aussi indiscutable que celle de la ruine la question ne se posait pas. Ici les démons n'étaient pas que des légendes, poser les yeux sur ces terribles créateurs ne pouvait donner qu'un avant-goût de la toute puissance de ces 4 divinités de la Ruine.

Lorn était né dans un clan qui vénérait le Dieu Carnage, arpentant ces pleines désolées pour se baigner dans le sang de leurs victimes et offrir des crânes pour les ajouter au Trône de leur déité. Il lui fallut presque trois décennies pour sortir de Son ombre rougeoyante et oppressante et entendre enfin l'appel de la seule divinité qui pourrait l'aider à atteindre la grandeur : Slaanesh. La brutalité du Dieu du Sang n'était pas ce qu'il désirait vraiment et Grand Père Nurgle ne ferait que détruire la beauté sauvage dont il était pourvu. Quid de Tzeench, alors ? Trop manipulateur à son goût, Lorn cherchait le plaisir et la perfection et Slaanesh était la seule divinité à même de l'aider sur ces deux points. Bien sûr qu'une telle attention n'était pas gratuite, pour attirer l'attention de son nouveau Seigneur il allait devoir redoubler d'efforts et enchaîner les faits d'armes pour dizaines. Fastidieux ? Épuisant ? Oui mais le jeu en valait la chandelle, les plaisirs à gagner valaient bien tous les sacrifices du monde à commencer par celui de sa propre vie.
Libéré de l'emprise de son clan le jeune guerrier nouvellement trentenaire, c'est en solitaire qu'il se mit à arpenter les désolations sans vraiment savoir par où commencer pour attirer l'attention du Seigneur des plaisirs. Peut-être que le destin ferait en sorte de mettre un indice sur sa route mais, pour l'heure, il était plus tenté par le fait de forcer son destin pour attirer lui-même l'attention de son Dieu.

Parcourant ces terres rocailleuses depuis plusieurs jours sans rencontrer âme qui vive, se félicitant d'avoir pensé à prendre de l'eau avant de partir, le jeune homme s'arrêta en sentant l'atmosphère se rafraîchir. Patientant quelques instants pour voir si cette sensation persistait, la levée d'une brise de plus en plus intense présageait de l'arrivée d'un vent des plus violents. Le froid n'était pas un problème en soi, tous les habitants ici y étaient habitués, mais de telles rafales de vent amenaient avec elles de la poussière et tout un tas de saloperies qui rendraient son trajet des plus désagréables.
Pestant contre ce contre-temps, voyant là-dedans le premier obstacle sur son chemin vers la grandeur, comme si la nature elle-même voulait l'empêcher d'atteindre les sommets, le farouche guerrier se tourna vers une grotte à quelques mètres de là. Cet abri en valant bien un autre, il abaissa la capuche de son pardessus afin de se protéger du vent, arrivant finalement à destination au bout d'une poignée de secondes. Plongeant son regard à l'intérieur de la grotte, préférant étudier son environnement plutôt que d'y plonger bêtement, les ténèbres qui y régnaient le rendirent incapable de discerner quoi que ce soit.

Pénétrant ainsi dans la sombre grotte, s'attendant presque à tomber sur la tanière d'une féroce créature, le sauvage s'avança de quelques mètres afin de se mettre à l'abri du vent de plus en plus violent. Ses pas résonnant dans toute la grotte, en l'absence de réponse ou de rugissement le serviteur de Slaanesh s'autorisa un moment de répit. Se débarrassant de son manteau et de son amas de fourrures servant de couchage, ne gardant que sa hache à sa ceinture et son bouclier tenu fermement par sa main gauche, le guerrier aux noires prunelles se laissa glisser contre la paroi en se demandant combien de temps encore la nature allait se mettre en travers de sa route.

Non il ne fallait pas commencer à raisonner ainsi, il allait devoir être patient car la route vers la grandeur promettait d'être longue et ardue. Ramenant ses cheveux de jais en arrière, les laissant tomber le long de ses puissantes épaules, il leva les yeux vers le plafond de cette caverne en attendant que la nature lui permette de reprendre sa route.

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Lorn, Voie du Guerrier du Chaos
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MessagePosté: 26 Sep 2017, 16:59 
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Les rafales sèches et froides balayaient la contrée vallonnée sous les yeux d’Alyria qui paraissait ondoyer sous l’effet de son paysage aussi gris que desséché, meurtri par un soleil vorace qui ne semblait pas vouloir réchauffer le sol dévasté qu’elle martelait de ses chausses élimées depuis longtemps et rafistolées plus ou moins correctement avec les moyens du bord et ses connaissances en couture datant de son passé de servante esclave. En y repensant, il y avait là une ironie profonde, à imaginer que cette frêle créature qu’elle avait été jadis, courbée sous le regard noir de l’intendant du Jarl à se conduire en parfaite ménagère ait pu mettre ses maigres talents à contribution pour arpenter les Désolations du Chaos et répandre le sang au nom sacré de Slaanesh. Mais le Corrupteur l’avait sauvée, arrachée à un destin de concubine sordide, pour lui révéler la vraie beauté du monde, et la guider sur le chemin menant à sa réalisation. A ses yeux, l’étendue glacée et morne qui s’étendait devant elle était ainsi non pas une lande odieuse, mais le reflet d’un canevas qui ne demandait qu’à être peint, recouvert d’offrandes divines faites au Prince des Plaisirs, pour répandre sa douce parole et ses délicieux bienfaits. Peu à peu, d’autres qu’elle s’arracheraient à leurs chaînes de servitude pour découvrir les cadeaux du Maître, et succomber à sa doucereuse tentation, tandis que dans cette entreprise, elle se ferait son hérault, sa porteuse de voix, puisqu’il l’avait béni de cet organe vocal si pur, si délicat qu’il résonnait en harmonie avec le vent glacé de la steppe alors qu’elle avançait, chantonnant des prières obscènes à son dieu tutélaire. Elle l’invoquait, psalmodiant son amour sacrilège pour le Grand Tentateur, lui adressant ses pensées les plus secrètes et blasphématoires, se gorgeant de visions sanguinaires et masochistes, alors que son corps tout entier frissonnait sous l’emprise de sa transe délétère qui envahissait sa conscience. Mécaniquement, ses pieds continuaient d’avancer tandis que la folle servante de Loesh éructait.

Et puis les bourrasques se renforcèrent soudain, l’empêchant de donner à entendre toute l’étendue de sa voix, couvrant son chant par leur bruit annonciateur d’une tempête dont seules les Désolations avaient le secret. Immédiatement, la dévôte sortit de l’emprise maléfique du Maître pour observer, méfiante, les environs, le froid mordant sa chair malgré sa couche de vêtements. Depuis deux ans maintenant qu’elle progressait dans les terres sous la férule des Puissances de la Ruine, elle avait appris à se méfier de tels signes, qui auguraient généralement d’un déchaînement à l’image des Quatre Dieux Sombres en personne. En Norsca, souvent, ce genre de phénomène annonçait simplement la neige. Dans les Désolations, il était impossible de prédire la nature des événements à suivre, tant ces dernières ne semblaient obéir à aucune logique physique rationnelle. Elles étaient l’incarnation de la nature mouvante du Chaos et à ce titre, n’importe quoi pouvait arriver et dévaster la steppe. La seule constante, c’était que durant ces moments-là, la Bête ne se souciait guère de ses serviteurs. Leur mort nourrirait son appétit dévorant, qu’ils lui soient dévoués ou cultistes d’un dieu en particulier.

Son regard gris s’attarda sur les alentours. Par chance, le vent avait dégagé le brouillard environnant, permettant l’émergence d’un à-pic rocheux. Sachant que cette maigre couverture représentait sans doute son unique opportunité de protection, Alyria pressa le pas, courant presque sur les derniers mètres la séparant de son objectif, qui se dévoilait peu à peu à mesure qu’elle accrochait. Comme tous les reliefs des Désolations, celui-là arborait une mine piteuse, biscornue, offrant un amas de granit désespérément non-naturel, comme si un géant avait malaxé la terre à cet endroit et en avait assemblé un étron de roches brillant d’une lueur malsaine, se découpant au sein du paysage désolé. Pour autant, il en aurait fallu bien davantage pour effrayer la guerrière, d’autant plus que son instinct paraissait la pousser inexorablement vers l’à-pic. Elle connaissait ce sentiment d’urgence qui étreignait sa poitrine à ce moment précis : Slaanesh lui indiquait la voie. Son sombre maître lui ordonnait de ne pas s’arrêter, d’exécuter sa volonté tourmentée, et elle n’était pas femme à lui refuser quoi que ce soit. Bientôt, la silhouette d’une entrée caverneuse se découpa, et elle sut au plus profond d’elle-même que là était sa véritable destination. De toute manière, la slaaneshie n’avait guère le choix : dans son dos, la tempête rugissait déjà, et il ne faudrait que quelques minutes désormais pour qu’elle ne s’abatte sur la mortelle. En quelques foulées, elle fut à l’intérieur.

Immédiatement, l’odeur brute d’un autre être vivant vint lui chatouiller les narines. Elle n’était pas seule. Instinctivement, ses mains se portèrent à sa ceinture et elle dégaine ses haches, chères compagnes de maraudes sanglantes, avant d’avancer encore un peu plus dans le boyau. En face d’elle se trouva finalement un humain aux traits typiques des tribus kurgans arpentant les Désolations du Chaos, et dont la flagrance comme le physique étrangement attirant portaient la marque de Slaanesh aussi sûrement que si la marque lui avait été accordée. Du moins, c’était ce qu’elle pensait, persuadée que toute beauté ne pouvait être qu’un don du Prince des Plaisirs envers ses sectateurs zélés. La conduite à adopter n’était pas aisée, cependant. Etait-il de ses fous qui, dévastés par leur errance, attaquaient à vue ? Ou bien y avait-il moyen de partager les bienfaits de Slaanesh avec lui ?

« Ici passe la Voix Vermeille, Alyria Chantelame, la servante de Slaanesh. Honore le dieu des plaisirs avec moi, ou meurs. Telle est la voie du Corrupteur. »

Le choix était sien. Slaanesh commandait de répandre le plaisir partout, d’honorer son nom avec tous, mais aussi de châtier ceux qui s’opposaient à son pouvoir sur le Vieux Monde. Et Alyria respectait scrupuleusement ses prescriptions impies, en ardente zélote qu’elle était, ivre de douceur comme de carnage, toute entière dévouée à son odieux maître et à ses ordres déments …

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Alyria Chantelame, Voie des Combattants du Chaos (Slaanesh)
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MessagePosté: 26 Sep 2017, 21:42 
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La plupart des soldats qui peuplaient les bourgades de cet Empire sudiste s'entraînaient toute leur vie dans l'éventualité de se battre un jour, certains chevaliers qui ceux qui peuplaient la Bretonnie polissaient leurs armures et répétaient les mêmes passes d'armes encore et encore pour se préparer au jour où leurs bras seraient requis pour défendre leur patrie. Il pouvait se passer des années avant qu'un homme n'ait réellement besoin de mettre en pratique cet interminable apprentissage et, au moment d'ouvrir les yeux sur les affres de la guerre et le caractère grotesque du concept d'honneur, beaucoup prenaient la plus méchante claque de leur vie et ne s'en relevaient pas. Seuls les plus chanceux ou les plus durs à cuire parvenaient à survivre leur première bataille pour en voire une poignée d'autres au cours des années suivantes.
C'était en cela que les hommes et femmes qui vivaient dans ces terres désolées au Nord étaient de bien meilleurs combattants que n'importe quel idiot en armure savamment astiquée qui se prétendait soldat ou guerrier. Pourquoi ? Parce qu'ils n'avaient pas besoin d'ouvrir les yeux sur la cruauté de la vie, ils naissaient dedans et leur être en était imprégné dés qu'ils commençaient à prendre conscience de leur environnement. Les menaces qui pesaient au-dessus de leurs têtes n'étaient pas lointaines mais très réelles, aussi chaque enfant était forcé de savoir manier une arme juste après avoir appris à marcher afin de ne pas devenir un boulet pour le reste de la communauté, chaque enfin apprenait à se battre non pas à cause d'un ridicule sens du devoir mais pour la plus simple et la meilleure des raisons : survivre.

Vivre ici était l'assurance de mourir jeune à moins de parvenir à sortir du lot et s'élever au-dessus de la foule, résider en ces terres maudites était l'assurance de devenir paranoïaque et de ne jamais connaître le sens du mot « sécurité », vivre ici était la pire chose mais aussi la meilleure qui pouvait arriver à un individu. Pourquoi ? Parce qu'au milieu de cette fange et de ces océans de sang créés par des conflits qui ne prendraient jamais fin, au milieu de cette terre rougie par le sang se créait le mortier dans lequel les plus grands des hommes verraient le jour. Y avait-il seulement un meilleur catalyseur que l'adversité et une menace de morte permanente pour briser un homme ou en faire un colosse ? Le rude guerrier assis dans la grotte n'en connaissait pas d'autre, sa vie avait toujours été d'une simplicité enfantine depuis le jour où il avait compris que seule la loi du plus fort faisait foi ici bas.
Ici la couardise n'était jamais récompensée, ici l'argent n'avait qu'une valeur limitée et les pots-de-vin n'avaient donc pas cours, Lorn savait que seules la brutalité et la détermination pouvaient faire prévaloir un individu sur un autre. Était-il lui-même devenu un colosse ? Pas encore mais il avait l'ambition de le devenir et il ne laisserait pas le vent le retarder de la sorte.

Faire du preuve de patience n'était pas son fort mais malheureusement le guerrier fut forcé de se faire violence pour s'y plier, assis contre la paroi glacée de la grotte il réfléchit à la direction à prendre ensuit. Devait-il continuer à marcher tout droit jusqu'à ce que Slaanesh lui fasse un signe, ou devait-il se diriger vers le village le plus proche afin de perpétrer un massacre à même d'attirer sur lui l'attention du Seigneur des Plaisirs ? Là était la question et, tout impatient qu'il était, le guerrier aux cheveux d'ébène commençait à avoir une préférence pour la seconde option.

Alors qu'il se demandait quel village pouvait bien se trouver à moins d'une journée de marche d'ici, conscient que ses réserves d'eau n'étaient pas infinies, le jeune homme fut forcé de laisser ces pensées de côté en observant l'arrivée d'une autre personne dans cette grotte. Les grottes ne devaient pas être légion ici, aussi le jeune homme ne fut pas surpris de trouver quelqu'un d'autre dans la même situation que lui, mais c'était plutôt la nature de la personne qui l'intrigua.
Du premier coup d’œil le garçon sut que la demoiselle devant lui n'était pas origine de ces terres désolées, elle avait les traits trop doux et la carrure trop fine pour avoir passé toute sa vie ici à se battre. Ici bas les femmes se battaient tout autant que les hommes et, ainsi, leur musculature développée les faisait ressembler davantage à leurs camarades masculins qu'à ce qu'on pourrait considérer comme des femmes. Ici les femmes n'avaient rien de doux ou de sensuel, elles étaient aussi brutales et grossières que leurs compagnons.

Mais celle-ci piqua la curiosité du jeune homme, elle avait beau ressembler à une rose sortie de son pot elle n'en restait pas moins pourvue d'épines. Ses deux haches en étaient la preuve flagrante : elle savait dans quel enfer elle était tombée.

Alors que voulait-elle ? Ici les alliances étaient rares et les rencontres fortuites comme celle-ci ne se finissaient jamais bien. Alors qu'il se relevait, sa puissante carrure se fondant dans l'obscurité de cette grotte, le kurgan se rendit compte que cette rencontre n'avait rien de fortuite lorsque la douce voix enchanteresse de la demoiselle parvint à ses oreilles. Entendre le nom de son Seigneur dans la bouche d'une autre avait le goût d'une gorge d'eau fraîche après une traversée du désert et, entendant ce nom, le guerrier leva les yeux vers le plafond de la grotte en esquissant un franc sourire, remerciant silencieusement son maître pour cette rencontre.
Toisant du regard la demoiselle, le jeune homme laissa échapper quelques mots sur un ton aussi roque que rassurant.


« Quelle charmante proposition. Mais tu n'auras pas besoin de tes haches avec moi, ma sœur. »

Un pas après l'autre le jeune homme s'avança jusqu'à l'entrée de la grotte, conscient de la tempête qui se trouvait juste derrière, mais il n'en avait cure. Ne quittant pas la demoiselle du regard un seul instant , cette brute à la beauté sauvage s'arrêta à deux pas de cette rose tout en levant sa main droite comme pour entourer le doux visage de la demoiselle.

« Pas alors que nous sommes amenés à briller sous le regard du même maître. »

Le guerrier n'avait pas besoin de cacher son affiliation mais il savait qu'ici bas la traîtrise était de mise. Qu'elle soit une traîtresse ou une alliée ne l'empêchait pas de pouvoir tirer d'elle le plaisir dont il avait besoin, la seule différence résidait dans le fait qu'elle soit morte ou vivante pour que cela se produise. Peut-être que son Seigneur avait mis cette belle plante sur sa route pour le divertir un court instant, ou bien avait-il décidé de réunir ces deux individus en prévision de plus grands projets, cet adonis aurait sa réponse bien assez tôt.
Bientôt ses mains caleuses viendraient encadrer le fin visage de cette demoiselle et il plongerait ses prunelles d'ébène dans les siennes, en espérant y voir une dévotion et une passion égales aux siennes. Le reste serait entre les mains du maître de leur passion.

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Alyria n’avait jamais été assez à place et paraissait terriblement déplacée au cœur des Désolations du Chaos, avec son teint pâle de nordlander et sa carrure frêle. Pis, elle avait une conscience aigüe de sa différence pour avoir vécu l’essentiel de sa vie au milieu d’étrangers avec qui elle ne partageait rien. Certes, l’ironie voulait qu’à force de vivre au milieu des norses, elle ait fini par mieux connaître leur langue et leurs coutumes que celles de son pays de naissance. Comment lui en vouloir ? Son reikspiel datait de ses cinq ans, et des quelques souvenirs associés à ces années d’enfance honnies et enfoncées profondément dans sa mémoire pour ne jamais en ressortir. Parfois, quand des commerçants impériaux ou originaires de Marienburg venaient commercer avec la tribu de son maître, elle avait été utilisée comme interprète, ou avait simplement échangé quelques mots avec ceux qu’elle avait servi comme gamine … Puis qu’elle avait accueilli comme concubine et enfin diverti en tant qu’artiste. Autant dire que sa connaissance de sa langue maternelle contenait plus de grossièretés que de formules de politesse et ressemblait somme toute à un mélange abâtardi d’idiomes et de patois entendus çà et là, avec une touche de norse pour compléter le tout. Pourtant, elle n’avait jamais été considérée comme norse, chacun avait veillé à lui rappeler son statut de captive … Et de toute manière, son physique la mettait à l’écart des géants de la Norsca, encore qu’elle partageât leur pâleur de teint. En tout cas, rien ne l’avait préparée à rencontrer les peuplades des Désolations, cependant, entendre la langue noire résonner la faisait se sentir plus chez elle qu’elle ne l’avait jamais été. La mélodie de cette dernière résonnait profondément au cœur de la cantatrice, sa grammaire mouvante et son rythme interne si particulier l’appelant secrètement. Oui, malgré leurs différences apparentes, Alyria se sentait une communauté de destin avec ce guerrier aux cheveux d’ébène qui lui faisait face. Ce dernier la dominait de plusieurs têtes, ce qui, en ces terres, n’était pas bien difficile : quasiment tous les êtres vivants qu’elle avait rencontré jusqu’à présent au cours de ces pérégrinations la toisaient de cette façon. On aurait pu croire que cet état de fait la gênerait. Au contraire, elle appréciait cette situation qui engendrait un sentiment de fausse sécurité et d’assurance délétère chez ses adversaires, sûrs de leurs forces face à cette femme qui n’avait rien d’une menace … En apparence, car Slaanesh savait quels tréfonds de cruauté se cachait dans son cœur entièrement voué à sa cause démoniaque. L’homme dégageait une aura immanquable d’assurance et de vitalité, et son odeur musquée n’avait rien de naturelle tant sa flagrance était agréable. Ses traits harmonieux paraissaient façonnés par la main du Maître en personne, tant ils étaient une véritable sculpture artistique. La main du Chaos s’était étendue sur lui, Alyria n’en doutait point, car elle savait reconnaître les cadeaux du Serpent depuis que ce dernier l’avait bénie de ses largesses impies. Après, il pouvait tout aussi bien servir la Bête Immonde, ou bien avoir été puni par son dieu tutélaire … Néanmoins, le fait qu’il ne la charge pas immédiatement semblait démontrer qu’au moins, son allégeance n’allait pas à Khorne, ce qui lui enlevait une solide épine du pied. Elle ne croyait pas non plus à Nurgle … Restait l’Architecte, si prompt à la tromperie.

Au vu de son physique, nul doute qu’il appartenait à l’une des tribus de Kurgans rôdant dans les environs. Un Kul peut-être, vu sa carrure ? Possible. En tout cas, il était plus que probable qu’il soit originaire des Désolations, ce qui raffermit sa méfiance. Elle ne pouvait que deviner ce qu’il fallait pour survivre à ces peuples dévoués à la cause du Chaos, et se doutait que les ruses pour tuer un autre prétendant à l’élévation vers les Sombres Maîtres étaient légions. Force était néanmoins de constater que son comportement correspondait à ce qu’il était attendu d’un séide du Corrupteur, du moins dans ces quelques paroles échangées. Pas question tout de même de relâcher sa vigilance.

« Je sens que tu as été béni par les Puissances de la Ruine … »

De ses deux mains, elle composa le signe de Slaanesh, d’abord en traçant un rond avant de le percer d’un doigt et de barrer ce dernier avec deux autres, reproduisant grossièrement le symbole de l’androgyne Seigneur des Plaisirs. Rares étaient ceux qui révéraient un autre dieu osant reproduire le signe d’une des quatre Puissances de la Ruine adverse, car le courroux de celui offensé ne manquait pas d’être terrible. Et puis … C’était tout simplement un moyen de se reconnaître comme dévots, pour confirmer une identité.

« Comment désires-tu briller sous le regard du Maître, à cet instant ? »

Question anodine, qui connaissait tellement de réponses … Au dehors, la tempête faisait rage, déversant ses vents d’un autre monde sur les Désolations, fouettant la terre avec obstination, tandis que les bourrasques paraissaient créer une mélopée hurlante et sauvage, à l’image de ces terres sanglantes et de leurs cruels habitants, et qui résonnait pourtant agréablement à l’oreille de celle qui savait apprécier comme nul autre les plus infimes sons offerts par la nature, car ils étaient une ode à la puissance perverse de son dieu. La retraite coupée, il ne lui restait que deux options : vivre ou mourir. Comme partout en ces lieux, finalement. Rien ne changeait dans son existence vouée immanquablement à la destruction et à la recherche effrénée de sensations. Au pire, elle aurait un cadavre avec lequel dessiner une œuvre grandiose sur les parois de cette caverne. Au mieux, elle pourrait compter sur une ode charnelle envers son dieu … et peut-être sur un macchabée tout de même. Après tout, les humeurs du Corrupteur étaient versatiles. Comment pouvait-elle deviner ce qu’il susurrerait bientôt à son oreille ? Cette rencontre était l’occasion de l’amuser, ou de l’agacer. Dans tous les cas, elle obéirait à ses sombres désirs, car elle les avait fait sien, pour toujours et à jamais, fidèle servante et exécutrice attentive des moindres envies du Prince des Plaisirs, même les plus horribles aux yeux de ceux qui ne comprendraient jamais sa grandeur et sa beauté, sa force et son indicible amour de l'art sous toutes ses formes.

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Alyria Chantelame, Voie des Combattants du Chaos (Slaanesh)
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Du fait de leur environnement des plus mortels les maraudeurs et autres adeptes des puissances de la Ruine, ceux ayant eu l'infortune de naître tout au Nord, ne pouvaient décemment pas se permettre de vivre des existences solitaires au risque de rencontrer une fin aussi rapide que tragique. Même les plus grands des leaders de ces hordes du chaos avaient compris que la force de ce peuple venait de son nombre, tout autant que de la force de chacun de ses individus, et qu'il fallait à tout pris rester groupés s'ils voulaient espérer survivre un jour de plus. Les nouveaux membres d'un clan naissaient sous le regard implacable d'un des quatre grands Dieux et, comme tous ses ancêtres avant lui, ce nouveau-né apprenait les coutumes et croyances de la bouche de ses parents. N'était-ce pas comme cela que tout se déroulait dans n'importe quelle autre famille ? Lorn avait appris qu'il n'y avait pas plus grand honneur que de verser le sang de ses ennemis au nom du Dieu du Carnage, qu'il n'y avait que cette déité brutale qui saurait le récompenser et faire de lui le plus grand des guerriers, mais le jeune homme ne put ignorer l'autre appel qui résonnait à travers ses oreilles.
Cet appel-là était bien plus subtile et enivrant, il apportait une promesse de grandeur et lui murmurait bien des délices jusque là inconnus du garçon. Comment pourrait-il ne pas être intrigué par cet appel qui ne transpirait pas la rage et la brutalité ? Comment ignorer une voix si sensuelle? Pendant un temps le garçon tenta de se convaincre que ce n'était rien de plus qu'une passade mais son tout premier meurtre fut le premier signe le faisant dévier des enseignements de son clan. Ce n'était pas juste de l'invincibilité qu'il ressenti au moment de broyer une autre vie, son corps entier bouillonnait et en désirait plus, son esprit ne rencontra auparavant jamais autant de plaisir qu'à ce moment là. Le plaisir de tuer, le plaisir d'écraser, le plaisir de lire la peur et la supplication dans le regard de l'autre, le sang chaud et collant dégoulinant le long de son corps semblant taillé dans la roche : même une soirée en compagnie de 3 femmes peu farouche ne valait pas ce qu'il ressentit à ce moment-là.

Après plus de deux décennies dans ces terres désolées le jeune homme savait bien que la force venait de l'unité du clan et que tout seul il ne survivrait pas bien longtemps, pendant plusieurs mois il s'interrogea et pesa le pour et le contre. Qu'est-ce qui était le plus préférable ? Vivre en se mentant à soi-même, en espérant que l'appel de Khorne finirait par écraser celui de Slaanesh, ou prendre le risque de mourir tout en restant fidèle à lui-même ? Son instinct de survie ne lui rendit pas la décision facile mais au final il prit la seule décision acceptable : être honnête envers lui-même.
Partir dans le plus grand des silences lui sembla être la seule façon de faire appropriée, certain qu'il était que ses congénères désireraient le tuer s'ils apprenaient son changement d’allégeance, il prit quelques affaires et s'en alla en espérant que les Dieux n'étaient pas en train de lui jouer un tour des plus cruels.

Et finalement après quelques jours d'une errance infinie dans ces terres désolées, des jours qui lui semblèrent une éternité en étant accompagné de cette pesante solitude, Slaanesh décida de mettre fin à son errance en le mettant sur le chemin d'une autre de ses adeptes. Une de ses adeptes les plus désirables qui plus est, ce qui n'enlevait rien à au caractère précieux de ce moment.
D'où venait-elle ? Était-ce l'appel du maître des plaisirs qui l'avait fait errer jusqu'ici ? Que cherchait-elle ? Autant de questions qui ne trouvèrent pas de réponse sans que Lorn n'en ai cure, préférant savourer ce moment et poser les questions un peu plus tard.

Pourquoi cette excitation ? La vue d'un membre du sexe opposé générait toujours des pensées lubriques dans l'esprit de bon nombre d'hommes, il était inutile de le nier d'autant que que ces pensées étaient accrues par son allégeance à celui qui régnait sur tous ces plaisirs, mais il n'y avait pas que cela. Seul un adopte des forces de la destruction était fort, plus fort qu'un homme tournant le dos à ces croyances, mais c'était en groupe qu'ils pouvaient enfin espérer attirer sur eux le regard de leur Maître.
Mais avant d'espérer intéresser leur Maître ces deux êtres allaient pouvoir célébrer leur rencontre de la façon la plus appropriée. Alors que la demoiselle lui demanda comment il souhaitait honorer leur Dieu, le jeune homme posa sa main valide dans le dos de la demoiselle, au creux de ses reins, avant de l'amener à lui dans un mouvement aussi sec que soudain. Plongeant ses prunelles noires dans celles de la demoiselle, faisant descendre sa mai jusqu'au fessier de sa toute nouvelle camarade, il lâcha le plus simplement du monde :


« En m'unissant à toi, ici, là où la vie et la mort se frôlent. »

La vie naissait du plaisir et dehors la tempête signifiait une mort certaine, la symbolique était bien trop forte pour ne pas la voir et pourtant, tout excité qu'il était à l'idée de ce qui allait suivre, sentant se lance gagner en taille et en dureté, Lorn eut du mal à cacher son inconfort lorsqu'il observa deux silhouettes se dessiner à l'entrée de la grotte.
Deux autres hommes semblaient avoir trouvé refuge ici, tous deux portaient une crinière blonde et leurs cous étaient entourés de torques symboles de leur appartenance au peuple Norse. Si le plus plus maigrelet des deux restait devant son camarade plus massif, une épée ayant connu des jours meilleurs lovée dans la main, son camarade prit la parole d'un ton volontaire sec et où toute subtilité était absente.


« Qu'est-ce que je disais, on n'pouvait pas être seuls dans cette tempête. Hey, tu ne veux pas partager, mon frère? »

Partager ? Partager la demoiselle évidemment car ils restaient des hommes avant tout. L'idée était évidente tentante mais malheureusement ce qui était gravé sur le torse du maigrelet fit aussitôt changer d'avis qu kurgan. L'homme chétif avait eu le courage de graver un symbole à coup de couteau sur son torse, ce qui était aussi douloureux que respectable, mais malheureusement ce symbole était celui du Dieu du carnage.
À la vue du symbole du Dieu qu'il devait désormais haïr, l'adonis s'écarta de sa camarade avant de lâcher sur un ton cassant :


« J'aimerai bien mais malheureusement tu n'es pas mon frère. »

L'instant d'après la hache du guerrier se retrouva dans sa main droite, preuve de l’hostilité évidente qu'il portait envers ces deux invités indésirables. Oh bien sûr Khorne avait déjà tenté d'appeler à lui le guerrier aussi ne pouvait-il pas autant haïr ses serviteurs qu'il le devrait, mais malheureusement ces deux hommes venaient de débarquer au pire moment possible.
Cela faisait des jours que Lorn n'avait tué personne, des jours qu'il n'avait pas ressenti une once de plaisir en lui et ces deux hommes allaient l'aider à le faire se sentir vivant de nouveau. Qu'étaient-ils pour lui ? Les mots secs et rauques du guerrier portèrent la réponse dans toute la caverne.


« Juste un passe-temps. »

_________________
Lorn, Voie du Guerrier du Chaos
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« S’unir pour que la vie et la mort se frôlent aurait été une réponse plus apte à satisfaire le Maître. Bien que celle-ci soit tout à fait acceptable … pour un début. »

Tandis que sa langue prononçait ses mots de prime abord intriguant, d’une voix languide et douce, telle une agnelle à l’innocence ébréchée, les lèvres de la maraudeuse s’étirèrent en un sourire perverti, hideux, semblable à une balafre immonde barrant la beauté de son visage pour en révéler toute l’odieuse folie, dans un mélange vivace de tourments promis et d’attention sulfureuse. Son regard gris brillait d’une lueur malsaine, qui ne laissait que peu de doutes sur la signification de ses paroles : cette femme aimait autant la mort que la vie, sinon plus. Comme tous les slaaneshis, elle cachait sa véritable nature sous des atours délicieux à l’œil, mais révélait bien vite sa troublante vérité. Tout n’était que tromperie et illusion dans les Désolations du Chaos, après tout. Pourquoi ceux qui les arpentaient seraient différents des terres qu’ils foulaient au pied, en même temps que l’ensemble des préceptes fondant les civilisations humaines, dans l’espoir si souvent vain d’accéder à une forme de puissance dont ils ignoraient pour la plupart le prix ?

Alyria s’en moquait, pour sa part. Elle avait depuis longtemps tranché ses attaches au monde des hommes pour n’aspirer qu’à un après synonyme d’adoration de Loesh et de ses divines faveurs et à un renouveau qui la verrait grandie, adulée, aimée pour ce qu’elle était réellement : la plus flamboyante des artistes, celle qui tordait l’existence vitale pour la sublimer dans sa tragique mortalité, et en faire une ode à la nature frémissante du Chaos et du Corrupteur. Chacune de ses œuvres immondes lui offrait une part d’éternité, et en cela, chaque partenaire était une nouvelle toile vierge sur laquelle peindre tout l’éventail des plaisirs et des douleurs qui reflétaient l’extase absolue promise par le Serpent qui ondulait, goguenard, au-dessus de leurs destinées, amusé sans nul doute de la rencontre entre deux de ses fidèles et curieux de ce qu’elle pourrait produire. Nullement incommodée par la main baladeuse de son vis-à-vis, elle se contenta d’agrandir son sourire, qui prenait des allures véritablement dangereuses, toutes ses dents blanches soigneusement alignées apparaissant dans la semi-pénombre de la grotte comme autant de crocs prêts à se planter dans la chair du kurgan, avant de tracer un sillon sanglant sur le torse de l’homme à l’aide ses ongles, frissonnant en voyant le sang perler à un endroit et à le sentir frémir légèrement à son toucher. Elle avait appris à utiliser ce pouvoir de séduction sur les mâles, à envelopper leur volonté de ses lèvres pour tisser sa toile et assurer sa survie. Aujourd’hui, elle voulait plus : le désir était une extension de son envie, et non de son esclavage. Son plaisir était une offrande à Slaanesh pure et volontaire, et surtout, il ne se parait plus des atours trop communs de l’union des corps ordinaires : elle aspirait à des réalisations plus grandes, autant pour combler son esprit exsangue que pour assouvir sa soif de nouveautés toujours plus importantes. Là était son besoin, sa nécessité : dans la découverte de vices sans cesse renouvelés, afin d’expirer le nom de son maître dans l’acmé de la souffrance et de l’ivresse.

Soudain, l’interrompant dans ses pensées morbides, des bruits de pas approchèrent, avant qu’une voix rugueuse ne vienne signaler sa présence grossière. Interrompre la guerrière dans ses projets déliquescents relevait du blasphème à ses yeux, surtout pour se comporter comme le dernier des soudards. Lentement, elle se retourna, avant d’observer les deux arrivants, son regard s’enflammant d’une lueur mauvaise à la vue du signe porté par l’un des deux malandrins : celui honni de Khorne, la bête furieuse et sanguinaire, le dévoreur de vie, incapable de la moindre esthétique … Elle n’était d’ailleurs pas la seule à l’avoir aperçu, puisque son comparse venait de rejeter avec un certain panache et sens de la formule leur offre. Son sourire se tordit en un rictus mauvais, alors qu’elle susurrait à son tour :

« Mais voyons, venez … Je vous montrerais les délices de Slaanesh, et vous adorerez son nom en hurlant de douleur une fois que j’aurais peint son symbole sur votre torse avec votre propre vît trempé dans l’ocre de vos membres déchirés … »

Sa voix avait toujours cet aspect chantant, mais paraissait plus comme une ode malsaine qu’une réelle pureté, tant les mots prononcés étaient atroces. Et pourtant, son ton était celui de la promesse amoureuse, délicieuse … dérangeante. Tel était le pouvoir des adorateurs du Serpent, à l’instar de ses créatures favorites : celles d’être aussi attirants que profondément immondes, de provoquer l’envie et la répulsion tour à tour. Le pire ? Il n’y avait nulle fanfaronnade dans son assertion : Alyria projetait réellement pareils sévices si ces deux individus tombaient entre ses mains aux ongles acérés, de préférence encore vivants. Il était important à ses yeux de faire connaître aux ennemis de son divin Prince tous les délicieux tourments de son cru, de transformer ces créatures du Buveur de Sang en des œuvres sensibles, en des montages de chair prompts à déchaîner ses sens artistiques, pour mieux que leur vue la gorge d’un désir intense qui réveillerait ses envies moribondes, afin qu’elle assouvisse avec ou sans Lorn ses fantasmes délictueux. Ces deux êtres seraient, une fois équarris et châtrés, les instruments effrayés de leur lente montée vers le plaisir et de leur adoration du Serpent, insulte ultime envers Khorne. A vrai dire, l’ironie d’une telle situation ravissait son sens de l’humour douteux, à tel point que l’excitation qui courrait dans ses veines à l’idée de livrer bataille se cumulait à un fou rire nerveux qui montait en elle et éclata avec fracas, son si incongru au milieu de cette scène de tension.

« Amusez-moi. »

Ses deux haches tournoyèrent dans ses mains, avides de sang et de carnage, alors que son visage achevait de projeter toute l’ombre de sa démence sur ses victimes et que ces dernières se préparaient également à l’assaut.

_________________
Alyria Chantelame, Voie des Combattants du Chaos (Slaanesh)
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Pendant toute sa vie le jeune homme n'avait vécu que pour se battre car c'était le seul moyen d'être reconnu et respecté au sein de toutes les communautés humanoïdes qui vivaient sur ces terres ravagées. Il ne s'agissait même pas de se demander si cela était bien ou mal de passer son existence à se battre, ici la question ne se posait pas car chaque vie état marquée du sceau de la violence et de la douleur. Se battre signifiait vivre, se battre signifier gagner et se couvrir de gloire, se battre signifiait une infime chance d'attirer sur soi le regard d'une des quatre grandes divinités régnant en ces lieux. Pourquoi refuser ? Les non-croyants n'avaient pas leur place ici car seules les puissances de la Ruine permettaient à un individu de briller jusqu'à ce que son nom se répande à travers le monde entier, seules ces déités pouvaient récompenser les guerriers comme ils le méritaient.
Lorn n'avait jamais été un guerrier émérite ou du moins n'avait-il jamais eu l'opportunité de briller et de gagner une once de gloire. Pourquoi ? Parce qu'il était un guerrier moyen et aucun homme au monde n'accepterait de suivre un homme incapable de sortir du lot. Les hordes de maraudeurs suivaient les plus grands et les plus terribles guerriers, les leaders passables ne faisaient jamais de vieux os dans le nord.

En arrivant à ce triste constat le jeune homme avait fini par se demander si les grands hommes naissaient ainsi ou s'ils pouvaient être encore modelés dans les flammes de la guerre. Y avait-il encore une chance pour lui de briller ou était-il condamné à suivre l'exemple d'hommes plus grands que lui, dans tous les sens du terme ? Cette question le hantait depuis ses toutes premières batailles et les années n'allaient pas en s'arrangeant, il passait son temps à évoluer dans l'ombre de ses pairs sans jamais voir le moindre raison de soleil se tourner vers lui.
Était-ce grâce à sa médiocrité qu'il avait facilement pu rejeter l'emprise du Dieu du Sang au profit d'un autre un peu moins porté sur cette ébauche de violence barbare ? Cette possibilité était bien présente dans la tête du jeune homme et, même s'il n'était pas encore un aussi fervent adorateur que sa délicieuse et nouvelle camarade, il voulait fermement croire que le chemin vers la grandeur résidait bel et bien entre les douces mains du Prince des Plaisirs.

Quel choix lui restait-il après tout ? Le chaos universel n'était pas une option pour lui et il restait sourd à l'appel des deux divinités restantes. Il ne pouvait pas passer sa vie à faire la girouette, passant d'un Dieu à l'autre au gré de son bon vouloir et de sa chance du moment, il devait prendre une décision et s'y tenir coûte que coûte. C'est donc avec l'espoir d'avoir fait le bon choix que le jeune homme quitta son foyer sans vraiment savoir où il allait, espérant peut-être retrouver un jour le plaisir ressenti lors de son tout premier meurtre. S'accrochant à ce souvenir qui se faisait de moins en moins vivace, de plus en plus lointain, il marcha des jours entiers en oublia la douleur lancinante dans ses jambes. Combien de jour serait-il encore capable de marcher, à ce rythme ? Il estimait cette durée à pas plus de trois ou quatre jours, tout au plus, après cela il devrait trouver un coin où se reposer ce qui n'était pas une mince affaire dans ces terres maudites.

Aujourd'hui il n'était plus seul mais il ne savait pas davantage vers où se diriger, aujourd'hui le poids de la solitude venait de s'envoler mais le vent amenait à présent le souffle de l'adversité chargé d'une forte odeur de sang.
Le jeune homme n'était clairement pas aussi cultivé et raffiné que sa camarade, pas autant versé dans toutes les subtilités de la souffrance et du plaisir qu'elle pouvait l'être, mais il était plus que prêt à apprendre ce qu'il faudrait pour faire du lui un grand guerrier. Un guerrier que les autres combattants jalouseraient et que toutes les donzelles voudraient dans leur lit. Cela prendrait du temps mais il espérait que cela finisse bien par arriver un jour, il espérait pouvoir un jour être fier de sa vie et de ses faits d'armes.

En attendant aujourd'hui il avait de la chair à tailler et celle-ci ne se laisserait certainement pas faire. Le jeune adepte des plaisirs défendus était-il à la recherche d'une quelconque jouissance dans l'affrontement à venir ? Chaque occasion était bonne à prendre mais il savait aussi que sa sublime compagne partagerait avec lui de plaisir que les morts de ces deux brutes réunies ne pourraient jamais le faire. Comment le savait-il ? L'instinct, l'expérience des combats et des sports nocturnes.

Ainsi le jeune homme se jeta dans les flammes de la bataille en jetant son dévolu sur le plus trapu des deux, laissant le maigrelet à la demoiselle sans se demander si elle ferait le poids face à lui. Si le jeune homme se pensait rapide et fort il se rendit bien compte qu'il n'avait rien d'exceptionnel dans ce domaine. Oh bien sûr il parvint à faire couler le premier sang lors de son duel mais il cria victoire beaucoup trop vite, relâchant sa garde et permettant à son adversaire de s'y engouffrer et de trancher dans la chair et le muscle de sa jambe gauche. Le jeune homme s'efforça de serrer les dents et de faire taire la douleur comme savaient le faire les guerriers les plus durs à cuir, mais la douleur de son muscle meurtri fut trop intense pour pouvoir réprimer le puissant cri de douleur qui résonna à travers toute la grotte et les environs. Il n'était peut-être pas très malin mais au moins il avait du coffre !

Aveuglé par la douleur le jeune homme repartit à la charge et tenta un assaut qui se révéla être une bien piètre attaque se soldant par une autre profonde entaille dans le muscle de sa jambe gauche, lui arrachant un autre râle de douleur moins impressionnant que le précédent.
Reculant d'un bon en arrière, le souffle court et les dents serrées, sentant le sang couleur à flot, ce fut en cet instant de grande souffrance que le jeune homme réalisa son impuissance face à la Mort qui chuchotait déjà à son oreille. Que pouvait-il faire pour ne pas périr ici ? La solution lui apparut évidente, il décida de s'abandonner à son Dieu sans savoir où cela le mènerait. Fermant les yeux l'espace d'un court instant, il lança tout haut :


« Maître...ma souffrance vous est dédiée . Tout comme l'est la mort de cet homme.»

Il remettait désormais son sort entre les mains du Prince des Plaisirs en espérant que celui-ci pourrait l'aider à vivre un jour de plus en venant à bout de cette adepte du Dieu du Massacre. Il ne savait pas si Slaanesh entendrait son appel mais, suite à cette déclaration, il repartit à l'assaut avec la rage au poing et le désir de vivre lui dévorant les entrailles. Ce n'était pas ici qu'il mourrait, oublié de tous et sans avoir pu accomplir quoi que ce soit. Ce n'était pas la fin mais le début, le début de son chemin vers la gloire et la puissance. Il ne mourrait pas ici !
[ Dépense de 10 points de Dévotion, dans le but de changer le cours du combat]

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Vivre ou mourir. Triompher ou succomber. Il n’y avait pas d’autres alternatives au sein des Désolations du Chaos que celles de parvenir à avancer, ou bien de finir égorgé par une puissance supérieure. Tout, de la faune hostile à la flore maléfique en passant par ses habitants rongés par la puissance des ténèbres poussait à ces extrémités. L’existence des âmes malheureuses et égarées parcourant ses terres aurait suffi à arracher un frisson à toute personne normalement constituée. Pourquoi se vouer à de telles horreurs ? Encore, ceux qui naissaient sur ces landes désolées n’avaient-ils guère le choix, pouvait-on raisonner avec une certaine lucidité. Les bandes de pillards qui vivaient sous l’œil implacable de la Bête Immonde ne connaissait qu’elle, n’avait de civilisations que celles du meurtre et du sang, nécessaires pour espérer voir l’aube d’un autre jour en de telles contrées. En un sens, bien que leur comportement soit vilipendé par les autres humaines, peut-être que les Kurgans étaient excusables, en un sens. Personne n’avait tenté de changer leur vie, qui leur convenait au demeurant très bien. Mais les autres ? Ceux qui, sciemment, choisissaient de servir les dieux sombres et s’exilaient aux confins du Vieux Monde … Eux, qu’en dire ? Qu’en penser ? Comment ne pas les condamner, et surtout, comment comprendre cette folie qui les poussait à tirer un trait sur tout ce qui était sain et bon ? Certes, certains pouvaient avoir traversés des épreuves terribles. Mais de là à se rouler soi-même dans la fange ensanglantée des Désolations, de s’infliger des souffrances supplémentaires au nom de dieux égoistes et vicieux … Voilà qui était hors de portée de la plupart des habitants de l’Empire, de la Norsca, et d’ailleurs. Et pourtant, oui, quelques individus comme Alyria avait réellement choisi ce mode de vie.

Etrangement, la jeune femme ne s’était jamais demandé pourquoi. Elle avait su, tout simplement, à la minute où elle avait senti Slaanesh la bénir, que sa vie devait désormais se tourner vers son service. C’était un impératif né dans son esprit vicié, qui l’avait prise aux tripes, qu’il avait été impossible de refuser. Elle avait senti l’appel irrépressible du Chaos, du Corrupteur. Non, il fallait avoir été touché par la grâce doucereuse de Loesh pour réellement appréhender le vertige de ceux qui entrevoyaient les merveilles promises par leur dieu, en échange de leur capacité à prouver leur valeur. Toute autre explication rationnelle n’aurait pu saisir dans toute sa subtilité l’entièreté de sa dévotion. Elle avait remis son destin entre les miens de son dieu, et n’éprouvait ainsi nulle crainte, nulle appréhension. Qu’il la juge digne, et elle triompherait. Qu’il la juge indigne, et elle mourrait, ou serait damnée pour l’éternité dans la peau immonde et spongieuse d’un enfant du Chaos. Slaanesh était son futur, lui et lui seul. L’humanité avait cessé de lui importer, de même que sa prétendue civilisation. Oui, elle se moquait de tous ceux qui se drapaient dans les oripeaux de la tradition pour adorer des dieux faibles tout en continuant en secret leurs déviances. Elle se donnait entièrement à Slaanesh, dans l’amour, le combat, ou la vie. Chaque coup reçu était une ode au divin Prince. Chaque coup porté, une symphonie entamée à son égard. Que ces deux suppôts de Khorne périssent, car ils étaient une insulte à la beauté du monde par leur bestialité, ou bien qu’ils la tuent, car si elle faiblissait, cela signifiait qu’elle n’avait pas été à la hauteur. Ce qu’il pouvait bien lui infliger l’indifférait. Après tout, de la torture naissait le plaisir, et elle expirerait avec le nom du Serpent sur ses lèvres, ultimes insultes à ces gueux qui ne pouvaient saisir la vraie puissance, la réelle force de ce monde. Le massacre aveugle était à la portée du premier imbécile. Seuls les esthètes connaissaient le frémissement de bonheur d’une botte subtilement parée. Ils disaient révérer la lutte, mais n’en avaient qu’une vue limitée, étriquée … Si dommageable.

Bien sûr qu’ils la désiraient. Qu’ils la méprisaient. Qu’ils la sous-estimaient. Dire que ces imbéciles pensaient que son comparse impromptu allait réellement partager les bienfaits du plaisir avec eux, alors qu’ils arboraient cet immonde signe de Khorne … Pitoyable. D’ailleurs, tous deux parurent pris de cours quand elle s’élança la première, entonnant une mystérieuse ballade hypnotique en langue norse, incompréhensible pour eux comme pour le kurgan, d’ailleurs. Sa hache chantait, comme sa voix, sont tranchant fendant l’air d’un coup sec alors qu’elle s’abattait sur son premier adversaire. La vue du sang, de cette égratignure, lui arracha un cri de plaisir odieux, tandis qu’elle se léchait mécaniquement la lèvre à la vue de cette entaille, prête à lécher le liquide vermeil pour mieux goûter le fruit de ses efforts. La démente lança un clin d’œil à sa cible, avant de reprendre son cantique impie. Rageur, son ennemi bondit vers elle, armant son bras pour une frappe brutale, mais dénuée de surprise. Alyria était prête, son œil désormais aguerri fixant l’arme. Les lames s’entrechoquèrent dans un fracas de fer, avant qu’elle ne saute hors de portée, rompant l’engagement, presque déçue de ne pas avoir senti à son tour la morsure de l’acier sur sa peau. Mais ce guerrier n’avait pas été assez doué pour lui offrir ce plaisir, et elle avait, en conséquences, honoré Slaanesh avec l’esthétique de sa parade, et non le délice de sa douleur. Cela viendrait. Elle n’en doutait pas. Mais le Corrupteur avait d’autres combats pour se repaître, comme celui qui se passait à côté d’elle.

Le bel inconnu avait plus fort à faire qu’elle, et les deux ennemis s’étripaient sauvagement, le sang coulant des plaies ouvertes, lui infligeant une vision aussi fascinante que morbide, dont elle avait du mal à se détacher. Voir le fluide vital couler sur le corps de Lorn excitait ses sens dégénérés, et elle se surprit à imaginer leur étreinte baignée par ses blessures encore non refermées, qu’elle pourrait aggraver à sa guise … L’idée lui arracha un frisson terrible, obscurcissant son jugement et sa technique. Obnubilée par les images que son esprit tortueux créait sous l’influence immonde du Maître, elle n’arrivait plus à se concentrer sur le combat, interrompant même momentanément sa mélopée sinistre. Son propre opposant se rapprocha, et ils échangèrent des coups sans conviction, chacun loupant son but de plusieurs pouces. Voilà qui était contraire à l’esthétique et ne manquerait pas de mettre Slaanesh en colère. Peut-être était-ce sa vengeance qui frappait ses serviteurs, alors que Lorn était frappé à nouveau. La situation devenait critique. Seule contre deux, jamais Alyria ne pourrait prendre le dessus. Ils pouvaient fuir … Ou bien tout donner, s’abandonner complètement à leur dieu et voir qui soutiendrait le plus ses serviteurs retors. Alors, un sourire pervers naquit sur son visage, tandis que sa voix cristalline, si douloureusement, honteusement pure s’élevait :

« O Maître, Toi qui bénit nos souffrances et nous comble de plaisir,
Toi le Corrupteur, le possesseur de nos chairs et de nos secrets,
Accentue nos tourments. Laisse-nous te combler de nos lames,
Bois le sang de Khorne. Laisse-nous t’offrir ce ballet de nos corps et de nos sangs,
Donne-nous la force de t’offrir notre souffrance et la leur.
Montre-leur la vraie beauté, la douce volupté, le délice de la peur,
Eclaire-les de ta bonté, de leur mort, et je te dédierais le plus somptueux des tableaux,
Laissse-moi peindre cette caverne de tes couleurs, exauce ma prière,
Et ils crieront ton nom en mourant pour ton plaisir. »

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Alyria Chantelame, Voie des Combattants du Chaos (Slaanesh)
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Localisation: Angers
Profil: 8 FOR / 9 END / 8 HAB / 10 CHAR / 8 INT / 8 INI / 9 ATT / 9 PAR / 8 TIR / 1 NA / 60PV (bonus inclus)
Combattre en groupe avait quelque chose de vivifiant mais aussi d'extrêmement rassurant, chacun était porté et transporté par l'effet de groupe en se sentant pousser des ailes et, à chaque instant, il savait qu'il y aurait toujours quelqu'un à ses côtés pour l'aider si jamais les choses tournaient mal. Enfin était-ce vraiment toujours le cas ? Aussi longtemps que les choses allaient bien, oui, mais lorsque la défaite se faisait sentir alors ce combat se transformait en la débâcle la plus totale où la loi du chacun pour soit était de rigueur. Mais Lorn, comme beaucoup de guerriers, avait fini par réaliser que combattre en groupe n'était pas une bonne chose car on se reposait instinctivement sur ses camarades, sans jamais réellement se donner à 100%. C'était sans doute pour cela que, dans bon nombre de clans, les plus jeunes membres étaient laissés à la merci des éléments ainsi que de la nature et, s'ils survivaient une nuit voire plusieurs jours, ils étaient jugés suffisamment dignes et fort pour devenir un membre à part entière de cette grande et rude famille.

Certains pensaient qu'une compétition constante était le seul moyen de juger de la valeur véritable d'un homme et de faire ressortir ce qu'il avait de pire ou de meilleur, peut-être avaient-ils raison. Mais Lorn avait appris différemment, il avait appris qu'un homme n'apprenait véritablement à se connaître que lorsqu'il était seul face à la possibilité imminente d'un trépas et des plus horribles souffrances. C'était lorsqu'un homme était au pied du mur, sans aucune possibilité de sauvetage, qu'il puisait dans ses tripes la force de survivre un jour de plus...ou qu'il mourait comme un chien, oublié de tous. Nombreux furent les membres de son clan à mourir dans l'indifférence ou la moquerie générale et, conscient qu'il n'était en rien différent de ses congénères, il se jura de ne pas finir comme eux.
Non, il ne resterait pas inconnu. Non, il ne mourrait pas comme un chien. Non, il ne mourrait pas dans cette cave. Non, il ne mourrait pas aussi longtemps que son nom ne serait pas connu et craint dans les quatre coins de cette farce qu'on nommait Empire. Pourquoi ? Non pas parce qu'il était né pour devenir grand mais parce qu'il donnerait tout pour le devenir, sa vie et son âme incluses.

Plusieurs membres étaient donc laissés face à la nature et aux bêtes sauvages pour voir s'ils avaient ce qu'il fallait pour survivre ici bas. Si le jeune guerrier n'avait pas eu à passer par une telle épreuve, à son grand regret, il voyait cette grotte et cet adepte de Khorne comme son propre défi à relever. Il arrivait peut-être un peu tard, certes, mais Lorn ferait avec.

Ce n'était pas la première fois que Lorn faisait face à des adeptes de Khorne, sa propre famille vénérait le Dieu du Sang et du Carnage, mais c'était la première fois qu'il était seul face à un de ces être ne vivant que pour et par la fureur du combat. Tel un brasier qui corrompait peu à peu chaque fibre de son corps, l'homme face à lui semblait décidé à le tuer et à profiter ensuite du corps de la demoiselle juste à côté. Pourquoi ? Parce que c'était un homme guidé par ses besoins primaires, parce qu'il avait choisi de vénérer une déité affirmant que tuer était le seul moyen de gagner ses faveurs. N'était-ce pas triste de vivre une telle existence, dépourvue de subtilité ? Lorn était décidé à l'aider de se libérer de cette morne existence, pour le plus grand plaisir du Corrupteur.

Espérant que Slaanesh avait entendu son appel, même si cela ne lui semblerait pas plus fort qu'un murmure dans la tempête, c'est avec la foi au ventre que le jeune homme resserra sa poigne sur sa hache et se rua sur son adversaire. Tous deux servaient un Dieu, tous deux avaient de bonnes raisons de vouloir vivre et pourtant l'un d'eux ne sortirait pas vivant de cette lugubre grotte.
Lorsque la hache mordit dans la jambe du guerrier le jeune adepte de Slaanesh ne put s'empêcher de sourire, voyant ce sang versé comme si le Corrupteur lui-même avait guidé sa main. Si le second assaut fut soldé par un échéc d'un côté comme de l'autre, Lorn serra les dents pour faire fi de la douleur et, se baissant pour esquiver la hache passant à un cheveu de sa tête, trancha d'un coup sec la jambe droite du gros balourd au-dessus du genou.

Ce guerrier venait de décevoir son Dieu et, alors qu'il se tenait la jambe en hurlant de douleur, tentant vainement d'arrêter le flot de sang qui ne semblait vouloir se tarir, son bourreau le toisa du regard avec une lueur de démence dans les yeux. Oh qu'il en avait des idées à la vue de cette proie facile et de tout ce sang, des idées plus perverses que celles présentes dans son esprit d'habitude. Alors qu'il fit un pas en avant, se demandant encore comment il allait profaner ce corps pendant qu'il était encore chaud, une autre proie encore bien vivante attira toute son attention. N'importe quel guerrier honorable ne se serait pas permis de voler la proie d'un autre mais Lorn n'était pas de ceux-là, il prenait le plaisir et la gloire là où il les trouvait.
Jetant son bouclier à terre, tenant le manche de sa hache entre ses deux mains caleuses, il bondit tel un fauve en poussant un hurlement bestial. Peut-être était-ce la surprise qui joua en la faveur de l'adepte de Slaanesh mais son adversaire resta désemparé, ne se rendant compte de la situation que lorsque son regard se porta sur la hache fiché au beau milieu de sa poitrine. Le bourreau entendant d'ici les os craquer sous sa lame et cette idée fut des plus exquises. Allait-il profaner ce corps, également ? Non, sa proie l'attendait à quelques mètres derrière lui, hurlant toujours comme si elle l'appelait à finir son travail.

N'attendant pas de sentir la vie quitter le corps du maigrelet, Lorn saisit sa victime pour prendre appui et retira sa lame d'un coup sec sans se départir de son sourire aussi jovial que dément. Sentant les cris de sa victime perdre en intensité à mesure que le sang s'écoulait hors de son corps, le bourreau s'approcha et murmura d'un ton presque rassurant :


« Oh non, non, non. Ne meurs pas tout de suite. Je n'en ai pas fini avec toi, loin de là.»

Profaner un cadavre pour en faire quelque chose de beau était une chose mais, même s'il n'avait pas l'âme d'un artiste, Lorn avait le sentiment que transformer un être humain agonisant serait bien plus plaisant pour lui comme pour sa déité.
Ignorant la demoiselle pour se concentrer sur son travail, hésitant encore, c'est au bout de quelques secondes que son visage s'illumina davantage lorsqu'il trouva son idée. Empoignant sa hache, la toisant du regard comme un médecin inspectant ses outils avant une opération, il lâcha :


« Tu sais, c'est plus dur qu'il n'y paraît d'écorcher un animal sans abîmer la peau. Surtout sans les bons outils. »

S'approchant petit à petit de sa victime dont la douleur fit place à la peur la plus basique, le sadique s'accroupit et mit fin à son speech par un :

« Si tu vis jusque là, tu me diras comment je m'en suis sorti. »

Combien de temps durant cette opération, en tout ? Quelques minutes pour un œil extérieur mais tout une éternité pour l'artiste en herbe dans cette grotte. Il prit soin de commencer par découper la peau du torse à la verticale en se délectant des cris qui gagnaient en intensité à chaque nouvelle incision, comme une douce musique à ses oreilles. Une fois les premières démarcations faites il convint ensuite de séparer petit à petit la peau de la chair avec de petites incisions et, si cela s'avéra compliqué à certains endroits plus sensibles comme le visage ou les parties génitales, Lorn arriva enfin au bout de son œuvre après d'interminables minutes.
Quand est-ce que cela sa victime avait cessé de crier, pour rendre son dernier souffle ? Il ne s'en était même pas rendu compte, autant dire qu'il ne pourrait fournir aucune réponse. Cependant il était tout de même assez fier du manteau ensanglanté qu'il tendait à bout de bras, de ce trophée qu'il offrit à la demoiselle comme une présent et un remerciement pour sa présence durant cette épreuve.

Qu'allait-il faire à présent ? Fouiller les vêtements de sa victime en espérant y trouver quelques butins et, bien sûr, utiliser ses vêtements pour se fabriquer et s'appliquer quelques garrots et bandages dont il aurait bien besoin. Vite, avant que l'adrénaline ne retombe et que la douleur ne prenne le dessus.

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Lorn, Voie du Guerrier du Chaos
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MessagePosté: 15 Nov 2017, 18:12 
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PJ
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Son chant avait-il obtenu la faveur de son dieu, de son maître unique ? Ou bien le Serpent avait-il vu là une occasion de s’amuser aux dépens de ses propres zélateurs tout en jouant un bien mauvais tour à son ennemi au sein des Quatre Majeurs ? Alyria n’en savait rien. Mais à peine eut-elle prononcé son incantation impie qu’elle sentit une forme de puissance ténébreuse l’envahir, tandis qu’un frisson parcourait son corps. L’œil du Corrupteur était sur elle. Pas de doute là-dessus. Il la contemplait, la bénissait … Son esprit enfiévré et déjà damné, en réalité, ne faisait que se bercer d’illusions. Ou pas. Telle était la loi de la foi dans les Désolations du Chaos : parfois, la folie se confondait avec la réalité. Etait-ce le cas à cet instant précis ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, ses yeux étrécis par la hargne se fixèrent sur son adversaire, et ivre de meurtre, elle invoqua une nouvelle fois la protection de sa divinité, qui répondit enfin à son appel. Aussitôt, son corps fragile commença à disparaître, et en à peine un clignement d’œil, avait totalement disparu. L’invisibilité la recouvrait de son doux manteau trompeur, et elle pouvait à loisir jauger son ennemi avant de l’abattre. Elle étouffa un ricanement dément, sûre désormais de la faveur de Loesh, certaine de sa victoire, car rien ne pouvait lui arriver tant que les pouvoirs de son dieu l’envahissaient de leur ténébreuse douceur. Sa hache fendit l’air en un coup vicieux, au niveau du jarret, mais le maraudeur, à ce moment précis, se décala, et l’air soulevé l’alerta sur sa présence. Comme fanatisé par cette tricherie, le khorneux beugla un cri de guerre en langue noire avant de faire tourner son arme, animé par une sauvagerie nouvelle, et de fouailler les alentours à grands coups de taille, qui fauchèrent la zélote à la hanche, le sang coulant immédiatement de ce côté martyrisé, trempant le sol et annulant quelque peu les effets produits par sa mutation. Qu’importe. Au même moment, la douleur farouche éveillait en elle une montée sans pareille d’adrénaline, de même qu’un plaisir délicieux la prenait. Touchant la blessure avec un doigt pour s’assurer qu’elle n’était pas mortelle, ce qui n’était pas le cas puisque seule sa chair avait été entamée, Alyria amena son index ensanglanté à sa bouche et le suçota, goûtant à son propre fluide vital avec délectation, le rouge colorant bientôt ses lèvres et ses dents d’un nacre carmin connu d’elle-seule, désormais. Sa voix s’éleva :

« Merci pour cela. Reçois ta récompense, jouet de mes plaisirs. »

D’un bond, elle fut sur le maraudeur, son œil perçant ayant repéré enfin une ouverture. D’un mouvement souple du poignet, elle fit jouer sa première hache qui intercepta la lame adverse et, l’humain désormais bloqué, son autre hache vint se fracasser contre son plexus, l’enfonçant violemment, perçant ses défenses avec une extrême intensité qui fit vibrer son bras maigre. Le coup avait été porté avec une force qu’elle-même n’aurait pas soupçonné posséder, mais que la rage augmentait. Et en voyant le sang couler, les os à nu une fois le tranchant violemment arraché à son point d’appui, elle ressentit un frisson l’étreindre alors qu’elle se gorgeait de ce spectacle impie, offrant mentalement au Corrupteur la souffrance de son opposant, tout en éprouvant un incommensurable plaisir dans cette danse macabre. Les deux participants à ce ballet de mort continuèrent leur odieuse valse, et alors que les coups s’échangeaient, Alyria parvint à arracher un peu plus de chair à ce torse qui ne demandait qu’à être éventré, broyé, massacré. Puis la mêlée s’intensifia alors que son ennemi reculait pour être fauché par l’imposant kurgan qui combattait à ses côtés avec la même férocité voluptueuse, le couard perdant la manche en même temps que la faveur de son dieu. Son comparse, complètement submergé par la colère, se précipita alors à l’aveugle sur eux, et Alyria sentit à nouveau une douleur exquise alors que son bras gauche était durement entamé. Elle le défia du regard … Et observa son compagnon trancher le fil de sa vie avec délectation. Totalement aveuglée par l’horreur du sang, elle ne fit même pas attention à son frère de dévotion et se contenta de s’agenouiller à côté d’une des victimes, un rictus mauvais défigurant son visage pour n’y laisser planer qu’une ombre empreinte de malice et de génie irrémédiablement cinglé.

« Comme promis … Laisse-moi te faire connaître les plus douces des chaînes du plaisir … »

D’une main experte, elle ouvrit d’un coup sec le ventre du mourant, et empoigna les entrailles à la main pour les sortir de la cavité béante, sous les hurlements horribles de l’agonisant, qui aperçut, au seuil de son existence, le mur à côté de lui se recouvrir d’une nuée de viscères puantes organisées pour tracer un sillon sanguinolent en forme de signe de Slaanesh sur la pierre, le tout appuyé sur les aspérités dans une œuvre aussi ignominieuse qu’étrangement … vivante, comme si ces restes humains palpitaient encore de la vie qui quittait leur propriétaire à cet instant précis. Déjà, néanmoins, la tortionnaire se tournait vers sa victime et entreprit de lui cisailler le visage pour y dessiner le symbole du Serpent, précipitant enfin son trépas. Quand sa respiration s’arrêta, la démente comprit que le jeu pervers s’arrêta et décapita d’un coup sec ce qu’il restait de l’humain avant d’apposer en contrebas de son atroce sculpture de chair la tête martyrisée.

« Slaanesh, mon Maître, Seigneur des Plaisirs, reçois et bénit cette œuvre que je t’offre en remerciement de tes bienfaits … »

Oui, pour la vagabonde, il y avait là un art bien vivant, et non une abomination. Et le pire, c’était que cet amas de chair figurait bel et bien toute la perversité du Prince, en offrant à la vue un ensemble étrangement hypnotique et figuratif, où se mêlait la souffrance de la victime à peine esquissée et la révération pour le dieu impie. Cependant, l’adrénaline passée, la douleur revenait à la charge sur elle-même, et Alyria se sentit prise d’un vertige. Déchirant les vêtements du cadavre, elle tenta de comprimer la plaie sur son flanc comme elle le pouvait, et tenta de se composer une attelle pour son bras, comme elle le pouvait en tout cas, enroulant le reste du tissu composant la vêture du serviteur de Khorne autour de sa seconde blessure. Puis, elle entreprit d’aider à la fouille des victimes, sachant pertinemment que leur survie ne tenait désormais plus qu’à un fil.

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Alyria Chantelame, Voie des Combattants du Chaos (Slaanesh)
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 9 | Att 10 | Par 9 | Tir 8 | NA 1 | PV 60/60
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_alyria_chantelame


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