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MessagePosté: 07 Déc 2017, 02:20 
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Maitre de jeu [MJ]
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Enregistré le: 18 Oct 2017, 20:56
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Lien fiche wiki: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.php?id=mj_galrauch
L’odeur des corps en début de putréfactions éveilla les deux guerriers. Lorn et Alyria étaient seuls, la clarté pourpre du soleil baignait la caverne. La réflexion des faisceaux lumineux sur les stalagmites cristallins offrait une ambiance irréelle qui vacillait avec les aléas des nuages. Les effigies fabriquées en l’honneur du Sublime Serpent observaient la scène en posant un jugement. «Tout ça pour ça» se disait-ils sûrement? Une vie de combat et de violence pour finalement se transformer en monument à la déchéance, leur dieu tutélaire s’était retourné et avait déjà oublié leurs existences alors qu’ils baignaient dans une marre de sang teinté, non pas de rage, mais bien d’une création vulgaire et obscène. Slaanesh exultant, du moins, c’est ce que les deux guerriers assoupis espéraient.

Le fluide vital des quatre combattants s’était répandu sur le sol dans de petits lacs poisseux ici et là. Au centre du plus gros, une fleur avait jailli pendant la nuit. Ses racines traversaient le roc même de la caverne, sa tige pas plus grande qu’une main, recroquevillée sur soi-même. Deux feuilles violacées garnissaient les 6 pétales blancs affinés sur l’extrémité de cette expression de la nature.

Une pluie légère tombait dans les plaines qui s’étendaient à perte de vue dans toutes les directions à l’extérieur de la caverne. Ces plaines recouvertes d’un duvet semblaient réagir au toucher. Par endroit, on sentait un faible mouvement dans le sol. Par d’autres, des entailles dans la surface qui s’étaient cicatrisées avec le temps. Tranquillement après deux jours de marches, la terre était devenue dure et de roc poussiéreux, la transition s’était faite naturellement et de façon graduelle. La pluie présente jour après jour, à chaque instant. Les deux guerriers avançaient, ils se guidaient par la foi et par un rêve commun qu’ils avaient fait dans la caverne.

**Au cœur des montagnes surpeuplées, un groupe d’exilé survit dans les cendres et la sueur.**
**Dans la plaine meurtrie, une branche noueuse, solitaire et enflammée prolifère contre toute attente.**
**Deux enfants solidaires dans le désert se tiennent la main.**
**À chaque battement de cœur, une nouvelle jouissance.**
**Une femme dansante, seule au monde, pour l’éternité.**
**Un cauchemar d’acier fusionné d’orgasmes.**
**Une bénédiction pour le grand jeu.**
**Une sensation intense de plaisirs.**
**Un combat éternel.**

**Un livre divin vous attend.**


C’est avec cette vision commune que Lorn et Alyria marchaient dans les désolations. Au loin, à la limite de l’horizon du monde, un arbrisseau apparaissait. Il était le phare dans la nuit de l’inconnu. Seul dans cette plaine rocailleuse tout était si paisible avec le soleil couchant qui donnait une couleur orangé aux nuages célestes, le chaos semblait si… distant.


_________________
Le don des dieux de la ruine aux citoyens du monde entier n'est pas la douleur, la luxure, la corruption et la maladie,
mais bien le courage, la découverte, l'ambition et la résilience.

Voyez par vous même!


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MessagePosté: 07 Déc 2017, 23:00 
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Enregistré le: 20 Sep 2017, 20:53
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Lentement, une odeur douceâtre et délicieuse vint chatouiller les narines d’Alyria, qui étira ses lèvres en un mince sourire dans un demi-sommeil tandis que son esprit encore embrumé tentait désespérement de rester dans le domaine des songes où la berçait le Serpent de promesses susurrées, où de nouveaux plaisirs lui apparaissaient avec une netteté confondante. Puis elle exhala à nouveau la putréfaction, et la flagrance âcre la força à ouvrir les yeux. Doucement, elle se leva, quittant le duvet qu’elle avait partagé avec son comparse cultiste pour admirer d’un peu plus près leurs créations obscènes. La cornée tombait déjà, les yeux pochés paraissant vouloir la juger de leur regard aussi morne que mort, alors que les dents n’allaient pas tarder à se déchausser, que la peau se nécroserait et pourrirait, dévoyant sa statue éphémère. Elle aurait tellement voulu empailler son travail, le rendre immortel … Mais tel était le lot de l’art vivant : comme son matériel premier, il ne faisait que passer dans l’onde du temps. Non, la slaaneshie ne voyait aucune beauté dans la pourriture, laissant cela aux adorateurs du Grand-Père. Elle, comme son divin Prince, n’aimait que le plaisir instantanée, la beauté d’une confection soudaine … Son regard s’arracha à celui de sa proie décédée pour balayer la caverne, le gris dérangeant de ses prunelles se reflétant un instant dans la glace cristallisée, avant qu’il ne se pose sur la pierre rougie au sol … et que ses yeux s’équarquillent de stupéfaction. Comment était-ce … ?

« Un miracle ! C’est un miracle ! Loesh nous bénit ! »

Involontairement, elle avait utilisé le nom kurgan du Corrupteur, par habitude d’usage quand elle parlait le langage noir, ou plutôt ce qu’elle en connaissait, à savoir une forme abâtardi arrachée à quelques habitants des Désolations qu’elle avait séduit ou tué … L’un revenant invariablement à l’autre, à vrai dire. C’est que la surprise était de taille, et d’un bond, elle fut sur Lorn, le secouant sans prendre la peine de vérifier s’il était ou non déjà réveillé, d’ailleurs, et sans grande douceur. Peu importait, tant son excitation était à comble : le Prince avait été satisfait de leur combat ! Il ne pouvait en être autrement ! Il aimait leurs offrandes, même frustes ! Il les récompensait, il leur montrait le chemin. Son pouls s’accélérait, ses joues d’albâtre rougissait, alors qu’elle sentait sa gorge s’emplir de gratitude envers sa divinité chaotique pour l’espoir qu’elle ravivait. En fait … Il lui semblait soudain que tout son corps était moins lourd. Que ses blessures ne la faisaient plus souffrir. Presque en transe, la jeune femme commença à s’examiner de haut en bas, fixant les chairs, les touchant et rencontrant boursouflures et cicatrices fraîches, mais point de coupures sanguinolentes sous ses bandages. Le liquide vital avait arrêté de couler. Etait-ce le fruit de ses maigres soins, ou de la faveur du Maître ? Inutile de préciser que sa ferveur fanatique la poussait à croire en la seconde hypothèse. N’y avait-il pas le signe de Son plaisir sur le sol, juste à côté d’eux, au milieu de cet emplâtre carmin qui puait le sang séché ? Le signe était là !

« Six pétales ! C’est le nombre ! Il nous a regardé, il nous aime ! »

Fiévreuse, erratique, le regard aussi pur et enflammé que celui d’un lycanthrope halluciné, la folie faisant déjà ruisseler la sueur sur son front, elle se pencha vers la fleur et caressa doucement sa tige, se gorgeant de cette apparition comme une assoiffée buvant tout son saoul dans un ruisseau, elle se mit à prier de toute son âme, chuchotant des paroles impies dans un mélange de norse, de reikspiel et de langage noire qui mélangeait les mots et les sonorités en un salmigondis qui, bien qu’une vraie horreur lexicale, n’en demeurait pas moins doté d’une certaine harmonie d’ensemble. A croire que même dans l’impie, elle gardait ce souci d’obtenir un ensemble mélodieux. Sa voix ne pouvait-elle donc supporter le contraire ? Peut-être. En attendant, son extase était totale, et alors qu’elle achevait sa prière, elle lâcha les derniers mots de sa litanie sordide à voix haute :

« Et nous aussi, nous t’offrons nos plaisirs pour répandre ta parole. »

Lorn paraissait lui aussi ragaillardi. Plus rien ne la retenait. Sans un mot, elle se planta devant lui et entreprit de défaire ses vêtements, une lueur malsaine dansant au creux de ses iris grisâtres. Son corps ondulait au rythme d’une chanson qui ne résonnait que dans sa tête, mais qui prenait vie pourtant à mesure que l’ancienne esclave se déhanchait sensuellement, les couches de tissus s’envolant, pour ne laisser bientôt qu’une peau parfaite et blanche, entourée par sa ceinture et ses haches qui demeuraient.

« Viens, que je te montre ce que tu as gagné, en abandonnant le Dieu du Sang. Sous les yeux de ceux qui, contrairement à toi, n’ont pas compris quel était le plus grand des Quatre. »

Ses lèvres s’écrasèrent contre celles du kurgan, les mordant jusqu’au sang dans ce qui n’était rien d’autre qu’un combat nouveau pour imposer sa domination. Puis elle lécha la pointe de sang perlant, s’en pourléchant les babines comme un animal affamé, mutine, avant de le faire basculer au sol, fouaillant sa chair de ses ongles et de la pointe de ses haches, jouant avec la vie comme avec la mort. Alyria n’avait pas menti : l’un de ses plus grands plaisirs venait autant de la jouissance que de la souffrance de ses amants. Du plaisir venait la douleur et de la douleur jaillissait le plaisir. Elle se tenait à cette devise, et c’est ainsi qu’elle provoqua l’homme par tous les artifices possibles dont elle pouvait user, lui offrant la délivrance avant de recommencer, encore et encore, jusqu’à ce que son organisme ne crie grâce et qu’elle ne continue, allant toujours un peu plus loin, avant de marquer sa chair de ses lèvres et de ses dents, arrachant très superficiellement la chair sur son torse pour y dessiner une marque éphémère de Slaanesh. Son plaisir, contrôlé jusque-là, ne put que se faire intense, alors qu’elle laissait son amant entrer à son tour dans une danse emplie de passion et de stupre. Son odeur la rendait folle, comme s’il exsudait la sensualité, l’attirant toujours et encore, le goût de sa peau faisant naître en elle des sensations délicieuses, pendant que la jouissance approchait pour finalement exploser au creux de sa tête.

Ils restèrent un long moment, à bout de souffle. Généralement, c’était à ce moment précis qu’Alyria tuait ses partenaires. Mais au moment d’empoigner sa hache, elle s’abstint, comme si un instinct supérieur lui dictait de ne surtout pas attenter à la vie de cet homme, de ce protégé du Prince. Ce qu’elle avait pressenti durant leur rencontre éclatait à la lumière de cette étreinte, et du don que le Serpent leur avait fait à tous deux : il les avait liés. Elle pouvait sentir son regard sur eux, sa main étendue sur leurs esprits faibles d’humains. Lui aussi avait reçu la parole sainte.

« Toi aussi, tu as fait ce rêve, n’est-ce pas ? »

Tout lui revenait clairement à présent, à la faveur de cette débauche en l’honneur de son dieu : il leur avait parlé. Il av ait envoyé son augure, fait parler son oracle. Ils devaient partir, et vite. Les paroles, mystérieuses, résonnaient dans sa tête. Etait-ce elle, la femme dansante ? Avait-elle accompli une partie de cette étrange et entêtante prophétie ? Elle l’ignorait. Nul doute que la signification de chacun de ces mots gravés dans sa mémoire viendrait en temps et en heure. En tout cas, une chose était sûre, à ses yeux : ils avaient attiré l’attention de Slaanesh, et il les mettait à l’épreuve. Qu’ils échouent, et sa colère serait terrible. Mais s’ils réussissaient … Alors, tous leurs rêves se réaliseraient.

« Partons. Il nous a montré la voie. »

Ils se rhabillèrent, firent leurs paquetages respectifs et se mirent en marche, la pluie battant à leurs tempes et tombant doucement, en flots continus sur les plaines des Désolations du Chaos. Pendant deux jours, ils marchèrent, conversant doucement, puis fiévreusement, échangeant prières et discussions sur l’endroit d’où ils venaient, même si Alyria ne se montrait pas forcément disserte. Tout au plus le kurgan put-il apprendre qu’elle était née dans l’Empire mais avait passé l’essentiel de sa vie en Norsca, avant de se défaire de ses chaînes, selon ses propres termes. Sur le comment … Même si elle ne s’appesantit pas, considérant que son passé était, justement, passé, il eut fallu être idiot pour ne pas comprendre que la fin de ses maîtres avait dû être singulièrement violente. Durant leur chemin, ils mangèrent les provisions des maraudeurs, avant de s’assoupir entre deux accalmies de la pluie, pour continuer inlassablement, guidés par leur vision, par leur dieu, par leur foi. Au deuxième jour, le paysage était toujours, seul un arbre poussait, comme une excroissance de vie au milieu de ces contrées maudites. C’était comme si la vie elle-même avait déserté ces lieux, apportant un étrange sentiment de paix à l’ensemble.

« Tout est … calme. »

Trop. Si Alyria avait appris une chose de son expérience des Désolations, c’était bel et bien que ce genre d’ambiance trompeuse n’était rien d’autre que … le calme avant la Tempête.

_________________
Alyria Chantelame, Voie des Combattants du Chaos (Slaanesh)
Profil: For 7 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 9 | Att 10 | Par 9 | Tir 8 | NA 1 | PV 60/60
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_alyria_chantelame


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MessagePosté: 08 Déc 2017, 00:41 
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Enregistré le: 19 Sep 2017, 19:02
Messages: 12
Localisation: Angers
Profil: 8 FOR / 9 END / 8 HAB / 10 CHAR / 8 INT / 8 INI / 9 ATT / 9 PAR / 8 TIR / 1 NA / 60PV (bonus inclus)
La plupart des hommes finissaient forcément par être tourmentés par leurs mauvaises actions au point d'en perdre leur sommeil, ce qui avaient encore en eux une once d'humanité et de moralité en tout cas, fort heureusement pour eux les hommes et femmes nés dans ces désolations tout au nord ne rencontraient pas ce problème. Ils vivaient une existence aussi injuste que rude où le meurtre et les batailles sanglantes faisaient partie de leur pain quotidien, cela finissait par devenir leur seconde nature au point de pouvoir dormir comme des bébés à côté de cadavre en décomposition. Pourquoi cela devrait-il les déranger ? Chacun finissait forcément par mourir un jour et c'était en acceptant cette fatalité qu'ils se détachaient de toute inquiétude quant à leur propre mortalité et celle de leurs compagnons. Pour une personne normalement constituée il aurait été impensable voire insupportable de dormir au beau milieu de ces senteurs de sang et de corps en train de pourrir. C'était sans doute parce que le jeune Lorn n'était pas normal du tout qu'il ne se réveilla qu'au moment où la voix de sa comparse brisa le silence qui régnait dans la grotte.

Si le beau guerrier avait fait un bien étrange rêve, il n'en restait pas moins fourbu par les derniers événements et eut quelques difficultés à émerger de sa torpeur, ce qui était sans compter la ferveur de la jeune demoiselle qui avait partagée sa couche. Que pouvait bien lui valoir un tel enthousiasme ? Grommelant quelques peu alors que la demoiselle le secouer comme un arbre dont on voudrait en faire tomber les fruits, l'homme laissa ses yeux s'habituer à la clarté qui avait pris partiellement place dans cette sinistre caverne.


« Qu'est-ce que... ? »


le jeune homme avait connu le souffle chaud des démons et avait croisé le regard de bêtes aussi incroyables que monstrueuses mais, jusqu'à présent, jamais il n'avait vu la vie émerger de la mort. Là, devant lui, à quelques mètres de là, une belle et étrange fleur aux solides racines émergeait au milieu d'une flaque de sang. Comment était-ce possible ? Si le jeune homme était plus surpris qu'émerveillé, contrairement à sa camarade, il rejoignait la demoiselle sur un point : cette fleur n'était pas naturelle. Si une telle étrangeté était possible, chose que Lorn avait encore du mal à croire, cela ne pouvait que provenait de la magie et dans ces désolations celle-ci ne provenait que d'une seule source : le panthéon des déités de la Ruine.
Bientôt la surprise fit place à l'incrédulité puis à la joie en réalisant que sa compagne ne pouvait être que dans le vrai : le Corrupteur avait assisté à leur affrontement et cette fleur était sa façon de le leur montrer.

Le guerrier s'extirpa de sa bouche et, à genoux, s'approchant doucement de la fleur. Sa main caleuse s'approcha mais le puissant corrompu n'osa pas toucher ce symbole pour autant, laissa son extrémité frôler la tige et les pétales de ce signe divin comme s'il espérait ressentir un morceau de puissance du Prince des Plaisirs. Observant sa camarade prier avec une certaine admiration, il devait bien l'avouer, le guerrier resta silencieux jusqu'à ce que la demoiselle se jette sur lui. Oh oui il avait eu envie d'elle depuis que soin regard s'était posé sur elle mais, contrairement à rien où ses blessures mettaient en danger ses chances de survivre à des ébats aussi sauvages, aujourd'hui le jeune guerrier semblait envahi d'une énergie nouvelle.
La plupart des femmes avec qui il avait passé de sauvages nuits n'étaient généralement que bien trop dociles, ne présentant qu'une bien piètre résistance avant de plier sous le poids de sa magnificence. Ces moments-là étaient plaisants mais, en sentant le goût des lèvres de cette femme lui arrachant quelques gouttes de sang, il réalisa enfin ce qu'il avait raté pendant tout ce temps. Faisant écho aux paroles de cette diablesse, il répondit sur un ton de défi :


« Montre-moi. »


Soumettre une femme docile était facile et le plaisir lui laissait à chaque fois un goût amer dans la bouche, comme s'il avait pu accéder à des sommets d'extases encore plus haut en y mettant un peu plus de cœur et de passion, mais ici c'était bien différent. Ici il luttait pour mener la danse plus qu'il ne l'avait jamais fait et, pour la première fois, il avait vraiment l'impression de mener un combat tout autant qu'une danse d'extase. C'était troublant et enivrant à la fois. Au début il ne sut pas vraiment comment réagir face à ce mélange de douleur et de plaisir, sentir son sang couler en dehors d'un combat était troublant mais bientôt toutes ces questions furent noyées sous les vagues d'extase qui saturaient son esprit. Vague après vague, mouvement après mouvement le jeune homme se sentait perdre un peu plus contact avec la réalité, laissant sa passion et son plaisir prendre le dessus sur tout le reste, sans chercher à lutter. Pourquoi lutter ? C’était ce qu'il avait toujours voulu et, après une éternité de plaisirs défendus, les deux amants finirent par atteindre l'ultime extase comme récompense de leur dévotion et leur passion.
Le souffle court, sa poitrine se gonflant et s'affaissant à intervalles réguliers, le garçon écouta la demoiselle lui parler de ce rêve qu'il avait lui aussi fait.

« En effet. Nous avons un but, à présent. »


Était-il le cauchemar d'acier ou simplement l'un des deux enfants dans le désert ? Le guerrier était encore bien incapable de le dire mais savait que tout lui serait révélé en temps voulu. Les voies des Dieux étaient toujours nimbées de mystères et il devait se contenter de suivre les signes jusqu'à arriver à l'endroit où Slaanesh voudrait qu'il soit. Il ne s'agissait ici pas de tout comprendre mais d'avoir la foi et de suivre ce rêve, en espérant que d'autres lui parviennent en cours de route. Bientôt le duo remballa ses affaires et se mit en marche, profitant des quelques jours devant eux pour apprendre un peu à se connaître même si leurs passés respectifs n'avaient que peu d'importance. Leur Maître leur offrait une chance de repartir à zéro et de se tourner vers une avenir plus radieux et autrement plus plaisant, il leur suffisait d'accepter cette offre et de laisser tout le reste de côté : comment refuser ? Après quelques jours le jeune homme posa ses yeux sur l'arbe à l'horizon et, puisant dans son expérience du terrain, déclara :

« Voilà le signe que nous cherchons. Rien ne pousse ici par hasard. »


Ne sachant pas vraiment ce qui l'attendait ici, il vérifia ses armes par habitude et poursuivit sa route en direction de cette seule trace de vie au milieu du désert. Il n'avait aucune idée de ce qu'il trouverait une fois au pied de cet arbrisseau, il ne savait pas non plus si ce livre divin était un véritable ouvrage ou un symbole dont il ne comprenait pas encore la signification.
Non, il devait se montrer patient. Tout leur serait révéla suffisamment tôt.

_________________
Lorn, Voie du Guerrier du Chaos
Profil: For 8 | End 9 | Hab 8 | Cha 10 | Int 8 | Ini 8 | Att 9 | Par 9 | Tir 8 | NA 1 | PV 60/60
Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... fiche_lorn


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